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    Guerre en Ukraine : l’erreur fatale de Donald Trump face à Vladimir Poutine

    IntelliNewsBy IntelliNewsfévrier 13, 2025Aucun commentaire3 Mins Read
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    Il n’était alors que sénateur, mais son intervention n’était pas passée inaperçue. « Je ne pense pas que Vladimir Poutine soit une menace existentielle pour l’Europe », avait lâché J.D. Vance, en février 2024, lors de la 60e conférence sur la sécurité de Munich. Aujourd’hui, ce même J.D. Vance revient en fanfare dans ce grand raout diplomatico-militaire, qui a lieu du 14 au 16 février, mais cette fois comme vice-président des Etats-Unis. Autant dire que les Européens l’accueillent avec circonspection – et en premier lieu le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avec qui il devrait s’entretenir ce jeudi 13 février.

    Les discussions entre les deux hommes s’annoncent difficiles, alors même que les négociations en vue d’un cessez-le-feu s’accélèrent. Mercredi 12 février, les présidents américain et russe se sont longuement entretenus sur la guerre en Ukraine. Dans le compte rendu qu’il en a fait sur son réseau social Truth, Donald Trump dit souhaiter que les deux dirigeants travaillent de façon « très étroite » sur la résolution du conflit, qui pourrait survenir « dans un avenir pas trop éloigné ». Mais les commentaires du secrétaire à la Défense, ce même jour, à Bruxelles, laissent craindre le pire.

    L’Otan, objectif « irréaliste »

    Dans une brève allocution, Pete Hegseth a en effet déjà annoncé la couleur des positions américaines. Il juge ainsi « irréaliste » un retour de l’Ukraine à ses frontières de 2014, une adhésion de Kiev à l’Otan ou encore la présence de troupes américaines en Ukraine. Ce dernier point s’adresse particulièrement aux Européens. Déjà, avant son départ, Pete Hegseth avait prévenu qu’il inciterait les alliés de Washington à « augmenter leurs dépenses de défense » et accroître le « leadership européen en matière d’assistance à la sécurité de l’Ukraine ».

    L’ancien chroniqueur de Fox News a été plus loin mercredi devant les 31 ministres de la Défense de l’Otan : les pays européens devront assurer à l’avenir l’ »écrasante » part de l’aide civile et militaire à l’Ukraine. Pis, il a affirmé que les troupes de maintien de la paix, qui pourraient être déployées « à un certain moment » devront l’être dans le cadre d’une mission qui ne soit pas de l’Otan et non couvertes par l’article 5″ de l’Alliance, qui prévoit l’assistance des autres membres de l’Otan, en cas d’attaque contre l’un d’entre eux. Autrement dit, si ces troupes de la paix sont attaquées par des forces russes ou par des mercenaires contrôlés par Moscou, elles n’obtiendront a priori pas l’assistance américaine…

    L’erreur de Trump

    Autant dire que les premiers pas diplomatiques de Trump dans cette négociation cruciale pour l’Europe sont extrêmement inquiétants. En énonçant, d’emblée, leurs lignes rouges, avoir obtenu en échange la moindre concession des Russes – un comble pour Trump, « le roi du deal » -, les Américains se privent d’un précieux levier de négociation. Pis, la discussion bilatérale entre Poutine et Trump marginalise d’ores et déjà les Vingt-Sept dans des négociations qui les concernent en premier lieu.

    Mercredi, Volodymyr Zelensky s’est également entretenu avec Donald Trump, mais bien plus brièvement que son ennemi Vladimir Poutine… Ce même Poutine qui, à cette tribune de Munich, en février 2007, critiquait l’hégémonie américaine, pourrait bien – avec un Trump qui traite ses alliés comme portion congrue – en profiter aujourd’hui. Février 2007, c’était avant la guerre russo-géorgienne, l’invasion de l’Ukraine et la guerre hybride de Moscou contre l’Occident. Mais si le vice-président américain J.D. Vance est persuadé que le chef du Kremlin ne constitue pas de « menace existentielle »…



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/guerre-en-ukraine-lerreur-fatale-de-donald-trump-face-a-vladimir-poutine-QGTOIHF7DJAVLHIQ6M62KYRSEE/

    Author : Charles Haquet

    Publish date : 2025-02-13 08:47:00

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