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    Mort de Quentin Deranque à Lyon : qui sont les neuf suspects interpellés ?

    IntelliNewsBy IntelliNewsfévrier 18, 2026Aucun commentaire4 Mins Read
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    Quatre jours après la mort du militant identitaire Quentin Deranque, 23 ans, à Lyon, l’enquête progresse. Mardi 17 février, plusieurs suspects ont été interpellés. Ils seraient neuf au total. Selon des informations de nos confrères de BFMTV et du journal Le Monde, ces interpellations ont été menées dans la région lyonnaise, dans la Haute-Loire, dans la Drôme et l’Isère.

    Sept hommes et deux femmes ont ainsi été placés en garde à vue à Lyon, dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet pour meurtre, association de malfaiteurs, et violences aggravées par la réunion, l’utilisation d’armes par destination, et la dissimulation du visage. Au moins six des neuf personnes interpellées sont suspectées d’avoir participé directement à la scène la plus violente, survenue rue Victor-Lagrange, dans le 7e arrondissement de Lyon, à quelques centaines de mètres des locaux de Sciences Po.

    Militants d’extrême gauche

    Parmi les neuf personnes interpellées, Alexis C., Paul L., Jules P., Dimitri V. et deux femmes qui hébergeaient un des suspects dans la Drôme sont considérés par les services de police comme des militants d’ultragauche, plus ou moins actifs.

    Parmi elles figure également Jacques-Elie Favrot, l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, militant antifasciste lyonnais qui a fondé la Jeune Garde. Mis en cause par plusieurs témoins sur les réseaux sociaux, Jacques-Elie Favrot s’était mis en retrait de ses fonctions dès vendredi. Tandis que l’accès à l’Assemblée nationale lui a été interdit par sa présidente Yaël Braun-Pivet depuis lundi. Mardi soir, son employeur à l’Assemblée, Raphaël Arnault, a par ailleurs déclaré sur le réseau social X que son collaborateur avait « cessé toutes ses activités parlementaires ». « Dès hier avant d’apprendre son interpellation ce soir, nous avons engagé auprès des services de l’Assemblée les procédures pour mettre fin à son contrat », a-t-il précisé. « A l’enquête désormais de déterminer les responsabilités ».

    « Ce soir, un assistant parlementaire d’un député LFI a été interpellé », a réagi le Premier ministre, Sébastien Lecornu. « Sans présager de la suite de l’enquête et attenter à la présomption d’innocence, je redis que oui, le ménage doit être fait dans vos rangs. Et vite », a-t-il ajouté sur le réseau social X. Mis en cause dans l’après-midi à l’Assemblée par le chef du gouvernement et le ministre de la Justice Gérald Darmanin, le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon, avait auparavant déclaré lors d’une conférence à Paris ne pas accepter « les leçons de Sébastien Lecornu ».

    Fichés S

    Selon Le Parisien, au moins deux des autres interpellés sont des membres de la Jeune Garde. Adrian B, un jeune homme, « considéré comme un militant très actif du collectif antifasciste créé par Raphaël Arnault ». Et Robin C, présenté comme un membre historique de l’organisation lyonnaise. En juin 2025, la dissolution de ce groupe antifasciste lyonnais avait été annoncée par le ministère de l’intérieur pour ses méthodes jugées violentes. Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, reprochait ainsi à la Jeune Garde de « provoquer des agissements violents contre les personnes, provocation bien souvent suivie d’effets ». Mais le groupe n’a jamais été totalement dissous, notamment parce que des recours sont toujours à l’étude devant le Conseil d’État, qui ne s’est pas encore prononcé. Dans un communiqué publié dimanche 15 février, le groupe a toutefois assuré que ses activités avaient cessé.

    D’après des informations publiées dans la presse, notamment dans les colonnes du Monde, plusieurs des suspects font par ailleurs l’objet d’une fiche « S » pour radicalisation politique, en raison de leur appartenance à la Jeune Garde. C’est-à-dire que ces personnes font l’objet d’un signalement dans le Fichier des Personnes Recherchées (FPR) français, utilisé par les forces de l’ordre pour repérer des individus représentant une menace potentielle pour la sécurité publique.



    Source link : https://www.lexpress.fr/france/mort-de-quentin-deranque-a-lyon-qui-sont-les-neuf-suspects-interpelles-3Z76IPQFKJFPVNYQ36TNVHJMTA/

    Author : Célia Cuordifede

    Publish date : 2026-02-18 07:25:00

    Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

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