Close Menu
    Facebook X (Twitter) Instagram
    IntelliNews
    Facebook X (Twitter) Instagram
    IntelliNews
    Home»FRANCE»L’Express»Au sommet de l’Otan, Donald Trump fait de l’Espagne sa nouvelle cible
    L’Express

    Au sommet de l’Otan, Donald Trump fait de l’Espagne sa nouvelle cible

    IntelliNewsBy IntelliNewsjuillet 8, 2026Aucun commentaire4 Mins Read
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Donald Trump avait déjà plusieurs dossiers à distribuer au sommet de l’Otan à Ankara : l’Iran, le Groenland, les dépenses militaires européennes, les alliés jugés insuffisamment mobilisés. Mais mercredi 8 juillet, c’est l’Espagne qui a concentré ses attaques. Aux côtés du secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, le président américain a accusé Madrid de ne pas assez participer aux dépenses de défense de l’Otan. Puis il a affirmé vouloir « cesser tout échange commercial » avec le pays.

    La facture militaire

    La déclaration a été faite devant les caméras, sous forme d’instruction adressée à son secrétaire du Trésor, Scott Bessent. Donald Trump a qualifié l’Espagne de « cause perdue », affirmé ne plus vouloir « faire affaire » avec elle, et accusé Madrid de traiter Mark Rutte « terriblement ». Le premier reproche porte toutefois sur les dépenses militaires. Donald Trump veut pousser les alliés de l’Otan à consacrer 5 % de leur PIB à la défense. L’Espagne, elle, affirme pouvoir respecter ses engagements avec 2,1 % du PIB. Madrid rappelle aussi avoir augmenté sa contribution et participé à plusieurs missions de l’Alliance. Selon les éléments rapportés par le journal El País, le pays a notamment confirmé son engagement dans une opération en Finlande destinée à défendre l’Atlantique et l’Arctique. Le désaccord ne porte donc pas sur la présence espagnole dans l’Otan, mais sur la manière de chiffrer l’effort demandé.

    Un second sujet s’ajoute au premier : l’Iran. Washington reproche à l’Espagne, frontalement opposée à la guerre en Iran, de ne pas avoir facilité l’usage de certaines bases américaines en Andalousie, notamment Morón et Rota, dans le cadre des opérations menées au Moyen-Orient. Pedro Sánchez avait critiqué la stratégie américaine, qualifiée d’erreur « extraordinaire ». Le dossier espagnol mêle donc deux griefs : l’effort budgétaire et l’alignement politique.

    La réponse espagnole

    Face à cette séquence, Madrid a choisi de ne pas répondre sur le même ton. Le gouvernement espagnol dit accueillir les propos de Donald Trump « avec calme ». Pedro Sánchez a insisté sur des relations « très positives » entre l’Espagne et les États-Unis, en rappelant leurs liens sociaux, culturels, économiques et militaires. Il a même raconté qu’après la conférence de presse, il avait croisé Donald Trump et échangé avec lui sur le football et le golf.

    Cette retenue tient aussi à un point juridique central : une rupture commerciale visant uniquement l’Espagne serait difficile à appliquer. L’Espagne appartient à l’Union européenne, et la politique commerciale relève de la Commission européenne. Un État membre ne peut donc pas être traité comme un partenaire commercial isolé du reste du marché unique. Pour prendre une mesure commerciale contre Madrid, Washington devrait se confronter au cadre européen. Ce détail institutionnel n’a rien de secondaire : il limite fortement la portée concrète de la menace américaine.

    Bruxelles répond

    La Commission européenne a d’ailleurs répondu rapidement. Un porte-parole de l’exécutif européen a assuré que Bruxelles « veillera toujours » à protéger les intérêts de l’Union et de tous ses États membres. Il a aussi rappelé que les échanges entre l’Union européenne et les États-Unis sont « profondément intégrés », et demandé à Washington de respecter les engagements pris dans l’accord commercial conclu avec l’UE.

    Mark Rutte a finalement cherché à ménager les deux lignes du sommet : le secrétaire a salué la pression américaine sur les dépenses militaires, tout en rappelant que l’Espagne avait réalisé un « grand pas » l’an dernier et progressait vers les 2 %. Surtout, Madrid dispose d’un argument difficile à balayer : selon l’exécutif espagnol, les États-Unis vendent davantage à l’Espagne qu’ils ne lui achètent. Une rupture commerciale viserait donc un allié, un État membre de l’Union européenne, mais aussi un marché où Washington est loin d’être perdant.



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/amerique/au-sommet-de-lotan-donald-trump-fait-de-lespagne-sa-nouvelle-cible-SSE2FEHDCFDAPOWJWXWDYW4M4Y/

    Author :

    Publish date : 2026-07-08 18:28:00

    Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

    L’Express
    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    IntelliNews

    Related Posts

    Étudiants étrangers : la nouvelle offensive de Donald Trump inquiète les universités et les géants de la tech

    août 1, 2026

    Pascal Bruckner : « Xenia Fedorova aurait dû être remerciée depuis sept ans… »

    août 1, 2026

    « Aider ceux qui aident l’Ukraine » : Kiev envoie des pompiers à la rescousse en Gironde

    août 1, 2026

    Hitzewelle: Ungarn schaltet einziges AKW wegen niedrigen Donaupegels ab

    août 1, 2026

    Im gehörlosenzentrum: 17 Gäste nach Feier mit Magen-Darm-Beschwerden im Krankenhaus

    août 1, 2026

    Marokkanische NGO fordert Untersuchung der Ursachen für die Geschehnisse in Ceuta

    août 1, 2026

    Bikini-clad Jennifer Aniston, 57, kisses hypnotist boyfriend Jim Curtis as they enjoy a romantic getaway aboard a luxury yacht in Spain

    août 1, 2026

    The Papers: Chancellor ‘warns’ supermarkets and ‘own goal’

    août 1, 2026
    juillet 2026
    L M M J V S D
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
    « Juin   Août »
    Catégories
    Archives
    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest
    © 2026

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.