Catégorie : FRANCE

  • Emma Carenini : « Emmanuel Macron a fait avec Vladimir Poutine ce que Cléopâtre faisait avec Marc-Antoine »

    Objet de débauche, paroxysme de l’extravagance, quintessence du « bling-bling », catalyseur des inégalités sociales… Depuis l’Antiquité, le luxe est caricaturé sans modération et souffre de clichés qui le circonscrivent aux paniers des futilités du monde. Mais pour Emma Carenini, bien plus qu’un adjuvant du futile ou qu’un indult de classe, il serait par-dessus tout un moteur de croissance, un instrument de puissance, et plus inattendu encore, une source de plaisir et de bonheur collectif. Dans son essai vivifiant, Une autre histoire du luxe, des thermes romains à LVMH (Passés composés), l’agrégée de philosophie et ancienne conseillère au cabinet du ministre de l’Education nationale, butine dans les fleurs de l’Histoire et montre combien le luxe a pendant longtemps été accessible à tous, au point de parler de « luxe public » ; une idée qui sonne aujourd’hui presque antinomique, reconnait-elle, tant « nos espaces publics se sont progressivement transformés en liminal space – couloirs sans texture, surfaces sans mémoire, lumière blanche uniforme ». Entretien

    L’Express : Quand on nous dit « luxe », on pense quasi instinctivement aux maisons de haute couture, aux palaces parisiens, aux yachts amarrés au port de Saint-Tropez. En lisant votre ouvrage néanmoins, on comprend qu’il s’agit d’une vision réductrice de ce concept finalement assez difficile à définir… Alors, qu’est-ce que le luxe exactement ? Et est-il indissociable du beau, du goût ?

    Emma Carenini : Lorsqu’on essaye de définir le luxe, on s’en remet en général à la sociologie. Il y a notamment un intellectuel qui a envahi toute la pensée sur le luxe : le sociologue américain Thorstein Veblen. Selon lui, le luxe est une « consommation ostentatoire » : on dépense non pour satisfaire un besoin, mais pour manifester publiquement sa richesse et son statut. Cette lecture a tout recouvert. Nous nous sommes ainsi rendus incapables de voir que le luxe relève de qualités intrinsèques aux objets qui ne relèvent pas d’un quelconque jeu social. Le fin gourmet aime ce qu’il mange ; il ne mange pas pour être vu en mangeant. Les passionnés de vieilles mécaniques débattent entre eux de qualités techniques – souvent sans posséder les machines dont ils parlent. Quand on goûte une huile d’olive travaillée, quand on touche un cuir façonné pendant des centaines d’heures, il se passe quelque chose qui ne se produit pas avec les autres objets standards, issus de la production industrielle.

    Les objets et les expériences de luxe relèvent d’une sensibilité particulière, d’un désir de perfection artisanale et technique, et ce désir ne dépend ni du portefeuille ni du statut, mais d’une certaine éducation du goût. Le plaisir qui en naît n’est pas hyperbolique. Il est complexe, ténu. Il suppose une cartographie des petites différences, une lecture de l’objet à plusieurs niveaux. Pour le définir, je procède d’abord par le négatif : le luxe n’est ni la cherté, ni l’abondance, ni l’ostentation. Je dégage ensuite quelques caractéristiques propres non exhaustives : l’artisanat guidé par l’obsession de la perfection, l’abolition de la friction matérielle et existentielle, la rupture avec le temps ordinaire. Dans cette définition, il n’y a ni prix, ni statut, ni exclusivité, rien que des qualités de l’objet. Cela signifie que le luxe peut être offert à tous, et qu’il l’a, d’ailleurs, souvent été.

    Le luxe a-t-il toujours été sujet aux caricatures ?

    L’histoire du luxe est indissociable de ses caricatures, lesquelles ne sont souvent que des figures de l’affect et non de la chose. Dans l’Antiquité, la caricature la plus connue est peut-être celle du personnage de Trimalcion dans le Satiricon de Pétrone, au Iᵉʳ siècle : c’est un ancien marchand devenu rentier qui se nettoie les dents avec un cure-dent en argent, joue aux dés de cristal et médite sur un squelette d’argent. On dénonce à travers lui un luxe ostentatoire, la quantité visible, le clinquant, bref, le mauvais goût (alors que Pétrone lui-même était qualifié d’arbitre des élégances).

    Quelques décennies plus tard, l’historien et archiviste Suétone dépeint le luxe comme une débauche, un excès blâmable. Vivre dans le luxe, c’est sortir des gonds de la nature. Ainsi Néron, qui organise des festins de midi à minuit, prend des bains de neige l’été, et vit sous des plafonds mécaniques d’ivoire qui répandent des parfums sur les convives. Le luxe est ici la marque d’une transgression des lois naturelles. Au XIXe siècle, lorsque Thorstein Veblen observe le Gilded Age américain, les nouveaux riches des chemins de fer et de l’industrie de la viande rivalisent d’extravagance : pianos plaqué or, grands magasins ouverts avec salon XVIIIᵉ et salons japonais.

    Le luxe n’est-il pas tout de même l’expression ultime des inégalités sociales ?

    Il existe bien sûr un luxe qui fait scandale ; un couple de multimillionnaires américains se faisant bâtir une réplique du château de Versailles en Floride, des fêtards qui boivent des bouteilles de champagne à 40 000 dollars dans des restaurants de SoHo… C’est le luxe sous son aspect babylonien. Il est contraire au bon sens et à l’intérêt public. Mais en faire le tout du luxe, c’est confondre une dérive avec une réalité historique bien plus large. Car le luxe le plus flamboyant, historiquement, n’a pas été privé, qu’on pense aux cathédrales, aux places italiennes de la Renaissance, aux jardins publics, aux grandes collections d’art, etc. Dans la Rome impériale, les thermes de Caracalla accueillent aussi bien le pauvre que le riche patricien ; on y trouve du marbre blanc, du porphyre, des mosaïques d’artistes renommés, une ingénierie de chauffage extraordinaire – et c’est la piscine municipale des gens de l’époque !

    Le luxe s’est progressivement déplacé du public vers le privé, la consommation individuelle et le marché économique. Dès lors, il ne peut plus apparaître, à nos yeux, que comme un marqueur d’inégalité. Pourtant, les penseurs du XVIIIᵉ siècle comme Hume, Montesquieu ou Melon, avaient exposé un contre-argument en leur temps : le luxe est aussi un facteur de progrès économique général. Il stimule le commerce, le progrès, et le désir de raffinement d’une société.

    Enfin, la critique du luxe comme inégalité repose souvent sur une confusion entre richesse et ostentation. Les photographies de groupes d’amis sur un yacht en train de boire du champagne au soleil ne figurent pas nécessairement ce qu’est le luxe. Le luxe authentique, celui qui parle à tout le monde, peut être discret, silencieux, paisible, et concerner des choses très simples de la vie – pourvu que les qualités qui lui sont propres soient réunies.

    Vous battez en brèche la futilité présumée du luxe, en assumant au contraire l’idée selon laquelle il revêt une utilité majeure en ce qu’il constitue un moteur de l’histoire humaine…

    En 1919, la célèbre romancière Agatha Christie et son mari vivent avec 700 livres par an, environ 43 000 euros actuels. Ce ne sont pas des nantis. Ils ont une bonne à demeure et une infirmière pour leur premier enfant. Cela leur paraît normal, indispensable même. En revanche, posséder une voiture serait pour elle une extravagance impensable : seuls les riches en ont. Un siècle plus tard, le rapport s’est exactement inversé. Une famille avec le même revenu pourrait s’offrir une ou deux voitures, mais certainement pas du personnel de maison. Le luxe a souvent marché sur sa propre tête. La voiture, le téléviseur, le réfrigérateur, la cuisinière électrique – chacun de ces objets a d’abord été un luxe réservé à quelques-uns. Puis la technique et la croissance les ont diffusés, jusqu’à en faire des nécessités. Ce qui était extravagance devient confort ; ce qui était confort devient besoin.

    Nous vivons aujourd’hui environnés du luxe des sociétés anciennes. Notre mode de vie repose sur du luxe congelé par le temps et la croissance. C’est pourquoi le luxe est indissociable du progrès matériel de l’humanité. Il coïncide avec l’innovation, il ouvre la porte à des améliorations du bien-être encore inaperçues et c’est lui qui, au fil des siècles, a permis à l’humanité de sortir de sa pauvreté historique. Cela concerne particulièrement les biens luxueux mais passagers, dont la rareté se dissout dans le progrès technique et dont la consommation s’élargit avec la croissance économique d’une société. Il existe cependant aussi un luxe plus intemporel : une robe de haute couture, un service de porcelaine, un repas gastronomique. Celui-là résiste à l’usure du temps parce qu’il ne répond pas à des besoins fonctionnels mais relève d’un désir de perfection et de finesse transhistorique.

    Vous dites très justement que le progrès matériel repose sur notre capacité à révéler des besoins encore insoupçonnés, dont on n’aurait pas conscience. Ces besoins sont-ils illimités ? Si tel était le cas, cela signifierait-il que le progrès atteindra un jour, un plafond ?

    Le luxe met en jeu le désir humain. Le désir est plastique, mobile, potentiellement infini. L’âme, disaient les Grecs, est sans cesse tentée par la satisfaction infinie de ses désirs. Elle est tentée par la démesure. On peut le déplorer, comme Caton. On peut aussi s’en réjouir, comme Voltaire, pour qui le superflu est « chose très nécessaire ». Après tout, le superflu est ce qui nous pousse à nous dépasser. Le nécessaire et le superflu sont deux champs mouvants : ce qui était luxe devient nécessité, et ce mouvement n’a aucune raison logique de s’arrêter, parce que le désir humain reconfigure sans cesse la frontière du désirable. La limite du progrès n’est pas dans l’épuisement des besoins ; elle est, s’il en existe une, dans notre capacité collective à transformer le désir en quelque chose qui élève et qui ne remet pas en question les conditions de notre existence humaine sur terre.

    Pour avoir reçu Vladimir Poutine à Versailles, symbole du faste français, Emmanuel a été sermonné à l’instar d’autres de ses prédécesseurs à qui l’on a reproché de dérouler le tapis rouge à des autocrates. Pourtant, quand on vous lit, on a le sentiment que vous leur donnez raison…

    On peut voir dans le geste diplomatique une vulgaire complaisance personnelle envers un autocrate. Mais dérouler le tapis rouge à une personnalité étrangère et l’accueillir à Versailles, c’est aussi évidemment faire un geste millénaire. Cléopâtre recevant Marc Antoine à Tarse sur un navire à poupe d’or et voiles de pourpre fait exactement la même chose.

    Dans mon livre, je montre comment les Etats ont utilisé le superflu et le raffinement pour asseoir leur légitimité et leur pouvoir. Le luxe est un levier central du « soft power ». Recevoir Poutine à Versailles, dans de la vaisselle française et autour d’une gastronomie française, c’est montrer un superflu qu’il ne possède pas et qu’il ne possèdera jamais ; un patrimoine, une profondeur historique, un savoir-faire, un art de vivre dont la France est dépositaire à jamais.

    La question de l’urbanisme est très présente dans votre ouvrage, notamment à travers la notion presque antinomique de « luxe pour tous » que l’on doit à George Sand. De quoi s’agit-il exactement ?

    Le concept nous paraît paradoxal, presque contradictoire, parce que nous avons pris l’habitude d’associer le luxe au domaine privé, à l’exclusion, au très petit nombre. Nous nous interdisons de penser qu’il puisse être commun. Or il existe une face négligée du luxe, qui transcende les intérêts particuliers et la logique marchande, qui ne consiste pas dans l’enrichissement des uns au détriment des autres, et qui se situe au-delà de l’opposition convenue entre luxe et bien commun.

    En Europe, on a continué de construire comme comme si la guerre n’était pas finie

    C’est à cette dimension que je me suis intéressée, en reprenant le mot de George Sand : « luxe pour tous ». Ce n’est pas un concept naïf qui viserait quelque communisme impossible des biens, mais une attention portée à la manière dont nous organisons nos espaces, dont nous distribuons la beauté et l’excellence. Ce que j’appelle « luxe public » ne s’affirme pas dans la jouissance privée ; il se déploie dans des espaces intermédiaires, publics ou semi-publics, où des choses et des services d’une qualité véritable sont mis à la disposition de tous, sans que cette ouverture entraîne le moindre sacrifice sur l’exigence.

    Néanmoins, dans un contexte de finances publiques sous tension, où l’État peine déjà à répondre aux crises, la France a-t-elle encore les moyens de prétendre au « luxe public » ?

    La question des moyens est un leurre. La vraie question n’est pas « a-t-on l’argent ? », mais « où choisit-on de le mettre ? ». Nous jouissons d’une prospérité bien supérieure à celle de 1900. Rien ne nous empêcherait techniquement de construire les mêmes édifices que ceux du Second Empire. Sur le plan artisanal, l’obstacle est aussi largement fictif. L’ornement n’a jamais été exclusivement manuel : depuis l’Antiquité, on savait reproduire en série à partir d’un modèle unique. Le palais de Westminster est couvert de dizaines de milliers de mètres carrés d’ornements conçus par un seul homme, Augustus Pugin, et exécutés mécaniquement. Par ailleurs, les nouvelles méthodes de production ont rendu de nombreux types d’ornements beaucoup moins chers qu’ils ne l’ont jamais été. Ce qui a disparu, ce n’est pas la capacité technique. C’est la volonté.

    À quoi ressemblerait dès lors la République du luxe à laquelle vous aspirez ?

    Le luxe public n’est pas nécessairement flamboyant et monumental ; il peut se loger dans des détails qui peuvent passer inaperçus mais dont l’absence serait remarquée. Dans le métro parisien, il existe encore ces cadres d’affiche ouvragés avec leurs faïences. Ce sont des objets posés dans un lieu de passage. Et pourtant quelqu’un, un jour, a décidé d’y mettre du temps, de l’attention, un savoir-faire artisanal, un matériau rare. Quand la RATP les remplace par des cadres en plastique, elle contribue à transformer un lieu de passage en ce qu’on appelle aujourd’hui un liminal space – ces espaces intermédiaires vidés de toute humanité, couloirs sans texture, surfaces sans mémoire, lumière blanche uniforme, qui prolifèrent dans nos villes de manière presque dystopique.

    Tout espace intermédiaire, gare, couloir, hall, parking, escalier, est aujourd’hui menacé de devenir un liminal space, précisément parce qu’on a cessé de croire que ces lieux méritaient de l’attention. On sous-estime le temps qu’on passe dans les lieux de passage ! Le surcoût du cadre ouvragé par rapport au cadre en plastique est dérisoire à l’échelle d’un budget de transport public. Il nous faut simplement retrouver l’exigence.

    Je pense aussi au banc Davioud – ce banc à double assise en fonte grise et chêne, avec les armes de Paris sur les supports latéraux : c’est un ouvrage d’art, dessiné pour durer, pensé dans ses proportions, ses matériaux, ses finitions. Le remplacer par des bancs en palettes de bois au nom d’une créativité bon marché, c’est traiter l’espace public comme un espace résiduel. Et l’argument financier s’effondre d’une autre manière encore : en coût complet, la beauté est souvent moins chère que la médiocrité. Un mobilier urbain en plastique s’use, se casse, se remplace, se jette. Un banc Davioud dure un siècle. La République du luxe n’exige pas une débauche de moyens mais un changement de focale.

    Sur le patrimoine architectural également, vous déplorez que l’on vive sur la rente de l’Histoire. Toutefois, ces dernières décennies, de nouvelles constructions sont venues décorer la capitale ; n’est-ce pas, dès lors, vos goûts qui vous poussent à considérer que le centre Pompidou ou les pyramides du Louvres ne peuvent pas prétendre au même statut que les Invalides ou le Pont Alexandre III ?

    Lors des JO de Paris, nous nous sommes beaucoup réjouis de l’admiration qu’avait suscitée la capitale dans le monde entier. Or, à cet égard, personne n’a parlé de la récente construction du village olympique. Ce qui a suscité l’admiration universelle, c’est le luxe public hérité des siècles passés : les perspectives haussmanniennes, les ponts de pierre, les façades ouvragées, les jardins à la française, le Pont Neuf, les Invalides, la verrière du Grand Palais. Nous étions fiers de montrer notre luxe public au monde. Cependant, nous en sommes les héritiers, pas les auteurs. C’est là le paradoxe : le luxe public ne nous est manifestement pas indifférent, mais nous avons cessé d’en faire un projet conscient. Nous jouissons du luxe public sans plus en produire massivement.

    Plus généralement, dès qu’on aborde des thèmes esthétiques, on rentre dans un terrain mouvant où la beauté et la laideur sont sujets à caution voire relégués dans la subjectivité pure : ce qui est beau pour moi n’est pas beau pour toi. Le problème du relativisme, c’est qu’il ferme toute discussion. Dans mon livre, j’ai essayé de montrer que, sans avoir une vision conservatrice, objective et une de la beauté, on peut légitimement affirmer qu’il y a des objets d’art qui sont susceptibles ou non d’augmenter et d’élargir notre expérience sensible et d’être des objets d’agrément pour tout le monde. C’est ce que j’ai voulu faire en exhumant le concept latin d’ « ornamentum » : une chose ne vient pas s’ajouter comme un supplément à quelque chose de plus essentiel ; un objet dont la beauté exhausse ce qu’il pare et lui confère une identité augmentée.

    Tout espace intermédiaire est aujourd’hui menacé de devenir un liminal space

    Je ne dis pas que la pyramide du Louvre n’en est pas, je formule une remarque plus générale : en tant que société, ces projets ne nous intéressent plus. Nous ne construisons plus massivement de luxe public. Nous avons aujourd’hui des architectes, des artisans, des créateurs d’une inventivité extraordinaire. La Philharmonie de Paris est un bâtiment remarquable. Le viaduc de Millau est un chef-d’œuvre d’ingénierie et de beauté. On pourrait en citer d’autres. Le talent n’a pas disparu, le savoir-faire non plus. On sait encore faire du beau ; on a simplement décidé, collectivement et presque inconsciemment, que le beau n’était pas pour tout le monde, pas pour partout, pas pour tous les jours. La disparition du luxe public est un appauvrissement de la grammaire de l’espace commun.

    La France ne semble pas être une exception sur le vieux continent. Comment expliquer que les Européens aient cessé d’ériger des constructions d’apparat comparables à ceux des siècles passés à l’instar du Palais royal de Madrid, du pont du Rialto, ou encore des jardins de Versailles ?

    Sur l’abandon de l’ornement, une des causes tient au tournant idéologique du début du XXe siècle. En 1908, l’architecte Adolf Loos publie Ornement et crime ; l’ornement y est présenté comme un signe de dégénérescence, un résidu de sensualité primitive incompatible avec la civilisation moderne. Pour Loos, un chapeau de luxe est un crime parce qu’il gâche du capital et du travail dans un objet éphémère. Le Corbusier prend le relais en 1920 et radicalise le propos : l’ornement est une faute morale, un assassinat architectural. Le Bauhaus systématise cette esthétique de la table rase. Ce mouvement a une cohérence intellectuelle réelle. Mais il a engendré un monde dans lequel plus rien ne distingue visuellement une bibliothèque d’un immeuble d’habitation, ni une école d’une halle commerciale.

    Certes, la Seconde Guerre mondiale et la reconstruction imposaient de construire beaucoup, vite et à moindre coût. Le fonctionnalisme, qui était une avant-garde esthétique, devenait une solution économique. L’urgence était réelle, légitime, incontestable : il fallait loger des millions de personnes qui vivaient dans des conditions déplorables. Personne ne saurait le reprocher. Mais l’urgence passée, l’habitude est restée. On a continué de construire comme si la guerre n’était pas finie. Les grands projets modernistes ont été réalisés avec des matériaux médiocres qui se sont vite délités. Pourtant, le désir de perfection, d’ornementation, d’expérience sensible augmentée n’a pas disparu.

    Alors, où est-il aujourd’hui ?

    Il a probablement mué. Nous l’investissons aujourd’hui dans nos espaces numériques ; des applications magnifiquement conçues, des interfaces où chaque pixel est pensé, des environnements digitaux où le souci du détail, de la fluidité, du plaisir visuel atteint un degré de raffinement que beaucoup de nos espaces physiques ont perdu. Ce qui prouve, au passage, que ce n’est ni le talent ni les moyens qui manquent : c’est l’idée que l’espace public physique mérite la même attention.

    Une autre histoire du luxe, des thermes romains à LVMH par Emma Carenini. Passés composés. 250 p., 19 €.



    Source link : https://www.lexpress.fr/idees-et-debats/emma-carenini-emmanuel-macron-a-fait-avec-vladimir-poutine-ce-que-cleopatre-faisait-avec-marc-WSSN7TQ37RFUHAKYMDMH326IMY/

    Author : Ambre Xerri

    Publish date : 2026-04-11 14:00:00

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  • Marathon de Paris 2026 : bidons, douchettes, 2h50… on vous explique le ravito plus écolo mais plus injuste

    Cette année, les organisateurs font un pas écologique de plus avec des zones de ravitaillements repensées, mais bien plus avantageuses pour le top 3 % des concurrents. Ce qui suscite des critiques chez les amateurs.



    Source link : https://www.huffingtonpost.fr/sport/article/marathon-de-paris-2026-bidons-douchettes-2h50-on-vous-explique-le-ravito-plus-ecolo-mais-plus-injuste_262208.html

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    Publish date : 2026-04-11 15:00:00

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  • Ils lâchent les écrans pour jouer ensemble à Beauvais, ce week-end : « Le lien physique, c’est la base »



    Ils lâchent les écrans pour jouer ensemble à Beauvais, ce week-end : « Le lien physique, c’est la base »



    Source link : https://www.leparisien.fr/oise-60/ils-lachent-les-ecrans-pour-jouer-ensemble-a-beauvais-ce-week-end-le-lien-physique-cest-la-base-11-04-2026-SLS5UB2PTBEFTIACTL4MU2AISM.php

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  • Qui est Peter Magyar, qui pourrait battre Viktor Orban aux élections en Hongrie ?

    Qui est Peter Magyar, le chef du parti Tisza, candidat et principal rival du Premier ministre nationaliste Viktor Orban aux législatives hongroises qui se tiennent demain dimanche 12 avril. Retour sur celui qui pourrait prochainement incarner le visage de la Hongrie : son entrée en politique, son parcours et ses principales convictions. Récit d’Axelle Simon.



    Source link : https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20260411-qui-est-peter-magyar-qui-pourrait-battre-viktor-orban-aux-%C3%A9lections-en-hongrie

    Author : FRANCE24

    Publish date : 2026-04-11 12:45:00

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  • La visite historique du pape Léon en Algérie, au chevet d’une communauté catholique discriminée



    RÉCIT – Le souverain pontife entamera son grand voyage en Afrique en se rendant ce lundi 13 avril dans le pays d’origine de saint Augustin, dont il se veut le disciple. Un déplacement hautement symbolique pour la petite communauté catholique qui n’avait jamais reçu de visite papale.



    Source link : https://www.lefigaro.fr/international/la-visite-historique-du-pape-leon-en-algerie-au-chevet-d-une-communaute-catholique-discriminee-20260411

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    Publish date : 2026-04-11 11:46:00

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  • Longtemps oubliée, la cuisine cambodgienne fait son grand retour

    A Phnom Penh, la cuisine raconte autant le pays que ses cicatrices. Entre street food et tables engagées, la scène culinaire cambodgienne est en plein essor.



    Source link : https://www.nouvelobs.com/tendances/20260411.OBS114085/longtemps-oubliee-la-cuisine-cambodgienne-fait-son-grand-retour.html

    Author : Dorane Vignando

    Publish date : 2026-04-11 10:00:00

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  • Réforme de la justice pénale : « La procédure de jugement pour les crimes reconnus ne répond aucunement aux demandes des victimes »



    Un collectif de professionnels du droit, parmi lesquels Anne-Cécile Mailfert et Louis Degos, explique, dans une tribune au « Monde », les raisons de son opposition au projet de loi sur la justice criminelle qui instaure notamment une procédure de plaider-coupable criminel.



    Source link : https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/04/11/reforme-de-la-justice-penale-la-procedure-de-jugement-pour-les-crimes-reconnus-ne-repond-aucunement-aux-demandes-des-victimes_6679368_3232.html

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    Publish date : 2026-04-11 12:00:00

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  • EN IMAGES – World Press Photo 2026 : les dix-huit lauréats

    Sélectionnés parmi 57 376 photographies soumises par 3 747 photographes issus de 141 pays, voici les 18 photos «single» récompensées.



    Source link : https://www.liberation.fr/culture/photographie/en-images-world-press-photo-2026-les-dix-huit-laureats-20260411_AIMMBGSPRRF3FG4VA22YRKR3F4/

    Author : Service Photo

    Publish date : 2026-04-11 09:01:00

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  • Législatives en Hongrie : pourquoi ces élections sont-elles cruciales pour l’Union européenne ?

    Les élections législatives en Hongrie se tiendront dimanche 12 avril 2026. Un scrutin sans doute historique, car Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois est en poste depuis 2010, et il est en grande difficulté dans les sondages face à son adversaire Péter Magyar, leader du parti Tisza, pro-Ukraine et pro-européen. 



    Source link : https://www.linternaute.com/actualite/monde/10263533-legislatives-en-hongrie-pourquoi-ces-elections-sont-elles-cruciales-pour-l-union-europeenne/

    Author : La Rédaction

    Publish date : 2026-04-11 12:44:00

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  • La fonte de l’Antarctique pourrait déclencher une nouvelle ruée vers l’or



    À mesure que la glace recule, de nouvelles terres riches en métaux émergent, ravivant les convoitises malgré un traité international censé les protéger.



    Source link : https://www.slate.fr/sciences/fonte-glace-antarctique-ruee-or-cuivre-argent-guerre-metaux-banquise-traite-climat-planete-terre

    Author : Lucas Déprez-Rose

    Publish date : 2026-04-11 07:55:00

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  • Six pieds sous terre, les catacombes de Paris retrouvent une seconde jeunesse

    Depuis mercredi 8 avril, après cinq mois de rénovation, l’ossuaire souterrain de la capitale française est de nouveau accessible au public. “The New York Times” s’est rendu dans ce “labyrinthe froid, humide et macabre” pendant sa restauration.



    Source link : https://www.courrierinternational.com/article/vu-des-etats-unis-six-pieds-sous-terre-les-catacombes-de-paris-retrouvent-une-seconde-jeunesse_242682

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    Publish date : 2026-04-11 03:00:00

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  • EN DIRECT. Guerre au Moyen-Orient : J.D. Vance rencontre le Premier ministre pakistanais


    Les Etats-Unis et l’Iran participent à des négociations samedi au Pakistan afin de mettre fin au conflit qui dure depuis six semaines. La délégation américaine, menée par le vice-président J.D. Vance et qui comprend notamment les émissaires du président Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, est arrivée à Islamabad, la capitale pakistanaise. La délégation iranienne, dirigée par le président du Parlement Mohammad Baqer Qalibaf et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, est arrivée au Pakistan vendredi.

    Téhéran a posé deux conditions préalables à l’ouverture de pourparlers avec les Etats-Unis : un cessez-le-feu au Liban et le dégel des avoirs iraniens. Dans un message sur son réseau social, Donald Trump a estimé que « les Iraniens ne semblent pas se rendre compte qu’ils n’ont aucune carte en main, autre que celle d’un racket à court terme des eaux internationales ». « La seule raison pour laquelle ils sont encore vivants aujourd’hui, c’est pour négocier », a-t-il ajouté.

    12h00

    J.D. Vance rencontre le Premier ministre pakistanais

    Samedi, J. D. Vance a eu un entretien bilatéral avec le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, selon la Maison Blanche. La délégation américaine comprenait également Steve Witkoff et Jared Kushner. Côté pakistanais, participaient Mohsin Naqvi, ministre de l’Intérieur, et Ishaq Dar.

    11h56

    Un député du Hezbollah qualifie les négociations directes du Liban avec Israël de « violation flagrante » de la Constitution

    Un député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a rappelé samedi l’opposition du mouvement libanais pro-iranien à toute négociation directe entre le Liban et Israël. Cette prise de position intervient au lendemain de l’annonce par la présidence libanaise d’une rencontre prévue la semaine suivante à Washington entre des représentants des deux pays.

    Selon le député, ces pourparlers constituent « une violation flagrante du pacte [national], de la Constitution et des lois libanaises » et « elles exacerbent les divisions internes à un moment où le Liban a plus que jamais besoin de solidarité et d’unité interne pour faire face à l’agression israélienne », a-t-il déclaré dans un communiqué.

    10h32

    Les tirs reprennent dans le sud du Liban

    Les médias d’État libanais ont fait état, samedi, d’une reprise des tirs ainsi que des opérations militaires israéliennes dans le sud du pays. L’Agence nationale d’information (ANI) a rapporté qu’un hélicoptère d’attaque israélien avait ouvert le feu en direction de la ville de Taybeh. La poursuite des frappes israéliennes visant le Hezbollah, groupe armé soutenu par l’Iran, alimente les inquiétudes quant à la solidité du cessez-le-feu, alors que la communauté internationale multiplie les appels à un élargissement de la trêve au Liban.

    09h29

    Le nouveau guide iranien grièvement blessé et défiguré

    Mojtaba Khamenei, nouveau guide suprême iranien, est en convalescence après avoir été grièvement blessé et défiguré lors de la frappe du 28 février à Téhéran qui a tué son père et plusieurs proches. Âgé de 56 ans, il a conservé ses capacités cognitives et participe à distance aux décisions majeures, selon des sources proches, dont les affirmations n’ont pas été vérifiées par Reuters.

    Son état de santé et son lieu de résidence restent largement inconnus, aucune image ou apparition publique n’ayant eu lieu depuis sa nomination le 8 mars. Les autorités iraniennes n’ont pas communiqué officiellement sur ses blessures.

    Des responsables américains évoquent de graves séquelles, possiblement la perte d’une jambe. Une apparition publique pourrait avoir lieu dans les prochains mois si les conditions le permettent. Son absence alimente spéculations et théories en Iran, où circule notamment un mème demandant : « Où est Mojtaba ? »

    09h25

    Négociations avec l’Iran : J.D. Vance, l’homme clé d’un accord incertain

    U.S. Vice President J.D. Vance convenes the first meeting of U.S. President Donald Trump’s anti-fraud task force at the Eisenhower Executive Office Building on the White House campus in Washington, D.C., U.S., March 27, 2026. REUTERS/Jonathan Ernst

    À Islamabad, ce samedi, J.D. Vance mène des négociations inédites avec des responsables iraniens pour tenter de mettre fin à la guerre, sous pression politique et diplomatique.

    >>> En savoir plus

    08h52

    Le ministre pakistanais des Affaires étrangères espère que les États-Unis et l’Iran s’engageront de manière constructive dans les pourparlers de paix

    Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a déclaré samedi qu’il espérait que les États-Unis et l’Iran s’engageraient de manière constructive dans des pourparlers de paix, alors que la délégation américaine atterrissait dans la capitale pakistanaise.

    Dar a également réitéré la volonté d’Islamabad de continuer à faciliter les négociations entre les parties afin de parvenir à une « solution durable et pérenne au conflit », selon un communiqué du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

    07h59

    J.D. Vance est arrivé au Pakistan pour les négociations avec l’Iran

    Le vice-président américain J.D. Vance est arrivé au Pakistan pour les discussions avec l’Iran, apprend-on de source pakistanaise. Steve Witkoff et Jared Kushner ont également atterri sur une base aérienne près d’Islamabad.

    07h45

    « Si l’Iran ne restitue pas l’uranium, le cessez-le-feu sera très court » : l’avis de l’ambassadeur d’Israël en France

    Joshua Zarka, ambassadeur d'Israël en France en décembre 2025.Joshua Zarka, ambassadeur d’Israël en France en décembre 2025.

    Alors que Washington et Téhéran se retrouvent le 11 avril à la table des négociations, Joshua Zarka dresse le bilan de 40 jours de guerre. Le diplomate répond également au tollé suscité par les frappes meurtrières au Liban.

    >>> Pour approfondir

    06h11

    La Chine se préparerait à livrer de nouveaux systèmes de défense aérienne à l’Iran

    Les services de renseignement américains indiquent que la Chine se prépare à livrer de nouveaux systèmes de défense aérienne à l’Iran dans les prochaines semaines, a rapporté CNN vendredi soir, citant trois personnes au fait des récentes évaluations des services de renseignement. La chaîne a indiqué qu’il existe des indices laissant penser que Pékin s’efforce de faire transiter les cargaisons par des pays tiers afin de masquer leur origine.

    Ces affirmations ont toutefois été contestées par un porte-parole de l’ambassade de Chine à Washington. Pékin « n’a jamais fourni d’armes à aucune des parties au conflit ; ces informations sont fausses », a-t-il déclaré à CNN, tout en appelant les États-Unis à « s’abstenir de formuler des allégations sans fondement, d’établir des liens de manière malveillante et de céder au sensationnalisme ».

    Le département d’État américain et la Maison-Blanche n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires de Reuters. Pékin s’apprête à transférer des systèmes de missiles antiaériens portatifs, connus sous le nom de MANPADS, a indiqué CNN, citant des sources qu’elle n’a pas nommées.

    04h27

    L’Iran ne fait « pas confiance » aux Etats-Unis

    Selon l’agence de presse semi-officielle iranienne Fars, Mohammad Bagher Ghalibaf, chef de la délégation iranienne aux négociations, a affirmé à l’aéroport d’Islamabad, avant les pourparlers prévus, que l’Iran ne faisait pas confiance aux États-Unis. « Nous avons de la bonne volonté, mais pas de confiance », a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien. Il a précisé que son pays restait disposé à conclure un « véritable accord », tout en avertissant qu’il poursuivrait ses objectifs par d’autres moyens si les discussions s’apparentaient à une « mascarade ».

    Bienvenue dans ce direct

    Bonjour et bienvenue dans ce live. Nous continuons à suivre ce samedi 11 avril la situation au Moyen-Orient, où le cessez-le-feu de deux semaines entre les Etats-Unis et l’Iran annoncé par Donald Trump est entré dans sa quatrième journée.



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/proche-moyen-orient/en-direct-guerre-au-moyen-orient-jd-vance-est-arrive-au-pakistan-pour-les-negociations-avec-liran-KSE5X6XCCRCTNPT2KPV4SXIXUA/

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    Publish date : 2026-04-11 10:36:00

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  • Enquête ouverte à Montpellier après une bagarre filmée entre un élève et un professeur

    Le rectorat a réagi en condamnant une « situation de violence grave » et a indiqué soutenir l’enseignant concerné.



    Source link : https://www.huffingtonpost.fr/france/article/enquete-ouverte-a-montpellier-apres-une-bagarre-filmee-entre-un-eleve-et-un-professeur_262507.html

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    Publish date : 2026-04-11 12:33:00

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  • Hongrie : une ONG dénonce un réseau de faux comptes redéployé sur X pour soutenir les contenus pro-Orbán et influencer les élections



    Hongrie : une ONG dénonce un réseau de faux comptes redéployé sur X pour soutenir les contenus pro-Orbán et influencer les élections



    Source link : https://www.leparisien.fr/international/hongrie-une-ong-denonce-un-reseau-de-faux-comptes-redeploye-sur-x-pour-soutenir-les-contenus-pro-orban-et-influencer-les-elections-11-04-2026-WX5CHV6YYJHW7J3Q3FBOBY3U44.php

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  • Comment la guerre au Moyen-Orient affecte directement les agriculteurs de Côte d’Ivoire

    Moins visible que le pétrole, mais tout aussi stratégique : un tiers des engrais vendus dans le monde transitent par le détroit d’Ormuz. Indispensables à l’économie ivoirienne qui repose principalement sur le secteur agricole, 500 000 tonnes de matières premières sont importées chaque année, dont la moitié en provenance du Moyen-Orient. Leurs prix ont flambé sur les marchés internationaux. Pour les agriculteurs dépendants de ces fertilisants, cette hausse est un nouveau coup dur. Le reportage de Julia Guggenheim et Damien Koffi.



    Source link : https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20260411-comment-la-guerre-au-moyen-orient-affecte-directement-les-agriculteurs-de-c%C3%B4te-d-ivoire

    Author : FRANCE24

    Publish date : 2026-04-11 09:52:00

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  • « Chez tous les autres, c’est le chaos » : loin des querelles internes à gauche, Jean-Luc Mélenchon trace son sillon vers 2027



    DÉCRYPTAGE – Pendant que le reste de la gauche s’écharpe sur la présidentielle, le leader Insoumis continue d’installer ses thèmes de campagne et de cliver autour de son concept de « Nouvelle France ».



    Source link : https://www.lefigaro.fr/politique/chez-tous-les-autres-c-est-le-chaos-loin-des-querelles-internes-a-gauche-jean-luc-melenchon-trace-son-sillon-vers-2027-20260410

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    Publish date : 2026-04-11 05:36:00

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  • Jordan Bardella et Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles : comment le « conte de fées » de « Paris Match » nous prend pour des enfants

    L’hebdomadaire, propriété de Bernard Arnault, chante les louanges de la romance entre l’aristocrate et « l’enfant du peuple ». Et lui prête une lourde signification politique. Décryptage d’un des premiers coups de com’ avant la présidentielle.



    Source link : https://www.nouvelobs.com/politique/20260410.OBS114050/jordan-bardella-et-maria-carolina-de-bourbon-des-deux-siciles-comment-le-conte-de-fees-de-paris-match-nous-prend-pour-des-enfants.html

    Author : Sylvain Courage

    Publish date : 2026-04-10 11:45:00

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  • EN DIRECT, guerre en Ukraine : Kiev répliquera « coup pour coup » à toute violation de la trêve, déclare Volodymyr Zelensky



    La Russie et l’Ukraine sont convenues d’une trêve pascale, qui doit débuter samedi après-midi et durer jusqu’à dimanche soir.



    Source link : https://www.lemonde.fr/international/live/2026/04/11/en-direct-guerre-en-ukraine-kiev-repliquera-coup-pour-coup-a-toute-violation-de-la-treve-declare-volodymyr-zelensky_6676836_3210.html

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    Publish date : 2026-04-11 09:52:00

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  • La pauvreté, enjeu oublié de la campagne présidentielle au Pérou

    Les indices macroéconomiques du pays sont au beau fixe, alors que 27,6 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, contre 20 % avant la pandémie. Un paradoxe choquant, dont ne s’est emparé aucun des candidats au scrutin de dimanche 12 avril.



    Source link : https://www.liberation.fr/international/amerique/la-pauvrete-enjeu-oublie-de-la-campagne-presidentielle-au-perou-20260411_TP5ZRJ7SEZGUDF2TXTHW2J7Y64/

    Author : Agathe Fourcade

    Publish date : 2026-04-11 10:13:00

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  • Artemis 2 : un retour sur Terre périlleux, les images de l’atterrissage

    Les quatre astronautes de la mission Artemis 2 sont de retour sur Terre, ce samedi 11 avril. Ils ont atterri au cours de la nuit à bord de la capsule Orion. Durant neuf jours de voyage spatial, ils sont devenus les humains à s’être le plus éloignés de la Terre et ils ont survolé la face cachée de notre satellite naturel.



    Source link : https://www.linternaute.com/actualite/societe/10170781-artemis-2-un-retour-sur-terre-perilleux-les-images-de-l-atterrissage/

    Author : Marianne Fenon

    Publish date : 2026-04-11 09:27:00

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  • Ce chercheur affirme que la chance et le hasard n’existent pas, et qu’une structure invisible régit l’univers



    Selon Timothy Palmer, la réalité suivrait des règles strictes que nos équations actuelles échouent encore à capturer.



    Source link : https://www.slate.fr/sciences/chercheur-chance-hasard-structure-chaos-univers-equation-quantique-physique

    Author : Clément Poursain

    Publish date : 2026-04-11 09:55:00

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  • La Chine se prépare à envoyer des armes à l’Iran, selon des sources américaines

    D’après trois sources citées par “CNN”, Pékin prévoit de livrer des systèmes de défense aérienne à Téhéran “dans les prochaines semaines”. Si l’ambassade chinoise à Washington a démenti ces informations, la confirmation d’un tel transfert direct d’armes marquerait une “escalade” de la part de la Chine, observe le média américain.



    Source link : https://www.courrierinternational.com/article/guerre-la-chine-se-prepare-a-envoyer-des-armes-a-l-iran-selon-des-sources-americaines_242821

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    Publish date : 2026-04-11 08:46:00

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  • A Bruxelles, ce dialogue si difficile entre la Commission européenne et les patrons

    Ce lundi matin de mars, un véritable commando patronal monte à bord du Thalys Paris-Bruxelles. A sa tête, le président du Medef, Patrick Martin, accompagné des membres du conseil exécutif. Fabrice le Saché, le « Monsieur Europe » de l’organisation, est aussi de la partie. Le programme de la journée est dense : échange avec la présidente du Parlement européen Roberta Metsola, intervention du vice-président de la Commission Stéphane Séjourné… Avec comme point d’orgue, une présentation d’Enrico Letta, auteur d’un rapport phare sur le marché intérieur de l’UE.

    Le tout se déroule à la Maison des entreprises de France, inaugurée il y a un an dans la capitale européenne. Son objectif ? Mieux faire entendre la voix du secteur privé tricolore dans la « bulle bruxelloise ». Pas question pour Patrick Martin de réitérer l’erreur de son prédécesseur, Geoffroy Roux de Bézieux, qui avait concédé que « [son] temps de cerveau n’a pas été assez consacré à Bruxelles ». Car derrière les photos officielles tout sourire, un malaise couve. Déjà fragilisées par la concurrence chinoise et la hausse des prix de l’énergie, de nombreuses industries plient sous le poids croissant des contraintes réglementaires. Ainsi, la complexité des directives sur la communication extra-financière (CSRD), les zigzags sur le règlement anti-déforestation (RDUE) ou encore le plus récent mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) alimentent la même frustration due au manque de pragmatisme du régulateur européen.

    Virage idéologique

    Pour Jean-Luc Demarty, directeur général au commerce extérieur à la Commission européenne entre 2011 et 2019, Bruxelles n’a pas toujours été sourde à ces doléances. « A mon époque, les institutions européennes cultivaient le dialogue avec tous les acteurs, qu’ils soient issus du monde économique ou associatif, se souvient-il. Mais cet équilibre a été rompu par la Commission von der Leyen 1. Non seulement sa présidente avait une expertise économique moindre que ses prédécesseurs, mais elle a privilégié une gouvernance très centralisée. Résultat : elle a fait primer la voix des ONG environnementales sur celle des patrons lors de l’élaboration du Pacte vert – une feuille de route dont les conséquences sur l’économie n’ont pas été chiffrées a priori ». Alexandre Saubot, président de France Industrie et patron de l’ETI familiale Haulotte, dresse le même constat : « Pendant des années, la Commission n’a pas voulu se rendre compte qu’un agenda totalement centré sur la décarbonation est un agenda de désindustrialisation et de perte de souveraineté ».

    Le rapport Draghi, dévoilé en septembre 2024, a toutefois provoqué un électrochoc. Le terme de « compétitivité » fait désormais partie intégrante du nouveau logiciel européen. Ursula von der Leyen a fait son mea-culpa sur la réduction de la part du nucléaire dans la production électrique. Surtout, elle a fixé des objectifs de simplification, avec 25 % de charges administratives en moins d’ici la fin de son mandat. Autre nouveauté : les dialogues stratégiques, organisés deux fois par an par chaque commissaire. Alors, pour tenter de se faire entendre, chacun y va de sa méthode. Le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI) fait des allers-retours réguliers à Bruxelles, accompagné de dirigeants pour plaider auprès de la Commission – un exercice devenu plus fréquent depuis les débats enflammés sur la CSRD et la CSDDD (devoir de vigilance sur les chaînes d’approvisionnement), aux « effets dantesques » pour les ETI, explique-t-on à cette association. Certains privilégient les fédérations sectorielles comme porte-voix. A l’image de l’alliance The Value of Beauty, où L’Oréal a son rond de serviette, qui organisait mi-mars une rencontre dans la capitale européenne dédiée à la compétitivité de l’industrie cosmétique.

    Gouffre entre idées et mise en œuvre

    Ces efforts de Bruxelles arrivent-ils trop tard ? « C’est du service après-vente, tranche Patrick Martin lors de la conférence de presse à la Maison des entreprises. A ce jour, il s’agit pour l’essentiel de corriger des erreurs ou des excès de législation précédente. C’est bien, mais cela ne nous paraît pas être à la hauteur et au rythme des enjeux actuels ». D’autant qu’on peut très bien être reçu sans être entendu. « Lors du premier mandat de Mme von der Leyen, nous n’étions même pas dans la pièce lors des discussions préalables aux réglementations, déplore Alexandre Saubot. Aujourd’hui, nous y sommes, mais nous ne sommes pas pour autant écoutés. Il y a une inflexion incontestable dans le discours, mais les simplifications n’arrivent pas sur le terrain ». Délégué général de la fédération nationale du bois, Nicolas Douzain-Didier raconte avoir demandé plusieurs fois une rencontre à la Commission sur le règlement anti-déforestation. Il n’en a obtenu qu’une fois le texte passé. « Il y a un gouffre entre les idées qui motivent les normes et leur mise en œuvre, déplore-t-il. Faute de travail de terrain, les entreprises, en particulier les PME, ne sont pas consultées sur les enjeux d’application opérationnels ».

    Au cœur des critiques, le manque d’anticipation des effets économiques de ces normes. « Sur le dossier 2035 [NDLR : l’échéance de fin des véhicules thermiques], comme l’absence d’analyse d’impact était flagrante, personne n’a capté les risques géopolitiques qui allaient s’imposer à notre industrie », regrettait ainsi Jean-Dominique Senard, patron de Renault, lors d’une récente conférence organisée par Coface.

    Sur le papier, pourtant, la méthodologie semble solide. Des consultations publiques sont réalisées auprès des parties prenantes. Ces dernières années, des études d’impact ont accompagné 60 % des propositions soumises à la procédure ordinaire, relevait une récente note de l’Institut Bruegel. Seul bémol : « une étude d’impact va rarement contre la législation, affirme James Watson, directeur de l’association industrielle European metals. Dans le cas du MACF, par exemple, elle a bien été réalisée, et la Commission européenne s’appuiera sur celle-ci pour justifier cette mesure. Est-elle totalement objective ? Autant que peut l’être quoi que ce soit dans un contexte politique. Nous avions alerté la Commission sur des failles majeures de ce dispositif, notamment le manque de mécanisme coercitif efficace, mais rien n’a changé sur ce point ». La qualité de ces études d’impact est évaluée par le Comité d’examen de la réglementation, un organe indépendant. En 2022, celle accompagnant la directive CSDDD avait reçu deux avis négatifs de ce comité, pointant notamment une prise en compte insuffisante des différents points de vue et une description « vague » du problème.

    Plus importantes encore, les études dites « ex-post », sont censées constater à échéance régulière les conséquences réelles des normes. Or là aussi, le bât blesse. « Si leur introduction date de 2002, ces analyses ont été rarissimes, pointe Alberto Alemanno, professeur de droit à HEC et spécialiste de la régulation européenne. Elles sont coûteuses et il n’y a pas forcément de volonté politique de long terme : la Commission est davantage incitée à faire passer de nouvelles mesures que de revenir en arrière pour réécrire d’anciennes réglementations ».

    Arcanes du lobbying

    Derrière ces dysfonctionnements, certains pointent un mal plus profond. « Au sein de la Commission européenne, on trouve encore beaucoup de gestionnaires de processus institutionnels et peu de leaders de transformation, déplore Stéphane Boujnah, président de la bourse Euronext. Cette bureaucratie est enclavée, elle fonctionne comme un monastère, déconnecté des enjeux actuels : les règles sur la concurrence, par exemple, ont été adoptées dans un monde qui n’existe plus, or elles demeurent inchangées ». Suffit-il pour autant de blâmer l’institution ? Le tableau est plus nuancé. « Un bon lobbyiste prend contact en amont avec la Commission, avant même que le texte ne soit en discussion, explique Jean Comte, auteur du livre Au cœur du lobbying européen. Il ne se contente pas de répondre à la consultation publique ou de se réveiller en fin du processus, lorsque l’orientation est déjà fixée ».

    Les patrons français sont-ils particulièrement concernés ? « La proximité entre Paris et Bruxelles a longtemps nourri l’idée qu’il était possible d’influencer l’Union européenne sans implantation locale structurée, détaille Stéphane Desselas, président du cabinet de conseil en influence Athenora. Or il ne suffit pas d’être présent sur place, encore faut-il en maîtriser les codes ». Si le Medef a attendu 2025 pour ouvrir son bureau bruxellois, son homologue italienne, la Cofindustria, ainsi que le groupement industriel allemand BDI y sont installés depuis 1958. « Ce n’est pas dans la conception française de la démocratie représentative, mais la Commission et le Parlement européen sont des lieux de lobbying, confiait à L’Express il y a quelques mois Frédéric Nouel, avocat au sein du cabinet Gide. Vous ne verrez jamais un dirigeant de la tech américaine faire le tour des plateaux télé pour dénoncer le RGPD. Il dira que c’est formidable… et confiera à ses avocats à Bruxelles le soin de limiter son application ».

    « Dans un système fondé sur les équilibres et les coalitions, la capacité à identifier rapidement des intérêts sectoriels convergents constitue un facteur clé d’influence, poursuit Stéphane Desselas. À cet égard, les acteurs français apparaissent souvent moins enclins que leurs homologues italiens ou allemands à structurer des dynamiques collectives efficaces ». Ces intérêts sont d’ailleurs loin de toujours converger, rendant la discussion d’autant plus délicate. En témoignent les atermoiements autour du règlement FiDA sur la transparence des données financières : tandis que les assureurs et grandes banques ont été réticentes à cette mesure, les fintechs y voyaient une étape clé pour le développement de l’Open Finance. Le directeur général de la Macif confiait il y a quelques mois à l’Express que la proposition à l’origine de la réglementation « n’avait fait l’objet d’aucun échange, d’aucune concertation particulière ».

    Aujourd’hui la Commission a-t-elle pris la mesure du défi ? En début d’année, elle a lancé une consultation pour recueillir des pistes d’amélioration de son processus législatif. L’organisation EuroCommerce, qui représente les intérêts des commerçants européens, a proposé de simuler le coût de la mise en conformité pour les entreprises, dont le temps et les outils nécessaires. Autre conseil : éviter les règles trop strictes et difficiles à mettre en œuvre et laisser un espace pour la flexibilité sur les moyens, sans être aussi prescriptif. En parallèle, des initiatives ad hoc se structurent. La troisième édition du sommet d’Anvers, lancée par le syndicat de la chimie Cefic, a porté quelques fruits : en février, ce grand raout a réuni plus de 500 acteurs européens, alertant sur l’état de santé de l’industrie du continent. Cette nouvelle forme de dialogue alimente un début d’optimisme chez certains. « Aujourd’hui, face à l’urgence de la compétitivité, le speed and scale que l’on demandait longtemps à la Commission est en train d’arriver, observe Stéphane Boujnah. L’Europe avance quand elle est face à une nécessité ». Parfois, à petits pas.



    Source link : https://www.lexpress.fr/economie/entreprises/a-bruxelles-ce-dialogue-si-difficile-entre-la-commission-europeenne-et-les-patrons-VKBTCJJUVJBGHM3PNEJR5VAI6M/

    Author : Tatiana Serova

    Publish date : 2026-04-11 10:00:00

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  • Sa maison visée par un cocktail Molotov, Sam Altman appelle à la « désescalade »

    Le patron d’OpenAI a confirmé l’incident sur son blog et a pointé du doigt un « article incendiaire » publié sur lui quelques jours plus tôt.



    Source link : https://www.huffingtonpost.fr/international/article/sa-maison-visee-par-un-cocktail-molotov-sam-altman-appelle-a-la-desescalade_262500.html

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    Publish date : 2026-04-11 10:00:00

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  • « C’est indispensable » : du buffet au kebab, les restos misent gros sur Instagram et TikTok en Île-de-France



    « C’est indispensable » : du buffet au kebab, les restos misent gros sur Instagram et TikTok en Île-de-France



    Source link : https://www.leparisien.fr/yvelines-78/cest-indispensable-du-buffet-au-kebab-les-restos-misent-gros-sur-instagram-et-tiktok-en-ile-de-france-11-04-2026-SSLX4N5WEBD7NDBIPXR4IMUGLY.php

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