Close Menu
    Facebook X (Twitter) Instagram
    IntelliNews
    Facebook X (Twitter) Instagram
    IntelliNews
    Home»FRANCE»L’Express»Allemagne : après sa classification comme parti « extrémiste », l’AfD contre-attaque
    L’Express

    Allemagne : après sa classification comme parti « extrémiste », l’AfD contre-attaque

    IntelliNewsBy IntelliNewsmai 5, 2025Aucun commentaire3 Mins Read
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    L’AfD contre-attaque. Lundi 5 mai, les présidents du parti Alternative pour l’Allemagne Alice Weidel et Tino Chrupalla ont engagé un recours devant le tribunal administratif de Cologne, après avoir dénoncé « un coup porté à la démocratie ». Le parti, en tête de récents sondages, avait été classé trois jours plus tôt par les services du Renseignement intérieur allemand comme mouvement « extrémiste de droite « . Une classification qui a fait l’effet d’une bombe dans la première économie européenne, en pleine transition politique.

    L’Office de protection de la Constitution (qui agit de manière autonome), a justifié sa décision en expliquant que l’idéologie de l’AfD « dévalorise des groupes entiers de la population en Allemagne et porte atteinte à leur dignité humaine », ce qui n’est « pas compatible avec l’ordre démocratique ». L’affaire tend considérablement les relations entre Berlin et Washington à la veille de l’élection du chancelier Friedrich Merz.

    Soutien des Etats-Unis

    Les réactions vives n’ont pas tardé aux Etats-Unis, où l’administration Trump dénonce systématiquement ce qu’elle perçoit comme des atteintes à la liberté d’expression en Europe contre les partis qui lui sont idéologiquement proches. Le vice-président américain J.D. Vance a accusé l’Allemagne de reconstruire un « mur de Berlin », tandis que le secrétaire d’Etat Marco Rubio a qualifié la décision de « tyrannie déguisée », estimant que « l’Allemagne devrait inverser sa décision ». Des déclarations « clairement rejetées » à Berlin lundi. Les insinuations de Marco Rubio sont « sans fondement », a dit le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Sebastian Fischer.

    La date de l’annonce de la décision du Renseignement intérieur, à quelques jours de l’intronisation de Friedrich Merz, a, à elle seule, alimenté le débat dans le pays. Le parti conservateur a signé lundi son contrat de coalition avec les sociaux-démocrates, dernière étape avant l’élection de son chef comme chancelier par les députés, prévue mardi. Cette date s’appuie sur un rapport confidentiel du Renseignement réalisé sur plusieurs années, a fait valoir lundi un porte-parole du ministère de l’Intérieur. Il intègre des éléments recueillis notamment pendant la campagne des législatives anticipées de février, et d’autres glanés jusqu’à une semaine avant la publication vendredi dernier. C’est ce qui pourrait avoir précipité l’annonce.

    Une meilleure surveillance policière du parti

    Grâce à cette classification, les autorités sont désormais habilitées à intensifier leur surveillance policière du parti, y compris en interceptant, si nécessaire, les communications privées de ses dirigeants. Même si son aile la plus radicale est régulièrement accusée de proximité avec la mouvance néonazie et de révisionnisme historique sur les crimes du IIIème Reich, le parti AfD rejette toute accusation liée à « l’incitation à la haine des étrangers ou à l’islamophobie » dans sa requête déposée lundi. Il affirme en outre que les critiques émises par ses membres « concernent des phénomènes sociaux spécifiques (tels que la migration irrégulière ou les abus de l’aide sociale), et sont couvertes par la liberté d’expression », niant aussi « toute affiliation à des organisations extrémistes ou volonté de s’en prendre à l’ordre démocratique ».

    Cette décision du Renseignement intérieur a néanmoins relancé le débat sur une éventuelle interdiction de l’AfD, régulièrement alimenté par des élus. Les avis sur le sujet divergent, alors que l’AfD est en plein essor. Juridiquement, les obstacles pour faire valider une telle décision par la Cour constitutionnelle sont très élevés et, politiquement, elle pourrait accroître encore la popularité du mouvement, qui pourrait se présenter en victime.



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/allemagne-apres-sa-classification-comme-parti-extremiste-lafd-contre-attaque-WXCGGBVXPZE5ZOGF4U4JHJARAA/

    Author :

    Publish date : 2025-05-05 15:23:00

    Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

    L’Express
    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    IntelliNews

    Related Posts

    Cuba encore plongée dans le noir : pourquoi les pannes de courant se multiplient sur l’île

    août 4, 2026

    « La surprise fut générale » : quand le prince Albert de Belgique succédait au roi Baudoin

    août 4, 2026

    Gabriel Attal en Une du « JDD » : de Kiev aux médias Bolloré, une stratégie assumée

    août 4, 2026

    «C’est comme si on vous mettait à nu»: au Haut-Vernet, le rouleau compresseur de la médiatisation et le deuil impossible du petit Émile

    août 4, 2026

    Crise de Ceuta : le “silence de mort” d’un État qui a “abandonné sa jeunesse”

    août 4, 2026

    Cuba encore plongée dans le noir : pourquoi les pannes de courant se multiplient sur l’île

    août 4, 2026

    The A.I. Revolt Is Here

    août 4, 2026

    Trump keeps making threats. Washington and the world have stopped flinching.

    août 4, 2026
    mai 2025
    L M M J V S D
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    262728293031  
    « Avr   Juin »
    Catégories
    Archives
    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest
    © 2026

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.