Catégorie : FRANCE

  • Cannes 2026 – Les bêtisiers des deux films de Quentin Dupieux seront également en compétition



    Quentin Dupieux n’en finit plus d’agiter le 7ème Art. En plus de ses films « Full Phil » et « Le Vertige », leurs bêtisiers respectifs seront également mis à l’honneur durant le festival. Au programme : bafouilles farfelues, oublis de texte ubuesque et gamelles à gogo. « Dans le bêtisier de Full Phil, on peut voir Raphaël Quenard glisser sur un coing trop mûr avant de se rattraper in-extrémis à Adèle Exarchopoulos en s’exclamant  “Et bah, c’était moins une” », commente hilare Dominique Besnehard. « Vous en faites ce que vous voulez, mais entre ça et Louis Garrel qui dit « Et voilà le sel ! » à Léa Seydoux alors qu’il tient le poivre, pour moi c’est la Palme » poursuit-il, des larmes de rire coulant sur ses joues.

    D’une durée moyenne de 2h10, chaque bêtisier sera accompagné d’un making of de 45 minutes entièrement tourné en stop motion. Des choix propres à l’univers du réalisateur qui ne s’arrêtent pas là puisque chaque film sera accompagné de commentaires truculents délivrés par Wolfgang, une part de strudel aux pommes avec un chapeau. Une expérience « absurde », « immersive » et « désespérément politique » qui placent aujourd’hui le cinéaste parmi les favoris de la catégorie « Meilleur 150ème film ».

    Une année faste pour le cinéaste qui travaillerait déjà sur six nouveaux longs-métrages dont « Rubber Vs Mandibules Vs Daim », l’histoire d’un réalisateur en panne d’inspiration obligé de fuir les Etats-Unis après avoir été simultanément la cible d’une veste en cuir, d’une mouche de dix-huits kilos et d’un pneu de dragster. 

    Crédits photo : Darya Sannikova via Pexels.
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    Source link : https://www.legorafi.fr/2026/04/22/cannes-2026-les-betisiers-des-deux-films-de-quentin-dupieux-seront-egalement-en-competition/

    Author : La Rédaction

    Publish date : 2026-04-22 14:00:00

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  • Changement climatique: une menace pour l’agriculture mondiale

    Changement climatique: une menace pour l’agriculture mondiale

    Les vagues de chaleur extrême, qui se multiplient en raison du réchauffement climatique, menacent la sécurité alimentaire de 1,23 milliard de personnes. Elles réduisent les rendements agricoles et provoquent une surmortalité des animaux d’élevage ou des poissons. La FAO, l’organisme de l’ONU pour l’Agriculture et l’Organisation Météorologique Mondiale appellent à soutenir l’adaptation de l’agriculture à ces changements et surtout à limiter le réchauffement pour réduire ces menaces.



    Source link : https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/%C3%A9l%C3%A9ment-terre-la-quotidienne/20260422-changement-climatique-une-menace-pour-l-agriculture-mondiale

    Author : Audrey RACINE

    Publish date : 2026-04-22 16:40:00

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  • Autriche : des drôles d’antennes repérées sur l’ambassade russe à Vienne



    Selon le renseignement autrichien, cité par le Financial Times, 500 diplomates russes se trouveraient à Vienne, dont un tiers se servirait de leur fonction comme couverture pour espionner.



    Source link : https://www.lefigaro.fr/international/autriche-des-droles-d-antennes-reperees-sur-l-ambassade-russe-a-vienne-20260422

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    Publish date : 2026-04-22 17:32:00

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  • Zuzana Kirchnerová, réalisatrice de « Caravane » : « Vivre avec un enfant autiste ne vous laisse aucune place »

    Zuzana Kirchnerová, réalisatrice de « Caravane » : « Vivre avec un enfant autiste ne vous laisse aucune place »

    Présenté en 2025 à Cannes dans la section Un certain regard, ce premier film très personnel de la cinéaste tchèque brise les tabous en osant affronter des vérités trop souvent tues autour du handicap.



    Source link : https://www.nouvelobs.com/cinema/20260422.OBS114395/zuzana-kirchnerova-realisatrice-de-caravane-vivre-avec-un-enfant-autiste-ne-vous-laisse-aucune-place.html

    Author : Xavier Leherpeur

    Publish date : 2026-04-22 17:00:00

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  • La fuite de données à l’ANTS, nouvelle illustration des failles de sécurité des services informatiques de l’Etat



    Un « accès non autorisé » au fichier de l’agence, responsable des titres d’identités, aurait exposé jusqu’à 11,7 millions de comptes, selon le ministère de l’intérieur. Les cas de vols de données se multiplient depuis plusieurs mois.



    Source link : https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/04/22/la-fuite-de-donnees-a-l-agence-nationale-des-titres-securises-nouvelle-illustration-des-failles-de-securite-des-services-informatiques-de-l-etat_6682449_3224.html

    Author :

    Publish date : 2026-04-22 17:18:00

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  • Industrie : Emmanuel Macron vante «la méthode Notre-Dame» pour accélérer les projets



    En déplacement ce mercredi dans l’Allier, le président de la République s’est présenté comme grand architecte de la réindustrialisation, en désignant 150 projets stratégiques à mener à bien le plus rapidement possible.



    Source link : https://www.liberation.fr/economie/industrie-emmanuel-macron-vante-la-methode-notre-dame-pour-accelerer-les-projets-20260422_GPQBWJWPTBGVPHBZAEJNBI72L4/

    Author : Emma Donada

    Publish date : 2026-04-22 17:33:00

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  • Résultat du Loto (FDJ) : le tirage de ce mercredi 22 avril 2026, 3 millions d’euros en jeu

    Résultat du Loto (FDJ) : le tirage de ce mercredi 22 avril 2026, 3 millions d’euros en jeu

    LOTO. Les résultats du tirage du Loto du 22 avril 2026 vont-ils être découverts par l’un des participants ? Pour l’heure, ceux qui le souhaitent ont jusqu’à 20h15 pour jouer.



    Source link : https://www.linternaute.com/actualite/societe/10332771-loto-du-22-avril-2026/

    Author : La Rédaction

    Publish date : 2026-04-22 17:47:00

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  • Londres : Le trafic aérien mondial perturbé après une panne Heathrow, premier aéroport d’Europe

    Londres : Le trafic aérien mondial perturbé après une panne Heathrow, premier aéroport d’Europe

    Au moins 1.300 vols directs seraient perturbés ce vendredi, sans parler des avions concernés indirectement, à la suite de la fermeture d’Heathrow après un incendie



    Source link : https://www.20minutes.fr/monde/4144620-20250321-aviation-trafic-aerien-mondial-perturbe-suite-incendie-aeroport-londres?at_medium=display&at_campaign=149

    Author : 20 Minutes avec AFP

    Publish date : 2025-03-21 06:34:00

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  • Présidentielle 2027: la (très, très) longue liste des candidats déclarés… et de ceux qui y pensent déjà



    Ils veulent tous être président à la place du président, si bien qu’on commence un peu à s’y perdre. Heureusement, on vous a fait une liste claire qu’on tâchera de mettre à jour sans en oublier un seul.



    Source link : https://www.slate.fr/politique/election-presidentielle-2027-liste-candidats-declares-interesses-primaire-gauche-droite-extreme-lfi-rn-lr-ps-macron

    Author : Slate.fr

    Publish date : 2026-04-22 10:00:00

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  • L’Iran saisit deux navires dans le détroit d’Ormuz, une “grave escalade” qui menace la trêve

    L’Iran saisit deux navires dans le détroit d’Ormuz, une “grave escalade” qui menace la trêve

    Le Corps des Gardiens de la révolution a annoncé mercredi 22 avril avoir saisi deux navires dans le stratégique détroit d’Ormuz. De quoi mettre en péril la prolongation du cessez-le-feu décidée la veille par le président américain, Donald Trump, alors que les négociations entre Téhéran et Washington sont au point mort.



    Source link : https://www.courrierinternational.com/article/guerre-l-iran-saisit-deux-navires-dans-le-detroit-d-ormuz-une-grave-escalade-qui-menace-la-treve_243260

    Author :

    Publish date : 2026-04-22 16:52:00

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  • « La France est au bord du précipice mais nos politiques sont ignares » : la charge de Jean Peyrelevade

    « La France est au bord du précipice mais nos politiques sont ignares » : la charge de Jean Peyrelevade

    Il estime qu’il n’avait « pas cogné assez fort » dans son précédent livre, Réformer la France, qui étrillait pourtant Emmanuel Macron, Bruno Le Maire, le Conseil d’orientation des retraites (COR) ou l’anticapitalisme primaire de nombreux responsables à gauche. Directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy de 1981 à 1983, où il a œuvré au tournant de la rigueur, puis président de Suez, de la banque Stern ou du Crédit lyonnais, Jean Peyrelevade a l’âge (86 ans) et l’expérience qui vous donnent la liberté de ne plus mâcher vos mots. Son nouvel essai, La France du populisme au chaos (Odile Jacob), est une démonstration implacable sur l’état de notre pays, entre perte de compétitivité et dépenses sociales incontrôlables, tout comme sur « l’inculture économique » d’une large partie des responsables politiques, de tout bord.

    Pour L’Express, Jean Peyrelevade explique les raisons de grande inquiétude. Il étrille les propositions à gauche comme droite, qualifie la taxe de Gabriel Zucman sur les utra-riches de « mythe total », analyse le « péché origine » de la Sécurité sociale française, fustige la radicalisation des syndicats et critique le bilan de Lionel Jospin, disparu récemment. Pour lui, seule une réforme des retraites, ainsi qu’une augmentation de la CSG, de la TVA et de l’impôt sur le revenu des plus riches peut sortir le pays du marasme.

    L’Express : La grande thèse de votre livre, c’est que nous sommes au bord du gouffre. Mais la France, le peuple comme les dirigeants, serait atteinte d’un déni de la réalité…

    Jean Peyrelevade : Notre appareil productif est en déclin relatif par rapport à tous les pays occidentaux. Par habitant, nous sommes aujourd’hui le vingt-cinquième pays le plus riche du monde, alors que nous étions au treizième rang en 1980. En 2024, l’Allemagne a eu un PIB par habitant à 119% de celui de la France, contre 107% en 2000, les Pays-Bas à 138 contre 117, et nous sommes aujourd’hui légèrement en dessous de la moyenne européenne, alors que nous étions en 2000 à plus de 20% au-dessus. Donc en comparaison un point de PIB perdu par an ! Comme nous ne produisons plus suffisamment pour satisfaire les besoins de la population, nous empruntons. Le deuxième grand problème est donc la situation des finances publiques, devenue insupportable. La dette s’élève aujourd’hui à 118% du PIB, avec un déficit annuel supérieur à 5% du PIB.

    Vous soulignez à quel point les dépenses sociales occupent une part importante dans les déficits…

    Nos dépenses publiques s’élèvent à 57% du PIB, soit huit points de plus que la moyenne de l’Union européenne. Première remarque, qui en dit long sur l’état de notre République, c’est que du fait de la complexité de la situation, il est très difficile de reconstituer les vrais chiffres. Il y a un budget de l’Etat et un budget de la Sécurité sociale. Mais l’Etat alimente par ses dépenses une large partie du budget de la Sécu. Ainsi la quasi-totalité du déficit budgétaire est due aux dépenses sociales qui devraient être équilibrées puisqu’il s’agit en principe de solidarité citoyenne. Nous distribuons des richesses fictives. Le premier poste de dépenses, ce sont les retraites, qui pèsent à hauteur de 55 milliards d’euros par an sur le déficit de nos finances publiques, chiffre qui va augmenter si on ne fait pas une vraie réforme. Rien que celles de la fonction publique pèsent lourdement, environ 45 milliards.

    Ensuite, il y a les dépenses de santé, qui représentent 12% du PIB. En France, nous avons un reste à charge de l’ordre de 9%, ce qui est inférieur à la moyenne européenne de 5 ou 6 points. Anecdote, il y a trois mois j’ai fait une chute brutale. Je me suis retrouvé un dimanche soir aux urgences, avec une radio de la main et un scanner du cerveau. Quinze jours plus tard, j’ai reçu une note à payer de 19 euros, nullement représentative de la prestation fournie. A mon niveau de revenus, j’aurais trouvé parfaitement normal qu’on me demande 400 ou 500 euros.

    Enfin, il y a les dépenses de solidarité. A chaque fois que l’État pense qu’il doit faire quelque chose en faveur d’une catégorie sociale donnée, il donne et puis il emprunte, à l’image de la prime Macron, exonérée de cotisations sociales et d’impôts. Or si les salariés ne sont pas assez payés en France, c’est d’abord parce que notre appareil productif est trop fiscalisé. Les prélèvements fiscaux et sociaux sur nos entreprises (13% du PIB) sont supérieurs de 6 points à la moyenne européenne.

    Vous ne mâchez pas vos mots sur l’inculture économique du personnel politique. Marine Le Pen, Olivier Faure, Marine Tondelier ou Jean-Luc Mélenchon sont selon vous parfaitement « incompétents » sur le sujet…

    L’économie devrait être une préoccupation centrale pour toute démocratie. Mais notre élite se montre souvent ignare en matière économique. Beaucoup de chefs de parti n’ont jamais vécu en entreprise. Peu ont à la fois une bonne compréhension de l’état de nos finances publiques, et encore moins du problème fondamental, à savoir la situation de notre appareil productif. A droite, certains s’y intéressent, mais pour l’instant ne disent rien de leurs plans. A gauche, il y a éventuellement deux hommes politiques qui comprennent peut-être la gravité du sujet, mais qui évitent soigneusement de mettre le problème sur la table : François Hollande et Bernard Cazeneuve.

    Vous rendez hommage à François Bayrou pour avoir osé avancer publiquement l’ampleur du déficit du régime de retraites. Il l’a payé lourdement sur le plan politique…

    J’avais participé à sa campagne en 2007. François Bayrou est parfaitement lucide sur l’état des finances publiques. Aucun autre de nos dirigeants politiques n’a osé avancer publiquement un tel diagnostic sur les retraites, encourageant le pays à sortir d’un véritable déni de réalité. En revanche, Bayrou est moins conscient de l’état de notre appareil productif. J’ai pourtant essayé de le sensibiliser à cela.

    La seule source de Zucman ou de Thomas Piketty, c’est sans doute la publication annuelle de Challenges

    Le péché originel du système français remonte selon vous à 1945. Pourquoi ?

    Encore récemment, j’ai entendu Jean-Luc Mélenchon expliquer que le système de solidarité sociale français est magnifique et parfait, avec le principe du « chacun cotise selon ses moyens ». Mais, en est-il conscient ou pas, cela ne correspond en rien à la réalité. L’histoire remonte à la création de la Sécurité sociale à la fin de la guerre. A l’époque, le ministre du Travail, Ambroise Croizat, était membre du parti communiste, alors premier parti de France. La CGT comptait 5 millions d’adhérents. Ce nouveau régime a été construit selon le modèle bismarckien : l’Etat n’est pas impliqué dans le financement, et comme l’a dit publiquement Croizat, chacun « cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». En théorie, c’est un système magnifique. Mais en fait, dès le début, c’est l’appareil productif qui finance, l’essentiel des cotisations prélevées étant sous forme de cotisations patronales. Déconsidéré du fait de sa collaboration pendant la guerre avec le pouvoir pétainiste, le patronat n’a osé rien dire. En 1950, les dépenses de protection sociale représentaient 15% du PIB et étaient financées à 80% par les cotisations sociales (employeurs et salariés). En 1990, elles s’étaient envolées jusqu’à 25% du PIB, et étaient financées à 90% par les cotisations.

    Les entreprises ont bien sûr fini par protester. Il n’y a eu que deux réponses politiques intelligentes, mais partielles : Michel Rocard, qui a inventé la CSG pour stopper l’augmentation des cotisations sociales, puis Édouard Balladur qui a reconnu la nécessité d’alléger le coût du travail. Mais les cotisations sociales s’élèvent encore aujourd’hui à 17% du PIB, et sont donc toujours supérieures au niveau initial de 1945. D’où la surtaxation de nos entreprises de 6 points de PIB par rapport à nos concurrents. Longtemps, nous avons pu bénéficier de l’extraordinaire expansion de l’économie française après la fin de la Seconde Guerre mondiale, à une époque où il fallait reconstruire et où l’on pouvait bénéficier d’un contexte mondial favorable. Il y a vingt ans, nous étions encore, on l’a vu, à un niveau similaire à celui de l’Allemagne en termes de PIB par habitant. Depuis, nous avons décroché.

    Pour redresser les finances publiques, la gauche propose essentiellement de taxer les ultrariches. Vous éreintez pourtant les chiffres avancés par Gabriel Zucman…

    Selon Gabriel Zucman, une taxe de 2% payée par les 1800 ultrariches possédant prétendument plus de 100 millions d’euros de patrimoine rapporterait 20 milliards d’euros. Or, il ne peut pas justifier ces chiffres, car aucune administration n’a une connaissance du patrimoine individuel des Français. La seule source de Zucman ou de Thomas Piketty, c’est sans doute la publication annuelle de Challenges non pas sur les grandes fortunes, mais sur les familles les plus riches. Ce magazine estime que 160 familles possèdent ou contrôlent une ou des entreprises dont la valeur est supérieure à 1 milliard. Mais chacune de ces familles comporte en moyenne plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de foyers fiscaux, comme chez les Mulliez !

    Par ailleurs, pour imposer les milliardaires sur leur patrimoine à un tel niveau, il faudrait changer la Constitution, en raison de l’égalité devant l’impôt et du plafonnement des prélèvements fiscaux à 70% du revenu disponible.

    On est ainsi face à un mythe total. D’autant plus que les entrepreneurs séparent, comme cela leur est imposé juridiquement, personne physique (eux) et personne morale (leur entreprise), et donc leur revenu personnel du capital investi dans les entreprises qu’ils ont créées. Mais Thomas Pikettty ou Gabriel Zucman refusent pour les ultrariches cette distinction entre revenu et patrimoine, les deux devant être imposés sans distinction. Ce qui est aberrant.

    Vous vous montrez aussi critique contre les solutions avancées à droite, entre le refus de tout nouvel impôt et la focalisation sur la réduction des dépenses de l’Etat. Pourquoi ?

    Il y a certes des choses à faire en matière de réduction des dépenses de l’État, mais ce n’est pas du tout à la hauteur des chiffres du déficit. Les dépenses de l’Etat régalien ne représentent que 15% du PIB, et celles des collectivités locales environ 11%. Les dépenses sociales s’élèvent, elles, à 32% du PIB. Les collectivités ne peuvent d’ailleurs pas être déficitaires en dépenses courantes. Pour l’Etat régalien aussi, les économies possibles seront limitées, loin des enjeux actuels. Il y a probablement trop d’administrations et pas assez de décentralisation. Mais nous sommes aussi en retard par rapport à d’autres pays en matière de recherche et d’éducation, et nous devons accroître fortement nos dépenses militaires. On peut ainsi faire des simplifications, ne serait-ce que pour donner aux fonctionnaires le sentiment qu’ils ne sont pas là uniquement pour le plaisir d’un ministre. Mais la première réforme incontournable, ce sont les retraites, qui représentent quand même plus de 400 milliards de dépenses par an. Or la gauche ne veut pas s’y attaquer, l’extrême droite non plus. La droite elle n’en parle pas beaucoup. Mais même si on mène une vraie réforme des retraites, cela permettrait seulement de réduire à terme les déficits à hauteur de 2% du PIB. Indispensable, mais encore insuffisant.

    Que faut-il faire d’autre alors ?

    J’ai participé au tournant de la rigueur de 1982-1983 qui a été un succès, mais dans une situation moins difficile qu’aujourd’hui. Si on veut sortir du marasme actuel, relancer notre croissance, améliorer le niveau de vie des Français, il faut rapidement rééquilibrer le budget, en ramenant le déficit à 2% du PIB. Pour cela, il sera nécessaire d’utiliser la CSG, qui a été créée pour ça, et augmenter un peu la TVA, tout comme l’impôt sur le revenu des plus riches. Mais Bruno Retailleau, candidat des Républicains pour 2027, refuse vigoureusement toute hausse d’impôts. Croit-il sérieusement qu’il pourra trouver sur les années qui viennent 150 milliards d’économies et alléger les charges des entreprises, ses objectifs affichés, sans demander le moindre effort contributif aux citoyens ?

    Lionel Jospin est mort récemment. Vous ne l’épargnez pas dans votre livre, notamment au sujet des 35 heures, une décision selon vous calamiteuse…

    D’abord, il ne faut pas oublier qu’en 1983, Pierre Mauroy a fait un discours extraordinaire sur la rigueur nécessaire, qui doit inspirer tout gouvernement. Mais Lionel Jospin, alors patron du parti socialiste, s’est empressé de faire savoir qu’il ne s’agissait que d’une parenthèse. C’était casser la plus forte tentative de sérieux économique de la gauche.

    Ensuite, quand Jospin est arrivé au pouvoir en 1997, il a bénéficié d’une conjoncture exceptionnelle au niveau mondial. Mais cette prise de décision sur les 35 heures a été typiquement française, c’est-à-dire effectuée de manière pyramidale. C’est le sommet de l’Etat qui a dit à des millions d’entreprises de toutes tailles qu’elles allaient, du jour au lendemain, passer de 39 à 35 heures, sans aucune réduction de salaire. C’est-à-dire que le coût horaire de la main-d’œuvre a augmenté brutalement de plus de 11%. Avec des patrons d’entreprises publiques, comme Louis Gallois, nous avions pourtant essayé d’avertir Jospin, lors d’un déjeuner chez lui, sur le besoin d’avoir des négociations. Qu’ont alors fait les entreprises ? Au lieu d’investir en France, elles ont investi à l’étranger. Comme par hasard, c’est à partir du début des années 2000, et après la création de l’euro empêchant les dévaluations, que la désindustrialisation de la France s’est fortement accélérée et que le solde de notre balance commerciale est devenu structurellement négatif. Pendant ce temps, les Allemands renforçaient la lutte contre le chômage avec la loi Hartz et facilitaient l’accès au travail.

    Pour compenser partiellement les pertes imposées aux entreprises de façon verticale, Lionel Jospin leur a accordé une diminution de leurs cotisations sociales. Bien entendu, la perte de recettes pour le système de protection sociale n’était pas compensée. Au nombre accru de défaillances d’entreprises s’est donc ajoutée une détérioration de fait des finances publiques.

    Ce n’est pas le RN qui va redresser le pays et rétablir les finances publiques.

    Que vous a inspiré le psychodrame sur l’extension du travail pour le 1er mai, alors qu’une majorité de Français y est favorable ?

    Maryse Léon de la CFDT a désormais le même discours que Sophie Binet de la CGT. Cela montre que le réformisme se porte mal en France. On parle de « démocratie sociale », mais deux cheffes apparatchiks de structures pyramidales ont un pouvoir totalement exorbitant, alors même que la France est le pays de l’OCDE qui a le taux de syndicalisation le plus faible avec les Etats-Unis. Les syndicats représentent 8% des salariés, et ce chiffre diminue fortement chez les salariés jeunes. Plus vous vous rapprochez des entreprises de taille modérée, moins il y a de syndiqués. Avant de prendre ces positions, les syndicats ont-ils consulté les salariés concernés ? Non. Et ils se présentent en défenseurs de la démocratie sociale !

    Nous avons dans les entreprises des représentants du personnel élus, mais les syndicats, de plus en plus réduits, continuent à bénéficier d’un privilège incompréhensible dans l’organisation, les négociations et l’accès aux comités sociaux et économiques. Pourquoi ne pas donner plus de pouvoir aux représentants élus ? Il faut mettre en œuvre en France le type de gouvernance d’entreprise qui existe dans toute l’Europe du Nord, et qui permet au système productif de ces pays d’être beaucoup plus efficace que le nôtre. Hélas, nous en sommes restés au conflit entre capital et travail qui remonte à Karl Marx. Alors que l’entreprise est un bien d’intérêt commun.

    Pourquoi êtes-vous à ce point pessimiste pour 2027 ?

    Le Rassemblement national a de grandes chances de remporter l’élection présidentielle. S’en suivront une destruction de l’Etat de droit, et le renforcement d’un pouvoir déjà extraordinairement verticalisé. Ça, c’est la catastrophe politique, immédiate. Sur le plan économique aussi, faire croire qu’on peut se passer des étrangers est purement démagogique, et ne rapportera jamais les sommes promises. Sur un temps un peu plus long, on n’échappera pas à une crise financière. Les Français ignorent souvent que la moitié de notre dette publique est détenue par des étrangers. Si ceux-ci perçoivent les risques qui pèsent sur la dette française, il y aura une hausse encore plus forte des taux d’intérêt. Actuellement, la hausse en cours signifie déjà 7 à 8 milliards d’euros supplémentaires par an de dépenses publiques. A l’extrême droite comme chez Jean-Luc Mélenchon, on nous assure que la banque centrale va nous prêter de l’argent à taux zéro, ce qui est une illusion.

    Les patrons ne sont pas trop conciliants au sujet du RN ?

    Ils sont en train de se laisser manipuler. C’est le fruit de l’habileté politique de Jordan Bardella, mais le programme du RN reste destructeur pour l’appareil productif : l’effondrement des finances publiques cassera notre économie. Bardella a notamment séduit les patrons de PME. A partir du moment où personne ne défend leurs intérêts, pourtant vitaux pour la France, il est difficile de pleinement leur en vouloir. Quand la gauche ne cesse de répéter qu’il faut taxer davantage les entreprises et réduire les aides, vous n’allez pas voter pour elle, qui ne cesse de vous cibler. Il faut pourtant oser dire qu’on va baisser les impôts sur les entreprises et les compenser par de la CSG, de la TVA ou l’impôt sur le revenu des plus riches. Il faut que les citoyens payent ce qu’ils doivent payer, de façon à réinstaller un vrai appareil productif.

    Dans tous les cas, ce n’est pas le RN qui va redresser le pays et rétablir les finances publiques. Le parti est officiellement toujours pour un retour à une retraite à 60 ans, tout comme LFI. Mais Bardella est plus habile que Mélenchon.

    La France du populisme au chaos, par Jean Peyrelevade. Odile Jacob, 238 p., 23,90 €.



    Source link : https://www.lexpress.fr/idees-et-debats/la-france-est-au-bord-du-precipice-mais-nos-politiques-sont-ignares-la-charge-de-jean-peyrelevade-WBHY6WQ33ZHUXMPNXMVC4XPOAU/

    Author : Thomas Mahler

    Publish date : 2026-04-22 17:30:00

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  • « Tant que ça fuit, c’est qu’il y a encore de l’huile » : Aston Martin, Jaguar, Traction… à 26 ans, il restaure des voitures mythiques



    « Tant que ça fuit, c’est qu’il y a encore de l’huile » : Aston Martin, Jaguar, Traction… à 26 ans, il restaure des voitures mythiques



    Source link : https://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/tant-que-ca-fuit-cest-quil-y-a-encore-de-lhuile-aston-martin-jaguar-traction-a-26-ans-il-restaure-des-voitures-mythiques-12-04-2026-EGKCFKMQ65FB3ISDP2URRTQGVI.php

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  • L’IA, instrument majeur de la campagne de Viktor Orban en Hongrie

    En Hongrie la campagne pour les législatives du 12 avril a été marqué par de nombreuses fausses informations dopées à l’intelligence artificielle. Le parti de Viktor Orban a ainsi fait circuler un deepfake de son opposant Peter Magyar. La Russie, dont le 1er ministre est très proche, a également mis son grain de sel dans le scrutin.



    Source link : https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/info-ou-intox/20260413-l-ia-instrument-majeur-de-la-campagne-de-viktor-orban-en-hongrie

    Author : Marc PAUPE

    Publish date : 2026-04-13 04:34:00

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  • Frédéric Beigbeder : « Pierre Vavasseur réussit un livre de vengeance aussi défoulant que Monte-Cristo »



    CHRONIQUE – Encore un écrivain qui raconte son père ? Oui, mais son récit est le plus déchirant de tous.



    Source link : https://www.lefigaro.fr/livres/frederic-beigbeder-pierre-vavasseur-reussit-un-livre-de-vengeance-aussi-defoulant-que-monte-cristo-20260410

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    Publish date : 2026-04-10 10:00:00

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  • « Inacceptable », « contraire à nos valeurs » : les services de Bercy regrettent la mésaventure fiscale de l’ex-otage Benjamin Brière

    Détenu en Iran pendant quatre ans, Benjamin Brière avait raconté au « Nouvel Obs » ses galères administratives à son retour en France et notamment ses échanges surréalistes dans un centre des impôts.



    Source link : https://www.nouvelobs.com/societe/20260412.OBS114117/inacceptable-contraire-a-nos-valeurs-les-services-de-bercy-regrettent-la-mesaventure-fiscale-de-l-ex-otage-benjamin-briere.html

    Author : Service Actu

    Publish date : 2026-04-12 13:03:00

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  • Elections en Hongrie : avec la défaite de Viktor Orban, le RN perd un allié prestigieux et un pion important à Bruxelles



    Pour Marine Le Pen, Viktor Orban a été une inspiration et un soutien ; pour Jordan Bardella, il est un allié politique au Parlement européen. Les résultats des élections hongroises font disparaître un partenaire de l’extrême droite française dans son combat idéologique contre la Commission européenne.



    Source link : https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/04/13/elections-en-hongrie-avec-la-defaite-de-viktor-orban-le-rn-perd-un-allie-prestigieux-et-un-pion-important-a-bruxelles_6679674_823448.html

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    Publish date : 2026-04-13 05:07:00

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  • EN DIRECT – Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump annonce le blocus des ports iraniens ce lundi, flambée des prix du pétrole

    Après un week-end marqué par l’échec des pourparlers à Islamabad, l’annonce inattendue du blocus américain a fait déferler une nouvelle vague d’inquiétudes pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures du Golfe.



    Source link : https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/en-direct-guerre-au-moyen-orient-donald-trump-annonce-le-blocus-des-ports-iraniens-ce-lundi-flambee-des-prix-du-petrole-20260413_DIQNPWZICZH23KNG2WREFZPO7Q/

    Author : Cassandre Leray, Eve Roger, Service Photo, AFP, Reuters .

    Publish date : 2026-04-13 05:07:00

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  • Cette pratique du quotidien fait économiser beaucoup d’argent selon des économistes, et pourrait en faire gagner bien plus

    Selon une étude menée par l’Agence de la transition écologique, une pratique que l’on fait tous rapporterait des bénéfices socio-économiques « édifiants ».



    Source link : https://www.linternaute.com/actualite/magazine/10189996-article/

    Author : Rania Tounekti

    Publish date : 2026-04-13 05:14:00

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  • Pourquoi avons-nous des touffes de poils sur les doigts et les orteils?



    [L’Explication #265] Les poils de doigts et d’orteils seraient en fait des vestiges de notre pilosité passée. Sans but, sans faire de mal à personne, ils errent sur nos extrémités avec plus ou moins d’intensité.



    Source link : https://www.slate.fr/societe/lexplication/pourquoi-touffes-poils-doigts-mains-orteils-pieds-pilosite-utilite-corps-humain-evolution

    Author : Ernest Ginot

    Publish date : 2026-04-13 04:55:00

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  • À São Paulo, une exposition retrace l’histoire et la vitalité du funk brésilien

    C’est, au Brésil, la star des musiques urbaines. À l’occasion d’une exposition à São Paulo, le site “Opera Mundi” remonte l’histoire des déclinaisons locales du funk. Celle-ci montre que les influences culturelles vont dans les deux sens avec les États-Unis, surtout en ce qui concerne les artistes afro-descendants.



    Source link : https://www.courrierinternational.com/article/musique-a-sao-paulo-une-exposition-retrace-l-histoire-et-la-vitalite-du-funk-bresilien_241103

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    Publish date : 2026-04-13 03:00:00

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  • Ihor Fedirko, chef du Conseil ukrainien de l’industrie de défense : « De nouvelles armes apparaissent tous les trois mois »

    Quatre ans après le début de l’invasion sanglante lancée par Poutine, l’Ukraine est plus que jamais sur tous les fronts. En pleine guerre au Moyen-Orient, Volodymyr Zelensky envoyait le mois dernier plus de 200 experts ukrainiens pour aider les monarchies du Golfe à repousser les drones lancés par l’Iran. En parallèle, grâce aux capacités de frappes à longue portée développées par ses industriels de défense, Kiev faisait des ravages parmi les raffineries russes. L’objectif : empêcher Poutine de tirer profit de la flambée des cours, en pleine crise du carburant à l’échelle mondiale. Au cœur de tous ces événements, le rôle incontournable joué par les drones, dont le pays a acquis une expertise inédite. « Aujourd’hui, beaucoup d’Européens viennent vers nous afin de voir comment nous pouvons les aider », pointe Ihor Fedirko, le directeur général du Conseil ukrainien de l’industrie de défense, une association professionnelle qui fédère plus de 400 entreprises de la défense dans le pays.

    L’Express : L’Ukraine est aujourd’hui l’un des leaders mondiaux dans l’utilisation des drones sur le champ de bataille. Les Européens ont-ils encore beaucoup à apprendre dans ce domaine ?

    Ihor Fedirko : Notre écosystème de drones est un atout unique. On ne trouve actuellement pas d’équivalent ailleurs dans le monde. Et c’est d’autant plus vrai si l’on prend en compte le rapport coût-efficacité de ces armes : nos solutions sont extrêmement rentables. Au fil des dernières années, nous avons également acquis une expérience inégalée en matière de défense aérienne. On a pu le constater récemment lorsque nos alliés ont demandé notre aide pour la défense de leurs espaces aériens dans le golfe Persique, afin de se protéger des frappes iraniennes.

    C’est une preuve de nos performances dans ce domaine. Cela vaut également pour l’utilisation de systèmes produits par nos alliés, comme les batteries antiaériennes franco-italiennes SAMP/T, allemandes IRIS-T, ou encore pour les systèmes américains Patriot. Compte tenu de tous ces éléments, nous avons la possibilité de former d’autres pays à leur utilisation dans le cadre d’une guerre moderne. Et de partager notre savoir-faire avec nos alliés.

    Les armées européennes sont-elles suffisamment préparées à la menace des drones ?

    Pas encore. Et c’est là un défi majeur. Vos forces s’appuient encore sur d’anciennes doctrines militaires qui ne les prennent pas suffisamment en compte. Et il vous est difficile d’intégrer nos technologies, parce que cela impliquerait des changements profonds de ces mêmes doctrines – ce qui prend beaucoup de temps. Il n’en demeure pas moins qu’il faut être capable de réagir très rapidement pour faire face aux menaces qui surgissent du front. De nouvelles armes apparaissent tous les trois mois, ce qui nécessite de pouvoir s’adapter rapidement, et d’être flexible. Nous n’avons cessé de le clamer au cours des quatre dernières années et il était parfois difficile de se faire entendre. Mais on voit que la situation est en train de changer. Aujourd’hui, beaucoup d’Européens viennent vers nous, notamment depuis le début de la guerre en Iran, afin de voir comment nous pouvons les aider à relever ces nouveaux défis.

    Le PDG du groupe de défense allemand Rheinmetall, Armin Papperger, a récemment comparé les drones ukrainiens à des « Lego » et leurs fabricants à des « ménagères ». Qu’avez-vous à lui répondre ?

    Pour l’instant, je préfère ne rien dire, car ils nous ont présenté leurs excuses et nous les avons acceptées. Notre relation avec Rheinmetall a toujours été compliquée et ces mots durs n’aident pas, mais je ne veux pas ouvrir la porte à plus de controverses. Rheinmetall est une très grande entreprise, avec un bon réseau et un poids important, mais elle reste lente et peu flexible. Or on voit actuellement que se développent autour de ce géant de nouvelles sociétés avec un état d’esprit très différent : des entreprises de drones comme Quantum Systems, Stark ou Helsing. Elles sont de taille plus réduite, mais aussi plus flexibles et plus rapides. Ces derniers mois, Quantum Systems a signé trois coentreprises avec des sociétés ukrainiennes, et je suis convaincu qu’elles seront couronnées de succès. C’est pourquoi nous préférons nous concentrer sur ces entreprises, plutôt que sur Rheinmetall.

    Combien de drones l’Ukraine prévoit-elle de produire en 2026 ?

    Nous avons la capacité industrielle d’en produire près de 12,5 millions par an, tous types de drones confondus : drones maritimes, robots terrestres, drones FPV… Toutefois, combien pourrons-nous réellement produire ? C’est compliqué à prédire, parce qu’il est très difficile de faire des prévisions en Ukraine. Les contrats de nos fabricants ne courent pas sur les prochaines années, mais sur les prochains mois. Il est dès lors difficile de planifier quoi que ce soit à long terme. De plus, notre gouvernement manque cruellement de capacités de financement. Donc nous ne produirons peut-être qu’à hauteur de 30 à 35 % de nos capacités réelles.

    En ce qui concerne plus spécifiquement les drones FPV, qui sont très utilisés sur la ligne de front, notre capacité de production est de 8 à 9 millions d’unités par an. Mais encore une fois, faute de financements suffisants, nous ne pourrons probablement en fabriquer que 4,5 millions. C’est pourquoi nos industriels ont besoin de contrats stables : le cas échéant, ils pourraient facilement doubler, voire tripler, leurs capacités de production.

    Les industriels européens sont-ils intéressés par des coentreprises avec l’Ukraine en matière de défense ?

    Oui, rien que ces deux derniers mois, nous avons signé cinq accords de coentreprise avec des sociétés espagnoles. Nous en signerons par ailleurs quatre autres avec l’Allemagne dans les mois à venir. Nous en avons également déjà une avec la Finlande, une avec la Lituanie, une avec le Danemark, et une autre avec la France : entre Thalès et Ukroboronprom. C’est important pour nous en tant qu’Ukrainiens puisqu’il s’agit d’une opportunité de participer à l’industrie de défense européenne. L’objectif est de parvenir à une coopération durable et pérenne, qui profite à tous.

    Au Moyen-Orient, les États-Unis et certaines monarchies du Golfe ont parfois utilisé des missiles Patriot pour détruire des drones Shahed iraniens. Quel regard portez-vous sur cette utilisation ?

    Il faut être l’homme le plus riche du monde pour lancer des missiles PAC-3 de système Patriot contre des drones Shahed. Le coût unitaire d’une munition de Patriot est de plusieurs millions de dollars. C’est incomparable avec le prix d’un Shahed, qui se situe entre 50 000 et 75 000 dollars. Et ce faisant, vos stocks vont rapidement se réduire, alors comment ferez-vous pour tenir dans la durée ? C’est une équation impossible à résoudre, même avec de l’argent.

    C’est précisément la raison pour laquelle plusieurs pays du Golfe nous ont demandé de l’aide. L’Ukraine est le seul pays au monde capable de déployer une solution complète et abordable pour lutter contre les Shahed. Il ne s’agit pas seulement de drones intercepteurs, qui constituent une solution économique pour les détruire, mais de tout un écosystème Cela comprend entre autres des radars, des systèmes de détection acoustiques, des technologies d’intelligence artificielle, ainsi que la nécessaire formation à l’utilisation de tous ces systèmes.

    L’Ukraine, qui utilise elle aussi des Patriot pour intercepter les missiles balistiques russes, craint-elle une pénurie de munitions sur le marché mondial ?

    En effet. Nos alliés nous ont d’ailleurs informés que, malheureusement, la plupart seront envoyées au Moyen-Orient. Nous serons donc probablement confrontés à ce problème dans les prochains mois. C’est pourquoi il est important pour nous de trouver au plus vite une solution au conflit qui se déroule en Iran.

    Volodymyr Zelensky a récemment signé des accords de partenariat avec plusieurs pays du Golfe comme l’Arabie saoudite, les Emirats ou le Qatar. Que prévoient-ils ?

    Il s’agit d’un cadre de négociations sur la sécurité et la défense. Ce cadre, défini au niveau intergouvernemental, doit dans un second temps permettre à nos industries de défense de collaborer et éventuellement créer des coentreprises, fabriquer des équipements en commun, ou encore exporter d’un pays à l’autre. J’espère que cela se concrétisera dans les prochaines semaines.

    Les États du Golfe envisagent-ils d’investir dans l’industrie de défense ukrainienne ?

    C’est difficile à dire à ce stade. Peut-être seront-ils davantage intéressés par une coproduction directement depuis le Moyen-Orient. Dans ce cas de figure, il s’agirait de produire sur place puis de partager les systèmes à parts égales entre nos pays. C’est une demande ferme de notre ministère de la Défense et je pense que c’est compréhensible. Quoi qu’il en soit, nous sommes prêts à avancer rapidement. En Allemagne, bâtir cette capacité de production n’a pris qu’un mois. Il est donc tout à fait possible d’aller vite.

    Ces dernières semaines, l’Ukraine a largement intensifié ses frappes contre les infrastructures pétrolières russes. Est-ce un tournant ?

    Absolument. Nos capacités de production en matière d’armes à longue portée avoisinent les 35 milliards de dollars par an, nous pouvons donc en produire beaucoup. Et avec plus de fonds, nous pourrions les développer davantage. Il est indéniable que cela nous donne plus de « cartes » en main. En parallèle, certaines entreprises ukrainiennes, comme Fire Point, ont commencé à tester des missiles balistiques.

    Nous n’en sommes qu’au début, mais notre production devrait rapidement augmenter. En combinant ces armes redoutables aux moyens de frappe dans la profondeur dont nous disposons déjà, nous pourrons encore améliorer l’efficacité de nos attaques. Il est grand temps de riposter aux frappes russes, que nous subissons depuis quatre ans. Ce sera en outre un bon moyen de vérifier si les systèmes antiaériens russes S-300 et S-400 sont réellement efficaces contre les missiles balistiques. Nous allons les mettre à l’épreuve, et on verra le résultat.



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/ihor-fedirko-chef-du-conseil-ukrainien-de-lindustrie-de-defense-de-nouvelles-armes-apparaissent-tous-PSLD2DRTZFDSJKSHOQCPF3RV34/

    Author : Paul Véronique

    Publish date : 2026-04-13 03:45:00

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  • « Il aime la criminalité » : la violente charge de Donald Trump contre le pape Léon XIV

    Le président américain a attaqué le souverain pontife et remis en cause sa légitimité, au lendemain d’une virulente critique du pape sur la guerre.



    Source link : https://www.huffingtonpost.fr/international/video/il-aime-la-criminalite-la-violente-charge-de-donald-trump-contre-le-pape-leon-xiv_262550.html

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    Publish date : 2026-04-13 04:45:00

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  • RSA, prime d’activité, APL… Les gagnants et les perdants de la réforme de l’allocation de solidarité unifiée



    RSA, prime d’activité, APL… Les gagnants et les perdants de la réforme de l’allocation de solidarité unifiée



    Source link : https://www.leparisien.fr/economie/votre-argent/rsa-prime-dactivite-apl-les-gagnants-et-les-perdants-de-la-reforme-de-lallocation-de-solidarite-unifiee-12-04-2026-E54AFNRGENEB3B4RT7AZJ6PUPU.php

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  • Keiko Fujimori en tête de la présidentielle au Pérou, des bureaux de vote rouvriront après des ratés

    Le scrutin présidentiel au Pérou a été marqué, dimanche, par des perturbations logistiques, empêchant au moins 63 000 personnes de voter, selon l’Office national des processus électoraux. Par conséquent, des bureaux de vote rouvriront lundi. Selon des sondages à la sortie des urnes, la candidate de droite Keiko Fujimori serait en tête, un second tour se dessine.



    Source link : https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20260413-presidentielle-perou-scrutin-chaotique-bureaux-vote-rouvriront-lundi-keiko-fujimori-corruption-police

    Author : FRANCE 24

    Publish date : 2026-04-13 01:33:00

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  • «La vérité a vaincu le mensonge !» : Péter Magyar inflige une défaite historique à Viktor Orban



    REPORTAGE – Le parti Tisza de Péter Magyar a infligé une lourde défaite au Fidesz de Viktor Orban. Il pourra gouverner avec la «supermajorité » des deux tiers du parlement.



    Source link : https://www.lefigaro.fr/international/la-verite-a-vaincu-le-mensonge-peter-magyar-inflige-une-defaite-historique-a-viktor-orban-20260413

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    Publish date : 2026-04-12 23:39:00

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