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    Hausse du prix du diesel : Donald Trump rejette la faute sur l’Ukraine

    IntelliNewsBy IntelliNewsseptembre 14, 2026Aucun commentaire4 Mins Read
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    « Volodymyr Zelensky n’a qu’une chose à faire. Il doit arrêter de frapper le diesel en Russie » a réclamé Donald Trump en marge de l’Irish Open de Dublin, dimanche 13 septembre. Selon le président américain, l’Ukraine doit donc cesser les frappes qu’elle mène contre les raffineries et infrastructures pétrolières russes, en représailles à l’invasion de son territoire par Moscou, car ces attaques contribuent à perturber l’approvisionnement en carburant, et « nuisent au monde entier ». Assurant que le président ukrainien et Vladimir Poutine avaient été contactés à ce sujet, le locataire de la Maison-Blanche a estimé par ailleurs que Kiev disposait de « nombreuses autres cibles ».

    Cette réclamation américaine intervient alors que le prix moyen du diesel aux Etats-Unis a dépassé pour la première fois les 6 dollars le gallon (un gallon équivaut à 3,78 litres). Soit environ 1,38 euro le litre. Une somme qui peut paraître dérisoire comparée aux 2,30 euros le litre actuellement observés en France, mais bien supérieure aux 3,50 dollars le gallon (soit environ 78 centimes le litre) observés aux Etats-Unis avant la guerre en Iran, déclenchée le 28 février par les Etats-Unis et Israël. Car selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le principal choc sur l’approvisionnement mondial provient bien de la quasi-fermeture, depuis l’hiver dernier, du détroit d’Ormuz, par lequel transitait auparavant environ 20 % du pétrole mondial.

    Depuis, les exportations russes ont contribué à amortir le choc de la pénurie de pétrole en occident : en février, la Russie et les pays du Golfe représentaient près de 45 % du commerce maritime mondial de diesel et de gazole, selon l’AIE. Mais la campagne de frappes ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières russes, dans le but d’affaiblir le financement de l’effort de guerre du Kremlin, a fortement perturbé le secteur pétrolier russe ces derniers mois. Tant et si bien que la Russie a interdit en juillet dernier les exportations de diesel, avant de prolonger cette mesure jusqu’au 30 septembre pour préserver son approvisionnement intérieur. Dans la nuit du 12 au 13 septembre, deux raffineries russes ont notamment été visées, dont celle de Slaviansk-sur-Kouban, dans la région de Krasnodar, selon l’agence de presse américaine AP news.

    Pas un mot sur l’attaque d’un train vers la Pologne

    Dans le même temps, la Russie poursuit ses frappes contre l’Ukraine, visant, à l’approche de l’hiver, ses infrastructures énergétiques, notamment le réseau électrique. Dimanche, un drone russe a aussi frappé un train de passagers à seulement deux kilomètres de la frontière polonaise, sans faire de victime. Quelques minutes auparavant, un train diplomatique transportant notamment l’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson et l’ancien Premier ministre suédois Carl Bildt avait emprunté la même ligne en provenance de Kiev. L’opérateur ferroviaire ukrainien a estimé qu’il était « entièrement possible » que ce train ait été la cible visée, sans toutefois l’établir. Un camion avait également été touché à moins d’un kilomètre de la frontière polonaise, provoquant temporairement la fermeture du poste-frontière de Yahodyn-Dorohusk.

    Donald Trump n’a eu aucune phrase critique sur ces attaques lors de sa prise de parole. Ce que n’a pas manqué de remarquer le Wall Street Journal : « La Russie peut donc frapper n’importe quelle cible en Ukraine, mais l’Ukraine doit se retenir de riposter en Russie », a commenté le quotidien dans un éditorial, d’après lequel « accuser l’Ukraine, alors que l’Iran et les Houthis attaquent la production et le transport de pétrole au Moyen-Orient, relève d’une vaste manœuvre politique. » Le WSJ pointe aussi « une erreur stratégique, car la Russie et l’Iran s’entraident dans leurs conflits respectifs » : « Monsieur Trump semble penser qu’il peut traiter ces guerres séparément. Chaque fois qu’il le fait, ses adversaires à Moscou et à Téhéran peuvent se réjouir de cette chance inespérée. »



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/hausse-du-prix-du-diesel-donald-trump-rejette-la-faute-sur-lukraine-FJKKKLVSUZHWJMUT6YN3JX37YM/

    Author : Enola Richet

    Publish date : 2026-09-14 11:00:00

    Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

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