L’entrée de petits pois printaniers et de burrata vient d’être servie au dîner de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche, samedi, lorsque plusieurs bruits suspects retentissent au fond de la salle de bal du Washington Hilton peu après 20h30. S’agit-il d’un chariot renversé ou de réels coups de feu ? La confusion règne alors dans la salle. Des centaines de journalistes présents au gala annuel de la presse s’empressent de se cacher sous les tables. Plusieurs hauts responsables de l’administration, Donald Trump et J.D. Vance en tête, ainsi que la Première dame Melania Trump, sont rapidement évacués par la sécurité.
Le chef de la police de Washington Jeffery W. Carroll déclarera plus tard ans la soirée qu’un homme a ouvert le feu sur les forces de l’ordre – sans toutefois atteindre la salle de bal où se tenait l’événement annuel – avant d’être maîtrisé par les services secrets. Selon les autorités, le suspect était armé de couteaux, d’un fusil de chasse et d’un pistolet et séjournait vraisemblablement à l’hôtel Washington Hilton.
Le suspect est un Californien de 31 ans
Plusieurs responsables des forces de l’ordre ayant requis l’anonymat l’ont identifié comme étant un certain Cole Tomas Allen, rapporte le New York Times, un homme de 31 ans originaire de Torrance en Californie, décrit par certaines connaissances interrogées comme quelqu’un d' »intelligent et doux ». D’après les réseaux sociaux, le suspect semble être diplômé de Caltech, une prestigieuse université scientifique privée, et travaille comme enseignant à temps partiel et développeur de jeux.
Les motivations précises du suspect ne sont pas encore connues. Désormais en garde à vue, il aurait déclaré aux forces de l’ordre après son arrestation vouloir « tirer sur des responsables de l’administration Trump », selon deux sources citées par CBS News. Il fait actuellement l’objet de deux chefs d’accusation : utilisation d’une arme à feu lors d’un crime violent et agression d’un agent fédéral à l’aide d’une arme dangereuse, a fait savoir la procureure fédérale, Jeanine Pirro, et comparaîtra lundi devant la justice. D’autres chefs d’accusation pourraient encore être retenus contre lui selon l’avancée de l’enquête.
Troisième incident en trois ans
Alors qu’il était toujours dans le bâtiment, Donald Trump publiait un message sur son réseau Truth Social. « Sacrée soirée à DC. Le Secret Service et les forces de l’ordre ont fait un boulot fantastique. Ils ont agi rapidement et courageusement. Le tireur a été appréhendé, et j’ai recommandé de laisser le spectacle se poursuivre mais je suivrai complètement la recommandation des forces de l’ordre. Ils prendront rapidement la décision. » Trente minutes plus tard, il tenait une conférence de presse à la Maison-Blanche, toujours vêtu de son smocking, face à un parterre de journalistes à qui il s’est adressé – chose inhabituelle – en termes respectueux, complimentant leurs tenues, utilisant un ton poli et les remerciant pour leur travail. « Vous avez fait preuve d’un grand professionnalisme dans votre couverture », a-t-il déclaré. « Je dois dire que j’ai pris connaissance des informations publiées. Vous avez été très professionnels. » Avant d’annoncer que le dîner serait reprogrammé dans les 30 jours suivants. Plus tard lors de la conférence de presse, le président s’est amusé, d’un ton relâché : « Personne ne m’avait dit que c’était une profession si dangereuse. »
Un agent des services secrets a été blessé par balle, a déclaré Donald Trump, mais il était « protégé par un gilet pare-balles ». Ce dernier été transporté à l’hôpital pour y être soigné. Le suspect a également été conduit à l’hôpital pour y être examiné, bien que les autorités aient précisé qu’elles ne pensaient pas qu’il ait été blessé. Le FBI semble pencher pour la piste d’un acte isolé, et poursuit son enquête afin de déterminer si le président Trump était spécifiquement visé.
C’est le troisième incident de ce type auquel Donald Trump était confronté en trois ans. Durant la campagne de 2024, il avait survécu à deux tentatives d’assassinat, dont une à Butler, en Pennsylvanie, où une balle lui avait frôlé l’oreille. En 1981, ce même hôtel Hilton de Washington avait aussi été le théâtre d’une tentative d’assassinat contre Ronald Reagan, alors président des Etats-Unis, qui avait été visé et blessé par un tireur à l’extérieur de l’hôtel. « Ce n’est pas un immeuble particulièrement sécurisé », a expliqué, samedi, Donald Trump, qui a saisi l’occasion pour défense son projet de vaste salle de bal actuellement en construction à l’emplacement de l’aile orientale de la Maison-Blanche. Ce nouvel assaut soulève, une fois encore, des questions au sujet du dispositif de sécurité qui entoure le président américain lors d’événements de telle envergure.
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Publish date : 2026-04-26 10:40:00
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