L’aire de production couvre environ 30 000 hectares en Appellation d’origine protégée (AOP), auxquels s’en ajoutent plusieurs milliers en Indication géographique protégée (IGP). Au nombre des premières, côtes-de-provence (ci-dessous), coteaux-d’aix-en-provence et coteaux-varois-en-provence représentent à elles seules plus de 90 % des surfaces exploitées et plus encore des rosés produits. Dans les six autres – bandol, cassis, palette, bellet, les baux-de-provence et pierrevert – les rouges et les blancs se révèlent bien plus présents. Avec 2 800 heures d’ensoleillement par an, des étés secs, des précipitations limitées et l’action permanente du mistral, qui favorisent un état sanitaire remarquable des raisins, le climat constitue l’un des grands alliés des vignerons. La diversité des sols – calcaires, schistes, grès, argiles rouges ou éboulis pierreux – offre une étonnante mosaïque de terroirs, dont la variété se traduit dans les bouteilles.
Aujourd’hui la référence mondiale du vin rosé, la Provence consacre 90 % de sa production à cette couleur, une singularité sans équivalent parmi les grands vignobles français.
Avec environ 170 millions de bouteilles commercialisées chaque année, la région constitue également un poids économique majeur. Le vignoble attire une clientèle internationale séduite autant par la qualité des vins que par un art de vivre associant paysages, gastronomie, patrimoine et tourisme. Châteaux historiques, chais contemporains, hôtels de luxe et tables étoilées participent à ce rayonnement qui dépasse largement le seul univers viticole.
Côtes-de-Provence (AOP)
Si, avec plus de 20 000 hectares plantés, cette appellation d’origine protégée régionale compte parmi les plus vastes de France — derrière bordeaux, côtes-du-rhône et champagne —, elle n’a été reconnue que tardivement, en 1977. La zone de production s’étend sur 83 communes du Var et des Bouches-du-Rhône, ainsi que sur le village de Villars-sur-Var, dans les Alpes-Maritimes. 337 caves particulières, 35 coopératives et 37 négociants s’activent chaque année pour vinifier quelque 800 000 hectolitres (100 millions de bouteilles). Plutôt calcaire, au nord et à l’ouest, et cristalline, au sud et à l’est, la mosaïque de terroirs se situe dans huit bassins de production : la Bordure Maritime, le Haut Pays, le Bassin du Beausset, la montagne Sainte-Victoire, Fréjus, Notre-Dame des Anges, La Londe et Pierrefeu. Dans le souci d’organiser l’offre de cette AOP aux mille facettes, les cinq derniers ont été classés en Dénomination géographique complémentaire (DGC) pour la typicité de leurs sols et de leurs vins. Mieux, en 2025, le vignoble de la Sainte-Victoire a été élevé au rang de Cru.
Dans la bouteille, les côtes-de-provence rosés présentent aussi une grande diversité de couleurs et de goûts, mais la tendance des robes claires à très claires, brillantes et limpides s’affirment. Les notes florales, de fruits jaunes, blancs et rouges, souvent accompagnées de touches de zestes d’agrumes, de fruits tropicaux et de confiseries s’accompagnent d’une grande fraîcheur acidulée.
Château Saint-Roseline Lampe de Méduse (bio)
Aurélie Bertin, la propriétaire des lieux, explique que cette cuvée tire son nom de l’Ordre illustre des chevaliers de Méduse, une confrérie bachique locale dont les membres avaient pour habitude de lamper le vin. En leur hommage, la baronne Rasque de Laval, dynastie provençale qui régna longtemps sur le renommé domaine des Arcs-sur-Argens, dessina en 1950 l’emblématique flacon. Dans sa robe pâle aux reflets saumonés, le vin distille de délicates notes de fleurs blanches, de rose et de bonbon Arlequin. 17,90 €.
Clos de Caille (bio)
Fondé par les moines cisterciens du Thoronet, en 1160, le domaine a été acheté, en 1992, par Jean-Pierre et Simona Mariotti. Le couple monégasque a ensuite entrepris des travaux titanesques, durant trente ans, qu’un superbe cuvier semi-enterré signé par l’architecte marseillais Rudy Ricciotti a couronnés. Cinquième millésime, cet assemblage de grenache (65 %) et de cinsault, épicé d’un zeste de syrah, se révèle d’une belle persistance aromatique. Un savoureux cocktail de fruits blancs et d’agrumes. 23,90 €.
Château Saint-Maur Excellence
Que de chemin parcouru depuis que Roger Zannier a acquis, en 2011, cette propriété viticole historique de la presqu’île de Saint-Tropez. Sous l’énergique impulsion de son gendre Marc Monrose, le cru classé des côtes-de-provence a recouvré son rang et plus encore. Il suffit de déguster le dernier millésime de cette bien nommée cuvée, signature du domaine de Cogolin, pour s’en convaincre. D’élégants arômes de fruits jaunes et exotiques virevoltent avec de fraîches et croquantes notes de fruits rouges (groseille, framboise), que titille la douce amertume du pomelo. 26,90 €.
Domaine de La Croix Eloge
Depuis le rachat par le groupe Bolloré, en 2001, de cette splendide propriété viticole de la Croix-Valmer, sur la presqu’île de Saint-Tropez, l’équipe dynamique qui entoure Diane Nublat lui a permis de recouvrer son rang de cru classé de Provence. Les 110 hectares de vignes courent sur trois terroirs à l’identité singulière : Tabarin, qui apporte la structure et la puissance ; le coteau de Saunier, où les vins puisent finesse et fraîcheur ; et La Bastide Blanche, aux réjouissants accents maritimes. Leur assemblage donne ce rosé expressif à la fraîcheur minérale. 18,90 €.
Château Minuty Cuvée M
Chaque année le fameux domaine tropézien, aujourd’hui sous le pavillon du groupe Moët Hennessy, accueillie en résidence une jeune artiste pour habiller le dernier millésime de l’emblématique cuvée M. C’est au tour de Lucia Vinti de se saisir de cette série limitée. La créatrice, inspirée par la nature, les paysages et le style Minuty, livre son interprétation graphique des arômes et de la fraîcheur fruitée de cette cuvée au caractère lumineux. 16 €.
Commanderie de Peyrassol (bio)
Acteur visionnaire du secteur de la santé, Philippe Austry fut le premier, en 2001, dans sa commanderie templière de 900 hectares accrochés aux contreforts du massif des Maures, à mêler deux passions : le vin et l’art contemporain. Il a offert à sa collection privée les cimaises d’un bâtiment futuriste, qui reçoit par ailleurs des expositions temporaires, et imaginé l’un des plus riches parcs de sculptures en plein air : 80 œuvres de Buren, César, Adami, Arman, Graham, Venet… Côté rosé, cette cuvée signature conjugue minéralité, fruité intense et croquant. 19,50 €.
Domaines Ott Clos Mireille (bio)
Depuis sa fondation par Marcel Ott, en 1896, la maison symbolise l’excellence de la Provence viticole. Aujourd’hui, sous la houlette du groupe Roederer, Jean-François Ott perpétue l’histoire familiale. Les vins demeurent uniques : ces nectars reflètent avec précision et élégance la typicité́ du terroir dont ils sont issus. A l’image de ce clos mythique et sa large façade maritime rafraîchie par les embruns. Des notes d’abricot et de pêche blanche que concluent des accents citronné et salin. 35 €.
Château des Sarrins Grande Cuvée (bio)
La Provence et la Champagne tissent des liens depuis longtemps autour de la passion du vin. A l’instar de Bruno Paillard, figure de la bulle, qui règne depuis 1995 sur ce petit paradis de 28 hectares de vignes nichées dans les collines de Saint-Antonin-du-Var. Issu exclusivement de première presse, comme à l’accoutumée, le dernier millésime offre une palette fruitée généreuse sur les zestes d’agrumes et les fruits d’été à chair blanche, que souligne une agréable note saline. 19 €.
Château Gasqui Citius (bio)
Cette pépite de la Provence Verte, propriété préservée de 25 hectares de vignes pionnière de la biodynamie dans le Var, a été reprise en 2022 par Tanja et Klaus Heller, un couple d’industriels allemands. Aux commandes du vignoble et du chai, Louis Lienhart, un jeune œnologue passionné d’agroécologie, écrit une nouvelle page de l’histoire du domaine, avec pour ambition de produire des grands vins de terroir. Tel ce rosé dans lequel 20 % de cépages blancs (rolle et clairette) entrent dans l’assemblage où domine le cinsault. Délicate finale mentholée. 14,50 €.
Domaine Aspras Collection (bio)
Pour élaborer « son rosé bio », le réseau Intercaves s’est rapproché de Michaël Latz, à la tête du renommé domaine de la vallée de l’Argens, et dont l’impulsion, comme maire, fit de Correns le premier village bio de France dans les années 1990. L’infatigable héraut de « l’exemplarité durable » a opté pour un assemblage de grenache et de cinsault aux arômes d’agrumes frais (pamplemousse, citron jaune), de fruits blancs (poire, pêche), que soulignent de fines notes florales d’oranger et d’aubépine. Touche finale iodée, signature du terroir. 11 €.
Domaine Travelle
Après vingt ans passés dans l’univers des start-ups de la tech, à Boston, Amy et Pierre Villeneuve se sont lancés en 2021 dans un ambitieux projet, à Puyloubier (Bouches-du-Rhône), au pied de la montagne Sainte-Victoire. D’une ancienne magnanerie du XIXe siècle, où vivotaient 24 hectares de vignes et quelques oliviers, le couple d’entrepreneurs nord-américains entend créer un domaine conciliant dernières technologies viticoles, préservation du patrimoine et agriculture durable. Des fragrances de tilleul, de fruits rouges et de zeste de cédrat émanent de ce rosé où la syrah s’impose (40 %). En bouche, des notes de brugnon et de fleurs mellifères sont twistées par l’acidulé des agrumes. 15 €.
Château La Mascaronne (bio)
Au pied du massif des Maures, 60 hectares de vignes, d’un seul tenant et en forme de cirque, fournissent la matière première dont Michel Reybier a besoin pour concocter « de bons vins bio à la qualité constante ». Sur ces restanques à flanc de falaise, il a fallu casser la roche pour planter la vigne. Ici, structuré et cartographié avec précision, le vignoble est conduit selon une logique micro-parcellaires, qui n’est pas sans rappeler l’approche régissant l’autre propriété d’excellence de l’entrepreneur, le Château Cos d’Estournel, mythique cru classé de Saint-Estèphe. Le terroir s’exprime dans la bouteille : un nectar ciselé, élégant et au fruité éclatant (pêche blanche, pomelo, citron jaune, ananas). 23 €.
Torpez Bravade
De la pointe des Salins aux hauteurs qui dominent le mythique petit port de la Côte d’Azur, le vignoble de Saint-Tropez se révèle un formidable « jardin de vignes » de 180 hectares, puzzle viticole de plusieurs centaines de parcelles disséminées sur le cap. La cave qui veille sur elles a choisi de rendre hommage au saint protecteur de la ville à travers sa nouvelle marque Torpez. Cette cuvée évoque, elle, la fête patronale en l’honneur de l’officier romain qui donna son nom à la cité varoise. De jolies notes d’amande fraîche, d’eucalyptus et d’épices accompagnent l’appétissant fruité du vin. 15 €.
Château d’Esclans Whispering Angel
Sacha Lichine, le Bordelais qui a converti les Américains au rosé de Provence présente une édition limitée pour son vingtième millésime. Un dernier pour la route avant de confier le destin de son domaine de la vallée d’Esclans au groupe Moët Hennessy. Ce « murmure des anges » apparaît plus que jamais plein de vivacité et de fraîcheur. Personne ne laisse sa part ! 20 €.
Château de Berne (bio)
Entre Lorgues et Flayosc, dans l’arrière-pays provençal, ce vaste domaine vinicole se déploie dans un parc de 500 hectares à l’inestimable biodiversité. Autour de la bâtisse édifiée en 1756, dont les deux tours médiévales ont inspiré́ la forme carrée des bouteilles, l’offre œnotouristique se révèle de très grande qualité, avec un hôtel cinq-étoiles et un restaurant étoilé. Les vins produits ont en commun un fruité éclatant et du croquant. Comme cette cuvée à la texture soyeuse, qui distille de savoureuses notes de pêche, de mangue et de mandarine. 18,90 €.
ET AUSSI
Amistà
Placé sous le signe de l’amitié, ce rosé signe la rencontre entre le savoir-faire des vins Edmond de Rothschild et l’ancrage provençal de la famille Fabre-Grimaldi, propriétaire du Château de l’Aumérade, 23 €.
Château des Demoiselle (bio)
Cette propriété de 72 hectares de l’arrière-pays varois, dotée d’une charmante maison d’hôtes, produit des rosés pleins de fraîcheur et de soleil. 13,90 €.
Cellier Lou Bassaquet Rascailles
Cette cuvée de la cave de Trets, dans les Bouches-du-Rhône, témoigne du travail remarquable de ses vignerons adhérents, dont les 660 hectares de vignes s’étendent des contreforts du Mont Olympe aux restanques de Kirbon. Excellent rapport qualité-prix. 7,30 €.
Château Maïme Héritage
La dernière livraison du rosé de ce domaine d’Arc-sur- Argens confirme la maîtrise du terroir de Jean-Louis Sibran. 17 €.
Domaine Fondugues-Pradugues Eau de Rosée (bio)
Vin de France
Sur les terres lumineuses de Ramatuelle, ce vignoble puise son identité́ dans un environnement exceptionnel. L’influence maritime apporte aux vins leur tension naturelle, leur fraîcheur et leur complexité aromatique. Notes de nectarine et de bergamote. 19 €.
©Clémence Louise Biau – Reportage CIVP /Agence Manifestes
Côtes-de-Provence La Londe-les-Maures (DGC)
Cette Dénomination géographique complémentaire des côtes-de-provence (DGC) reconnue en 2008 se situe au sud-ouest du massif des Maures, face aux îles d’Or — Porquerolles, Port-Cros et Le Levant. 1 800 hectares de vignes s’étirent sur trente kilomètres, de la presqu’île de Giens au Cap Bénat, au fil de quatre communes (Hyères, La Londe-les-Maures, Bormes-les-Mimosas et La Crau). Une trentaine de vignerons indépendants et une cave coopérative revendiquent ce terroir schisteux où la roche affleure.
Château Sainte Marguerite Fantastique (bio)
Le domaine de La Londe-les-Maures, quasi éteint dans les années 1970 et relancé par la famille Fayard, compte aujourd’hui quelque 450 hectares : c’est le plus important cru classé de l’élite de 1955. L’œuvre d’Enzo, Sigolène, Lionel et Olivier, trois frères et sœur engagés, que parachève un splendide chai ultracontemporain, et qu’illustre parfaitement cette cuvée vegan, issue des vieilles vignes des parcelles historiques du vignoble, aux subtiles notes de pêche blanche, d’agrumes et de poire. 29,90 €.
Figuières 11
Face à l’île de Porquerolles, la fratrie Combard perpétue les valeurs et le savoir-faire légués par leur père vigneron : viticulture biologique, depuis 1979, et raffinement des vins issus de leur terroir de 85 hectares. Avec 11 degrés d’alcool seulement, cette nouvelle cuvée joue résolument la carte de la légèreté. L’assemblage permet toutefois de conserver l’empreinte du style maison : le minéral flirte avec le fruit (cerise), la finesse avec la puissance. 14 €.
Château la Valetanne Vieilles Vignes (bio)
Pour son deuxième millésime, la famille Schuller-Chaufour imprime déjà un sursaut qualitatif remarquable, que met en musique le maître de chai Damien Pagès. Reflets de la richesse de ce terroir de 14 hectares, grenache, cinsault et mourvèdre livrent deux cuvées formidables. Si la raffinée et rare (1 000 flacons seulement) Odéliane se destine plutôt à la gastronomie, ce rosé plein de fraîcheur et de fruits invite à tous les partages. 14,80 €.
G de Galoupet (bio)
Sols régénérés, développement de la biodiversité et conversion biologique produisent leurs effets depuis le rachat du domaine par Moët-Hennessy, en 2020. Entre collines et îles d’Or, les vignes sont naturellement ventilées et protégées des maladies. Lové dans sa bouteille allégée en verre ambré (300 grammes contre 500 en moyenne, constituée à 85% de verre recyclé), le vin libère un savoureux cocktail de pêche blanche, de rose, de fruits jaunes (abricot, mirabelle) et d’agrumes (clémentine, citron). 20 €.
Château des Bormettes L’Argentière
Référence de l’appellation, l’exploitation familiale quasi centenaire conduite par Fabrice Faré domine la Grande Bleue, qui distille ses bienfaits aux vignes. Ce terroir de schistes, de quartz, d’argiles et de sable donne des vins racés, amples et élégants. Comme ce rosé subtil aux suaves notes de fruits à noyau, d’ananas et d’orange amère. 14 €.
Château Léoube (bio)
Propriétaire de ce paradis niché sur le Cap-Bénat, l’industriel et gentleman-farmer britannique Lord Bamford désirait que ses vins soient enracinés dans leur terroir. Mission accomplie : toutes les cuvées expriment la quintessence des schistes de bord de mer, tel ce rosé aux pâles reflets orangés et au nez élégant, que concocte Romain Ott, le maître de chai. Délicieuses notes de framboise et de yuzu. 22 €.
Les Terrasses de La Courtade (bio)
Ce joyau de l’île de Porquerolles, racheté en 2014 par l’homme d’affaires Edouard Carmignac, a vu son vignoble de 38 hectares entièrement restructuré par l’œnologue-vigneron Florent Audibert. Le résultat s’apprécie dans cette cuvée vibrante qui traduit bien l’étonnante richesse du terroir insulaire. Un assemblage de grenache (majoritaire), de cinsault, de syrah et de tibouren à la fraîcheur ciselée et au fruité suave et gourmand. 17 €.
Côtes-de-Provence Pierrefeu (DGC)
Vingt-huit producteurs répartis sur douze communes (Cuers, Pierrefeu, Puget-Ville, Carnoules, Collobrières, La Farlède, La Crau, La Garde, Carqueiranne, La Valette., Le Pradet et Solliès-Pont) forment la richesse de cette Délimitation géographique complémentaire des côtes-de-provence (DGC), reconnue en 2013 par l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao). Ses terres rouges, empreintes des senteurs de la garrigue, donnent sa chair et son âme à la production de 3 600 hectolitres de vin, essentiellement rosé.
Domaine des Peirecèdes Fil d’Ariane (bio)
Depuis 1900, cinq générations se sont succédé à la tête de ce domaine de Cuers. Aux côtés d’Alain Baccino et de son épouse Véronique, leur fille Audrey, œnologue, vinifie avec beaucoup de raffinement et de précisions. Comme en témoigne ce rosé tout en gourmandise aux notes de pêche jaune et de pamplemousse rose. 12 €.
Château La Gordonne Chapelle (bio)
Nathalie et Paul-François Vranken, personnalités du monde du champagne, ont rénové ce vaste domaine de Pierrefeu avec passion. Minérale et soyeuse, cette tête de cuvée, rosé de gastronomie par excellence, révèle de subtils arômes de fraise des bois et de yuzu, qu’agrément des notes de tilleul. Finale citronnée. 23 €.
Fréjus
Côtes-de-Provence Fréjus (DGC)
Situé aux confins du Var et des Alpes-Maritimes, le terroir volcanique de Fréjus est constitué d’ouest en est par les collines bordant le fleuve côtier l’Argens et bénéficie d’une ouverture directe sur la mer Méditerranée. Huit communes varoises sont comprises dans l’aire géographique de cette Dénomination géographique complémentaire (DGC) reconnue en 2005 : Callas, Fréjus, La Motte, Le Muy, Puget-sur-Argens, Roquebrune-sur-Argens, Saint-Raphaël (pour partie) et Trans-en-Provence (pour partie). Avec 54 hectares revendiqués, la DGC Fréjus se révèle la plus petite de la région : huit caves particulières produisent en moyenne 2 400 hectolitres de rosé et de rouge.
Château du Rouët Belle Poule
Du côté de Fréjus, au pied des roches volcaniques de l’Estérel, un parc centenaire de sequoias, de cèdres, de chênes-lièges et de pins maritimes forment l’écrin protecteur du vignoble que bichonne la famille Savatier depuis 1840. L’année où les cendres de Napoléon sont de retour de Sainte-Hélène, à bord de la frégate La Belle Poule, à qui cette cuvée rend hommage. Un rosé étincelant aux doux parfums de petites baies rouges et noires légèrement confites. 14,10 €.
Côtes-de-Provence Notre-Dame des Anges (DGC)
Dernière Dénomination géographique complémentaire des côtes-de-provence (DGC) reconnue, en 2019, son nom fait référence au point culminant du massif des Maures (767 mètres), visible depuis toutes les communes du terroir. Au cœur de la plaine des Maures, le paysage se compose de pins parasols, de chênes et de châtaigneraies. Dix communes forment l’aire délimitée de la DGC : Les Arcs, Carnoules, Taradeau, Vidauban, Le Cannet-des-Maures, La Garde-Freinet, Le Luc, Les Mayons, Gonfaron et Pignans. Soit 97 hectares de vignes, qui donnent en moyenne 5 400 hectolitres de rosé et de rouge.
Château Cavalier Grand Cavalier
A Vidauban, trois gardiens veillent sur ce sanctuaire viticole de 132 hectares : le ruisseau éponyme du domaine, le massif des Maures et la chapelle de Notre-Dame des Anges. Clin d’œil aux origines bordelaises des propriétaires, la famille Castel, une touche de cabernet-sauvignon apporte un supplément de structure à ce rosé de gastronomie. D’appétissantes notes d’agrumes (yuzu, citron vert, pamplemousse) donnent la répartie à l’ananas et au basilic. 20 €.
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Author : Philippe Bidalon
Publish date : 2026-07-25 09:30:00
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