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    Dix ans après le Brexit, Andy Burnham n’écarte pas un retour du Royaume-Uni dans l’UE

    IntelliNewsBy IntelliNewsseptembre 30, 2026Aucun commentaire4 Mins Read
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    Le Premier ministre britannique Andy Burnham a déclaré, ce mercredi 30 septembre, que le Royaume-Uni devait envisager différentes options pour sa future relation avec l’Union européenne, y compris un retour au sein de l’UE, réaffirmant son message selon lequel le Brexit avait « fait plus de mal que de bien ».

    Lors du congrès annuel du parti travailliste mardi à Liverpool, Andy Burnham, qui a fait campagne pour le maintien du Royaume-Uni dans l’UE lors du référendum de 2016, a soutenu que le pays devait envisager de nouvelles options dans « la relation à long terme de la Grande-Bretagne avec ses partenaires européens ».

    Le Premier ministre britannique a déclaré que le départ du Royaume-Uni de l’UE n’avait pas permis de tenir la promesse de ses partisans de « reprendre le contrôle », et qu’au contraire, il avait affaibli le pays, notamment sur le plan économique et face à l’augmentation de l’immigration.

    Des sondages favorables

    S’exprimant au micro de la BBC ce mercredi, Andy Burnham a déclaré que le Royaume-Uni devait envisager non seulement une adhésion pleine et entière, mais aussi un retour au marché unique de l’UE, ravivant ainsi un débat clivant qui divise le pays depuis dix ans.

    « Nous pourrions rester tels quels. C’est tout à fait envisageable, si les gens pensent que c’est le bon endroit pour rester », a déclaré Andy Burnham, énumérant certaines options, dont celle d' »aller jusqu’au bout » pour revenir dans l’UE.

    On ne sait pas encore comment le gouvernement compte sonder l’opinion publique sur l’UE, mais le Premier ministre a déclaré lors de son discours au congrès travailliste qu’il « profiterait de l’occasion du prochain sommet pour exposer au pays, ce que je (il) considère comme des options ». Un sommet UE – Royaume-Uni, initialement prévu le 22 juillet, a été reporté après la démission de Keir Starmer de son poste de Premier ministre. Il pourrait désormais avoir lieu en novembre. Andy Burnham a déclaré que les options devraient être évaluées en fonction de « ce qui est faisable » pour le pays. Il a ajouté qu’il s’en tiendrait aux engagements pris par le gouvernement de Starmer lors des dernières élections de 2024, notamment la promesse de « rester en dehors de l’UE » et de ne pas revenir au marché unique, à l’union douanière ni à la liberté de circulation. Une autre question serait de savoir si l’UE souhaiterait proposer à la Grande-Bretagne une réintégration selon des conditions que Burnham pourrait privilégier.

    Les sondages montrent qu’une majorité de Britanniques seraient favorables à un retour dans l’UE, mais ce soutien s’estompe souvent lorsque l’on prend en compte les conditions requises, comme la contribution aux budgets et l’adoption de l’euro.

    « Le Brexit a fait plus de mal que de bien »

    Le vote du Brexit a déclenché des années de bouleversements. En 2016, la Grande-Bretagne a voté pour quitter l’Union européenne, mettant fin à plus de quatre décennies d’adhésion et déclenchant des années de bouleversements politiques, les gouvernements successifs étant aux prises avec les conséquences économiques et diplomatiques de ce vote.

    Andy Burnham, qui a remplacé Keir Starmer en juillet, a déclaré qu’il souhaitait que la Grande-Bretagne rejoigne l’UE de son vivant, et son message lors du Congrès travailliste selon lequel le Brexit n’avait pas enrichi la Grande-Bretagne a été bien accueilli par de nombreux membres de son parti. « Je suis très clair, et je le dis sans détour : le Brexit a fait plus de mal que de bien », a-t-il déclaré à la BBC. « La question est donc : que faire ? »

    Mais le parti populiste britannique Reform UK, dirigé par le vétéran de la campagne pour le Brexit Nigel Farage, a critiqué les projets de Burnham, imputant la faible croissance économique au gouvernement travailliste plutôt qu’au vote de 2016. « Andy Burnham est à peine Premier ministre depuis cinq minutes et il essaie déjà de nous faire revenir en douce à Bruxelles par la petite porte », a déclaré Richard Tice, chef adjoint du parti Reform UK.



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/dix-ans-apres-le-brexit-andy-burnham-necarte-pas-un-retour-du-royaume-uni-dans-lue-QLHPNGMHWZAVVLMW6KO7VOGSLY/

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    Publish date : 2026-09-30 12:21:00

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