Une bonne nouvelle pour l’Ukraine. Selon le New York Times, Kiev s’apprête à recevoir deux nouveaux systèmes de défense antiaérienne Patriot dans les prochains mois. Ces engins permettent de détecter à plus de 100 kilomètres des missiles adverses, et de les neutraliser sur une longue distance grâce à l’envoi de munitions. De fabrication américaine, les systèmes Patriot ont longtemps été réclamés par le pouvoir ukrainien afin de protéger ses villes et ses infrastructures énergétiques. D’abord réticent à en fournir à l’armée ukrainienne, l’ex-président Joe Biden avait finalement autorisé la livraison de ce type de systèmes sol-air en décembre 2022.
Hautement sophistiqué, cet équipement manque toujours en nombre aux troupes ukrainiennes. Elles n’en détiennent aujourd’hui que huit, dont six seulement sont opérationnels. Mi-avril, lors d’un appel avec Donald Trump, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait assuré que son pays était d’accord pour acquérir financièrement des systèmes Patriot et non plus uniquement en attendre sous la forme d’aide occidentale. « L’Ukraine est prête à acheter au moins 10 systèmes. J’ai parlé de ce minimum au président Trump lors de notre conversation téléphonique. Il m’a dit que l’Amérique y travaillerait », avait déclaré le dirigeant. Chacune de ces machines coûte très cher : le coût d’une batterie d’un système Patriot s’élèverait selon les experts à 2,5 milliards de dollars à l’export. Sans compter le prix des missiles, estimé à 10 milliards de dollars l’unité à l’export.
Un système Patriot venu d’Israël, l’autre d’Allemagne ou de Grèce
Dans son article publié ce samedi 4 mai, le New York Times se base sur des informations fournies sous couvert d’anonymat par quatre anciens et actuels responsables américains. Dans le détail, le journal américain évoque le nouvel envoi de deux de ces instruments cruciaux à l’armée ukrainienne. L’un d’eux serait expédié depuis Israël, mais pas dans l’immédiat : il s’agirait en fait d’un modèle ancien, nécessitant d’abord une rénovation pour pouvoir être fonctionnel. La livraison devrait avoir lieu cet été. L’autre Patriot proviendrait d’Allemagne ou de Grèce, selon les mêmes sources, sans fournir davantage de précisions. Au total, l’Institut international d’études stratégiques de Londres recense actuellement 186 systèmes Patriot en service sur la planète.
Cette information intervient après plusieurs mois de tensions entre le pouvoir ukrainien et la nouvelle administration américaine. Donald Trump, qui n’a cessé de critiquer Volodymyr Zelensky depuis son arrivée au pouvoir, avait toutefois déjà laissé entendre mi-mars qu’il était prêt à aider Kiev à trouver de nouveaux appareils de type Patriot pour protéger son territoire. « Le président Zelensky a demandé des systèmes de défense antiaérienne […] et le président Trump a accepté de travailler avec lui pour voir ce qui était disponible, notamment en Europe », avait indiqué la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, après un appel téléphonique entre les deux dirigeants.
Tandis que la guerre continue de faire rage sur le champ de bataille, le président américain s’était de nouveau entretenu avec son homologue ukrainien lors des funérailles du pape François, le 26 avril dernier, au Vatican. « Il m’a dit qu’il avait besoin de plus d’armes et que nous allions voir ce qui se passerait », avait résumé Donald Trump cette rencontre. Un rendez-vous, qui, selon Volodymyr Zelensky, aurait en tout cas permis au milliardaire de percevoir le conflit ukrainien « un peu différemment ». La signature de l’accord sur les minerais entre Kiev et Washington, mercredi 30 avril, pourrait contribuer à radoucir quelque peu la relation entre les deux pays, devenue plus que houleuse ces derniers mois. Ce texte ne contient toutefois pas les garanties de sécurités américaines espérées par l’exécutif ukrainien.
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Publish date : 2025-05-04 15:27:00
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