
Un peu de répit, mais toujours en sursis. François Bayrou a échappé jeudi à la première motion de censure déposée contre son gouvernement. Les socialistes ont en effet décidé dans leur grande majorité de se désolidariser du reste de la gauche face à une situation politique « inédite ». Après moult hésitations au sein du groupe des députés socialistes, au terme d’un long bureau national, l’instance stratégique du Parti socialiste, le PS a décidé de ne pas voter cette première motion de censure déposée par la France insoumise (LFI) et soutenue par des écologistes et des communistes.La motion a été approuvée par 131 députés – dont huit socialistes -, loin des 288 nécessaires pour faire chuter François Bayrou. Le suspense ne résidait pas dans l’issue du scrutin, le RN ayant annoncé qu’il ne voterait pas cette fois-ci avec le Nouveau Front populaire, mais dans la position du PS, qui depuis 2022 avait quasiment toujours joint ses voix au reste de l’alliance de gauche sur de telles motions.Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a défendu devant un hémicycle clairsemé le choix de son parti d’incarner « une gauche qui propose et qui avance ». Le député socialiste de Seine-et-Marne s’est félicité des concessions « arrachées » à François Bayrou ou d’une remise en chantier de la réforme des retraites, « clef de voûte » de la négociation.Le courrier de François BayrouJeudi, François Bayrou a listé par écrit ses multiples gages budgétaires aux députés socialistes. « Je souhaite vous confirmer et vous préciser certains points sur lesquels votre attention s’est portée », a écrit le Premier ministre après dix jours d’intenses tractations dans un courrier adressé aux présidents des groupes PS à l’Assemblée et au Sénat, Boris Vallaud et Patrick Kanner, une heure tout juste avant l’examen d’une motion de censure à l’Assemblée. Tout ce qui ne figurait pas dans la déclaration de politique générale du Premier ministre s’y trouve, ou presque.Dans ce document de trois pages, le chef du gouvernement évoque la réforme des retraites, où il assure que même « si les partenaires sociaux ne parviennent pas à un accord global », son gouvernement présentera un « nouveau projet de loi », « sous réserve d’un accord politique et d’un équilibre financier global maintenu ». « Un bougé très considérable » accordé par le gouvernement, a estimé ce vendredi sur BFMTV le ministre des Economies et des Finances Eric Lombard.Cette lettre de François Bayrou en forme d’inventaire des multiples mesures déjà dévoilées par le gouvernement évoque également l’abandon des deux nouveaux jours de carence pour les fonctionnaires et le renoncement aux 4 000 suppressions de postes dans l’éducation. Le Premier ministre parle en outre de « l’annulation (du) déremboursement » partiel des médicaments et des consultations médicales, et de la rallonge « d’un milliard d’euros » des dépenses de santé, que François Bayrou avait annoncées dès mardi. Le chef du gouvernement renonce également aux coupes prévues pour l’Outre-mer, dont le budget sera au contraire « supérieur à celui (de) 2024 », et pour France Travail qui ne sera donc pas amputé de 500 postes.Côté fiscalité, François Bayrou acte le « maintien » de la nouvelle « contribution différentielle sur les hauts revenus » (qui devrait rapporter 2 milliards d’euros) en attendant de la remplacer « au plus tard » en 2026 par un « dispositif pérenne de lutte contre une injuste optimisation fiscale ». De même, la « surtaxe provisoire » sur les grandes entreprises sera conservée, « pour un montant attendu de 8 milliards d’euros ». S’y ajouteront 400 millions de plus sur la « taxation des rachats d’actions », un rabot du même montant sur le Crédit impôt recherche, ainsi qu’une hausse minime (0,1 point) de la taxe sur les transactions financières.Les Insoumis en colèreEn dépit de ces concessions obtenues, Olivier Faure, qui doit faire face en interne à un congrès du PS prévu courant 2025, a cependant prévenu : le PS restera « dans l’opposition », se réservant à tout moment la possibilité de censurer le gouvernement. Olivier Faure a réaffirmé son souhait que le Parlement « ait le dernier mot » sur les retraites, et juré que si le débat était « verrouillé », le PS « déposer (ait) une motion ».Pas suffisant pour les Insoumis, qui ont attaqué les socialistes jeudi, comme les jours précédents. Le leader de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon a accusé sur X le PS d’avoir « capitulé » et « fracturé le Nouveau Front populaire ». Mardi, le triple candidat à la présidentielle avait jugé que les socialistes avaient « un choix » à faire : « Voter la censure ou soutenir le gouvernement ». « Tous ceux qui ne votent pas la censure sortent de l’accord du NFP donc on met des options sur leur circonscription », à savoir présenter des candidats insoumis face à eux, avait prévenu le leader de la gauche radicale.Le PS fracture le NFP. Mais il capitule seul. Les trois autres groupes votent la censure. Nous continuons le combat.— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) January 16, 2025Au sein du groupe LFI, le député Aurélien Taché affirme déjà que « c’est plus la peine que les socialistes remettent un pied en manif », au risque de se faire invectiver. Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a indiqué sur BFMTV que son parti réunirait ses instances prochainement pour « tirer les conséquences » de la décision des socialistes.
Source link : https://www.lexpress.fr/politique/retraites-sante-budget-ces-concessions-que-le-ps-a-obtenues-de-francois-bayrou-LQ677EAV3ZHPXEQ6BHXFF6J4N4/
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Publish date : 2025-01-17 08:50:00
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Catégorie : L’Express
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Retraites, santé, budget… Ces concessions que le PS a obtenues de François Bayrou
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Pour LFI, le PS n’est « à ce stade » plus un partenaire du NFP

François Bayrou a survécu jeudi 16 janvier à sa première motion de censure. Si l’issue du vote ne faisait guère de doute, le Rassemblement national ayant fait savoir qu’il ne soutiendrait pas le texte déposé par des députés insoumis, écologistes et communistes, la décision du Parti socialiste était plus incertaine : finalement, seulement huit députés PS ont voté pour renverser le gouvernement, la grande majorité du parti choisissant de se désolidariser du reste de la gauche. Depuis 2022, le PS avait quasiment toujours joint ses voix au reste de l’alliance de gauche sur de telles motions. Le NFP apparaît de fait plus fragilisé que jamais ce vendredi, alors que s’ouvre le « conclave » sur les retraites annoncé par le Premier ministre.Les infos à retenir⇒ Le PS n’est « à ce stade » plus un partenaire du NFP, selon Eric Coquerel⇒ EELV et les communistes veulent poursuivre les discussions avec le gouvernement⇒ François Bayrou lance la concertation sur les retraitesLe PS n’est « à ce stade » plus un partenaire du NFP, selon Eric Coquerel »Le fait que le PS ne vote pas cette motion de censure est problématique », a estimé ce vendredi sur LCI le président de la commission des Finances à l’Assemblée nationale. « Je ne trouve pas qu’il y ait suffisamment de concessions qui justifiaient de ne pas censurer », a ajouté le député LFI, pour qui « à ce stade », le PS n’est plus considéré comme un partenaire du NFP.🔴 Censure rejetée🗣️ « À ce stade, le Parti socialiste n’est plus notre partenaire. »
👉 Eric Coquerel (@ericcoquerel), député LFI-NFP de Seine-Saint-Denis, invité de Jean-Baptiste Boursier pic.twitter.com/Ly7toFb40G— LCI (@LCI) January 17, 2025Hier soir, le porte-parole du groupe écologiste et social, Benjamin Lucas, avait de son côté tempéré auprès de la presse la portée d’un « désaccord stratégique » qui « n’efface pas une alliance ».François Bayrou lance la concertation sur les retraitesFrançois Bayrou lance ce vendredi la concertation promise sur la réforme des retraites, dont les modalités sont déjà disputées, et qui ne démarrera qu’à l’issue d’une mission de chiffrage délicat sur leur financement. Les organisations syndicales et patronales ont été conviées à 11h00 au ministère du Travail, en présence du Premier ministre. La réunion a pourtant failli ne pas se tenir le jour prévu. Plusieurs syndicats, deux ministres et Matignon avaient évoqué mercredi matin des problèmes de calendrier et son annulation, avant que les services de François Bayrou ne maintiennent finalement le rendez-vous. »On a enfin la parole », a salué ce matin sur TF1 la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon, rappelant que l’âge fixé de départ à la retraite, « 64 ans, c’est non ».Les Écologistes et les communistes entendent poursuivre les discussions avec le gouvernementBien qu’ils aient voté jeudi la censure à l’Assemblée nationale, le Parti communiste et les Écologistes ont fait savoir dans la soirée qu’ils entendaient poursuivre les discussions avec le gouvernement de François Bayrou dans les prochaines semaines. « On va reprendre les discussions avec le gouvernement, sur l’environnement notamment. Quand on n’est pas là, personne ne le défend à notre place », a déclaré à quelques journalistes la cheffe des Écologistes Marine Tondelier.Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a affirmé de son côté dans un communiqué, sa volonté de poursuivre le dialogue « avec le gouvernement dans le cadre du budget de la nation comme celui de la Sécurité sociale » afin d’ »arracher des victoires sociales, écologiques et démocratiques ».
Source link : https://www.lexpress.fr/politique/pour-lfi-le-ps-nest-a-ce-stade-plus-un-partenaire-du-nfp-F37AKVNI7FDBDH6LSKZBZYKKTY/
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Publish date : 2025-01-17 08:21:00
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Comment Emmanuel Macron compte garder la main… au détriment de François Bayrou

Avant d’être nommé à Matignon, François Bayrou racontait volontiers que c’était lui qui, le 11 juin 2024, lors d’un déjeuner avec Emmanuel Macron auquel participaient aussi Gabriel Attal, Edouard Philippe et Stéphane Séjourné, avait mis les pieds dans le plat : le président, dans la campagne des législatives qui s’ouvrait à la suite de la dissolution, devait apprendre le silence.Vingt fois sur le métier… Il faudra que le nouveau Premier ministre se montre persévérant avec ce chef de l’Etat décidément incapable de rester dans son périmètre. François Bayrou n’aura pas manqué de noter la petite phrase, lors de l’allocution présidentielle du 31 décembre : « Cela suppose une France qui continue d’être attractive, qui travaille et innove plus, qui continue de créer des emplois et qui assure sa croissance en tenant ses finances. J’y veillerai. » Le chef de l’Etat y veillera ? A quel titre ?C’est un retour à la case départ. Le 23 juillet 2024, pour sa première intervention après les législatives, Emmanuel Macron montre à quel point il pense garder la main. Sur France 2, il remarque que « l’urgence du pays n’est pas de détruire ce qu’on vient de faire, mais de bâtir et d’avancer », il dit sa volonté que ne soit pas remise en question la politique de lutte contre le chômage et d’attractivité de la France, il ajoute même qu’il faut « consolider » la compétitivité. Or s’il est un domaine qui ne souffre aucune contestation quant à l’interprétation du rôle du président et de celui du gouvernement, c’est bien la politique économique. Elle rentre pleinement dans le champ de l’article 20, celui-là même dont Emmanuel Macron convenait en privé qu’il prenait désormais beaucoup plus de force – mais, à l’évidence, sans s’y résoudre : « Le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. »Le choix quasi existentiel d’Emmanuel MacronL’expérience Barnier – qui, avançait le chef de l’Etat, était censée se prolonger jusqu’en 2027 – montre à quel point l’Elysée n’a pas accepté certaines des mesures préconisées par le Savoyard. La manière dont la question fiscale a surgi cet automne a vite inquiété Emmanuel Macron. « Je ne crois pas à la consolidation par l’impôt, car le signal est mauvais, du coup les rentrées ne correspondront pas aux attentes, vous courez derrière l’horizon », constatait alors un fidèle du chef de l’Etat. La présence à Bercy d’Eric Lombard est-elle de nature à rassurer Emmanuel Macon et Alexis Kohler ? Le nom de l’ancien président de la Caisse des dépôts et consignations faisait partie de ceux avec lesquels le président a beaucoup joué depuis l’été – il le citait encore le 5 décembre devant le président du Sénat Gérard Larcher, au lendemain de la censure du gouvernement de Michel Barnier. Dans La Tribune Dimanche du 29 décembre, le ministre de l’Economie raconte avoir « rencontré François Bayrou lors de la campagne présidentielle de 2007, quand nous avons créé le groupe des Gracques avec quelques amis » et précise que « ce compagnonnage politique avec le Premier ministre a compté dans [s]a décision d’accepter cette mission ». N’en déplaise au chef de l’Etat, l’axe Bayrou-Lombard doit davantage compter que l’axe Macron-Kohler-Lombard.Incorrigible président. Evoquer la possibilité de recourir au référendum est un autre moyen de rester en première ligne. Lors des rencontres de Saint-Denis de 2023, Emmanuel Macron n’avait pas tourné autour du pot, lançant aux chefs de partis : « Je vous rappelle que le référendum est à ma main. » Ce n’est plus tout à fait le cas depuis la dissolution. Qu’il s’agisse du recours à l’article 11 ou à l’article 89 de la Constitution, l’accord du gouvernement ou du Parlement est un préalable qu’Emmanuel Macron, cette fois, ne pourra pas contourner – on se souvient comment il s’est assis sur l’article 12 lors de la dissolution, ne procédant à aucune des consultations qu’il avait le devoir d’effectuer.Longtemps, François Bayrou avait un rêve : faire adopter par référendum la réforme du mode de scrutin pour l’élection des députés en y introduisant la proportionnelle. En 2017 déjà, il avait tenté de convaincre Emmanuel Macron d’organiser un tel référendum en même temps que le premier tour des législatives. Un accord au sein du couple exécutif serait tout à fait possible sur le sujet, encore faudrait-il l’élargir à quelques autres responsables.Le choix d’occuper le devant de la scène, qui apparaît quasi existentiel chez Emmanuel Macron, a une conséquence néfaste pour la fameuse « stabilité » dont il s’était fait le garant l’été dernier : c’est le Premier ministre qu’il fragilise, car les oppositions lorsqu’elles renversent le gouvernement cherchent en réalité à atteindre le président. De l’utilité de rester à sa place…
Source link : https://www.lexpress.fr/politique/comment-emmanuel-macron-compte-garder-la-main-au-detriment-de-francois-bayrou-6SXXDMQVCVF3TNIVT4AMMQWQO4/
Author : Eric Mandonnet
Publish date : 2025-01-03 06:00:00
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Corée du Sud : la tentative d’arrestation du président déchu vire au chaos

Une nouvelle journée rocambolesque en Corée du Sud. Les enquêteurs sud-coréens ont tenté en vain ce vendredi 3 janvier d’arrêter le président déchu Yoon Suk-yeol dans sa résidence de Séoul pour sa tentative ratée d’imposer la loi martiale le 3 décembre, empêchés de parvenir à leurs fins par les gardes du corps présidentiels.Pendant près de six heures, les procureurs et agents du Bureau d’enquête sur la corruption des hautes personnalités (CIO), qui centralise l’enquête pour « rébellion » ouverte contre Yoon Suk-yeol, sont restés à l’intérieur de la résidence présidentielle, dans les hauteurs du quartier chic de Hannam. Ils ont fini par en sortir vers 13h30 (5h30, heure de Paris), bredouilles. »En ce qui concerne l’exécution du mandat d’arrêt aujourd’hui, il a été déterminé qu’elle était matériellement impossible en raison de l’impasse persistante », a fait savoir le CIO dans un communiqué. « Les inquiétudes pour la sécurité du personnel sur place a conduit à la décision d’interrompre l’exécution », a-t-il ajouté.Bloqués par des militairesUn officier de l’Etat major interarmées à Séoul a déclaré à l’AFP que l’équipe du CIO était « entrée en confrontation » avec les soldats placés sous les ordres du service de sécurité présidentiel. Ce dernier a pour sa part indiqué à l’AFP qu’il avait mené des « négociations » avec le CIO.Le service de sécurité présidentiel, qui continue à protéger Yoon Suk-yeol en tant que chef de l’Etat en exercice, avait déjà empêché plusieurs perquisitions des enquêteurs au domicile du président déchu ces derniers jours. Arrivée à la hâte à la résidence présidentielle dans la matinée de vendredi, l’équipe d’avocats de Yoon Suk-yeol avait à nouveau dénoncé un mandat d’arrêt « illégal et invalide ».Le CIO a jusqu’au 6 janvier pour exécuter le mandat d’arrêt délivré par un tribunal de Séoul à sa demande ce mardi. Une arrestation de Yoon Suk-yeol, qui reste officiellement le chef de l’Etat et n’est que suspendu en attendant la confirmation par la Cour constitutionnelle de sa destitution d’ici la mi-juin, serait sans précédent dans l’histoire de la Corée du Sud.Evangélistes et youtubeursDes centaines de partisans inconditionnels de Yoon Suk-yeol, parmi lesquels des youtubeurs d’extrême droite connus et des prédicateurs chrétiens évangéliques, ont campé près de la résidence présidentielle toute la nuit de jeudi à vendredi, certains organisant des séances de prière nocturnes. « Yoon Suk-yeol ! Yoon Suk-yeol ! » ont-ils scandé en agitant des bâtons lumineux rouges, surveillés par les forces de l’ordre en grand nombre. « Nous sommes rassemblés ici aujourd’hui, prêts à risquer nos vies », a affirmé à l’AFP Lee Hye-sook, 57 ans, accusant l’opposition d’ »essayer de transformer notre pays en un Etat socialiste similaire à la Corée du Nord ».SEOUL (@CNN) — 12:45PM — YOON ARREST STANDOFF — Hour 6 — This is what demonstration in *support* of South Korea’s suspended President Yoon Suk Yeol looks like. Prosecutors & corruption investigators are *still* trying to detain Yoon for questioning, a 1st for a sitting president. pic.twitter.com/LJPi5CK4U1— Mike Valerio (@ValerioCNN) January 3, 2025Quelque 2 700 policiers, selon l’agence sud-coréenne Yonhap, ont été déployés dans le secteur, après des échauffourées entre partisans et détracteurs du président déchu jeudi soir.Yoon Suk-yeol avait sidéré la Corée du Sud dans la nuit du 3 au 4 décembre en imposant la loi martiale et en envoyant l’armée au Parlement pour tenter de le museler, un épisode qui avait rappelé au pays les heures sombres de la dictature militaire. Il avait été forcé de faire marche arrière quelques heures plus tard, les députés ayant réussi à entrer dans le Parlement et à voter une motion exigeant la levée de la loi martiale pendant que leurs assistants bloquaient les portes de l’hémicycle avec des meubles et que des milliers de manifestants pro-démocratie se rassemblaient à l’extérieur. »Une épave complète »Ce vendredi, les procureurs ont également inculpé de « rébellion » deux hauts responsables militaires, dont l’un avait été brièvement nommé commandant de la loi martiale, a rapporté Yonhap. Tous deux sont en détention. Yoon Suk-yeol, ancien procureur vedette de 64 ans, n’a de son côté manifesté aucune contrition depuis sa destitution par le Parlement le 14 décembre, jurant même dans une lettre à ses partisans de « se battre jusqu’à la fin ». »Cela fait un mois que le pays est devenu une épave complète en raison de la déclaration illégale de la loi martiale du 3 décembre, mais le message de Yoon Suk-yeol à ses partisans montre qu’il n’a pas le moindre sens du remords ou de la responsabilité », estime ce vendredi dans un éditorial le grand quotidien de droite Dong-A Ilbo. « Le comportement du président Yoon, qui s’appuie sur ses partisans les plus extrémistes, est plus qu’embarrassant. Il atteint des niveaux déplorables », ajoute le journal.La Corée du Nord, jusqu’à présent avare de commentaires sur la crise politique chez son ennemi du Sud, a décrit vendredi une situation de « chaos » à Séoul. « Un mandat d’arrêt a été délivré à l’encontre du président, paralysant les affaires de l’Etat et aggravant le chaos social et politique », a écrit l’agence officielle KCNA. Une chose est sûre : les rebondissements sont loin d’être terminés.
Source link : https://www.lexpress.fr/monde/coree-du-sud-la-tentative-darrestation-du-president-dechu-vire-au-chaos-FZGMSQIP2JCXTKAQNFGTHSWNPI/
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Publish date : 2025-01-03 06:15:00
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Etats-Unis : ce que l’on sait de l’explosion d’un véhicule Cybertruck à Las Vegas

Quelques heures seulement après l’attentat à la voiture-bélier ce mercredi 1er janvier à La Nouvelle-Orléans, ayant fait 14 morts et une trentaine de blessés, un autre événement a secoué l’Amérique : l’explosion spectaculaire d’un véhicule Cybertruck Tesla à Las Vegas, devant l’hôtel Trump. Tout de suite, les suspicions se sont tournées vers une double attaque terroriste coordonnée. Une piste qui semble se tarir ce vendredi 3 janvier, les enquêteurs affirmant que les motivations du suspect retrouvé mort à Las Vegas sont jusqu’ici « inconnues », et que ce dernier se serait suicidé avant l’explosion. L’Express fait le point sur ce que l’on sait de cet événement.Que s’est-il passé ?Ce mercredi 1er janvier, quelques heures seulement après l’attaque à La Nouvelle-Orléans, un véhicule Cybertruck de la marque Tesla explose devant l’hôtel Trump à Las Vegas, provoquant un immense nuage de fumée. Une personne est retrouvée décédée à l’intérieur du véhicule, tandis que sept autres personnes ont été blessées légèrement.Des bidons d’essence et de « gros mortiers de feux d’artifice » ont été retrouvés à l’arrière du véhicule, ayant vraisemblablement causé l’explosion. Le shérif de Las Vegas, Kevin McMahill, a estimé que la structure du Cybertruck avait « permis de limiter les dégâts ».Ce jeudi, une nouvelle information a été révélée par les autorités américaines : le principal suspect, l’homme retrouvé mort dans le véhicule, s’est suicidé d’une balle dans la tête « avant l’explosion du véhicule ».Qui est le suspect ? »Matthew Livelsberger, 37 ans, originaire de Colora Springs, dans le Colorado, a été identifié comme le conducteur du véhicule dans l’enquête sur l’explosion », a affirmé la police de Las Vegas sur son compte X. Citant le bureau du « Coroner » (médecin légiste), elle précise qu’il s’est suicidé. « Son corps brûlé est méconnaissable », a complété le shérif de la ville affirmant à ce moment-là ne pas pouvoir confirmer « à 100 % » que ce militaire était l’individu retrouvé à l’intérieur du Cybertruck, dans l’attente d’analyses ADN. Les autorités ont par ailleurs retrouvé des papiers d’identité au nom de ce militaire sur place.#BREAKING Matthew Livelsberger, 37, of Colorado Springs, CO, has been identified as the driver of the vehicle in the explosion investigation.Per the @ClarkCountyNV Coroner:
Cause of death: intraoral gunshot wound.
Manner of death: suicide.The Investigation remains ongoing. pic.twitter.com/MbrirUCCrh— LVMPD (@LVMPD) January 2, 2025Matthew Alan Livelsberger était un membre des forces spéciales de l’armée américaine, en mission en Allemagne mais qui était en « permission approuvée au moment de sa mort », a déclaré un porte-parole du Pentagone dans un communiqué. Selon ce porte-parole, l’homme, militaire décoré, s’était engagé en 2006 et avait servi dans l’armée jusqu’en 2011, avant de rejoindre la Garde nationale puis l’armée de réserve, et enfin d’intégrer les forces spéciales en 2012.Dans le Cybertruck Tesla loué, les autorités ont retrouvé « deux armes de poing semi-automatiques », achetées « légalement » le 30 décembre 2024 par Matthew Alan Livelsberger, a complété Kenny Cooper, de l’agence fédérale ATF, en charge notamment des questions d’armes à feu. Une des armes a été retrouvée au pied du corps de l’individu présent dans le véhicule, selon les autorités.Quelles étaient ses motivations ?C’est justement là que l’enquête manque jusqu’ici d’éléments. « Les motivations du suspect demeurent inconnues à ce stade. […] Nous ne disposons pas d’informations qui nous permettent d’affirmer avec certitude ou de suggérer que c’était motivé par une idéologie particulière », a déclaré lors d’une conférence de presse Spencer Evans, agent spécial du FBI.Une piste reste intrigante : faire exploser un véhicule de la marque de voitures d’Elon Musk devant un hôtel appartenant à Donald Trump, alors que les deux hommes apparaissent inséparables ces derniers mois et que le premier rejoindra même le gouvernement du second dans les prochaines semaines, soulève forcément des doutes. « C’est une explosion qui présente incontestablement des facteurs préoccupants. Il ne nous a pas échappé que l’attentat a eu lieu devant le bâtiment Trump et qu’il s’agissait d’un véhicule Tesla », a déclaré Spencer Evans, sans pour autant établir un lien de causalité.Alors que l’explosion est survenue quelques heures après l’attaque à la voiture-bélier à la Nouvelle-Orléans, beaucoup avaient également redouté un lien entre les deux événements et une attaque coordonnée sur le sol américain. Or, le FBI a affirmé ce jeudi qu’il n’existait pas de « lien irréfutable » entre ce qu’il s’est passé à La Nouvelle-Orléans et à Las Vegas. Il n’y a pas d’information indiquant à l’heure actuelle une connexion entre le suspect de l’explosion de Las Vegas, Matthew Alan Livelsberger, et une « organisation terroriste dans le monde », a précisé l’agent Spencer Evans.Interrogé pour savoir s’il pouvait désigner cet acte comme étant une « mission suicide », le shérif de Las Vegas, Kevin McMahill l’a quant à lui assumé : « Je n’ai pas de problèmes à le qualifier de suicide considérant l’explosion qui s’est produite immédiatement après ».
Source link : https://www.lexpress.fr/monde/etats-unis-ce-que-lon-sait-de-lexplosion-dun-vehicule-cybertruck-a-las-vegas-R7IH7PZCHZCEBFFKO4ES2A2RO4/
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Publish date : 2025-01-03 07:29:00
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Le ras-le-bol fiscal, cette menace qui plane sur l’économie française

Des enquêtes de conjoncture qui dévissent, une productivité en berne, un taux de chômage qui remonte… Entre le début de 2024, où le gouvernement misait sur un « effet JO » et la période actuelle marquée par un sentiment de perte de contrôle, le contraste est saisissant. Deux éléments ont fait basculer la France vers le pot-au-noir : la dissolution de l’Assemblée nationale annoncée par Emmanuel Macron en juin et le dérapage des finances publiques, sans précédent hors temps de crise. Comment rebondir ? Le moindre vent contraire semble aujourd’hui capable de plonger le pays dans un début de récession. Le coup fatal viendra-t-il des marchés obligataires ? A moins que la guerre commerciale ou la mauvaise météo ne viennent à bout de plusieurs pans de notre économie, déjà exsangue avant même tout effort budgétaire. L’Express passe en revue les principaux risques auxquels le nouveau tandem de ministres Eric Lombard (Economie) et Amélie de Montchalin (Budget) est confronté.C’est une défaite symbolique dont Emmanuel Macron ne s’est jamais remis. En mai 2023, un sondage Elabe pour Les Echos et l’Institut Montaigne révèle que 42 % des Français ont le sentiment que la fiscalité a augmenté depuis l’élection du président de la République en 2017. Seuls 28 % d’entre eux pensent l’inverse. Or, le bilan de l’intéressé « est l’un des plus ambitieux en la matière puisque près de 50 milliards d’euros de baisses d’impôts – dont 26 milliards à destination des ménages – ont été réalisés en un quinquennat », rappelle alors Lisa Thomas-Darbois, la directrice des études de l’Institut Montaigne.Quelques mois plus tard, le baromètre du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), un organisme rattaché à la Cour des comptes, enfonce le clou : 75 % des Français estiment que le niveau d’imposition est trop élevé, 63 % qu’ils paient trop d’impôts à titre personnel et 67 % que l’argent public est mal utilisé. « Ce niveau de rejet du système sociofiscal doit faire réfléchir les décideurs politiques », s’inquiétait récemment auprès de L’Express Pierre Boyer, professeur à Polytechnique et auteur de Peut-on être heureux de payer des impôts ? (PUF). En 2018, la hausse d’une taxe sur les carburants avait entraîné les premiers blocages de ronds-points par les gilets jaunes. Sept ans après, dans un contexte exacerbé de ras-le-bol fiscal, la moindre étincelle échappée d’un budget bricolé à la hâte pourrait raviver les braises.Consentement à l’impôt… ou à l’effort ?Les optimistes se rassurent en brandissant le civisme des Français : 79 % des personnes interrogées par le CPO voient dans le paiement des impôts et des cotisations sociales un acte citoyen. « Le consentement à l’impôt n’est pas abîmé, analyse Adrien Broche, responsable des études politiques à l’institut Viavoice. C’est le consentement à l’effort qui s’érode de plus en plus. Une majorité de Français considèrent que leurs gouvernants sont les premiers responsables de la dégradation des comptes de l’Etat et qu’à ce titre, ils n’ont pas à payer les pots cassés par un alourdissement de la fiscalité. » Une crise de confiance qui s’accentue à chaque nouveau déficit, dans un redoutable effet boule de neige.
Source link : https://www.lexpress.fr/economie/politique-economique/le-ras-le-bol-fiscal-cette-menace-qui-plane-sur-leconomie-francaise-IQOEMY7NWNHJHMXR7TRGP5FMRM/
Author : Arnaud Bouillin
Publish date : 2025-01-03 07:00:00
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Gouvernement Bayrou : les ministres réunis à l’Elysée pour un premier Conseil

Le premier d’une longue série… ou pas. Le président réunit ce vendredi 3 janvier à l’Elysée le nouveau gouvernement de François Bayrou, nommé après la censure de son prédécesseur resté seulement trois mois. Il s’agit du premier Conseil des ministres du centriste, et du premier de l’année 2025 pour Emmanuel Macron. Comme chaque nouvelle année, les membres du gouvernement se rendront d’abord place Beauvau, au ministère de l’Intérieur, pour le traditionnel petit-déjeuner de rentrée. Puis ils iront présenter, à pied, leurs vœux à l’Elysée, à 10h00. »Réconciliation, action, stabilité » sont les trois vœux formulés par le nouveau Premier ministre François Bayrou, qui souhaiterait davantage durer à son poste que Michel Barnier, même s’il est comme lui privé de majorité à l’Assemblée nationale et si les équilibres politiques de son gouvernement de centre droit ressemblent beaucoup à ceux de l’équipe précédente.François Bayrou amènera néanmoins autour de la table ses poids lourds, comme les ex-Premiers ministres Elisabeth Borne (Education) et Manuel Valls (Outre-mer), et des ministres qui ont, dixit une source gouvernementale, « une histoire » avec la gauche, tels Eric Lombard (Economie) ou François Rebsamen (Aménagement du territoire).Pour préparer ce premier rendez-vous de l’année autant que le projet de budget, tombé avec la censure, François Bayrou a reçu jeudi plusieurs ministres et déjeuné longuement – plus de deux heures – avec le président Emmanuel Macron à l’Elysée.Retrouvailles officiellesCe premier Conseil ressemblera à des retrouvailles officielles entre les deux têtes de l’exécutif, qui a connu de vives tensions quand Emmanuel Macron a hésité à nommer le patron du MoDem, ce dernier menaçant alors de rompre avec le chef de l’Etat.Resté en retrait sous le court bail de Michel Barnier, un opposant de droite, le président a semblé mettre davantage son grain de sel dans le travail du gouvernement, lors de ses vœux aux Français. Le nouveau gouvernement « doit pouvoir tenir un chemin de compromis pour agir », il faut que la France « continue d’être attractive », « travaille et innove plus », « continue de créer des emplois » et « assure sa croissance en tenant ses finances », a-t-il exhorté.Matignon se défend de toute inimitié avec l’Elysée. François Bayrou, « ce n’est pas l’homme de petites piques » contre le président, soutient son entourage. « Michel Barnier était, lui, dans le bras de fer », ajoute une source gouvernementale. Le maire de Pau y voit une relation de « coresponsabilité ». Le président s’est abstenu pour l’heure de la qualifier.Outre le manque de soutiens à l’Assemblée, le nouveau Premier ministre entame son bail avec une cote de popularité historiquement basse, selon le baromètre Ifop-Journal du Dimanche publié le 22 décembre. Son arrivée à Matignon a été marquée par une vive polémique quand il s’est rendu à Pau pour participer au conseil municipal de sa ville au lieu de participer à une réunion de crise sur Mayotte, dévasté par un ouragan le lendemain de sa nomination. François Bayrou s’est depuis rendu dans l’archipel avec cinq ministres, et a annoncé une batterie de mesures pour remettre « debout » ce département, le plus pauvre de France. »Moment politique »Mais le projet de loi « d’urgence » pour Mayotte ne figurera pas au menu de ce Conseil des ministres, comme promis initialement. Il sera présenté la semaine prochaine, même si ce report ne devrait pas avoir d’impact sur son examen par le Parlement, qui reprend ses activités le 13 janvier. Le menu risque donc d’être léger à la table de l’Elysée vendredi, où un conseil de défense et sécurité nationale se tiendra également dans la matinée.Une nouvelle porte-parole du gouvernement, l’ex-sénatrice Les Républicains Sophie Primas, fera le compte rendu de ces réunions. Un exercice rapatrié à l’Elysée, à la demande de François Bayrou, alors que son prédécesseur avait choisi de le délocaliser dans un bâtiment des services du Premier ministre. « C’est l’installation, le moment sera surtout politique » résume une source ministérielle, qui juge « rare » qu’un gouvernement se demande, dès sa première réunion, « s’il va durer ».Le rendez-vous permettra d’appréhender les grandes lignes de la déclaration de politique générale que François Bayrou prononcera devant le Parlement le 14 janvier. Pour préparer ce discours en même temps que le budget, les ministres de l’Economie et du Budget ont commencé à entendre les groupes politiques. Un des élus de la majorité, consulté, souhaite « de l’audace à défaut de la confiance ». Il mise sur un budget avec « moins d’économies » qu’envisagé et « un deal » avec les socialistes sur les retraites.
Source link : https://www.lexpress.fr/politique/gouvernement-bayrou-les-ministres-reunis-a-lelysee-pour-un-premier-conseil-MEWZPZUF7ZCAVK3YK7KKCWLY4M/
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Publish date : 2025-01-03 05:43:00
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Explosion d’un Tesla Cybertruck à Las Vegas : un lien avec l’attaque de La Nouvelle-Orléans ?

Un véhicule Tesla Cybertruck, le pick-up de la marque d’Elon Musk, a explosé mercredi 1er janvier devant l’hôtel Trump de Las Vegas, provoquant la mort d’une personne, les autorités cherchant à savoir s’il y avait un lien avec l’attaque de La Nouvelle-Orléans, selon Joe Biden. « Il y a une personne décédée à l’intérieur du Cybertruck », a déclaré Kevin McMahill, shérif de la police de Las Vegas, lors d’une conférence de presse, précisant que sept autres personnes souffraient de « blessures légères ».Lors d’une courte allocution mercredi soir, Joe Biden a confirmé que les autorités enquêtaient pour savoir s’il y avait « une quelconque connexion possible » entre cette explosion et l’attaque meurtrière à La Nouvelle-Orléans, le président américain ajoutant que rien ne l’indiquait « jusqu’à présent ». « Nous pensons que c’est un événement isolé », a déclaré, pour sa part, Jeremy Schwartz, agent du FBI.Sur des images diffusées sur les réseaux sociaux, un véhicule électrique Cybertruck gris, garé devant l’entrée de l’hôtel où le nom « Trump » s’affiche en grand, explose dans un énorme nuage de fumée.🚨#BREAKING: New Video shows Tesla Cybertruck explosion at the Trump Hotel in Las Vegas this morning. pic.twitter.com/knVh6TDdJr— World Source News 24/7 (@Worldsource24) January 1, 2025Avant la déclaration de Joe Biden, Elon Musk avait affirmé sur X pouvoir confirmer que l’explosion avait « été provoquée par des gros feux d’artifices et/ou une bombe transportée à l’arrière du Cybertruck loué et n’est pas liée au véhicule lui-même », sans étayer son propos. « Nous n’avons jamais vu quelque chose comme ça », avait initialement déclaré le patron de Tesla, allié de Donald Trump, par ailleurs chargé d’une mission extra-gouvernementale de dérégulation et de réduction de la dépense publique dans le futur gouvernement du président élu.The whole Tesla senior team is investigating this matter right now.Will post more information as soon as we learn anything.
We’ve never seen anything like this. https://t.co/MpmICGvLXf— Elon Musk (@elonmusk) January 1, 2025″Pas de drapeau de l’EI visible »Cette explosion intervient quelques heures après qu’un ancien militaire américain, identifié par le FBI comme Shamsud-Din Jabbar, est suspecté d’avoir foncé dans la foule au volant de son véhicule à La Nouvelle-Orléans. Cette attaque, traitée comme un « acte de terrorisme » selon la police fédérale, a fait au moins 15 morts et une trentaine de blessés. Les enquêteurs ont dit avoir retrouvé un drapeau du groupe Etat islamique dans le véhicule.Interrogé par la presse, le shérif de Las Vegas Kevin McMahill a affirmé qu’il n’y avait « aucune d’indication » permettant d’établir un lien entre l’explosion devant l’hôtel Trump et le groupe Etat islamique (EI). « Il n’y a pas de drapeau de l’EI visible comme ce fut le cas à La Nouvelle-Orléans », a précisé le policier.Les véhicules en cause dans les deux incidents avaient été loués par l’intermédiaire de l’application de covoiturage Turo. Kevin McMahill a déclaré qu’il s’agissait d’une « coïncidence […] que nous devons continuer à examiner ». Un porte-parole de l’application, utilisée par des millions de personnes aux Etats-Unis, a déclaré collaborer avec les forces de l’ordre. « Nous ne pensons pas que les deux clients aient eu un passé criminel qui les aurait identifiés comme une menace pour la sécurité », a déclaré le porte-parole du groupe à l’AFP. »Comme vous pouvez l’imaginer, avec une explosion ici, sur notre emblématique boulevard Las Vegas, nous prenons toutes les précautions nécessaires pour garder notre communauté en sécurité », avait déclaré un peu plus tôt Kevin McMahill.L’arrière du véhicule contenait des bidons d’essence et de « gros mortiers de feux d’artifice », a-t-il indiqué, estimant que la structure du Cybertruck avait « permis de limiter les dégâts ». « La plus grande partie de l’explosion a traversé le (véhicule) par le haut et est ressortie. Si vous regardez cette vidéo, vous verrez que les portes en verre de l’hôtel Trump n’ont même pas été brisées par l’explosion », dit-il.
Source link : https://www.lexpress.fr/monde/amerique/explosion-dun-tesla-cybertruck-a-las-vegas-un-lien-avec-lattaque-de-la-nouvelle-orleans-INDUGKBKYZHVJEMHIDNMRH2OYM/
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Publish date : 2025-01-02 05:57:00
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Beigbeder, Murakami, Echenoz… Les incontournables de la rentrée littéraire de janvier

A peine avons-nous fini d’offrir à Noël les prix d’automne décernés aux romans d’août, que nous voilà déjà face à une nouvelle rentrée littéraire, celle de janvier. L’Express a sélectionné sept romans, français et étrangers. On y retrouve Frédéric Beigbeder à son meilleur, le magicien Jean Echenoz et les académiciens Patrick Grainville et Andreï Makine. Mais aussi, venus du Japon, la superstar Haruki Murakami et un nouveau phénomène masqué, Uketsu. Sans oublier la grande romancière américaine Rachel Kushner, qui s’est inspirée de Julien Coupat comme de Jérôme Fouquet…Frédéric Beigbeder : le livre de son pèreAu mois de septembre, Frédéric Beigbeder sera sexagénaire. Les années ont filé. De son propre aveu, l’ancien jeune homme dérangé est désormais un hétérosexuel légèrement dépassé. Sa barbe blanche et ses papiers piquants dans Le Figaro Magazine font de lui le François Nourissier des temps modernes. Avec cela, il a perdu son père. Un événement à la fois douloureux et riche en réminiscences qui lui a permis d’écrire ce nouveau livre, Un homme seul, assurément l’un de ses meilleurs.Qui était Jean-Michel Beigbeder (1938-2023) ? L’auteur fait de son père un enfant triste, envoyé à 8 ans au sinistre pensionnat de Sorèze, au fin fond du Tarn. Il en sort brisé à vie. La suite n’est qu’une longue fuite. Il part pour l’Amérique, mène des activités secrètes dont même sa famille ne sait rien (espion pour la CIA ?), puis lance en France le métier de chasseur de têtes, qui lui permet de mener grand train avant de finir ruiné. Tout le temps entre deux avions et trois conquêtes, cet homme pressé et boulimique s’est peu occupé de ses enfants. Son fils cadet, Frédéric, avait pris l’habitude de prendre des notes dans des carnets les rares fois où il passait du temps avec lui – de là datent ses débuts dans l’écriture, où la figure paternelle n’est jamais loin. Ce personnage hors normes, déjà évoqué dans Un roman français et Un barrage contre l’Atlantique, est ici central. Mais Beigbeder élargit son sujet : ce portrait tour à tour tendre et critique, qui peut rappeler le Weyergans de Franz et François, est aussi une réflexion sensible et pertinente sur les traumatismes que cachaient les mâles blancs du XXe siècle. Quels sévices infligeait-on aux garçons à Sorèze et ailleurs ? Avant de vouloir déconstruire les hommes, ne faut-il pas comprendre comment ils ont été élevés (et broyés) jusque très récemment ? Du grain à moudre pour les jeunes néoféministes légèrement dépassées. Louis-Henri de La RochefoucauldUn homme seul, par Frédéric Beigbeder. Grasset, 213 p., 20 €. Parution le 8 janvier.Jean Echenoz : il s’en va encore une foisIl a trouvé son rythme, Jean Echenoz, pas plus d’un roman tous les quatre ans. Un laps de temps très long pour les fans de ce roi dans l’art de marier le beau style à l’humour, l’absurde à la science, l’incongru au trivial, aussi commence-t-on toujours nos papiers par « Difficile d’imaginer plus beau cadeau de début d’année ». Il en a été ainsi pour Vie de Gérard Fulmard (2020), Envoyée spéciale (2016), 14 (2012)…, le tout éventuellement entrecoupé de nouvelles (Caprice de la reine, 2014) ou d’un Cahier de l’Herne (2022, réédité aujourd’hui). Avec Bristol, le dix-septième roman du Goncourt 1999 pour Je m’en vais, la magie opère de nouveau tant l’auteur se joue de la langue, des métaphores, des situations, des sentiments, des êtres humains comme de la nature – ici chênes et platanes s’échangent des signaux belliqueux, une mouche de l’espèce Drosophila imputica s’attarde sur une monographie de Kurt Neumann et, puisque l’on fait un détour par l’Afrique australe, éléphants, lions, sauriens, hippopotames… sont de la partie.Parmi les Homo sapiens, on relève la présence de Robert Bristol, réalisateur pas vraiment en vogue, de Michèle Severinsen, actrice décatie et voisine du précédent, de Geneviève, amante de Bristol, de Marjorie des Marais, la femme aux 300 best-sellers… L’histoire ? Gouleyante à souhait avec, au centre de la fresque, Bristol, bien sûr, qui s’en va tourner un film en Afrique avec une jeune blonde actrice, imposée par la romancière, long métrage qui fera un bide mémorable. On va bientôt retrouver tous ces personnages et quelques autres (un policier français timide, un militaire africain cupide, un chauffeur girondin, un veuf aux abois) au hasard des péripéties baroques de ce récit cocasse au charme inclassable dont seul Echenoz a le secret. Marianne PayotBristol, par Jean Echenoz. Editions de Minuit, 208 p., 19 €.Patrick Grainville : le naufrage de GéricaultC’est le mythe romantique par excellence. Mousquetaire du roi nostalgique de Napoléon, fou de chevaux et de femmes, Théodore Géricault est mort à 32 ans seulement des suites d’une chute, laissant derrière lui un monument : Le Radeau de la Méduse. Normand fou de peinture, l’académicien Patrick Grainville ne pouvait que s’emparer du court destin de ce natif de Rouen, et notamment de la genèse de « l’un des plus grands, des plus étonnants tableaux de l’histoire de la peinture ». Géricault a 26 ans lorsqu’il se passionne pour le naufrage de La Méduse. Du fait de l’incompétence d’un capitaine royaliste, la frégate s’est échouée sur le banc d’Arguin en 1816. Un radeau de fortune accueille environ 147 personnes. Seules 15 survivront au bout de treize jours d’horreur, de cannibalisme et de lutte des classes. A ce moment-là, la propre vie de Géricault est elle aussi à la dérive, puisque sa liaison avec sa tante Alexandrine s’achève de façon scandaleuse, celle-ci tombant enceinte et accouchant d’un fils, Georges-Hippolyte.De sa plume baroque, Patrick Grainville raconte comme Géricault s’est affranchi des codes du néoclassicisme et a mené un intense travail préparatoire pour arriver à saisir ce « microcosme de l’horreur » à travers une oeuvre gigantesque, de sept mètres sur cinq. Il y a l’amitié avec Eugène Delacroix (qui figure sur Le Radeau), la représentation révolutionnaire d’un Haïtien au sommet de la pyramide humaine (« le descendant d’esclaves est la plus splendide figure de proue de la peinture »), le vol à Bicêtre d’une tête tranchée, le séjour au Havre pour peindre la mer et le ciel, l’accueil controversé au Salon de 1819… Dépressif après en avoir fini, Géricault, qui aime monter des chevaux impulsifs, se brise le dos en 1823, et succombe après une longue agonie. « L’espérance de tout un siècle meurt d’une carie des os », note le jeune Alexandre Dumas. Thomas MahlerLa Nef de Géricault, par Patrick Grainville. Julliard, 304 p., 22 €. Parution le 9 janvier.Andreï Makine : un Français en URSSParmi les invariants de l’œuvre d’Andreï Makine, nostalgie de l’adolescence, détestation de la guerre, horreurs du Goulag, émois devant la nature, c’est ce dernier qui clôt le 21e roman de l’Académicien français, Prisonnier du rêve écarlate. Son héros, l’homme aux deux identités, Lucien Baert, Marveï Bélov, a appris à observer l’essentiel, le vol d’oiseaux migrateurs, les branches enneigées d’un érable, la beauté d’un lac gelé. Mais c’est bien le cœur des hommes et les utopies mortifères que Makine, éternel pourfendeur des idéologies, embrasse dans cet emballant « roman-monde » au travers de quelques décennies d’histoires soviétique et française.Commençons par Lucien Baert. Employé dans un atelier mécanique de Douai et militant communiste convaincu, il part en délégation visiter en août 1939 les usines rutilantes de la « mère patrie ». Las ! Un jour, le convoi repart sans lui, le voilà accusé d’espionnage et condamné à huit ans de « privation de liberté » dans l’Oural du Nord. En 1941, alors que l’Armée rouge peine à endiguer l’avancée des Allemands, les « disciplinaires » sont envoyés sur le front dans des attaques-suicides. Lucien en réchappe et acquiert l’identité d’un de ses condisciples mort au combat, Marveï Bélov. Intégré dans l’armée, blessé, torturé par les Allemands, soupçonné de trahison, il est expédié au Goulag.C’est cet homme à la mémoire trouée, amnistié en 1957, que Daria, une veuve de guerre, recueille dans son isba de la région de Pinégra, à l’extrême nord. Dix ans plus tard, Marveï-Lucien rentre clandestinement en France, bientôt salué par la presse qui voit en lui un Français happé par « l’enfer du paradis communiste ». Evoluant dans le monde fluide de Julia, journaliste rebelle à vie, et de ses amis baby-boomers, il finit par s’éloigner de l’image qu’on lui a façonnée – allant même jusqu’à relever des incongruités dans L’Archipel du Goulag de Soljenitsyne – et se sent de plus en plus étranger. Il lui faut se ressourcer au « paradis ». M. P.Prisonnier du rêve écarlate, par Andreï Makine. Grasset, 418 p., 23 €.Haruki Murakami : le vieux maître et ses obsessionsPremier roman depuis sept ans du Japonais éternellement nobélisable, La Cité aux murs incertains n’est pas complètement inédit. En 1980, Haruki Murakami, alors patron d’un club de jazz à Tokyo, publia une nouvelle avec le même titre dans une revue littéraire. Pas satisfait, le trentenaire avait réutilisé la trame dans son roman SF La Fin des temps, paru en 1985. Mais, passé les 70 ans, Murakami s’est décidé à réécrire complètement cette histoire au moment de la pandémie du Covid-19, lui greffant deux parties supplémentaires, ce qui donne un pavé de plus de 500 pages. Au début, un narrateur d’âge mûr se souvient de son premier amour alors qu’il était adolescent. La jeune fille lui a révélé l’existence d’une mystérieuse cité médiévale avec des hauts murs qui protègent des habitants sans ombre, des horloges dépourvues d’aiguilles, des licornes et une bibliothèque dans laquelle on peut consulter des vieux rêves. A la fin de l’été, elle s’est évanouie sans laisser de traces… Comment survivre à la disparition d’une personne qu’on aime ?Avec son narrateur plus intéressé par les livres et la musique que la vie sociale, ses univers parallèles, ses références aux Beatles ou ses chats, difficile d’imaginer un roman plus « murakamiesque ». Des critiques anglophones ont diagnostiqué une perte d’inspiration d’un septuagénaire tournant en rond. On peut au contraire y voir la marque d’un vieux maître qui, tel Jean-Sébastien Bach, ne cesse de remettre ses obsessions sur le métier et de peaufiner son art de la fugue, jusqu’à atteindre l’abstraction. Plus que jamais, Murakami est l’alter ego littéraire du réalisateur Hayao Miyazaki. Depuis quarante ans, ces deux enchanteurs japonais ont, en partageant leurs songes au monde entier, fini par nous questionner sur ce qui relevait de la réalité ou du rêve. T. M.La Cité aux murs incertains, par Haruki Murakami, traduit du japonais par Hélène Morita avec la collaboration de Tomoko Oono. Belfond, 553 p., 25 €.Rachel Kushner : French PsychoCe n’est pas tous les jours qu’une grande romancière américaine situe l’intrigue de son nouveau livre en France, et même pas dans un Paris glamour, entre l’Arc de Triomphe et le Flore, mais au fin fond du Sud-Ouest, dans la vallée de la Vézère. Sadie Smith, une ex-espionne du FBI devenue mercenaire, est embauchée par de mystérieux employeurs pour intégrer les militants du Moulin, des écoterroristes qui aimeraient contraindre les pouvoirs publics à renoncer à ses projets de méga bassines. Derrière ces activistes se cache un certain Bruno Lacombe, sorte de théoricien survivaliste non violent qui vit dans une grotte et ne jure que par l’homme de Néandertal, selon lui plus civilisé que le bobo postmoderne (comment lui donner tort ?). La mission de l’agent Smith s’avère délicate : elle doit pousser les gens du Moulin à tuer le secrétaire d’Etat Paul Platon, afin que l’Etat ait une raison valable de répondre par la force…Pourtant avare de compliments sur ses contemporains, Bret Easton Ellis s’est dit « happé et hypnotisé » par Le Lac de la création. Il est vrai que Rachel Kushner ménage bien le suspense et met en scène des personnages ambigus, échappant ainsi à la nunucherie moralisatrice de Frapper l’épopée d’Alice Zeniter, paru à la dernière rentrée, qui tentait de s’emparer d’un sujet ressemblant. Le Lac de la création, c’est la rencontre inattendue entre John Steinbeck, Yuval Noah Harari, le Comité invisible et Jérôme Fourquet. Pour nous lecteurs français, il est savoureux de voir un roman américain évoquer le groupe de Tarnac ou digresser sur l’héritage intellectuel de Guy Debord (que la narratrice juge « lunatique et détestable »). Rachel Kushner avait-elle lu Sérotonine de Houellebecq ? On y pense parfois, et Houellebecq apparaît d’ailleurs lui-même, sous son vrai nom (Michel Thomas). Une autre extension du domaine de la lutte… L.-H. L. R.Le Lac de la création, par Rachel Kushner. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Emmanuelle et Philippe Aronson. Stock, 468 p., 23,90 €. Parution le 8 janvier.Uketsu : roman noir et masque blancAu premier abord, le livre ressemble à un jeu d’enfants dont s’empareront volontiers ceux qui ont laissé leur cerveau au repos pendant les fêtes. Des dessins naïfs, niveau classe de primaire, en plan large, puis plus serrés, accompagnent le texte. Le lecteur comprend mal dans quelle direction on l’entraîne. Peu importe, il se prend au jeu. Accompagné de manière didactique par l’auteur, il tente de résoudre les énigmes qu’on lui propose dans ce qui paraît n’être qu’un simple cahier d’exercices de logique policière. Il s’amuse, s’initie aux questions de perspectives, de points de vue, de proportions qui bouleversent le regard et la compréhension que l’on peut avoir d’un même dessin.Derrière la forme, amusante et distrayante, qui amène à faire défiler les pages plus vite qu’il ne le faudrait, on en oublierait presque que ce Strange Pictures se range dans la catégorie roman noir. L’angoisse s’infiltre insidieusement grâce au talent de Uketsu, véritable star au Japon, dont l’identité est gardée secrète et qui apparaît toujours vêtu de noir avec un masque blanc. Pour ce troisième roman, il mêle ses différents talents artistiques pour mieux balader le lecteur. En détournant le regard vers le dessin, il en fait oublier la noirceur que peut cacher sa construction en trois histoires successives. On les lit d’abord comme des nouvelles sans lien entre elles avant d’en comprendre l’emboîtement et la logique. L’enfance meurtrie, la psychopathie, les erreurs d’analyse psychologique… Sous les apparences d’une aimable distraction, c’est un drame épouvantable qui s’est noué dont on ne comprend les ressorts qu’à la toute fin du livre, une histoire d’une grande violence que les amateurs de thriller apprécieront. Strange Pictures est une petite pépite qui tranche avec la production habituelle au rayon noir. On peut la dévorer sans être un adolescent amateur de manga, il suffit d’être curieux de découvrir de nouveaux genres. Agnès LaurentStrange Pictures, par Uketsu, traduit du japonais par Silvain Chupin. Seuil, 288 p., 19,90 €. Parution le 10 janvier.
Source link : https://www.lexpress.fr/culture/livre/beigbeder-murakami-echenoz-les-incontournables-de-la-rentree-litteraire-de-janvier-34QCBYPG5NAOPJIWNZNWZCPXPQ/
Author : Louis-Henri de La Rochefoucauld, Agnès Laurent, Thomas Mahler, Marianne Payot
Publish date : 2025-01-02 08:00:00
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Liz Cheney décorée d’une médaille : le dernier pied de nez de Joe Biden à Donald Trump

Joe Biden sort ses derniers atouts avant le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Le président américain va décorer, ce jeudi 2 janvier, l’ex-élue républicaine Liz Cheney, féroce critique du milliardaire, lequel a déjà averti qu’elle pourrait avoir de « gros problèmes » avec la justice une fois qu’il aura pris ses fonctions.La fille de l’ancien vice-président Dick Cheney se verra remettre, avec 19 autres personnalités, la « Médaille présidentielle de la citoyenneté », décernée en récompense d’ »actions exemplaires au service du pays », a fait savoir la Maison-Blanche. Le président démocrate sortant estime que les récipiendaires « ont en commun la droiture et la volonté de servir les autres ».En ce qui concerne Liz Cheney, la Maison-Blanche souligne qu’elle « a donné de la voix et dépassé les clivages partisans afin de défendre les idéaux de notre nation : la liberté. La dignité. Et la droiture. Son intégrité et son courage nous rappellent ce qu’il est possible de faire en travaillant ensemble. »La porte-voix des anti-Trump chez les républicainsLiz Cheney est devenue depuis plusieurs années la porte-voix des anti-Trump au sein du camp républicain, mais avait perdu en 2022 son siège au Congrès au profit d’une trumpiste. L’ancienne élue du Wyoming (nord-ouest), et membre de la commission parlementaire ayant enquêté sur l’assaut du Capitole du 6 janvier 2021, a fait campagne aux côtés de Kamala Harris, la candidate démocrate défaire par Donald Trump en novembre.Lorsque les républicains ont repris la majorité à la chambre basse du Congrès en 2022, une poignée d’élus trumpistes avaient mis en place une sous-commission chargée d’enquêter sur « les échecs et la politisation de la commission sur le 6-Janvier ». Une façon de renvoyer l’ascenseur aux démocrates au regard de cette commission – dont Liz Cheney était vice-présidente – qui accablait Donald Trump pour son rôle dans l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021.Un rapport publié mardi 17 décembre par cette sous-commission accuse l’ex-élue républicaine de subornation de témoin, pour avoir, selon eux, été de connivence avec une ancienne responsable de l’administration Trump ayant témoigné contre le républicain devant la commission du 6-janvier. Liz Cheney a défendu dans la foulée son travail, qualifiant le rapport des élus trumpistes d’ »attaque sournoise et lâche contre la vérité ». « Le 6-Janvier a montré le vrai visage de Donald Trump, celui d’un homme cruel et vindicatif », a-t-elle écrit dans un communiqué sur le réseau social Bluesky.Donald Trump, qui prêtera serment le 20 janvier, a menacé de poursuites ceux qu’il perçoit comme ses ennemis, qu’il s’agisse de politiques ou de journalistes. « Liz Cheney pourrait avoir de gros problèmes sur la base des preuves obtenues par la sous-commission qui stipule que ‘de nombreuses lois fédérales ont été enfreintes par Liz Cheney’ et que ‘ces infractions devraient faire l’objet d’une enquête du FBI’ », a écrit récemment le futur président américain sur sa plateforme Truth Social. Plusieurs médias américains ont rapporté récemment que Joe Biden envisageait d’utiliser ses prérogatives présidentielles de grâce envers plusieurs élus et hauts responsables américains menacés de poursuites. Des grâces préventives avant la fin du mandat du président démocrate dont pourrait notamment bénéficier Liz Cheney, selon Politico. Sur le départ, Joe Biden, humilié par la victoire de son grand rival, impopulaire et affaibli par l’âge, multiplie les mesures destinées soit à consolider son bilan, soit à établir le plus fort contraste possible avec Donald Trump.
Source link : https://www.lexpress.fr/monde/amerique/liz-cheney-decoree-dune-medaille-le-dernier-pied-de-nez-de-joe-biden-a-donald-trump-PL5OCZM6ZNCA7FHKWH3EICU2KI/
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Publish date : 2025-01-02 14:18:00
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Elon Musk, les dernières ingérences de l’agitateur trumpiste au coeur des démocraties européennes

Homme le plus riche du monde, entrepreneur à succès, conseiller du président américain élu Donald Trump… et désormais commentateur de la vie politique en Europe ? Le milliardaire Elon Musk tente dorénavant de jouir sur le Vieux Continent de son influence politique grandissante, à travers de multiples prises de position sur les affaires intérieures de plusieurs pays. En utilisant son compte sur le réseau social X, qu’il a lui-même racheté en 2022, il dispose aujourd’hui d’une caisse de résonance importante pour propager ses idées.Soutien à un activiste d’extrême droite au Royaume-UniEn ce début d’année 2025, le fondateur de Tesla et Space X a déjà publié une série de messages sur la plateforme à propos de plusieurs faits d’actualité au Royaume-Uni. Jeudi 2 janvier, Elon Musk s’est donc attaqué à une décision de justice rendue fin octobre dans le pays contre l’activiste d’extrême droite Tommy Robinson. Ce dernier, qui a pour vrai nom Stephen Yaxley-Lennon, a été condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir répété des propos diffamatoires à l’encontre d’un réfugié syrien, alors qu’il avait déjà été jugé pour une telle prise de position. « Libérez Tommy Robinson ! », a lancé Elon Musk pour défendre ce militant, passé par le mouvement d’ultradroite de l’English Defense League (EDL) et agitateur l’été dernier des tensions communautaires outre-Manche, notamment lors des importantes émeutes dans de nombreuses villes britanniques. « Pourquoi Tommy Robinson est en détention à l’isolement pour avoir dit la vérité ? », s’est offusqué le milliardaire américain. Ce dernier avait déjà permis le retour sur X de l’activiste, banni de Twitter en 2018 pour des appels à la haine répétés.Dans la même journée, Elon Musk s’en est aussi pris de manière plus frontale au Premier ministre britannique Keir Starmer. Le travailliste, arrivé l’été dernier au 10 Downing Street, est régulièrement la cible de critiques de la part du businessman. Ces dernières heures, celui-ci a encore considéré qu’ »une nouvelle élection devrait être organisée au Royaume-Uni », après avoir déjà relayé à l’automne une pétition massivement signée demandant la tenue d’un nouveau scrutin.Elon Musk accuse aussi Keir Starmer d’avoir mal pris la mesure d’une vaste affaire d’exploitation sexuelle, tandis qu’il était à la tête du Crown Prosecution Service (CPS), les services généraux du parquet anglais et gallois. 1500 jeunes filles ont été abusées à cause de ce système, organisé dans le nord de l’Angleterre entre 1997 et 2013. Cette affaire est particulièrement mise en avant par l’extrême droite britannique, notamment car les principaux instigateurs de cette organisation criminelle étaient d’origine pakistanaise. »Au Royaume-Uni, des crimes graves comme le viol nécessitent l’approbation du service du procureur pour que la police puisse inculper les suspects. Qui était à la tête du CPS lorsque des gangs de violeurs ont pu exploiter de jeunes filles sans avoir à faire face à la justice ? Keir Starmer », a pointé du doigt Elon Musk. Lors des émeutes de l’été dernier, il avait déjà attaqué le Premier ministre pour sa gestion de la crise, qualifiant plus tard le Royaume-Uni d’Etat policier tyrannique ».En décembre, il avait également rencontré Nigel Farage, chef de file du parti pro-Brexit Reform UK, dans la résidence de Donald Trump, à Mar-a-Lago, en Floride. Une discussion durant laquelle les deux hommes avaient « parlé argent », selon le sulfureux élu britannique. D’après lui, l’octroi d’un don financier important d’Elon Musk pour remplir les caisses de son mouvement serait actuellement en négociation.Tribune pro-AfD en AllemagneCes nouvelles sorties d’Elon Musk interviennent quelques jours après une déclaration sur la politique d’un autre pays européen : l’Allemagne. Samedi 28 décembre, il a publié dans l’édition dominicale du prestigieux quotidien allemand Die Welt une tribune de soutien à l’Alternative für Deutschland (AfD), le principal parti d’extrême droite du pays. Bien qu’accolé à un contre-argumentaire rédigé par un des rédacteurs en chef du journal, le texte a créé la polémique outre-Rhin. Une journaliste a même démissionné de la rédaction après cette publication.Dans son propos, Elon Musk a qualifié l’AfD comme « la dernière lueur d’espoir » pour l’Allemagne, une nation selon lui « au bord de l’effondrement économique et culturel ». Une semaine plus tôt, il avait déjà assuré sur X que « seule l’AfD » pouvait « sauver l’Allemagne », alors que des élections législatives anticipées y sont prévues en février. Ce mouvement connaît une progression dans les sondages ces dernières semaines et est désormais crédité de plus de 20 % des intentions de vote.Les soutiens du chancelier social-démocrate Olaf Scholz ont fustigé la prise de position de l’entrepreneur, l’estimant responsable d’ingérence dans ces élections. Le dirigeant a lui-même dénoncé, lors de son allocution du Nouvel An mardi 31 décembre, le rôle d’Elon Musk dans la campagne électorale : « Vous, les citoyens, décidez [du résultat du vote]. Ce ne sont pas les propriétaires des réseaux sociaux qui en décident. »Proximité avec Giorgia MeloniS’il s’attaque aux gouvernements européens avec lesquels il n’est pas en accord, Elon Musk s’affiche aussi avec les dirigeants plus proches de ses opinions. C’est le cas de la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, arrivée au pouvoir à Rome en 2022 sous l’étiquette du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia. L’Américain a notamment été aperçu il y a un an lors d’une conférence organisée par ce mouvement, où il a pu détailler sa vision de l’immigration.Favorable à la venue légale de travailleurs étrangers, il avait à cette occasion réaffirmé sa farouche opposition à l’immigration illégale, à laquelle il est selon lui nécessaire de « mettre un terme ». Une déclaration dans la veine de la politique migratoire menée par Giorgia Meloni ces derniers mois. Son gouvernement entendait envoyer une partie des clandestins présents en Italie dans un centre spécial hors de l’Union européenne, en Albanie – une procédure remise en cause par la justice italienne.Autre sujet d’accord entre Elon Musk et Giorgia Meloni : la volonté de relancer la natalité. « Il faut faire plus d’Italiens pour sauver la culture d’Italie », avait avancé l’homme d’affaires, inquiet « du faible taux de natalité » du pays. La Première ministre italienne a fait de ce dossier une des pierres angulaires de son programme. Lors du débat sur le budget pour 2025 au Parlement italien, elle a ainsi proposé de verser une prime de naissance de 1000 euros à certains foyers.À la différence de ces différentes puissances européennes, Elon Musk s’exprime en revanche peu sur la politique française. Présent lors de la réouverture de Notre-Dame de Paris, début décembre, le patron avait aussi été reçu en tête-à-tête par Emmanuel Macron à l’Elysée au printemps 2023. Le président de la République l’a de nouveau convié à un sommet consacré à l’intelligence artificielle prévu en France en février prochain. Une invitation envoyée à Elon Musk comme à l’ensemble des « grands entrepreneurs » spécialistes de cette technologie, avait précisé le dirigeant français en novembre dernier.
Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/elon-musk-les-dernieres-ingerences-de-lagitateur-trumpiste-au-coeur-des-democraties-europeennes-4CTOCAAMT5B45IMKYTWBE3VTU4/
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Publish date : 2025-01-02 15:15:00
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Electricité : la France bat son record absolu d’exportation en 2024

Les exportations nettes d’électricité de la France vers ses voisins ont atteint un niveau record en 2024, à 89 térawatts-heures (TWh), a fait savoir ce jeudi 2 janvier sur LinkedIn un membre du directoire du gestionnaire RTE. »89 TWh (térawatts-heures, NDLR) : c’est la valeur exceptionnelle des exports nets d’électricité de la France vers ses voisins en 2024. Le vieux record de 2002 est battu », souligne Thomas Veyrenc, directeur général Économie, Stratégie et Finances du gestionnaire du réseau électrique haute tension français dans son post sur le réseau social professionnel.Ce record, après un solde de 50,1 TWh en 2023, confirme le redressement de la production d’électricité en France, en particulier la production nucléaire d’EDF, pénalisée ces dernières années par de nombreuses opérations de maintenance de réacteurs en lien avec des problèmes de corrosion.En 2022, la production nucléaire d’EDF avait chuté à 279 TWh, son plus bas niveau depuis 30 ans et la France avait d’ailleurs été importatrice nette d’électricité sur presque l’ensemble de l’année, une première depuis 42 ans. Mais, depuis, le nucléaire français a repris des couleurs. EDF avait rehaussé ses prévisions de production nucléaire pour 2024 en septembre, avant une nouvelle révision à la hausse le 11 décembre, la faisant passer d’une fourchette de 340-360 TWh à 358-364 TWh, sans compter l’EPR de Flamanville, raccordé au réseau le 21 décembre dernier. »La consommation d’électricité française demeure faible »Outre le « spectaculaire rétablissement du nucléaire en 2024 », « une production hydraulique exceptionnelle » et le « développement continu de l’éolien et du solaire » ont contribué au rebond de la production électrique française au cours de l’année écoulée, souligne Thomas Veyrenc. Un record qui a aussi rendu été possible par le fait que « la consommation d’électricité française demeure faible », ce qui est « plus problématique ». « Les transferts d’usage des énergies fossiles vers l’électricité ne sont pas enclenchés au niveau requis pour décarboner en profondeur », relève Thomas Veyrenc.Les exportations françaises d’électricité en 2024 ont concerné l’ensemble des pays frontaliers, selon le représentant de RTE : l’Allemagne et la Belgique (avec un solde positif de 27,2 TWh), l’Italie (+ 22,3 TWh), le Royaume-Uni (+ 21 TWh), la Suisse (+ 16,7 TWh) ainsi que l’Espagne, dans une moindre proportion (+ 2,8 TWh).La France avait déjà battu un record d’exportation d’électricité sur une journée le 13 novembre dernier. En 2002, date du précédent record annuel, le solde exportateur s’était établi à 76,9 TWh.
Source link : https://www.lexpress.fr/environnement/la-france-bat-son-record-absolu-dexportation-delectricite-XGYCUJXN4JFDXNTVJRDBEN2VN4/
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Publish date : 2025-01-02 16:46:00
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Attaque à La Nouvelle Orléans : Daech, profil du suspect… L’enquête du FBI avance à grands pas

Une enquête qui a avancé en quelques heures. Au lendemain de l’attaque à la voiture-bélier de La Nouvelle-Orléans (Etats-Unis) durant la nuit du Nouvel An, les autorités américaines tenaient ce jeudi 2 janvier une nouvelle conférence de presse sur les circonstances de cette tuerie. Shamsud-Din Jabbar, un ancien militaire de 42 ans, a été identifié un peu plus tôt comme son auteur. En pleine célébration du Nouvel An, cet homme a foncé avec son pick-up dans une zone bondée du quartier français de la ville, avant d’être abattu par les forces de l’ordre. Au total, la tuerie a fait au moins 14 morts et une trentaine de blessés, selon un dernier bilan. Plus de précisions ont donc été apportées au sujet du profil du tueur, ainsi que sur ses éventuelles complicités.Un suspect qui a agi seul, selon le FBIUn pan des investigations menées par les services de sécurité américains consistait à établir si Shamsud-Din Jabbar avait agi seul ou non pour commettre ce crime de masse. Les autorités avaient d’abord communiqué mercredi ne pas croire que Jabbar « soit le seul responsable » de l’attaque. D’après les derniers éléments de l’enquête, cette position semble finalement s’être renversée. »Nous n’estimons pas à ce stade que d’autres personnes étaient impliquées dans cette attaque, à l’exception de Shamsud-Din Jabbar », le suspect décédé, a ainsi déclaré Christopher Raia, un haut responsable du FBI, lors de la conférence de presse de ce jeudi. Ce dernier a par ailleurs réaffirmé la nature « terroriste » de l’attentat. « C’était un acte prémédité et maléfique », a-t-il précisé. D’après ce dernier, se référant à des informations récoltées grâce aux images de vidéosurveillance de la ville, le tueur a lui-même posé deux bombes artisanales dans le quartier avant de foncer sur la foule.Allégeance à l’Etat islamique confirméeLe responsable, qui a insisté sur le fait que l’enquête n’en était qu’à ses débuts et que certaines zones d’ombre restaient toujours à clarifier, a aussi apporté de nouveaux éléments sur le parcours de Shamsud-Din Jabbar. Cet ex-membre de l’armée américaine, envoyé en Afghanistan entre 2009 et 2010, avait prêté allégeance à l’Etat islamique « l’été dernier », selon Christopher Raia. Un drapeau de Daech avait été retrouvé dans le véhicule du tueur après l’attaque, sans que l’organisation terroriste revendique celle-ci pour le moment. »Les enquêteurs pensent que le suspect a loué le véhicule utilisé le 30 décembre au Texas. Le lendemain, il a publié cinq vidéos sur son compte Facebook pour apporter son soutien à l’Etat islamique », a détaillé l’agent spécial. Père de trois enfants et divorcé deux fois, l’auteur de la tuerie aurait d’abord indiqué dans ces extraits vouloir s’en prendre à sa famille et à ses amis. Mais « il s’inquiétait que les titres des journaux ne se concentreraient pas sur, je cite : ‘La guerre entre les fidèles et les infidèles’ », a mentionné Christopher Raia.Pas de « lien irréfutable » avec l’explosion à Las VegasMercredi, le président américain Joe Biden avait indiqué que la police tentait également de comprendre s’il existait « une connexion » entre l’attaque de La Nouvelle-Orléans et l’explosion d’un Tesla Cybertruck piégé devant un hôtel Trump à Las Vegas. Cette déflagration a fait un mort et sept blessés légers. « À ce stade, il n’y a pas de lien irréfutable entre l’attaque de La Nouvelle-Orléans et celle de Las Vegas », a souligné ce jeudi Christopher Raia. Les deux tueries font respectivement l’objet d’investigations du FBI.Ces deux attaques surviennent dans un climat politique extrêmement tendu aux Etats-Unis. Le président américain élu, Donald Trump, a fustigé son prédécesseur Joe Biden comme « le pire président de l’Histoire », mettant en cause sa politique de frontières ouvertes » responsable selon lui de ce genre de drame. « J’ai dit à plusieurs reprises que le terrorisme islamique radical et d’autres formes de crimes violents deviendraient si graves en Amérique qu’il deviendrait difficile de les imaginer ou de les croire. Ce moment est arrivé, mais pire que jamais », a estimé le milliardaire sur son réseau Truth Social.
Source link : https://www.lexpress.fr/monde/amerique/attaque-a-la-nouvelle-orleans-daech-profil-du-suspect-lenquete-du-fbi-avance-a-grands-pas-VBZ7YAOCOZBGNG4T6PW52ZFBWY/
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Publish date : 2025-01-02 17:57:00
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L’épidémie de grippe continue de s’étendre en France, la bronchiolite marque le pas

Une épidémie qui continue de se renforcer. La grippe saisonnière continue de se propager dans l’ensemble des régions de France métropolitaine, selon le dernier bulletin de Santé Publique France (SpF) publié ce jeudi 2 janvier. La semaine dernière, les infections respiratoires aiguës ont été en « nette augmentation », tant à l’hôpital qu’en médecine de ville, touchant des personnes de tous âges, note ainsi l’agence sanitaire, qui a placé l’intégralité du territoire hexagonale en phase épidémique. « L’ensemble des indicateurs grippe étaient encore en forte hausse », précise-t-elle par ailleurs.Les personnes âgées et les moins de 15 ans très touchésDans le détail, les personnes âgées de 65 ans ont représenté près des deux tiers des hospitalisations pour une infection respiratoire aigüe sur la dernière semaine de l’année 2024. De manière plus générale, la grippe s’intensifie « dans toutes les classes d’âge » et atteint un « niveau très élevé chez les moins de 15 ans », relève SpF. Dans les départements d’outre-mer, l’épidémie de grippe sévit aussi en Martinique, tandis que la Guadeloupe et la Guyane sont, elles, moins touchées et placées en phase de « pré-épidémie ».L’agence de santé fait aussi un point sur l’épidémie de bronchiolite, maladie qui peut gravement toucher les nourrissons. Celle-ci se poursuit dans onze régions de l’Hexagone, mais son intensité décroît pour la deuxième semaine consécutive, tant en médecine de ville qu’à l’hôpital. Les Antilles, Mayotte et la Guyane se trouvent aussi en phase épidémique. L’épidémie de bronchiolite arrive en revanche dans des territoires dans lesquels elle n’avait pas été encore très répandue cet hiver. C’est le cas en Corse et à la Réunion, qui se trouvent toutes deux en phase de « pré-épidémie », tandis que l’Ile-de-France, elle, sort de l’épidémie.Enfin, concernant le Covid-19, les indicateurs demeurent « globalement stables à des niveaux bas » par rapport à la semaine précédente. « La vaccination reste le meilleur moyen de se protéger contre la grippe et le Covid-19, en particulier des formes graves de ces maladies », rappelle Santé publique France. Celle-ci est recommandée « à toutes les personnes éligibles, afin de les protéger et de protéger leur entourage », notamment les personnes âgées de 65 ans et plus ou celles qui sont immunodéprimées, les nourrissons de plus de six mois atteints de comorbidités, les femmes enceintes, les résidents en établissements médico-sociaux de tous âges.La vaccination est aussi incitée pour les personnes en contact régulier avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables aux formes graves de l’infection, y compris les professionnels de santé. En complément, l’adoption des gestes barrières reste indispensable pour se protéger de l’ensemble des maladies de l’hiver, rappelle SpF. Le lavage des mains, l’aération des pièces et le port du masque en cas de symptômes (fièvre, mal de gorge ou toux) dans les lieux fréquentés et en présence de personnes fragiles est ainsi conseillé.
Source link : https://www.lexpress.fr/sciences-sante/sante/lepidemie-de-grippe-continue-de-setendre-en-france-la-bronchiolite-marque-le-pas-PWNADURHL5BEFDPCRNYAXZ4H5Q/
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Publish date : 2025-01-02 18:54:00
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VIDÉO. Les espions russes à l’Elysée, épisode 2 : qui est l’agent « Nym » ?

Dès les premières heures de la guerre froide, les Soviétiques entreprennent de multiples tentatives de recrutement au sein de l’élite politique française. Dans les archives Mitrokhine, ce transfuge des renseignements russes passé à l’Ouest en 1992, un nom ressort, que nous révélons aujourd’hui : Jacques Bouchacourt. Nom de code « Nym ».Le parlementaire gaulliste, dont la collaboration s’étalera sur plus d’une décennie avec le KGB, fut, d’après les mêmes archives, rémunéré par Moscou en « cadeaux coûteux ». Dans ce nouvel épisode de notre série consacrée aux espions russes à l’Elysée, Etienne Girard remonte le temps et nous plonge dans cette France des Trente Glorieuses, où les premiers cercles de pouvoir furent parfois de véritables nids d’espions.
Source link : https://www.lexpress.fr/societe/video-les-espions-russes-a-lelysee-episode-2-qui-est-lagent-nym-Y4LPZYVZS5HQFIWACR5436OKXA/
Author : Renaud Toffier, Etienne Girard
Publish date : 2025-01-02 18:00:00
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Le mandat Trump vu par Kevin McCarthy : « Mon conseil aux dirigeants européens ? Téléphonez-lui ! »

Personnalité de premier plan, le républicain de Californie Kevin McCarthy a été député à la Chambre des représentants pendant dix-sept ans jusqu’en octobre 2023. Alors « speaker » de la Chambre (équivalent de président de l’Assemblée nationale), il a été destitué par l’aile droite de son parti lors d’une guerre fratricide menée par les ultraconservateurs du Parti républicain sous la houlette du très controversé député de Floride, Matt Gaetz. Une première dans l’histoire du Congrès américain.En retrait de la vie politique depuis lors mais toujours présent en coulisses, McCarthy savoure aujourd’hui la chute de celui qui avait juré sa perte. En novembre, « l’ultra » Matt Gaetz a en effet dû démissionner du Congrès après les multiples accusations à son encontre (malversations, achat de services sexuels, usage de drogue). Ce qui n’avait pas empêché Donald Trump de proposer Gaetz pour le poste de ministre de la Justice…Interviewé lors du 17e World Policy Conference organisé mi-décembre à Abou Dhabi par Thierry de Montbrial et l’Institut français des relations internationales, Kevin McCarthy livre à L’Express le « mode d’emploi » du second mandat de Donald Trump qui débutera le 20 janvier. Et il formule ce paradoxe : selon lui, le caractère disruptif du prochain président est gage de stabilité.L’Express : Comment Donald Trump gouvernera-t-il ? Quelles différences y a-t-il avec son premier mandat ?Kevin McCarthy : Cette fois-ci, il n’aura pas besoin d’une période d’apprentissage : il connaît déjà le job. Et, comme il sait qu’il n’aura pas de second mandat [NDLR : la Constitution américaine limite à deux le nombre de mandat], il ne perdra pas une minute. Regardez comment il gère la période de transition depuis son élection début novembre : il agit avec davantage de célérité que la plupart de ses prédécesseurs dans la même situation. Il est mieux préparé que la dernière fois. Il s’entoure de gens de qualité et, surtout, il sait ce qu’il veut faire dès le premier jour de sa présidence.Depuis deux mois, il prépare le terrain. Avec un objectif : tenir ses promesses de campagne, notamment la sécurisation de la frontière avec le Mexique. Il a déjà discuté du problème (et des solutions) avec la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum. Il a aussi parlé avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau puisque des migrants illégaux viennent aussi du Canada. Concernant le fentanyl qui entre en Amérique en provenance de Chine via le Mexique, il va également agir fermement. Il a déjà mis la Chine en garde contre ce fléau. C’est un sujet énorme pour notre pays car le fentanyl constitue la première cause de mortalité parmi les Américains âgés de 18 à 45 ans.Le chef du GOP à la Chambre, Kevin McCarthy, a rendu visite à Trump en Floride le 28 janvier 2021Sur le plan intérieur, l’Amérique sera plus forte grâce à la déréglementation de l’économie qui contrastera avec la surréglementation des années Biden. Ce nouveau cadre économique permettra aux petites entreprises de relever les défis qui s’imposent à elles. La présence de professionnels de la finance, comme l’investisseur et gestionnaire de fonds spéculatif (hedge fund) Scott Bessent, nommé secrétaire au Trésor, est également de nature à dynamiser l’économie. Tout en étant disruptif, Donald Trump va apporter de la stabilité aux Etats-Unis.Comment concilier ces deux notions : »disruption » et « stabilité » ?La stabilité vient du fait qu’il a déjà été à la Maison-Blanche et qu’il connaît de nombreux chefs d’Etat étrangers. Il va gagner du temps, car contrairement à un président novice, il ne mettra pas des mois à établir des connexions avec Xi Jinping, Macron ou d’autres. Il connaît déjà les dirigeants étrangers et ceux-ci le connaissent. Dans bien des cas, les ponts existent et, des deux côtés, chacun connaît le mode de fonctionnement de l’autre. Cela évitera l’habituel round d’observation. Sur le plan intérieur, le fait que le Parti républicain contrôle la Maison-Blanche ainsi que les deux chambres du Congrès et le fait, aussi, que Trump ait remporté à la fois le vote populaire et celui des grands électeurs, rend sa victoire incontestable. Cela aussi constitue un facteur de stabilité. Au Congrès, il sera possible de légiférer plus rapidement.Quid du style disruptif de Trump ?Trump est disruptif en ce sens qu’il n’a pas froid aux yeux. C’est un intuitif qui ne regarde pas les détails mais voit les choses en plan large, de façon macro. Aussi, il ne craint pas de faire des choses qui n’ont jamais été faites auparavant. Certes, il s’exprime de manière parfois inhabituelle pour un chef d’Etat mais c’est son style et, surtout, c’est un avantage. D’un côté, cela déséquilibre ses partenaires ; de l’autre, cela crée des opportunités. Par exemple, lorsque, lors de son précédent mandat, il a qualifié Kim Jong-un de « Little Rocket Man » (petit homme-roquette), beaucoup ont interprété cela comme une déclaration de guerre. En réalité, loin de le fâcher avec le leader nord-coréen, cette interpellation a permis d’établir un contact avec lui. Finalement, les deux hommes se sont rencontrés et le Nord-Coréen a suspendu ses essais de tirs de missiles (qui ont repris sous Joe Biden). D’ailleurs, il n’est pas exclu que Trump et Kim reprennent leur dialogue.Vladimir Poutine respecte davantage Donald Trump que Joe BidenEn fait, à chaque fois que Donald Trump fait une déclaration qui paraît excessive – et qui choque tant les Européens –, c’est l’occasion d’ouvrir une discussion. Oui, cela crée une tension. Mais en même temps, 9 fois sur 10, cela débouche sur une négociation. Bref, c’est une méthode. De plus, les questions soulevées par Trump sont souvent pertinentes. Franchement, n’avait-il pas raison lorsqu’il disait voilà huit ans que les Européens devaient augmenter leur budget de défense ? Et n’avait-il pas raison d’étrangler financièrement l’Iran ? Lorsqu’il était président, Téhéran produisait 400 000 barils de pétrole par jour ; sous Biden, c’était 3 millions… Cela a renforcé les mollahs qui, sous Biden, ont financé leurs « proxys » au Moyen-Orient (Hamas, Hezbollah, Houthis) et déstabilisé la région. Je rappelle aussi que Donald Trump avait négocié les accords d’Abraham qui constituent une avancée et un socle de travail pour reprendre les efforts de paix.Parlons de ses nominations, également… « disruptives ». Le très controversé Matt Gaetz était accusé d’avoir eu des relations sexuelles tarifées, notamment avec une adolescente de 17 ans. Il a dû renoncer de lui-même au poste d’Attorney General (ministre de la Justice). La nomination de Pete Hegseth, simple commandant dans l’armée et ex-présentateur sur Fox News, au poste de ministre de la Défense fait aussi couler beaucoup d’encre. Votre avis ?Matt Gaetz n’avait pas sa place dans l’administration ni même au Congrès [NDLR : dont il a démissionné fin novembre]. Il a rendu un grand service au pays en démissionnant de la Chambre des représentants. Concernant Pete Hegseth, c’est un bon choix car le Pentagone a besoin d’être secoué. Il lui faut à sa tête une personnalité disruptive. C’est ainsi qu’il évoluera. L’armée doit se réformer et se moderniser afin de mieux s’adapter aux réalités de la guerre contemporaine. Le Pentagone doit être plus léger, plus efficace, plus responsable, moins bureaucratique.Or, Pete Hegseth est une personne intelligente qui a étudié à l’université de Princeton, l’une des meilleures des Etats-Unis. Il est aussi un ancien combattant qui a servi son pays. Et il ne l’a pas défendu en étant assis au Pentagone, mais sur la ligne de front, en Irak et en Afghanistan. C’est très important d’avoir des gens comme lui qui connaissent la réalité vécue par les Américains. Notons que jusqu’à présent, les nominations de Trump ont reçu un accueil très positif chez les Américains. Des sondages le montrent. Pour la première fois dans sa carrière politique, le taux d’opinions favorables à l’égard de Donald Trump dépasse le taux d’opinions négatives. Il est plus populaire que jamais.Pourquoi le ministère de la Défense [NDLR : Departement of Defense ou Pentagone] aurait-il besoin d’être « secoué » ?Le budget du Pentagone s’élève à près de 900 milliards de dollars. On ne peut pas dépenser de telles sommes sans réfléchir aux guerres de demain. Il est inconcevable de continuer à acheter des missiles à 10 millions de dollars pour abattre des drones à 1 000 dollars. Ce dont nous avons besoin au Pentagone, c’est de quelqu’un qui met les pieds dans le plat, mais de manière constructive, à l’image d’Elon Musk qui est lui aussi un disrupteur. Avant Musk, l’Amérique avait pour ainsi dire cessé d’envoyer des fusées dans l’espace. Maintenant, grâce à lui, nous sommes redevenus leader mondial du secteur. Elon s’est aussi attaqué à la vieille industrie automobile pour imaginer et développer ce qui est devenu la voiture électrique la plus vendue au monde. C’est ce genre de profil qu’il nous faut.Avec Trump, ce ne sera pas business as usual. Ça va secouer. Le Pentagone sera toujours là pour protéger l’Amérique, mais différemment. Il ne s’appuiera pas sur un logiciel du XXe siècle, mais sur les sociétés « tech » Anduril et Palantir qui représentent le futur. Avec Elon Musk et sa société SpaceX, l’accent sera mis aussi sur la guerre dans l’espace. Je vous rappelle que l’U.S. Space Force avait précisément été créée sous le premier mandat de Trump. Ce dernier avait compris que la supériorité technologique et spatiale des Etats-Unis doit être écrasante. Au XXIe siècle, l’Amérique restera forte si elle utilise toutes les possibilités technologiques à sa disposition.Comment décrire la relation Trump-Poutine ?Vladimir Poutine respecte davantage Donald Trump que Joe Biden. Ou plutôt : Poutine craint davantage Trump que Biden. D’ailleurs, depuis qu’il est arrivé au Kremlin en 1999, Vladimir Poutine a envahi des pays sous toutes les présidences américaines (Clinton, Bush, Obama, Biden) sauf une, celle de Donald Trump. En fait, la planète était un endroit plus sûr sous le premier mandat de ce dernier. Ceux qui, en Europe, se plaignent de lui devraient analyser les faits de manière plus objective plutôt que de s’arrêter à son style parfois grandiloquent.Votre conseil aux dirigeants européens ?Téléphonez à Trump plus souvent ! Il adore ça. Moi, j’ai plus de facilité à lui parler directement que de joindre des membres de son entourage. Alors, appelez-le, y compris si vous n’êtes pas d’accord avec lui et contestez ses positions. La contradiction, il adore ça.
Source link : https://www.lexpress.fr/monde/amerique/le-mandat-trump-vu-par-kevin-mccarthy-mon-conseil-aux-dirigeants-europeens-telephonez-lui-S55GVTGU2BGAJF7HRKBXCNME2U/
Author : Axel Gyldén
Publish date : 2025-01-02 17:00:00
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Emmanuel Macron et l’hypothèse du référendum : la marge très réduite du chef de l’Etat

Un drapeau tricolore en arrière-plan. Le président de la République au premier. Il est 20 heures ce mardi 31 décembre lorsque Emmanuel Macron adresse, depuis l’Elysée, ses traditionnels vœux aux Français. « Nous sommes à un quart de siècle. […] Nous aurons des choix à faire pour notre économie, notre démocratie, notre sécurité, nos enfants », énonce le chef de l’Etat. « Je vous demanderai de trancher certains de ces sujets déterminants, car chacun d’entre vous aura un rôle à jouer », continue-t-il. Une requête aussi vaste que les thématiques énumérées. Mais pour l’entourage du président, cela ne fait aucun doute : si les mots « référendum » ou « convention citoyenne » n’ont pas été prononcés, ils pourraient bien être « le projet » auquel fait référence Emmanuel Macron.En 2019, des dizaines de Français avaient déjà été réunies lors d’une première convention citoyenne sous la présidence d’Emmanuel Macron autour de la question « Comment réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici à 2030, dans un esprit de justice sociale ? ». Même expérience démocratique trois ans plus tard. Cette fois, sur la fin de vie.Si les conventions citoyennes ont ainsi été mises en œuvre à deux reprises, le référendum a, lui, été délaissé. Ce n’est pourtant pas faute d’y avoir pensé. Souvent évoqué par Emmanuel Macron depuis son premier mandat en 2017, notamment pour la réforme des retraites, ce vote n’a pas été convoqué depuis 2005. Dans quels cas et sur quels sujets le référendum pourrait-il être décidé 20 ans plus tard ?Les articles 11 et 89Depuis 1958, la Constitution permet au président de la République d’avoir recours à deux types de référendum. Le premier, prévu par l’article 11, est celui que l’on pourrait qualifier de « traditionnel ». Celui-ci permet de poser une question aux Français afin de trancher notamment sur l’adoption ou non d’une proposition ou d’un projet de loi. Seule condition : l’article 11 impose que le sujet porte sur « l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d’un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. » Les questions liées à l’immigration sont donc exclues, en raison de leur caractère sociétal et non exclusivement économique.À ce jour, le dernier référendum permis par l’article 11 remonte au 29 mai 2005, date à laquelle les Français se sont prononcés sur le traité constitutionnel européen (TCE). Un vote soldé par une large défaite du « non » avec 54,68 % des suffrages exprimés, soit 2 641 238 voix de plus que le « oui ».Mais l’article 11 n’est pas le seul auquel peut recourir Emmanuel Macron. L’article 89 lui permet également de demander l’avis du peuple. Cette fois, pour réviser la Constitution. Pour ce faire, le Sénat et l’Assemblée nationale doivent commencer par voter au mot près la révision constitutionnelle. La modification est ensuite soumise à référendum. Une complexité qui explique pourquoi ce vote n’a été que rarement utilisé, le dernier datant du 24 septembre 2000 sous la présidence de Jacques Chirac. Celui-ci avait été organisé autour de la question suivante : « Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle fixant la durée du mandat du président de la République à cinq ans ? » Résultat : le « oui » l’avait largement emporté avec 73,21 % des suffrages exprimés, malgré une forte abstention. En 2002, le quinquennat était appliqué pour la première fois. Depuis, aucune tentative de référendum constitutionnel n’a réussi à passer l’épreuve des deux chambres.Un référendum, oui, mais sur quoi ?Sur quel sujet pourrait donc être décidé le prochain référendum ? Pour la gauche, un choix s’impose : celui de la réforme des retraites. Invitée politique de RTL ce mercredi 1er janvier, la députée écologiste Sandrine Rousseau s’est engouffrée dans la porte ouverte laissée par Emmanuel Macron. « J’approuve la possibilité de recourir au référendum. Mais dans ces cas-là, vu que ce qui bloque actuellement la démocratie, c’est les retraites, qu’il fasse le premier référendum sur les retraites. […] On peut aussi imaginer que ce soit des sujets autour de la fin de vie, autour de la transformation de notre énergie », a-t-elle déclaré.Une hypothèse rapidement écartée par Benjamin Morel, politologue et constitutionnaliste, rappelant que le risque de désaveu serait fort pour le président de la République. « Dès lors que les questions sociétales sont exclues, il n’y a pas tellement de sujets consensuels pour un référendum », a-t-il expliqué à l’AFP, estimant que « les électeurs pourraient donc être appelés à trancher des sujets pas très concernant ». Certains membres du camp présidentiel ont d’ailleurs récemment évoqué un possible référendum pour instaurer la proportionnelle aux élections législatives. Un sujet, éloigné des préoccupations quotidiennes des électeurs, qui pourrait en décevoir plus d’un.
Source link : https://www.lexpress.fr/politique/emmanuel-macron-et-lhypothese-du-referendum-la-marge-tres-reduite-du-chef-de-letat-TVOE7ORQNFFPDK2BMABTSZ4UVI/
Author : Aurore Maubian
Publish date : 2025-01-02 15:40:00
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« La CIA espionne autant la France que le KGB » : dans les coulisses des archives du renseignement

Il fallait être à l’université de Cambridge entre 2014 et 2020. Durant cet intervalle, il était possible de consulter intégralement les archives de Vassili Mitrokhine. Cet ancien colonel du KGB a été l’archiviste en chef du service de renseignement russe entre 1972 et 1984. Méthodiquement, ce désillusionné du soviétisme a recopié ces documents au quotidien, dans l’espoir, un jour, de faire défection à l’Ouest.En 1992, la chute de l’URSS lui offre la chance de sa vie. Il se rend à l’ambassade des Etats-Unis en Lettonie, qui le refoule, puis se tourne vers le Royaume-Uni. Il apporte alors son trésor, des milliers de pages d’opérations du service secret, avec les noms d’agents recrutés de 1917 à 1984. Sa production a été authentifiée dans l’ensemble des agences de renseignement occidentales, auxquelles les Britanniques soumettent leurs découvertes, à partir de 1994. Au Royaume-Uni, en Allemagne ou aux Etats-Unis, ce qu’on commence à appeler les « archives Mitrokhine » donnera lieu à des aveux d’espions à la solde de l’URSS. En France, au contraire, il est rapidement décidé… de ne pas enquêter sur ces trouvailles. Trop sensible.Ces archives donnent d’abord lieu à un livre, Le KGB contre l’Ouest, coécrit par Christopher Andrew, historien spécialiste du renseignement britannique, traduit en France aux éditions Fayard. Mais le souhait de Vassili Mitrokhine était que ces documents soient entièrement accessibles au grand public. En 2014, dix ans après la mort du transfuge russe, l’université de Cambridge ouvre les données à la consultation. Leur contenu a nourri plusieurs enquêtes de L’Express, d’abord, en février 2024, sur la trahison de son ancien directeur, Philippe Grumbach, puis sur l’espionnage politique russe jusqu’à l’Elysée, en décembre dernier.Cyril Gelibter, aujourd’hui docteur en science politique à Paris-Sorbonne, entend parler de ces archives Mitrokhine alors qu’il prépare sa thèse sur l’affaire des armes de destruction massive irakiennes. Il se rend à Cambridge une première fois, puis une seconde. En 2020, l’administration de l’université l’informe que certaines sections des archives Mitrokhine ne sont plus consultables. Application de la réglementation RGPD sur les données personnelles, officiellement. Gelibter a eu le temps de photographier l’essentiel des documents. Il livre aujourd’hui une analyse particulièrement experte sur ces données exceptionnelles, dont une partie reste encore librement consultable.Nos enquêtes sur les espions russes à l’ElyséeEPISODE 1 – Les espions russes au cœur de l’Elysée, nos révélations : comment la DGSI protège les présidentsEPISODE 2 – « André », l’espion du KGB au journal « Le Monde » : les derniers secrets d’un agent insaisissableEPISODE 3 – Un espion du KGB aux côtés du général de Gaulle ? Enquête sur l’affaire Pierre MaillardEPISODE 4 – Un agent du KGB à l’Assemblée : nos révélations sur Jacques Bouchacourt, alias « Nym »EPISODE 5 – Pierre Sudreau, le ministre très proche du KGB : ces documents inédits qui en disent longEPISODE 6 – Journaliste à l’AFP et taupe du KGB sans le savoir : l’incroyable affaire Jean-Marie PelouEPISODE 7 – Un « espion relais » entre la Mitterrandie et l’URSS ? Les mille vies du « colonel » Harris PuisaisEPISODE 8 – Alexandre Orlov, le diplomate devenu agent d’influence de Vladimir Poutine en FranceEPISODE 9 – Alexandre Benalla et le mystérieux contrat russe : enquête sur ses liens avec les oligarquesEPISODE 10 – Nos révélations sur ces espions russes parvenus au coeur de l’Elysée : « La menace numéro un, c’est… »L’Express : Comment avez-vous eu accès à ces archives du KGB dites Mitrokhine ?Cyril Gelibter : Je préparais ma thèse sur les services de renseignement et les armes de destruction massives en Irak. Je voulais savoir ce qu’en disait le KGB. Evidemment, en m’adressant au service de presse du SVR ou du FSB, je n’aurais rien eu. Je me rends à Cambridge en mars 2018, pour deux ou trois jours. Je suis stupéfait de la masse d’informations disponibles. On y trouve des pages entières avec des listes d’agents du KGB, avec souvent leurs vrais noms, leurs fonctions, leur lieu de naissance, parfois la date de leur recrutement. En décembre 2018, j’examine plus en détail les archives pendant une semaine. J’ai dû consulter 70 à 80 % de l’ensemble du fonds Mitrokhine.Comment sont présentées ces archives ? Par pays, par type d’agents ?Ça dépend. Il y a un classement par zones géographiques, et il y a aussi un classement par thématiques, par exemple le renseignement scientifique et technique, qui fait l’objet d’un traitement à part.Leur contenu est-il conforme à ce qui est écrit dans le livre de référence sur le sujet, Le KGB contre l’Ouest, écrit en 1999 par l’historien Christopher Andrew ?Oui, mais Christopher Andrew n’a pas tout publié dans son livre. Peut-être par manque de temps pour tout trier, mais aussi, à mon avis, avec le souhait d’éviter certains scandales. J’ai découvert par exemple une taupe importante en Indonésie. Selon une note, l’ambassadeur d’Indonésie en URSS, Adam Malik, aurait été recruté par le contre-espionnage du KGB. Il a ensuite été ministre des Affaires étrangères d’Indonésie de 1966 à 1977 puis vice-président d’Indonésie de 1978 à 1983. La note ne précise pas si le KGB continuait à le « traiter » ou non. On voit bien les polémiques qu’aurait suscitées la publication de son nom. Il y a aussi peut-être eu la volonté de servir un certain narratif de la part d’Andrew : celui de la pénétration de l’Ouest par le KGB et celui du machiavélisme des Soviétiques.Ces documents sont-ils encore librement consultables ?Pas tous ! J’ai eu cette surprise en recontactant l’université de Cambridge en 2020 : certains dossiers ont été refermés. Officiellement, il s’est agi de se conformer à la réglementation RGPD sur la protection des données à caractère personnel. Malgré la volonté de Mitrokhine de voir ses archives intégralement publiées. J’ai refait le test récemment, des dizaines de pages ne sont plus disponibles, y compris en ce qui concerne la France.Est-on sûr que ces archives sont authentiques ?Oui, en tout cas, on n’a pas de raison de douter. Vassili Mitrokhine a été soumis à un débriefing exigeant, l’ensemble des services de renseignement contactés ont considéré ses informations comme authentiques. Par ailleurs, elles ont donné lieu à des aveux et des découvertes, en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis. En France, il y a le cas de Philippe Grumbach, révélé dans L’Express en début d’année dernière. Dans l’hypothèse d’un faux, il faudrait un mobile. Quel aurait été l’intérêt du KGB de dénoncer une partie de ses agents secrets ? Il n’y en a pas. Je ne crois pas non plus à une désinformation des Anglais. Quel intérêt ?Ne peut-on pas imaginer que certains officiers du KGB aient exagéré les complicités de certains responsables publics dans les pays où ils espionnaient ?Oui, c’est tout à fait possible, et cela a même probablement été parfois le cas. Les résidents du KGB devaient respecter les directives du centre, il pouvait donc arriver qu’ils exagèrent leurs réussites, afin de se conformer aux attentes.Peut-on imaginer que certains agents mentionnés dans les archives aient existé seulement dans l’esprit de ces bureaucrates ?Concernant les personnes mentionnées comme des agents, je doute qu’il s’agisse d’inventions. Le recrutement d’agents secrets était très bureaucratique, il fallait l’accord du centre à Moscou, après une étude. Donc c’est beaucoup plus sérieux. Les cas d’exagération possible concernent davantage les personnalités que le KGB considère comme des « contacts », sans qu’ils collaborent pleinement.Que penser d’ailleurs de ces « contacts confidentiels » cités comme liés à des « mesures actives », en fait des opérations de désinformation ou de propagande du KGB ? Pouvaient-ils ignorer qu’on les considérait ainsi ?Oui, la distinction est difficile à faire entre le naïf, le faux naïf, et l’espion. Je précise tout de même qu’elle est dans certains cas possible. Le journaliste Pierre-Charles Pathé a été arrêté en 1979 puis condamné à cinq ans de prison en 1980 pour des articles au service des thèses de l’URSS.Il a été condamné car des versements d’argent ont été mis en évidence. Quelle analyse faire quand ces transactions n’existent pas ?Il y a des indices qui dénotent une relation clandestine, hors du cadre diplomatique « classique ». Déjà, une rencontre avec un agent du renseignement n’est jamais anodine, ce n’est pas une relation diplomatique comme les autres. Il faut dès lors savoir si la personne comprend à qui elle a affaire. Est-ce que ces rencontres sont cachées ? Est-ce que des documents sont échangés ? Est-ce qu’il y a une contrepartie, de l’argent, des cadeaux ou une invitation ?Comment expliquer qu’il n’y ait eu ni enquêtes ni condamnations en France à la suite de la publication des archives Mitrokhine ?Vers 1994, il a été décidé à la DST de ne pas enquêter. Je ne sais pas exactement pourquoi mais c’est une décision très politique, qui a été prise en haut lieu.Et doit-on considérer ces archives comme exhaustives ? Y a-t-il tout ce qui concerne le KGB dans les documents Mitrokhine ?Non, certains dossiers ne sont pas mentionnés. Mitrokhine n’a probablement pas eu accès à tout, et il n’a pas non plus tout noté, il n’en avait pas le temps, il a fait des choix, selon ses centres d’intérêt.Ces archives Mitrokhine attirent l’attention sur l’espionnage russe en France mais y a-t-il d’autres pays qui nous espionnent avec le même succès ?Grâce à Mitrokhine, nous avons davantage d’informations sur l’espionnage russe en France. Mais je ne me fais aucune illusion sur l’espionnage américain. Ils nous espionnent beaucoup ! Les rares révélations sur le sujet, par exemple dans un récent livre de Vincent Nouzille, sont édifiantes. On découvre grâce à des notes, notamment issues de la CIA, que l’ambassadeur Jean de la Grandville livrait des secrets d’Etat aux Américains car il était contre le choix du général de Gaulle de se désengager de l’Otan.On peut aussi se reporter aux mémoires d’anciens de la CIA : il y est indiqué que pendant la guerre froide, ils disposaient de 60 à 80 officiers traitants en France, pas si loin de l’URSS, qui en comptait une centaine. Paris sert aussi de base pour recruter des citoyens étrangers qui sont dans notre pays. Dans ses mémoires, Mission man : life lessons from a CIA operative, B. D. Foley, ex-agent de la CIA en poste à Paris, en donne quelques exemples.De façon plus générale, les Chinois, les Marocains, les Algériens, les Britanniques, les Allemands… tout le monde nous espionne. De façon parfois plus modeste, tous mènent aussi des « mesures actives », mêlant propagande et désinformation, à notre encontre. Un exemple d’actualité : un « rapport » préparé par le Center for Defence Reforms, un think tank ukrainien dirigé par l’ancien secrétaire du conseil ukrainien de sécurité Oleksandr Danylyuk, qui est également lié au Royal United Services Institute, laboratoire d’idées britannique. Ce rapport met en cause des anciens militaires et officiers du renseignement français qui seraient à la solde des Russes. Sauf que plusieurs des personnes citées – pas toutes – sont pro-Ukraine ! Peut-être pas assez à leur goût.
Source link : https://www.lexpress.fr/societe/la-cia-espionne-autant-la-france-que-le-kgb-dans-les-coulisses-des-archives-du-renseignement-KSUZOJ2J7NFP7FGMM6USF7BPZQ/
Author : Etienne Girard
Publish date : 2025-01-02 15:58:00
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Corée du Sud : la résistance « délirante » du président déchu face à son arrestation

Retranché dans sa résidence, le président sud-coréen déchu Yoon Suk-yeol résiste ce jeudi 2 janvier pour le troisième jour consécutif à son arrestation, promettant de « se battre jusqu’à la fin » contre les autorités qui cherchent à l’interroger sur sa tentative ratée d’imposer la loi martiale.Le Bureau d’enquête sur la corruption des hautes personnalités (CIO), qui centralise les investigations sur le coup de force du 3 décembre, a jusqu’au 6 janvier pour exécuter le mandat d’arrêt délivré par un tribunal de Séoul contre Yoon Suk-yeol. Le CIO a demandé ce mandat d’arrêt après que le président déchu a ignoré trois convocations consécutives pour être interrogé.Yoon Suk-yeol avait sidéré la Corée du Sud dans la nuit du 3 au 4 décembre en imposant la loi martiale et en envoyant l’armée au Parlement pour tenter de le museler, un épisode qui avait rappelé au pays les heures sombres de la dictature militaire. Il avait été forcé de faire marche arrière quelques heures plus tard, les députés ayant réussi à entrer dans le Parlement et à voter une motion exigeant la levée de la loi martiale pendant que leurs assistants bloquaient les portes de l’hémicycle avec des meubles et que des milliers de manifestants pro-démocratie se rassemblaient à l’extérieur.Yoon Suk-yeol a été destitué par le Parlement le 14 décembre et fait l’objet d’une enquête pour « rébellion », un crime passible de la peine capitale. Depuis que le mandat d’arrêt a été lancé ce mardi, des partisans et des détracteurs de Yoon Suk-yeol manifestent quasiment en permanence près de sa résidence à Séoul, s’invectivant mutuellement par-dessus les policiers qui les séparent. »Je jure de me battre à vos côtés jusqu’à la fin »L’ancien procureur vedette de 64 ans n’a manifesté aucune contrition depuis sa destitution, allant jusqu’à envoyer un message de défiance à sa base. « La République de Corée est actuellement en danger en raison des forces internes et externes qui menacent sa souveraineté, et des activités des éléments anti-étatiques », a-t-il écrit dans une lettre distribuée à ses partisans qui campent près de son domicile, et dont l’authenticité a été confirmée à l’AFP par son avocat Yoon Kab-keun. « Je jure de me battre à vos côtés jusqu’à la fin pour protéger cette nation », a-t-il ajouté, en révélant qu’il regardait les manifestations devant chez lui en direct sur YouTube.Un message « délirant », a dénoncé Jo Seoung-lae, le porte-parole du Parti démocrate, principale force d’opposition, accusant Yoon Suk-yeol d’incitation à la violence. Le président déchu, qui n’a pas le droit de quitter le pays, se trouve dans sa résidence officielle à Séoul, a confirmé son avocat à l’AFP. Son équipe juridique a intenté un recours contre le mandat d’arrêt, soutenant qu’il est « illégal et invalide ».Le chef du CIO, Oh Dong-woon, a averti que quiconque tenterait d’empêcher l’arrestation de Yoon Suk-yeol pourrait lui-même faire l’objet de poursuites. Un tribunal a par ailleurs délivré des mandats de perquisition pour la résidence officielle du président déchu et d’autres endroits, a indiqué à l’AFP un responsable du CIO. Mais le service de sécurité présidentiel a jusqu’à présent empêché les enquêteurs d’entrer, invoquant une loi interdisant les perquisitions dans les lieux contenant des secrets d’Etat sans l’accord de la personne responsable.On ignore combien de gardes se trouvent avec Yoon Suk-yeol, et comment ils réagiront en cas d’arrestation. La ligne officielle du service de sécurité présidentiel est d’obéir aux décisions de justice. Mais il est déjà arrivé, en 2000 et 2004, que les autorités sud-coréennes échouent à arrêter des élus recherchés par la justice parce qu’une foule de partisans avait empêché la police de s’emparer des suspects pendant les sept jours durant lesquels les mandats d’arrêt étaient valides.L’ancien dirigeant coréen est actuellement suspendu, dans l’attente que la Cour constitutionnelle valide ou invalide d’ici la mi-juin la destitution votée par les députés. Il reste sur le papier le président du pays.Une crise politique qui s’aggraveLa crise s’est aggravée le 27 décembre dernier quand le Premier ministre Han Duck-soo, qui assurait l’intérim de la présidence, a été à son tour destitué par le Parlement. Les pouvoirs présidentiels sont désormais entre les mains du ministre des Finances Choi Sang-mok, qui a promis de faire tout son possible pour mettre fin au chaos politique.Depuis, ce dernier a partiellement accédé à une demande de l’opposition en nommant deux nouveaux juges à la Cour constitutionnelle, dont trois des neuf sièges sont vacants. Cette cour doit se prononcer à la majorité des deux tiers pour confirmer la destitution du président, faute de quoi celui-ci retrouvera automatiquement son fauteuil.
Source link : https://www.lexpress.fr/monde/coree-du-sud-la-resistance-delirante-du-president-dechu-face-a-son-arrestation-2S33PGJQLVGYZBJ7QXD5XH6DMU/
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Publish date : 2025-01-02 08:17:00
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Climat : ces pays qui ont battu des records de chaleur en 2024

Des records qui tombent, pays après pays. Alors que le changement climatique a été à l’origine de conditions météorologiques extrêmes et de chaleurs records en 2024, l’Organisation météorologique mondiale de l’ONU (OMM) a affirmé ce lundi 30 décembre que l’année 2024 devrait bien être la plus chaude jamais enregistrée sur la planète.Dès le début de mois de décembre, le Service changement climatique (C3S) de l’observatoire européen Copernicus avait affirmé qu’il était « de fait certain que 2024 serait l’année la plus chaude enregistrée, et dépasserait de plus de 1,5 °C le niveau préindustriel ». Ce cap n’a rien d’anecdotique : il s’agissait de la limite la plus ambitieuse de l’accord de Paris de 2015, qui visait à contenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C et à poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5 °C.Dans son message du Nouvel An, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a évoqué « une décennie de chaleur meurtrière », faisant référence aux températures records enregistrées pendant cette période. « Nous devons quitter ce chemin vers la ruine et nous n’avons pas de temps à perdre », a-t-il ajouté. Tour d’horizon des pays ayant déjà communiqué sur leurs données météorologiques pour l’année 2024.En Chine, un record dépassé de plus d’un degréLes autorités chinoises l’ont annoncé ce mercredi 1er janvier : l’année 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée dans le pays. « En 2024, la température moyenne nationale était de 10,92 degrés Celsius, soit 1,03 degré de plus sur un an. Il s’agit de l’année la plus chaude depuis 1961, date du début des relevés d’observation complets », a indiqué l’Administration météorologique chinoise sur son site internet. « Les quatre dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées. Les 10 années les plus chaudes depuis 1961 se sont toutes produites au XXIe siècle », a-t-elle également précisé.La Chine avait déjà enregistré en 2024 les mois de juillet et août les plus chauds depuis 1961. Son été a été marqué par des phénomènes météorologiques extrêmes et des vagues de chaleur qui ont frappé une grande partie de ses régions nord et ouest, causant plusieurs dizaines de morts.Premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, responsable selon les scientifiques du réchauffement planétaire, la Chine reste cependant derrière les États-Unis et d’autres pays en termes d’émissions par habitant. Le pays a promis que ses émissions de CO2 connaîtront un pic en 2030 avant d’atteindre la neutralité carbone en 2060, développant activement les énergies renouvelables pour atteindre cet objectif.En Allemagne, une chaleur « alarmante »A l’instar de beaucoup d’autres pays, l’Allemagne a également battu son record de chaleur en 2024, a indiqué le service météorologique allemand (DWD). « Depuis la fin du XIXe siècle, jamais il n’a fait aussi chaud en Allemagne qu’en 2024″, a déclaré dans un communiqué Tobias Fuchs, responsable au DWD, alors que le début des relevés remonte à 1881. »Ce qui est surtout alarmant, c’est que 2024 a dépassé l’année précédente de 0,3 degré, ce qui est exceptionnel », s’inquiète de son côté Uwe Kirsche, porte-parole du DWD. En 2023, l’Allemagne avait déjà battu son record de chaleur avec une température moyenne de 10,6 degrés Celsius, qui a donc grimpé à 10,9 degrés en 2024. »Les conséquences de l’intensification du réchauffement climatique nous frappent avec des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses », ajoute l’agence météorologique allemande. Le pays a été touché cet été par des vagues de chaleur extrême et par des inondations, qui sont la conséquence directe du changement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, d’après les experts.En Inde, un record et des températures dépassant les 45 degrés2024 a également été l’année la plus chaude en Inde depuis 1901, ont annoncé ce mercredi les services météorologiques du pays, avec des températures suffocantes s’inscrivant dans une tendance globale de conditions extrêmes provoquées par le changement climatique. »La température moyenne annuelle de l’air à la surface du sol en Inde en 2024 était de 0,65 degré au-dessus de la moyenne à long terme de la période 1991-2020, »a déclaré Mrutyunjay Mohapatra, directeur général du Département météorologique indien, lors d’une conférence de presse.L’Inde a traversé en 2024 sa vague de chaleur la plus longue jamais enregistrée, avec des températures dépassant les 45 degrés. Un épisode de chaleur intense en mai à New Delhi a fait grimper les températures pour égaler le record dans la capitale : 49,2 °C enregistré en 2022.A Taïwan, un record qui pousse à relever les objectifs environnementauxTaïwan a également annoncé ce mardi 31 décembre que la température moyenne en 2024 serait « la plus élevée jamais enregistrée depuis 1897 », a déclaré l’Administration météorologique centrale dans un communiqué. Avec une température moyenne de 24,97 °C, le précédent record établi à 24,91 °C en 2020 est donc dépassé. Malgré la tendance au réchauffement, « des températures moyennes relativement plus basses, avec un risque de vagues de froid extrême » sont prévues dans les deux mois à venir, ont toutefois ajouté les autorités taïwanaises.L’île a annoncé ce lundi 30 décembre avoir relevé de 25 % à 30 % son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2030 par rapport aux niveaux de 2005. Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Environnement Peng Chi-ming s’est dit « certain de pouvoir atteindre » cet objectif grâce « au développement des énergies renouvelables et de l’énergie éolienne en mer d’ici 2025 ».La France, prochaine sur la liste ?L’année 2024 sera également l’une des plus chaudes pour la France, poursuivant une décennie de températures hors normes mais conformes aux projections des climatologues, avait annoncé mi-décembre Météo-France.Avec une température moyenne provisoire entre 14 °C et 14,1 °C, l’année 2024 pourrait terminer au troisième ou quatrième rang des annales en France, qui remontent à 1900, selon les données dévoilées dans un pré-bilan de Météo-France. Cette année serait ainsi seulement battue par le record national de 2022 (14,5 °C), presque égalé en 2023, et se conclurait proche des températures de 2020, l’éphémère record précédent. « Signe du changement climatique, 9 des 10 années les plus chaudes en France sont postérieures à 2010 », souligne d’ailleurs Météo-France.Mais la température moyenne de 2024 ne devrait pas rester exceptionnelle longtemps : Météo-France s’attend à ce qu’elle soit dépassée « plus d’une année sur deux » d’ici 2050, compte tenu de la trajectoire actuelle des émissions de gaz à effet de serre de l’humanité. « Illustrant la raréfaction du froid sur notre pays », la barre des 40 °C a été de nouveau franchie plusieurs fois dans le sud de la France en 2024, et le thermomètre « n’est pas descendu en dessous de -15 °C en plaine » comme déjà en 2023.
Source link : https://www.lexpress.fr/environnement/climat-ces-pays-qui-ont-battu-des-records-de-chaleur-en-2024-N5VCLXCFB5CO3BHO5OAMLTEYDY/
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Publish date : 2025-01-02 12:21:00
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Attentat contre Charlie Hebdo : ils ont tué Cabu et j’ai perdu ma voix, par Abnousse Shalmani

Dix ans depuis ce jour où, habitant encore le XIe arrondissement parisien, j’ai entendu les sirènes de police. Envahissantes, annonciatrices de malheurs. Quelques minutes plus tard, la nouvelle de la tragédie est tombée. Le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo par des islamistes. Nous l’avons su tout de suite, les tueurs l’ont crié, enthousiastes : « Nous avons vengé le prophète. » Et puis, j’ai perdu ma voix. Littéralement, physiquement. Plus aucun son ne pouvait sortir de mon larynx. Le souffle coupé, la voix en berne, le cœur en larmes. J’ai souvenir de ma dernière phrase audible : « Ils ont tué Cabu ». C’était dire : ils ont tué ce qui restait de mon enfance. Avant d’être pour moi le caricaturiste de Charlie, Cabu c’était Le nez de Dorothée, la première bande dessinée que j’ai lu en français, après l’exil. C’était le goût des mercredis après-midi, des week-ends passés à lire, de la solitude de la fin de l’enfance, du refuge de la lecture et du rire. « Ils ont tué Cabu » et très vite, j’ai eu l’intuition, profonde, que les islamistes allaient s’installer dans le paysage, que l’unanimité première ne serait que de surface, que l’entrisme islamiste avait déjà posé ses griffes séparatistes et terrorisantes au sein de la société française.Les frères Kouachi étaient en cavale, le 8 janvier, une femme policier municipale, Clarissa Jean-Philippe est assassinée en pleine rue, la liste des morts de Charlie Hebdo était une litanie du désastre – et il m’arrive encore de me répéter ces noms, non pas pour ne pas les oublier, ils sont inoubliables, mais comme un talisman contre la paresse intellectuelle, contre la fatigue de la résistance. Quelque chose était dans l’air et nous savions tous que ce n’était pas fini, ce n’était pas juste la cavale des Kouachi, ce n’était pas une prémonition, mais la certitude que c’était une attaque contre la République et ses valeurs qui sonnent si creux d’avoir été tant répétées sans qu’une prise de conscience générale se dresse pour s’en réclamer avec fierté. Et arriva la prise d’otages de l’Hyper Cacher par Amedy Coulibaly. Il était là pour tuer des juifs. Des journalistes, des caricaturistes, une femme policier, des juifs. Il fallait être aveugle ou sourd pour ne pas voir dans ces attaques terroristes meurtrières autre chose qu’une déclaration de guerre à la France. Qu’après les caricaturistes et les juifs, nul ne serait plus jamais à l’abri, pas seulement physiquement mais politiquement. Et peut-être que c’est cela que, dix ans plus tard, nous n’avons toujours pas compris. Que les islamistes ouvraient une brèche dans la société française dans laquelle allaient se précipiter les lâchetés et les peurs, les opportunismes et l’antilibéralisme.Les Kouachi s’étaient réfugiés dans une imprimerie à Dammartin. Une imprimerie. Là, où se fabrique ce qui viendra nourrir les âmes, consoler les chagrins, ravitailler le savoir. Là où se fabrique ce que détestent les islamistes, ce qui peut contredire leurs dogmes, opposer la diversité à l’obscurantisme, ouvrir les portes de la liberté, offrir l’émancipation. Une imprimerie.Il y a eu des héros. Les gendarmes, les policiers, Lassana Bathily qui a sauvé des vies, informé les forces de l’ordre, évité courageusement que d’autres otages de l’Hyper Cacher soient assassinés. Il y eut la marche du 11 janvier, la foule immense, digne, consciente d’être là pour la mémoire des victimes de la barbarie islamiste, mais aussi pour l’avenir. Il y eut conscience et il y eut repli. Il y eut des intellectuels, des écrivains, des politiques qui ont bradé la République devant ses ennemis, il y eut des voix disparates et soumises qui se sont petit à petit agrégées dans un mouvement anti-occidental. Il y eut la fin de l’unanimité humaniste, il y eut volonté de compromis, vain fantasme de manipuler l’islamisme pour s’imposer sur la place publique et politique. Il ne faut jamais négocier avec la radicalité, elle gagne toujours à la fin. Il y eut encore des morts, il y eut encore des résistants. Il y aura toujours, chaque année, entre le 7 et le 9 janvier, une commémoration qui ne devrait pas être réduite à des discours, une commémoration qui devrait être vivante, pour rappeler que si chacun d’entre nous, citoyen français, individuellement, nous ne défendons pas ce qui nous permet de vivre et d’espérer, nous serons condamnés à revivre ces trois jours fatals de janvier 2015.Abnousse Shalmani, engagée contre l’obsession identitaire, est écrivain et journaliste
Source link : https://www.lexpress.fr/societe/attentat-contre-charlie-hebdo-ils-ont-tue-cabu-et-jai-perdu-ma-voix-par-abnousse-shalmani-PB3PCA3JT5EGDOTHN4UNYGR4F4/
Author : Abnousse Shalmani
Publish date : 2025-01-02 11:00:00
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Mayotte : le projet de loi « d’urgence » ne sera pas présenté en Conseil des ministres ce vendredi

Le projet de loi « d’urgence » pour Mayotte, dévastée par le cyclone Chido, sera présenté en Conseil des ministres la semaine prochaine et non pas lors de celui prévu ce vendredi, mais cela n’aura « pas d’impact » sur son examen au Parlement, qui reprend son activité le 13 janvier, a annoncé Matignon jeudi 2 janvier. Il s’agit de « prendre le temps de continuer la concertation avec les élus » de l’archipel, avec lesquels le ministre des Outre-mer Manuel Valls s’est entretenu 24 heures de plus après la visite du Premier ministre François Bayrou lundi, et de « vérifier certains éléments du projet de loi », a-t-on précisé de même source.Ce texte devrait intégrer plusieurs des mesures du plan « Mayotte debout » présenté par le chef du gouvernement lors de son déplacement. François Bayrou avait initialement dit que ce texte serait présenté en Conseil des ministres vendredi, le premier de l’année 2025. Pour les mesures de plus long terme, le gouvernement prévoit un autre projet de « loi programme de refondation » de l’archipel « préparé et conçu avec les élus de Mayotte », qui sera « mis au point dans les trois mois ».L’électricité rétablie « dans chaque foyer » d’ici fin janvierFrançois Bayrou a notamment promis « d’empêcher la reconstruction » des bidonvilles à Mayotte, détruits par le cyclone, sans préciser où leurs habitants – un tiers de la population – seraient relogés, et de rétablir l’électricité « dans chaque foyer » d’ici fin janvier grâce à des renforts d’agents et de groupes électrogènes. Il a aussi annoncé l’aide de l’armée pour la remise en état des réseaux d’eau et le déploiement de 200 Starlinks (systèmes de liaison satellite de la société américaine SpaceX) pour assurer les communications en urgence. Il entend également proposer au président de la République un « plan vigilance », associant armée et gendarmerie, pour « surveiller » les établissements scolaires face aux menaces d’incendie et de pillages.Face à l’immigration irrégulière – le département compte 320 000 habitants selon l’Insee, mais peut-être 100 000 à 200 000 de plus avec les sans-papiers -, François Bayrou a plaidé pour un « recensement général et précis de la population ». Revenir sur le droit du sol à Mayotte, déjà restreint dans l’archipel, « est une question qu’il faut se poser », a-t-il dit. Sur le plan économique, il a notamment annoncé la mise en place à Mayotte d’une « zone franche globale exemptant (d’impôts) toutes les entreprises pour une durée de cinq ans ».Chido, cyclone le plus dévastateur à Mayotte depuis 90 ans, a causé le 14 décembre la mort d’au moins 39 personnes et fait plus de 5 600 blessés, selon un bilan publié dimanche dernier par la préfecture.
Source link : https://www.lexpress.fr/societe/mayotte-le-projet-de-loi-durgence-ne-sera-pas-presente-en-conseil-des-ministres-ce-vendredi-UDQKJKWQTZCGZC43E7WU2UX2ZQ/
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Publish date : 2025-01-02 11:16:00
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Gaz russe : la fin du transit via l’Ukraine provoque l’inquiétude en Europe de l’Est

2019. Le président ukrainien tout juste élu Volodymyr Zelensky se réjouit de la signature d’un accord synonyme de « sécurité énergétique » et de « prospérité pour les Ukrainiens » avec la Russie, devant rapporter au pays « plus de sept milliards de dollars » sur cinq ans. Les termes du contrat établi entre la compagnie ukrainienne Naftogaz et le géant russe Gazprom sont relativement simples : l’Ukraine autorise son voisin russe à exporter son gaz en Europe via son territoire, en échange d’un important paiement. Mais cet accord quinquennal, qui avait été maintenu malgré l’invasion de l’Ukraine par la Russie, est désormais caduc. Et ce, depuis le 1er janvier 2025, Kiev ayant décidé de ne pas le reconduire et ainsi de définitivement cesser les livraisons de gaz en Europe via son territoire. »Nous avons arrêté le transit du gaz russe, c’est un événement historique. La Russie perd des marchés, elle va subir des pertes financières », s’est félicité ce mercredi le ministre ukrainien de l’Énergie, Guerman Galouchtchenko, tandis que Volodymyr Zelensky a mis en avant « l’une des plus grandes défaites de Moscou ». « Lorsque Vladimir Poutine a pris le pouvoir en Russie il y a plus de 25 ans, le volume annuel de gaz envoyé via l’Ukraine vers l’Europe s’élevait à plus de 130 milliards de m3. Aujourd’hui, le transit de gaz russe est à zéro », a poursuivi le président ukrainien sur les réseaux sociaux.Cet arrêt, soutenu par la Commission européenne, a également été félicité par la Pologne, l’un des plus proches alliés de Kiev. Le chef de la diplomatie polonaise, Radoslaw Sikorski, a ainsi salué « une nouvelle victoire » sur Moscou. « Vladimir Poutine a dépensé des milliards pour construire Nordstream afin de contourner l’Ukraine et de faire chanter l’Europe de l’Est en la menaçant d’interrompre ses livraisons de gaz. Aujourd’hui, l’Ukraine l’empêche d’exporter du gaz directement vers l’UE », a-t-il posté sur X. Bruxelles a de son côté assuré que « l’UE est prête » à mettre un terme à cet accord après avoir travaillé pendant « plus d’un an » pour s’assurer que « d’autres sources d’approvisionnement sont disponibles »La colère de la Hongrie et de la SlovaquieMais pour plusieurs autres pays d’Europe de l’Est, l’arrêt de ce contrat, qui concerne près du tiers des livraisons totales de gaz russe à l’Europe, est source d’inquiétudes. Ces dernières semaines, la Hongrie et la Slovaquie se sont notamment plaintes de voir le robinet coupé. Le Premier ministre slovaque Robert Fico, bien disposé envers Vladimir Poutine et dont le pays est très dépendant de l’approvisionnement en gaz russe, a averti ce mercredi 1er janvier d’un « impact drastique sur nous tous dans l’UE ». Ce dirigeant nationaliste, qui a également menacé Kiev des mesures de représailles si elle ne prolongeait pas l’accord, s’est d’ailleurs rendu à Moscou le 22 décembre pour tenter de trouver une solution dans l’urgence, provoquant la colère de Volodymyr Zelensky, qui l’a accusé de vouloir « aider Poutine ».La Hongrie, de son côté, reçoit l’essentiel de ses importations de gaz russe via TurkStream, qui passe sous la mer Noire. Si l’arrêt du transit via l’Ukraine ne l’affectera que marginalement, le Premier ministre Viktor Orban a assuré « ne pas vouloir abandonner » cette route utilisée pour de faibles volumes, a-t-il déclaré la semaine dernière, afin de maintenir « des prix raisonnables ».Gazprom a confirmé ce mercredi dans un communiqué que « depuis 8h, le gaz russe n’a pas été fourni pour le transit à travers l’Ukraine ». Ses exportations vers l’Europe via le territoire ukrainien s’élevaient à un peu plus de 14 milliards de mètres cubes par an, selon des chiffres officiels. Dans ce contexte tendu, le cours du gaz européen a atteint mardi la barre symbolique des 50 euros le mégawattheure, une première depuis plus d’un an.Avec la fin de ce transit et plus de deux ans après le sabotage des tubes Nord Stream en mer Baltique, l’Europe ne sera désormais plus approvisionnée en gaz russe que par TurkStream, et son prolongement Balkan Stream. Elle importe par ailleurs d’importantes quantités de gaz naturel liquéfié (GNL) russe par méthaniers.La Moldavie en danger ?Mais si un pays est particulièrement menacé par cet arrêt, c’est assurément la Moldavie, qui a décrété l’état d’urgence. Gazprom avait annoncé l’arrêt des livraisons avant même l’officialisation par Kiev de la fin du contrat de transit, dans le contexte d’un différend financier avec cette ex-république soviétique aux aspirations européennes.En dépit d’importants efforts de diversification depuis le début de la guerre chez son voisin ukrainien, la Moldavie dépend toujours pour 70 % de son électricité de la centrale thermique de Cuciurgan, située dans la région séparatiste de Transdniestrie et alimentée en gaz russe via l’Ukraine. Or, celle-ci a donc vu son alimentation coupée par l’arrêt des importations de gaz russe. Cette région « traverse une situation difficile » après que le fournisseur local Tiraspoltransgaz « a interrompu l’approvisionnement en gaz naturel et en chauffage », a averti le porte-parole du gouvernement moldave Daniel Voda, appelant la Russie à « cesser son chantage ». »Le Kremlin a une nouvelle fois recours au chantage énergétique afin d’influer sur les élections législatives de 2025 et de fragiliser notre trajectoire européenne », a réagi la présidente Maia Sandu, réélue en novembre après un scrutin assombri par des accusations d’ingérences russes. Aux habitants de Transdniestrie, qui vont se retrouver sans chauffage en plein hiver, elle a proposé « une aide humanitaire » mais les autorités locales ont refusé, espérant une résolution rapide du conflit.Les habitants sont invités à « s’habiller chaudement », à « se regrouper dans une seule pièce » et à ne pas utiliser des moyens de chauffage artisanaux pour prévenir les risques d’incendie, selon le communiqué d’une société d’énergie. Selon les autorités, 131 écoles et 147 jardins d’enfants ont dû être coupés du réseau en raison de l’arrêt de l’approvisionnement. Le chef des séparatistes prorusses, Vadim Krasnosselskiï, a rapidement reconnu « un problème » et convoqué une réunion d’urgence. Le reste de la Moldavie est épargné pour l’instant, notamment grâce à l’aide de la Roumanie voisine. Mais la situation en Transdniestrie pourrait très vite déborder en importante crise humanitaire alors que les températures atteignent très régulièrement des niveaux négatifs à cette période de l’année.
Source link : https://www.lexpress.fr/monde/gaz-russe-la-fin-du-transit-via-lukraine-provoque-linquietude-en-europe-de-lest-47UW2BDSWBFYJAEPU6JK2T2S4Q/
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Publish date : 2025-01-02 10:30:00
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Plus de 500 000 morts depuis 2011 : en Syrie, le lourd bilan de 14 ans de guerre

Un triste bilan. Ce mercredi 1er janvier, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a annoncé que 528 500 personnes étaient décédées durant la guerre en Syrie, après près de 14 ans d’un conflit dévastateur déclenché par la répression d’un soulèvement pro démocratie par le régime de Bachar el-Assad, renversé le 8 décembre.Au total, ce sont plus de 181 939 civils qui figurent parmi les plus de 528 592 personnes tuées depuis le début de la guerre en 2011, dont au moins 15 207 femmes et 25 284 enfants, ainsi que des combattants, selon l’Observatoire. Un bilan qui inclut les décès de l’année 2024, mais aussi des milliers d’autres morts durant les années de guerre que l’ONG n’a pu vérifier que dernièrement.6 777 morts en 2024Au total pour l’année 2024, marquée en décembre par la chute du pouvoir de Bachar el-Assad, l’OSDH rapporte la mort de 6 777 personnes. Parmi elles, figurent 3 598 civils dont 240 femmes et 337 « enfants de moins de 18 ans », selon le bilan publié par l’ONG, basé au Royaume-Uni mais disposant d’un vaste réseau de sources en Syrie.Par ailleurs, 3 179 combattants issus des rangs des différents belligérants ont été tués, dont les forces de « l’ancien régime », « des groupes armés islamistes » et des jihadistes, d’après la même source. En 2023, l’OSDH avait fait état de 4 360 personnes tuées, dont près de 1 900 civils. Depuis 2011, l’OSDH a pu catégoriquement vérifier la mort de plus de 64 000 personnes dans les geôles de l’ancien pouvoir « à cause de la torture, la négligence médicale ou des mauvaises conditions » de détention.14 ans de répressionParti le 15 mars 2011 d’un soulèvement populaire violemment réprimé, le conflit s’est complexifié avec l’intervention d’acteurs internationaux et l’afflux de jihadistes du monde entier, sur un territoire morcelé par la guerre. L’entrée dans Damas le 8 décembre d’une coalition rebelle emmenée par le groupe islamiste radical sunnite Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) a sonné le glas du « régime ». Depuis plus d’un demi-siècle la famille Assad régnait sans partage sur la Syrie, réprimant toute opposition et muselant les libertés publiques.Et ce, jusqu’au dimanche 8 décembre 2024. Ce jour-là, des groupes rebelles ont annoncé dans une allocution à la télévision publique syrienne la chute du « tyran » Bachar el-Assad, assurant avoir libéré tous les prisonniers « injustement » détenus, appelant citoyens et combattants à préserver les propriétés de l’Etat.Au début de leur offensive fulgurante lancée fin novembre, de violents combats ont opposé les rebelles aux forces du gouvernement, surtout durant les deux premiers jours, faisant des dizaines de morts dans les deux camps. Par la suite les rebelles ont progressé à une vitesse éclair, sans rencontrer « aucune résistance notable » de la part des soldats, selon l’OSDH et les insurgés, qui ont ainsi conquis coup sur coup les grandes métropoles d’Alep (nord), Hama et Homs dans le centre. Jusqu’à pénétrer dimanche 8 décembre dans Damas.
Source link : https://www.lexpress.fr/monde/proche-moyen-orient/plus-de-500-000-morts-depuis-2011-en-syrie-le-lourd-bilan-de-14-ans-de-guerre-DMDCDS7BIBHPDNGKKLUB5DXG64/
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Publish date : 2025-01-02 08:46:00
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Ancien militaire, « inspiré » par Daech… Le profil erratique du suspect de l’attaque à La Nouvelle-Orléans

C’est un profil difficile à analyser. Shamsud-Din Jabbar, le suspect décédé de l’attaque au véhicule bélier à La Nouvelle-Orléans qui a fait au moins 15 morts ce mercredi 1er janvier, était « inspiré » par le groupe Etat islamique et se serait radicalisé ces dernières années. Agent immobilier et ancien militaire, l’homme était un citoyen américain né au Texas et âgé de 42 ans.Le président américain, Joe Biden, a expliqué que « quelques heures à peine avant l’attaque », le suspect avait « publié sur les réseaux sociaux des vidéos indiquant qu’il était inspiré par l’Etat islamique » et témoignant d’un « désir de tuer ». La cheffe de la police de la Nouvelle-Orléans a quant à elle déclaré que l’homme était « farouchement déterminé à faire un carnage », tandis qu’un responsable des forces de l’ordre américaines a affirmé sous couvert d’anonymat auprès du New York Times que Shamsud-Din Jabbar avait « prêté allégeance à Daesh » dans plusieurs vidéos postées sur sa page Facebook la nuit précédant l’attaque.Mais son frère, Abdur Jabbar, qui s’est confié au journal américain, parle plutôt de lui comme d’ »un amour, un gars sympa, un ami, très intelligent, attentionné ». Il indique que le suspect s’était converti à l’islam à un jeune âge, soulignant que « ce qu’il a fait ne représente pas l’islam. Il s’agit plutôt d’une forme de radicalisation ». Un ami de jeunesse également joint par le quotidien new-yorkais, Chris Pousson, se souvient d’une personne qui ne « créait pas de problèmes, avait de bonnes notes ». Racontant avoir repris contact avec lui en 2017 via les réseaux sociaux, ce militaire retraité indique qu’il « n’a jamais été menaçant, mais on pouvait voir qu’il était devenu vraiment intense quant à sa foi ».Déployé en AfghanistanDans une vidéo datant de 2020, depuis retirée des réseaux sociaux, le suspect faisait l’éloge, avec un accent du sud des Etats-Unis, de ses services d’agent immobilier et vantait ses mérites. « Bonsoir. Je suis Shamsud-Din Jabbar, gestionnaire immobilier […]. Je suis né et j’ai grandi à Beaumont, au Texas, et je vis maintenant à Houston. Je suis resté ici toute ma vie, à l’exception de mes voyages pour l’armée », raconte-t-il fièrement sur son passé militaire.Il dit avoir travaillé pour l’armée dans les secteurs des « ressources humaines » et de l’ »IT » (informatique). Dans cette vidéo, il pose devant un écran sur lequel est écrit en grand : « Discipline ». Le FBI a précisé qu’il avait quitté l’armée de manière « honorable ».Le ministère de la Défense a souligné qu’il avait été dans l’armée de 2007 à 2015, avec notamment un déploiement en Afghanistan de 2009 à 2010, terminant sergent-chef. Il a également été réserviste de 2015 à 2020. Dans sa vidéo, Shamsud-Din Jabbar dit avoir « appris » dans l’armée « ce que signifie être réactif et prendre tout au sérieux […] pour s’assurer que les choses se passent sans problème ». « Ce qui me distingue vraiment des autres agents (immobiliers), c’est ma capacité à être un négociateur acharné », assure-t-il.Un profil bien éloigné donc des affirmations de Donald Trump, qui a rejeté la faute sur l’immigration quelques heures seulement après les premières informations sur ce qui se passait à la Nouvelle-Orléans. « Lorsque j’ai dit que les criminels qui entraient dans notre pays étaient bien pires que ceux qui s’y trouvaient, cette affirmation a été constamment réfutée par les démocrates et les’Fake News Media’, mais elle s’est avérée vraie. Le taux de criminalité dans notre pays a atteint un niveau sans précédent », a-t-il écrit sur son réseau social Truth Social. Une analyse qui s’inspire largement d’informations relayées très vite par le média américain Fox News, qui a affirmé que Shamsun-Din Jabbaer était arrivé aux Etats-Unis depuis le Mexique. »Un marginal » depuis plusieurs annéesLe profil du conducteur de la camionnette témoigne cependant d’une certaine perte de contrôle sur sa vie ces dernières années. Son casier judiciaire ne comprend que deux inculpations pour des infractions mineures : un vol en 2002 et conduite avec un permis non valide en 2005, selon le New York Times. Shamsud-Din Jabbar avait obtenu un diplôme en informatique à l’université de l’Etat de Géorgie (Georgia State) après avoir passé deux ans à étudier entre 2015 et 2017, a affirmé un porte-parole de l’université à l’AFP. S’il avait souvent raconté les difficultés à retrouver une vie normale en tant que vétéran, il travaillait depuis 2021 dans le cabinet de conseil Deloitte, avec un salaire annuel dépassant avoisinant les 120 000 dollars.Mais le New York Times raconte aussi que l’homme de 42 ans était en prise à des difficultés personnelles. Marié deux fois et en instance de divorce en 2022, il avait fait part de difficultés financières dans une lettre à l’avocat de son épouse. Selon le journal, il y écrit avoir perdu 28 000 dollars dans son agence, et propose de vendre leur maison et de partager le fruit de la vente.Dwayne Marsh, le nouveau mari de l’ex-femme de Shamsud-Din Jabbar, a affirmé auprès du New York Times que ce dernier agissait de façon de moins en moins cohérente ces dernières années, « devenant fou, se coupant les cheveux ». Dwayne Marsh a déclaré que sa femme et lui n’autorisaient plus les deux filles qu’elle partageait avec le vétéran de l’armée, âgées de 15 et 20 ans, à passer du temps avec lui.Shamsud-Din Jabbar était installé depuis près d’un an dans une maison louée dans le quartier musulman du nord de Houston. Un voisin a décrit auprès du New York Times un homme qui se tenait à l’écart du reste de la société, restant généralement à l’intérieur de sa maison. Une image relativement différente de celle de son ancienne voisine à Houston entre 2021 et 2024, qui a décrit un homme serviable et souriant, l’aidant souvent à porter ses courses. Même si celle-ci a également affirmé que le père de trois enfants était un « marginal ». « J’étais la seule personne à qui il parlait vraiment », a-t-elle ajouté, affirmant qu’il n’était « pas un terroriste » à ses yeux. C’est pourtant bien lui qui a commis l’une des plus meurtrières attaques terroristes de ces dernières années, alors que la police américaine recherche toujours d’éventuels complices.
Source link : https://www.lexpress.fr/monde/ancien-militaire-inspire-par-daech-le-profil-erratique-du-suspect-de-lattaque-a-la-nouvelle-orleans-LVB4ZQHTTBAUVBNAX6FXUJF2HU/
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Publish date : 2025-01-02 06:55:00
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