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    Notation de la dette française : pourquoi il n’y a pas lieu de se réjouir

    IntelliNewsBy IntelliNewsoctobre 26, 2026Aucun commentaire2 Mins Read
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    Il est rare qu’un statu quo surprenne. Cette fois, pourtant, il a pris de court la place financière de Paris. En dépit d’une dérive budgétaire qui se poursuit inexorablement et des flammes qui ont ravagé le pays une semaine plus tôt, l’agence Moody’s a épargné à la France une dégradation de sa note souveraine. Une nouvelle dont s’est félicité le Premier ministre Sébastien Lecornu, balayant d’un revers de tweet les « pronostics déclinistes ».

    La France reste donc notée Aa3, l’ultime échelon reflètant une dette de « haute qualité ». Mais pour combien de temps ? Qu’importe. Car la prime de risque tricolore est depuis longtemps incluse dans les taux d’emprunt à dix ans, dont l’écart avec l’Allemagne – le spread – s’est creusé au-delà de 150 points. John Plassard, associé chez Cité Gestion, expliquait récemment à L’Express que « les dernières baisses de la note française n’ont pas eu d’impact significatif sur le spread car elles étaient déjà en partie intégrées dans les prix ».

    Ultimatum sur le budget

    De quoi s’interroger sur la réelle influence des agences. « Leur parole est démonétisée depuis longtemps sur les marchés », tranche Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet, dans une note. Accusées d’avoir soufflé sur les braises lors de la crise de la dette grecque en 2009, elles entretiennent des relations parfois houleuses avec le monde politique. Difficile d’oublier cette scène de janvier 2012 où Jean-Luc Mélenchon s’était rendu au siège parisien de S&P (Standard & Poor’s) pour protester contre la perte du triple A français. Depuis, les agences de notation ont mené des réformes qui ont amélioré leur transparence et limité le risque de conflits d’intérêts.

    S&P sera la prochaine à livrer son verdict sur la France, le 27 novembre. Moody’s a assorti le sien d’une perspective négative. L’ultimatum est clair : sans budget crédible, la dégradation n’est que partie remise. A quelques pas du précipice, la mascarade parlementaire qui tient lieu de débat aujourd’hui devient de plus en plus périlleuse.



    Source link : https://www.lexpress.fr/economie/politique-economique/notation-de-la-dette-francaise-pourquoi-il-ny-a-pas-lieu-de-se-rejouir-65UJVWICQVFSBLQXVWZS6OAE2U/

    Author : Tatiana Serova

    Publish date : 2026-10-26 18:29:00

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