Il a été l’architecte « technique » sans lequel l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien de 2015 n’aurait probablement jamais vu le jour. Ernest Moniz, physicien formé à l’université de Stanford et ex-secrétaire à l’Energie de Barack Obama (2013-2017), a été la caution scientifique américaine lors des négociations du JCPoA (Joint Comprehensive Plan of Action), arraché de haute lutte durant près de deux ans. Ce travail, qui a accouché d’un texte très pointu de 150 pages, a pourtant été déchiré dès 2018 lors de l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche.
A l’époque, l’éminence grise du président démocrate avait une mission : éviter la militarisation du programme iranien grâce à des restrictions techniques extrêmement précises et à des inspections ciblées. Pour la mener à bien, il a dû âprement négocier avec son homologue Ali Akbar Salehi qui dirigeait à l’époque l’organisation de l’énergie atomique d’Iran.
Alors qu’Américains et Iraniens ont 60 jours pour trouver un accord structurant sur le nucléaire et le détroit d’Ormuz, Ernest Moniz livre son analyse sur ce périlleux nouveau round de négociations qui vient de s’ouvrir et les conséquences énergétiques pour le monde. Entretien.
Le secrétaire américain à l’Énergie, Ernest Moniz, comparaît devant la commission des affaires étrangères du Sénat américain pour une audition portant sur l’examen de l’accord nucléaire iranien au Capitole, à Washington, le jeudi 23 juillet 2015.
L’Express : Donald Trump a-t-il déjà capitulé face à l’Iran ?
Ernest Moniz : En réalité, il n’y a toujours pas d’accord avec l’Iran, à proprement parler. Il ne s’agit que d’un mémorandum d’entente. Les questions nucléaires n’ont même pas encore été réellement abordées. Quant aux missiles et aux groupes affiliés à l’Iran, il semble qu’ils ne feront même pas partie des négociations. Tous les sujets de fond à partir desquels on pourra réellement juger cet effort diplomatique restent donc en suspens. Et personnellement, je ne vois pas comment ces questions pourraient être réglées en soixante jours. Une extension des négociations me paraît presque inévitable.
On se retrouve donc dans une situation assez proche de celle d’avant 2015, avec un accord centré exclusivement sur le nucléaire et les sanctions, tout en allant, à certains égards, bien au-delà de ce qui avait été proposé à l’Iran à l’époque en matière d’allègement des sanctions.
Êtes-vous pessimiste sur la conclusion d’un accord ?
Oui. Théoriquement, Trump n’a qu’à recopier l’accord de 2015 si les deux parties s’accordaient, mais ce scénario paraît peu probable. Or, l’expérience montre que les accords conclus avec l’Iran qui manquent de précision sont voués à l’échec. C’est précisément cette leçon qui avait guidé les négociations de 2015, menées avec l’E3 – la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni – ainsi qu’avec la Chine et la Russie. Le texte final dépassait alors les 150 pages, un format exceptionnel dans l’univers diplomatique, mais jugé nécessaire compte tenu de la complexité du dossier.
À l’époque, l’engagement iranien de ne pas développer l’arme nucléaire était formulé de manière bien plus contraignante que dans ce mémorandum. Pourtant, même cette formulation renforcée n’était pas considérée comme suffisante en soi. L’enjeu central consistait surtout à neutraliser toutes les voies techniques permettant à l’Iran d’accéder à la bombe, qu’il s’agisse de la filière uranium ou plutonium. Beaucoup de gens l’ont oublié mais la filière du plutonium constituait alors une préoccupation majeure. Et l’Iran avait accepté de démanteler de manière irréversible le réacteur nucléaire d’Arak, alors au cœur des inquiétudes liées à une possible production de plutonium militaire.
L’uranium enrichi est cette fois le principal contentieux entre l’Iran et les Etats-Unis. Sur ce volet, Trump peut-il réellement décrocher un accord ?
Ce sera très compliqué. C’est le sujet le plus sensible et le plus urgent. En 2015, l’Iran devait limiter pendant quinze ans, jusqu’en 2031, son stock à moins de 300 kilogrammes d’uranium enrichi à 3,67 %. Depuis cinq ans, la situation s’est radicalement détériorée : Téhéran a accumulé non seulement neuf tonnes d’uranium enrichi, mais surtout près d’une demi-tonne d’uranium enrichi à 60 %.
Un point fondamental a été largement mal traité dans le débat médiatique. L’attention se focalise presque exclusivement sur l’absence d’uranium dit de qualité militaire (autour de 90 %). Cette observation est techniquement exacte, mais elle occulte un fait essentiel : l’Iran dispose, ou disposait jusqu’en juin dernier, déjà avec de l’uranium enrichi à 60% d’une quantité de matière fissile suffisante pour faire une petite charge nucléaire.
Aujourd’hui, l’incertitude porte sur la localisation et l’état exact de ce stock. Beaucoup avancent qu’il se trouverait enseveli sous les décombres du site d’Ispahan, mais aucune certitude n’existe à ce stade. C’est précisément l’un des défis actuels.
Quelle ligne faudrait-il adopter à l’égard de l’Iran ?
En 2015, l’Iran n’était déjà pas autorisé à enrichir librement de l’uranium, même à des fins civiles. Le programme était strictement encadré : Téhéran ne pouvait utiliser qu’un nombre limité de centrifugeuses anciennes et technologiquement rudimentaires. Il faut surtout rappeler un point fondamental : en 2015 comme en 2026, l’objectif central n’est pas d’empêcher tout enrichissement d’uranium, mais d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire.
L’absence totale d’enrichissement pourrait constituer un moyen efficace d’atteindre cet objectif, à condition que les stocks existants soient également éliminés, en particulier l’uranium enrichi à 60 %.Mais il y en a d’autres.
Lesquels ?
Plusieurs mécanismes peuvent permettre d’atteindre l’objectif de non-prolifération, comme un système régional d’enrichissement partagé. Une telle architecture permettrait de participer à un consortium multinational sans que l’Iran exerce un contrôle exclusif sur les installations, selon un modèle comparable à celui d’Urenco (NDLR : deuxième groupe mondial d’enrichissement de l’uranium) en Europe, détenu conjointement par plusieurs Etats.
Un dispositif similaire pourrait théoriquement voir le jour au Moyen-Orient, avec la participation de plusieurs acteurs régionaux et internationaux – comme l’Iran, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, voire certains pays européens ou les États-Unis – autour d’une installation située dans un Etat tiers comme Oman.
L’Iran peut-il accepter cette ligne « zéro enrichissement » ?
En pratique, il paraît peu probable que l’Iran accepte une telle exigence. Téhéran avait déjà refusé cette option en 2003. La même position avait prévalu lors des négociations de 2015, ce qui avait conduit les parties à élaborer d’autres mécanismes de contrôle. Un autre point demeure décisif : l’expérience historique suggère qu’une stratégie reposant uniquement sur l’exigence d’un enrichissement zéro, sans architecture de contrôle robuste, a peu de chances d’aboutir durablement.
L’accord de 2015 reposait notamment sur des mécanismes d’inspection particulièrement intrusifs mis en Å“uvre par l’AIEA. Les inspecteurs pouvaient exiger un accès rapide à tout site suspect, l’Iran étant tenu d’autoriser ces inspections dans un délai relativement court – environ 24 jours. Sans un tel dispositif de vérification, un engagement iranien à cesser l’enrichissement n’aurait qu’une valeur limitée. L’Iran maîtrise déjà la technologie nucléaire, ce point ne fait plus débat. Dès lors, l’existence éventuelle de sites clandestins – comme celui de « Pickaxe Mountain » près d’Ispahan – échappant aux inspections internationales suffirait à rendre tout engagement formel largement inopérant.
L’accord parle d’une dilution de l’uranium sous supervision de l’AIEA. Cette opération est-elle réellement possible en Iran ou faudrait-il exporter l’uranium enrichi comme en 2015 ?
La neutralisation de stocks d’uranium sensibles par dilution n’a rien d’inédit d’un point de vue technologique. Certes, elle prendrait un certain temps pour mettre en place les infrastructures nécessaires et mener à bien le processus de dilution du matériau fissile. L’Histoire fournit d’ailleurs un précédent particulièrement instructif : l’accord conclu entre les Etats-Unis et la Russie au début des années 1990, connu sous le nom de programme « Megatons to Megawatts Program ». Mis en œuvre pendant près de vingt ans, cet accord reposait sur un mécanisme de dilution de 500 tonnes d’uranium militaire russe hautement enrichi, soit des volumes sans commune mesure avec les quantités actuellement évoquées dans le cas iranien.
A quelle échéance, l’Iran pourrait-il reconstituer ses structures nucléaires ?
Je pense qu’il pourrait reconstruire entièrement leur infrastructure en quelques années, à condition qu’il n’y ait pas de guerre et qu’il dispose des financements nécessaires. Et, d’après le mémorandum d’entente, il semble que, s’il y a un accord, ces financements seront effectivement disponibles.
Dans ces conditions, je m’attends à ce qu’ils procèdent à cette reconstruction, car ils souhaitent disposer d’un cycle du combustible nucléaire complet, couvrant l’ensemble des étapes : notamment la conversion – réalisée à Ispahan -, c’est-à -dire la transformation de l’oxyde en hexafluorure d’uranium gazeux (UF6), puis l’enrichissement. Il y a toutefois une étape qu’ils n’ont pas encore véritablement maîtrisée et qu’ils souhaitent acquérir : la capacité de fabriquer eux-mêmes le combustible destiné à des réacteurs civils. Ils ne l’ont pas encore fait de manière autonome ; c’est la Russie qui fournissait ce combustible pour le réacteur de Bushehr. Je pense donc qu’ils chercheront à développer cette capacité.
Le problème, bien sûr, c’est qu’une fois qu’un pays maîtrise l’ensemble du cycle du combustible – y compris l’enrichissement – il se retrouve à nouveau dans une situation de seuil, c’est-à -dire capable, s’il le décide, de tenter de manière dissimulée de développer une arme nucléaire. Je ne pense pas que l’Iran dispose aujourd’hui d’une arme nucléaire. Mais, une simple déclaration de principes affirmant qu’il n’en développera jamais ne suffit pas.
En 2015, des scientifiques de très haut niveau étaient présents lors des négociations. En quoi cela s’est révélé décisif pour la conclusion d’un accord ?
Lorsque j’étais secrétaire à l’Energie, mon département ainsi que ses laboratoires nationaux réalisaient l’ensemble des analyses techniques. Jusqu’en février 2015, les négociations étaient menées par le département d’État américain, avec John Kerry, et par le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. A l’époque, ils n’étaient pas parvenus à résoudre les aspects strictement nucléaires de l’accord. En février, il a donc été décidé que les principaux responsables nucléaires des deux pays rejoindraient directement la table des discussions : moi-même pour les États-Unis, et Ali Akbar Salehi (NDLR : il a dirigé l’organisation de l’énergie atomique d’Iran de 2013 à 2021 après avoir été ministre des Affaires étrangères). Notre responsabilité était de résoudre les questions nucléaires, tandis que Kerry et Zarif continuaient de traiter les dimensions politiques, les sanctions et les autres aspects diplomatiques. La présence de deux scientifiques a été décisive car nous avons rapidement compris que nos lignes rouges respectives n’étaient pas incompatibles avec un accord. En revanche, nous avons immédiatement compris qu’un tel accord exigerait un travail d’une extrême précision. Pas question d’accepter une simple entente implicite entre gentlemen. Chaque élément devait être défini avec précision : les quantités, les procédures, les mécanismes techniques. Tout était écrit noir sur blanc. Lui voulait que l’Iran conserve une capacité minimale d’enrichissement. Cela ne me posait pas de problème, puisque le président Obama avait lui-même accepté ce principe.
Beaucoup de monde a été impliqué dans cet accord de 2015. D’ailleurs, la raison pour laquelle la mention très ferme selon laquelle l’Iran ne doit jamais développer ou acquérir l’arme nucléaire figure dans le préambule du JCPoA tient en réalité à l’insistance de Laurent Fabius, alors ministre français des Affaires étrangères.
Le secrétaire d’État américain John Kerry (C), avec le sénateur américain de l’Illinois Richard Durban (L) et le secrétaire américain à l’Énergie Ernest Moniz (R), prononce des remarques après une réunion sur l’accord nucléaire iranien au Capitole américain à Washington, DC, États-Unis, le 9 septembre 2015.
Pour revenir aux négociations actuelles, Emmanuel Macron pense que la guerre n’est peut-être pas encore terminée entre les Etats-Unis et l’Iran. Partagez-vous ce constat ?
En réalité, on ne peut considérer que la guerre soit véritablement terminée tant qu’un accord final n’aura pas été conclu. Sur le plan militaire immédiat, la désescalade paraît engagée : le blocus a été levé et plusieurs mesures d’apaisement semblent désormais actées. Mais de nombreux facteurs demeurent susceptibles de faire échouer l’ensemble du processus.
Le premier concerne le Liban. Si les tensions semblent s’être partiellement atténuées, une difficulté subsiste : le cabinet israélien a clairement indiqué que l’Etat hébreu n’entendait pas retirer ses forces du sud du Liban tant que la menace représentée par Hezbollah n’aurait pas été totalement neutralisée. Or, le maintien d’une présence militaire israélienne sur le territoire libanais entre en contradiction directe avec les principes du mémorandum d’accord, qui repose notamment sur le respect de leur souveraineté territoriale. Le paradoxe tient au fait qu’Israël comme le Hezbollah ne sont pas eux-mêmes parties prenantes à cet accord, ce qui soulève une incertitude juridique et politique majeure quant à son application effective.
La situation dans le détroit d’Ormuz peut-elle aussi faire dérailler l’accord ?
Plusieurs États, notamment européens, ont affirmé qu’aucun droit de passage ne saurait être imposé aux navires transitant par ce corridor maritime stratégique. Pourtant, à la lecture du mémorandum, il apparaît qu’une exemption temporaire de soixante jours est prévue. Mais l’Iran aimerait ensuite instaurer une taxe plus durable sous forme de « frais d’assurance ». Une telle disposition ouvre immédiatement plusieurs scénarios de crise. Si certains États refusent de s’acquitter de cette redevance et que l’Iran décidait en représailles de cibler un navire commercial, par exemple au moyen de drones, il deviendrait alors difficile d’affirmer que le conflit a réellement pris fin.
Le problème dépasse toutefois la seule question du montant financier. Certes, l’Iran évoquerait une taxe équivalente à environ un dollar par baril transporté – une somme relativement marginale au regard des fluctuations habituelles des prix pétroliers – mais l’enjeu réel est avant tout politique : reconnaître ou non à Téhéran le droit d’imposer un prélèvement sur l’une des routes énergétiques les plus stratégiques au monde.
Malheureusement, les effets de cette fermeture d’Ormuz ne vont pas disparaître immédiatement. Je ne parle pas seulement du pétrole et du gaz, qui devraient retrouver un certain équilibre dans les prochains mois, mais aussi de secteurs comme les engrais, dont les conséquences risquent d’être beaucoup plus durables, notamment en Afrique. A mon sens, certains pays ont déjà manqué une saison de plantation, et l’Afrique ne peut tout simplement pas se permettre une nouvelle baisse des rendements agricoles.
Partagez-vous les inquiétudes de la communauté internationale et d’Israël concernant la création d’un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l’Iran et la levée des sanctions ?
L’accord laisse en suspens une série de problèmes structurels d’une extrême complexité. Le projet prévoit notamment la création d’un fonds de 300 milliards de dollars, sans qu’aucune clarification n’existe sur ses modalités concrètes de financement. L’origine des capitaux, la nature des contributions, la distinction entre investissements privés et subventions directes, ou encore le rôle d’acteurs du monde de l’assurance comme Lloyd’s of London (NDLR : ce marché vient de lancer un nouveau consortium d’assurance de grande envergure) demeurent entièrement indéterminés. Dans l’hypothèse où des garanties financières seraient nécessaires, leur coût pourrait devenir prohibitif et personne ne semble aujourd’hui prêt à en assumer la charge.
C’est précisément la faiblesse centrale de l’accord actuel : derrière l’apparente avancée diplomatique, l’essentiel des sujets les plus complexes reste entièrement à négocier. Une lecture attentive du mémorandum permet déjà d’identifier au moins une dizaine de points critiques encore non résolus. Il a encore toutes les chances de capoter !
Quelles leçons les monarchies du Golfe peuvent-elles tirer d’un point de vue énergétique ?
La principale leçon tirée de cette crise est que la dépendance mondiale au pétrole et au gaz naturel liquéfié (GNL) apparaît désormais beaucoup moins sûre qu’auparavant. Ainsi, les systèmes énergétiques les plus diversifiés se révèlent aujourd’hui plus résilients face aux chocs géopolitiques. Pour les monarchies du Golfe, cette crise soulève donc une inquiétude majeure. Le risque est de voir les consommateurs mondiaux accélérer davantage encore leur diversification énergétique afin de réduire leur exposition structurelle au pétrole et au gaz du Moyen-Orient.
Tout indique aussi que les principaux producteurs chercheront désormais à réduire autant que possible leur dépendance au détroit d’Ormuz. L’Arabie saoudite devrait ainsi augmenter significativement la capacité de son oléoduc Est-Ouest reliant le Golfe à la mer Rouge. Les Emirats arabes unis devraient accroître les capacités de leur pipeline débouchant sur le golfe d’Oman. L’Irak pourrait développer de nouvelles infrastructures terrestres via le Kurdistan en direction de la Méditerranée. Certaines contraintes demeureront impossibles à contourner, notamment pour des exportateurs comme le Qatar, dont les exportations de GNL restent structurellement dépendantes du détroit.
Tirez-vous le même constat avec l’Asie ?
Il y a un paradoxe. Si la crise renforce d’un côté la dynamique de transition vers des énergies décarbonées, elle produit simultanément un effet inverse dans certaines régions du monde, notamment en Asie. La flambée des prix du GNL, provoquée par les tensions autour d’Ormuz, a poussé plusieurs économies asiatiques à réactiver massivement leur production électrique à base de charbon. Cette réorientation pourrait s’inscrire dans la durée. La Chine devrait également accélérer ses projets de corridors énergétiques alternatifs, notamment à travers de nouvelles infrastructures reliant l’Iran au Turkménistan ainsi qu’au Pakistan, en complément des routes gazières déjà existantes.
Mais la tendance générale semble désormais claire : à horizon de trois à quatre ans, le détroit d’Ormuz devrait voir son importance relative diminuer à mesure que les grandes puissances énergétiques réorganisent leurs infrastructures pour contourner ce point de vulnérabilité devenu trop risqué.
Source link : https://www.lexpress.fr/monde/proche-moyen-orient/donald-trump-na-qua-recopier-laccord-sur-le-nucleaire-iranien-de-2015-le-regard-de-lex-secretaire-a-4O65QP7VUFBFDLGQ2LOPM5MLHI/
Author : Charles Carrasco
Publish date : 2026-06-23 18:00:00
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