Vous souhaitez faire baisser vos charges énergétiques et changer de décor sans déménager ? Faites des travaux ! Vous gagnerez de l’espace en réagençant des pièces et rendrez votre logement plus adapté à votre mode de vie, actuel ou futur. Pour éviter de vous ruiner avec une lourde facture de rénovation, autant profiter des subventions et crédits aidés. Si vous comptez réaliser des travaux de rénovation énergétique dans votre résidence principale – ou celle de votre locataire si vous êtes bailleur – vous avez droit à la subvention MaPrimeRenov’. Elle se décline en deux formules : la première, appelée MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur, est destinée aux chantiers importants réalisés par des professionnels RGE (label “Reconnu garant de l’environnement”).
Cette prime est accordée sans condition de ressources, mais son montant est d’autant plus faible que vos revenus sont élevés. Selon les cas, elle permet de financer de 10 à 80 % des travaux, dans la limite d’un plafond de dépenses éligibles qui varie entre 40 000 et 70 000 euros hors taxe, dans la limite de 50 à 100 % du montant total de la rénovation (toutes taxes comprises). Une bonification de 10 % est accordée à ceux qui atteignent au moins l’étiquette énergétique D après les travaux. Pour en bénéficier, il faut réaliser deux gestes d’isolation a minima (toiture, murs, sols ou fenêtres), éventuellement complétés par d’autres travaux (changement de mode de chauffage, installation d’une ventilation performante…). Ces actions devront avoir permis à votre logement de gagner au moins deux classes énergétiques.
Subventions des fournisseurs d’énergie
La seconde version est appelée MaPrimeRénov’ Parcours par geste et sert à financer un seul type de travaux. Son montant varie également selon les ressources et travaux envisagés. Par exemple, un ménage aisé peut obtenir 2 500 euros s’il remplace une vieille chaudière par une pompe à chaleur. Des simulations sont possibles en ligne (Mesaidesreno.beta.gouv.fr).
En complément, vérifiez si vous n’avez pas droit à une aide locale distribuée sous conditions (de travaux, de conservation du bien, de ressources…) par votre commune, département ou région. Le site de l’Agence nationale pour l’information sur le logement les recense (Anil.org/aides-locales-travaux).
Enfin, les fournisseurs de fioul, de gaz ou encore d’électricité subventionnent des travaux d’économie d’énergie via les certificats d’économie d’énergie. Accordé pour les résidences principales ou secondaires achevées depuis plus de deux ans, leur montant – de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros – dépend du type de rénovation, du logement, des ressources et du fournisseur d’énergie. Pour savoir lequel choisir, vous pouvez réaliser des simulations et déposer votre demande sur le site Primesenergie.fr.
Prêts bonifiés
Après avoir fait le plein d’aides, il est possible de compléter votre enveloppe de financement avec un ou plusieurs crédits à taux bonifié. L’éco-prêt à taux zéro, réservé à la résidence principale, est accordé à tous les ménages. Il est plafonné à 50 000 euros à rembourser sur vingt ans maximum et finance des travaux d’économies d’énergie réalisés par des professionnels RGE. Attention, pour en bénéficier, les rénovations doivent contribuer à améliorer la performance énergétique globale du logement d’au moins 35 %.
Pour compléter votre enveloppe, Action Logement (ex-1 % logement) accorde un crédit, plafonné à 10 000 euros, sur dix ans maximum, au taux de 1,5 % pour des travaux de rénovation énergétique dans une résidence principale. Ce crédit aidé est réservé à ceux qui travaillent dans une entreprise privée d’au moins dix salariés. Les grands groupes (EDF, secteur bancaire ou BTP…) et certains ministères (Armée, Santé, Education…) distribuent aussi des prêts à taux bonifiés à leurs employés sous conditions. Rapprochez-vous de votre service de ressources humaines pour connaître les modalités d’attribution.
Enfin, la caisse des allocations familiales accorde un prêt à l’amélioration de l’habitat plafonné à 1 067,14 euros. Il est réservé aux familles bénéficiaires d’une prestation sociale avec au moins un enfant à charge. Remboursé en trois ans maximum, il est à 1 % et peut couvrir jusqu’à 80 % du coût des travaux de rénovation ou d’isolation thermique dans les résidences principales.
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