Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…
Interdit de Notre-Dame
La scène est racontée par le directeur de la rédaction de Valeurs actuelles Tugdual Denis dans son récit La cendre et le feu (Robert Laffont) et en dit long sur les rapports mouvementés entre l’Etat et l’Eglise catholique. Au moment du décès de Jean-Paul II, le Premier ministre de l’époque, Jean-Pierre Raffarin, a comme premier réflexe d’aller se recueillir à Notre-Dame. « Non, la place du Premier ministre n’est pas à Notre-Dame », lui répond immédiatement Jacques Chirac. « J’ai alors été obligé de me replier dans ma paroisse », se souvient le Poitevin.
Chômage : le pire est à venir
C’est un ministre du gouvernement Lecornu qui tire la sonnette d’alarme en constatant la crise de l’emploi qualifié qui met à mal la promesse du candidat Macron d’un chômage ramené à 7 % : « La révolution de l’IA va faire très mal, je crains que la situation dans le détroit d’Ormuz ne soit pas grand-chose en comparaison… »
La table d’Attal
« Il faut savoir parfois monter sur la table et c’est ma personnalité », a déclaré mardi 26 mai Gabriel Attal. La phrase a fait sourire de la part de celui qui a singé l’annonce de candidature de Jacques Chirac en 2002 mais qui se retrouve dans la position d’Edouard Balladur. En 1995, celui-ci, en perdition dans les sondages, était monté sur une table lors d’un meeting au Bourget pour saluer ses partisans – et tenter de casser son image un peu raide…
La primaire sauvage, avec fatalité
Les tenants d’un rassemblement précoce de la droite et du centre le constatent : une primaire sauvage s’engage entre Bruno Retailleau, Edouard Philippe et Gabriel Attal en vue de 2027. « Elle est inévitable, constate un ministre apôtre de l’union. A court terme on va passer par une phase violente. Elle va laisser des traces peut-être indélébiles. » Et rendre plus complexe une éventuelle union.
Glucksmann-Faure : la poutre travaille
Luc Broussy, président du Conseil national du Parti socialiste et proche du Premier secrétaire Olivier Faure, a lu avec intérêt le livre de Raphaël Glucksmann, Nous avons encore envie, qu’il a trouvé « dense, sincère et clairement de gauche ». Il l’a fait savoir à l’intéressé et les deux hommes sont convenus de se voir ce vendredi. Peut-être une occasion de rassurer le (presque) candidat à l’élection présidentielle sur un point : s’ils veulent absolument un candidat commun, les fauristes ne sont pas pour autant anti-Glucksmann.
Le tapis de Raphaël Glucksmann
« Raphaël fait tapis », confie un proche d’Olivier Faure. Glucksmann s’est donné trois mois pour « rassembler son camp ». Et un été pour, peut-être, plier le match à gauche : « Si tu arrives à la rentrée de septembre avec un sondage à 15 %, l’affaire est réglée », lui a glissé le socialiste précité.
Pas de rab’ pour Marion Maréchal
En 2024, après son nouveau ralliement au Rassemblement national, la nièce de Marine Le Pen avait placé trois de ses proches, élus apparentés au groupe frontiste à l’Assemblée nationale. Pour les prochaines élections législatives, ce chiffre ne devrait pas être revu à la hausse. « Trois députés sortants, c’est déjà très bien, elle devrait s’estimer heureuse parce que certains ne seront pas réinvestis », persifle un député RN. Même la canicule ne parvient pas à réchauffer les relations entre Marion Maréchal et ses alliés RN.
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Publish date : 2026-05-28 14:00:00
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