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    « Sentiment de submersion » migratoire : François Bayrou persiste et signe

    IntelliNewsBy IntelliNewsfévrier 2, 2025Aucun commentaire4 Mins Read
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    François Bayrou maintient ses propos. Le Premier ministre a repris devant les députés, ce mardi 28 janvier, l’idée d’une « submersion » migratoire à Mayotte et dans plusieurs autres départements français, réfutant toute « connivence avec personne » en réponse au chef de file des députés PS Boris Vallaud qui l’accusait d’avoir « emprunté (ce vocabulaire) à l’extrême droite ».

    « Quiconque est confronté à la situation à Mayotte, et ce n’est pas le seul endroit de France, mesure que le mot de submersion est celui qui est le plus adapté. Parce que tout un pays, […] toute une communauté de départements français est confrontée à des vagues d’immigration illégale telles qu’elles atteignent 25 % de la population », a affirmé le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement. « Ce ne sont pas les mots qui sont choquants, c’est les réalités », a-t-il ajouté.

    « Submersion » migratoire : « Quiconque est allé à Mayotte (…) mesure que le mot de submersion est celui qui est le plus adapté (…) qui peut dire que ce n’est pas vrai ? Ce ne sont pas les mots qui sont choquants, ce sont les réalités », affirme François @Bayrou.#DirectAN #QAG pic.twitter.com/CB4f1vZtPR

    — LCP (@LCP) January 28, 2025

    « Les apports étrangers sont positifs pour un peuple, à condition qu’ils ne dépassent pas une proportion […] Dès l’instant que vous avez le sentiment d’une submersion, de ne plus reconnaître votre pays, les modes de vie ou la culture, vous avez rejet », a affirmé lundi soir sur LCI François Bayrou. Pour le chef du gouvernement, ce seuil n’est pas encore dépassé mais « on approche » et « en tout cas, c’est dans cette zone qu’on se trouve », sachant qu’un « certain nombre de villes ou de régions sont (déjà) dans ce sentiment-là ».

    En disant « que tout est une affaire de proportion », le Premier ministre « a justifié la politique que je souhaite mener », s’est réjoui mardi Bruno Retailleau (LR). « Qu’un homme centriste, modéré, équilibré, puisse dire, au bout d’un mois et demi à Matignon, qu’il y a une proportion d’étrangers qui ne doit pas être dépassée sur le sol national, c’est une avancée », a renchéri son homologue à la Justice, Gérald Darmanin (Renaissance).

    Côté RN, si le vice-président Sébastien Chenu s’est félicité d’avoir « gagné la bataille idéologique », Marine Le Pen attend de François Bayrou « des actes qui suivent les constats ». « Il faut que le Premier ministre soit conscient qu’il n’est ni psychiatre ni prêtre et que donc sa parole ne guérit pas », a lancé la cheffe des députés d’extrême droite.

    Yaël Braun-Pivet n’aurait « jamais tenu ces propos »

    Mais les déclarations du Premier ministre ont choqué l’aile gauche du camp présidentiel, en premier lieu la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. « Je n’aurais jamais tenu ces propos et ils me gênent. On parle d’hommes et de femmes, de notre pays, la France qui, par son Histoire, par sa géographie, par sa culture, a toujours accueilli et s’est construite avec cette tradition », a-t-elle réagi.

    Le tollé est général à gauche. « C’est honteux, ça m’a extrêmement choquée qu’un Premier ministre utilise le terme de ‘submersion’ migratoire et vienne accréditer cette fausse idée alimentée par l’extrême droite », a réagi la cheffe des députés écologistes Cyrielle Chatelain. « On n’emprunte ni les mots ni les fantasmes de l’extrême droite », a réagi le patron des députés socialistes Boris Vallaud, jugeant cela « indigne ».

    Selon l’Insee, en 2023, la population étrangère vivant en France s’élevait à 5,6 millions de personnes, soit 8,2 % de la population totale, contre 6,5 % en 1975, soit une « augmentation qui est faible ».

    Cela pourra-t-il influencer la décision du groupe socialiste de voter la censure du gouvernement sur le budget qui pourrait être soumis la semaine prochaine à l’Assemblée via l’article 49.3 de la Constitution ? Le PS, qui cherche des concessions de François Bayrou en échange d’une non-censure, a annoncé l’annulation d’une réunion prévue mardi avec le gouvernement. « Ce qui s’est passé cet après-midi ne va pas dans le sens d’un accord de non-censure », a estimé le député PS Laurent Baumel.





    Source link : https://www.lexpress.fr/politique/sentiment-de-submersion-migratoire-francois-bayrou-persiste-et-signe-P5R4YYK6MRB53DZFE4AEJAA4UE/

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    Publish date : 2025-01-28 18:25:00

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