Le ton est solennel, ce lundi 3 mars. « La ligne de front ne cesse de se rapprocher de nous », a déclaré ce matin sur France Inter le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, en faisant référence à la guerre en Ukraine. Des propos qui arrivent au lendemain d’un sommet à Londres où étaient conviés quinze dirigeants européens, dont le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz.
Leur hôte, le Premier ministre britannique Keir Starmer, a fait savoir à l’issue de cette réunion qu' »un certain nombre de pays » avaient dit vouloir rejoindre « une coalition des bonnes volontés » pour défendre un futur accord de paix. « L’Europe doit faire le gros du travail, mais pour défendre la paix sur notre continent, et pour réussir, cet effort doit être fortement soutenu par les Etats-Unis », a-t-il ajouté.
Les infos à retenir
⇒ Le Royaume-Uni précise qu’il n’y a « pas d’accord » sur la proposition de trêve d’un mois évoquée par Emmanuel Macron
⇒ « La ligne de front ne cesse de se rapprocher de nous », prévient Jean-Noël Barrot
⇒ Zelensky et ses alliés européens affinent leur réponse à Donald Trump
10h00
Le Royaume-Uni précise qu’il n’y a « pas d’accord » sur la proposition de trêve d’un mois évoquée par Emmanuel Macron
Le secrétaire d’Etat britannique aux Forces armées a affirmé ce lundi que Paris et Londres ne s’étaient pas mis d’accord sur une proposition de trêve d’un mois en Ukraine, évoquée dimanche soir par le président français Emmanuel Macron dans Le Figaro. « Il n’y a pas d’accord sur ce à quoi ressemblerait une trêve », a indiqué Luke Pollard sur Times radio. « Plusieurs options sont sur la table, sous réserve de discussions plus approfondies avec les partenaires américains et européens, mais une trêve d’un mois n’a pas fait l’objet d’un accord », a également indiqué un responsable du gouvernement britannique.
09h00
« La ligne de front ne cesse de se rapprocher de nous », alerte Jean-Noël Barrot
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a estimé ce lundi à propos de la guerre en Ukraine que « la ligne de front ne cesse de se rapprocher de nous ». « Jamais le risque d’une guerre sur le continent européen, dans l’Union européenne n’a été aussi élevé parce que depuis bientôt quinze ans, la menace ne cesse de se rapprocher de nous, la ligne de front ne cesse de se rapprocher de nous », a indiqué Jean-Noël Barrot, à la radio France Inter, affirmant que les pays européens en étaient désormais pleinement conscients, au lendemain d’un sommet à Londres.
« Pour mettre fin à la guerre d’agression russe en Ukraine, nous voulons que les Etats-Unis, par la pression, puissent faire venir Vladimir Poutine à la table des négociations et accepter de mettre fin une bonne fois pour toutes à ses ambitions impérialistes qui ont déplacé la ligne de front de plus en plus proche de chez nous », a-t-il poursuivi.
Jean-Noël Barrot sur les suites du clash Trump/Zelensky : « Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, c’est le réveil d’une partie des Européens qui refusaient de voir la réalité des choses » #le710inter pic.twitter.com/Qo6iQb4VtQ
— France Inter (@franceinter) March 3, 2025
Le ministre s’est félicité de l’issue du sommet de Londres, estimant que « ce à quoi nous avons assisté, c’est le réveil de toute une partie des Européens qui refusaient de voir la réalité des choses ».
08h50
Le Pentagone ordonne une pause des opérations cybers contre la Russie
Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a ordonné une pause dans toutes les cyberopérations du pays contre la Russie, y compris les actions offensives, ont rapporté dimanche plusieurs médias américains. Cette pause s’inscrit dans un processus plus large de réévaluation des opérations américaines vis-à-vis de la Russie, et sa durée n’est pas clairement définie selon le New York Times.
Sollicité par l’AFP, le Pentagone n’a pas fait de commentaire, invoquant la nécessaire préservation de la sécurité opérationnelle. Comme les autres opérations clandestines, les actions dans le domaine cyber ne sont pratiquement jamais commentées par les autorités.
08h40
Un débat sur la guerre en Ukraine à l’Assemblée
Le Parlement français débattra ce lundi à l’Assemblée et mardi au Sénat de la situation en Ukraine et de la sécurité en Europe. À noter qu’il s’agit de débats symboliques, puisqu’il n’y aura pas de vote à leur issue. Les représentants des différentes factions politiques pourront interpeller le Premier ministre, François Bayrou, et partageront leur propre analyse de la situation.
« Il s’agit d’avoir le point de vue de tous les groupes parlementaires sur la nouvelle séquence qui s’ouvre, celle du cessez-le-feu et de la consolidation d’une paix durable », a expliqué au micro de Franceinfo Bruno Fuchs, président MoDem de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée.
08h30
L’Ukraine et ses alliés affinent leur réponse à Donald Trump
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé lundi travailler avec ses alliés européens à des « positions communes » pour tenter de convaincre le président américain Donald Trump de prendre en compte leurs intérêts face à la Russie. « (Nous) allons définir nos positions communes – ce que nous voulons obtenir, et ce qui n’est pas négociable. Ces positions seront présentées à nos partenaires américains », a-t-il déclaré sur Telegram après une rencontre à Londres dimanche avec ses alliés.
La priorité est de parvenir à « une paix solide et durable, et (à un) bon accord concernant le fin de la guerre », a souligné le chef d’Etat ukrainien. Ebranlés par le rapprochement entre Washington et Moscou et sonnés par les virulentes attaques dont Volodymyr Zelensky a fait l’objet vendredi en mondovision à la Maison-Blanche, les alliés de Kiev ont tenté dimanche de resserrer les rangs.
Evoquant les craintes provoquées par ce rapprochement, Donald Trump, de son côté, a jugé dimanche soir sur son réseau Truth Social que « nous devrions passer moins de temps à nous inquiéter de Poutine, et plus de temps à nous inquiéter des gangs de migrants violeurs » notamment.
08h20
Volodymyr Zelensky doit céder ou partir, suggère Washington
Donald Trump est-il prêt à lâcher Volodymyr Zelensky ? Des hauts responsables américains ont laissé planer dimanche l’idée que le dirigeant ukrainien pourrait devoir partir après le clash sans précédent avec le président américain. La colère provoquée par le fiasco de la rencontre de vendredi à la Maison-Blanche paraît loin d’être retombée. « Nous avons besoin d’un dirigeant qui peut traiter avec nous, traiter avec les Russes à un moment et mettre fin à cette guerre », a déclaré le conseiller à la sécurité nationale du président Trump, Mike Waltz. « Me remplacer ne sera pas si facile », a prévenu le président ukrainien.
Celui-ci s’est redit prêt dimanche à signer l’accord sur les minerais négocié avec les Etats-Unis mais dont la signature n’a pu avoir lieu après son altercation avec Donald Trump. « L’accord qui est sur la table sera signé si toutes les parties sont prêtes », a affirmé Volodymyr Zelensky avant son départ de Londres, lors d’un entretien avec des journalistes britanniques.
08h00
Paris et Londres proposent une trêve en Ukraine
La France et la Grande-Bretagne proposent une trêve d’un mois en Ukraine « dans les airs, sur les mers et les infrastructures énergétiques », a affirmé dimanche le président français Emmanuel Macron dans des déclarations au Figaro. Plus tôt dans la journée, avant un sommet sur l’Ukraine à Londres, le Premier ministre britannique Keir Starmer avait annoncé que Paris et Londres travaillaient à « un plan » pour faire cesser les combats. L’avantage d’une telle trêve, c’est qu' »on sait la mesurer » alors que le front est immense, « l’équivalent de la ligne Paris-Budapest », a dit le président français.
Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/ukraine-la-ligne-de-front-ne-cesse-de-se-rapprocher-de-nous-alerte-jean-noel-barrot-XYAFVIDQ2FADJC6AZ34RJXHXFY/
Author :
Publish date : 2025-03-03 09:09:00
Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.