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    « Si quelque chose de grave devait arriver… » : l’intégralité du discours de Donald Tusk face aux nouvelles menaces russes

    IntelliNewsBy IntelliNewsseptembre 21, 2026Aucun commentaire16 Mins Read
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    L’ambiance était solennelle, le 17 septembre, à la Diète, le parlement polonais. Le Premier ministre Donald Tusk a partagé avec la représentation nationale des informations émanant des services de renseignements sur les possibles attaques que pourrait lancer Vladimir Poutine dans les prochaines semaines sur les pays de l’Otan, à commencer par la Pologne. Cet automne, la guerre de la Russie en Ukraine devrait s’intensifier, a-t-il prévenu. « Les Russes introduisent à grande échelle un nouveau type de drones à réaction, qui se déplacent à une vitesse incomparablement plus élevée et opèrent à haute altitude avant de piquer et de frapper leur cible ». Poutine devrait se servir de ces armes ailleurs qu’en Ukraine. Sa cible : l’opinion dans les pays de l’Otan. « L’objectif russe, poursuit-il, est de prouver que l’article 5 est plus théorique que pratique. C’est-à-dire que personne ne voudra mourir pour la Pologne, la Lettonie ou la Lituanie. »

    Sans les nommer, le Premier ministre polonais a visé les « forces politiques qui gagnent actuellement en force et en influence dans les Etats européens », et qui font le jeu de Poutine. L’Express a souhaité donner un écho européen à ce discours car il permet de comprendre les préoccupations des Polonais, de saisir leur état d’esprit et surtout, de mesurer le niveau de menace que Poutine fait planer sur l’Europe. Cette traduction a été réalisée par notre correspondant à Varsovie, Adam Hsakou, à partir du compte rendu sténographique.

    Le discours en intégralité :

    « Monsieur le Maréchal ! (NDLR. Marszałek Sejmu, président de la Diète).

    Mesdames et Messieurs les députés !

    En raison des événements survenus à proximité de notre frontière, ainsi que des informations que nous recevons depuis une bonne quinzaine de jours déjà de la part de nos alliés — je parle des alliés de l’Otan — ainsi que de nos partenaires ukrainiens, et je parle bien sûr aussi de nos propres sources…

    On le sait, la situation, et en particulier les dernières attaques à proximité de la frontière polonaise, inquiète les citoyens. Les sirènes retentissent de plus en plus souvent, là-bas, près de la frontière orientale. Elles sont liées à une menace réelle, car des attaques avec des drones, des missiles balistiques et d’autres types de projectiles sont actuellement menées à une fréquence sans précédent.

    Cette nuit, puis ce début d’après-midi, l’ouest de l’Ukraine, près de notre frontière, a de nouveau été la cible d’une telle attaque. Cela suscite évidemment de l’inquiétude et exige, bien entendu dans un esprit de responsabilité, une information aussi précise que possible sur l’évolution prévisible des événements, car les citoyennes et les citoyens ont absolument le droit de savoir à quel scénario on peut s’attendre sur la base des données disponibles aujourd’hui.

    Je précise d’emblée — et ce n’est pas seulement ma réserve, mais aussi celle de nos partenaires, les Etats-Unis, l’Otan et l’Ukraine — que le scénario qui paraît le plus probable, et dont je vais parler dans un instant, n’est pas le seul scénario possible. Nous le savons bien, et les dernières années l’ont confirmé de manière particulièrement intense : planifier à long terme est, par les temps qui courent, très risqué, et l’imprévisibilité est devenue une caractéristique essentielle de la politique d’aujourd’hui.

    C’est pourquoi je me permets de souligner encore une fois que je souhaite présenter à l’opinion publique ainsi qu’à vous, Mesdames et Messieurs les députés, le scénario le plus probable pour les prochains mois, parce que c’est un scénario qui suppose des événements graves et qui exige de nous de la concentration, du sérieux et surtout une disposition mentale à passer des épreuves difficiles. Car de telles épreuves nous attendent assurément, nous qui siégeons ici, mais aussi tous les Polonais.

    Quel scénario paraît aujourd’hui le plus probable ? Je parle, comme je l’ai dit, des prochains mois, c’est-à-dire, disons, jusqu’au début du printemps, car selon toutes les sources, c’est précisément la fin de l’automne et l’hiver qui seront la période la plus critique de la guerre russo-ukrainienne jusqu’à présent. Un changement est intervenu, malheureusement de nature très négative.

    Les Russes introduisent à grande échelle un nouveau type de drones, des drones à réaction, qui se déplacent à une vitesse incomparablement plus élevée et opèrent à haute altitude avant de piquer et de frapper leur cible. Inutile de le cacher, cela ne concerne pas seulement l’Ukraine, car de manière générale, rares sont ceux qui sont aujourd’hui préparés à contrer efficacement ce type de drones.

    C’est aussi un travail qui nous revient. Comme vous le savez, je pars aujourd’hui en Ukraine et je parlerai notamment avec le président Zelensky de la manière dont nous pouvons coopérer dans le cadre de la coalition antibalistique et tirer parti des savoir-faire, des possibilités et des capacités de l’Ukraine comme d’autres Etats dans ce domaine également.

    C’est aujourd’hui particulièrement urgent, compte tenu des nouvelles techniques employées par la Russie. Comme vous le savez, nous en sommes déjà, d’une certaine manière, les victimes, puisque les dernières attaques à proximité de notre frontière, à 2,5 km, à 3,5 km de notre frontière, ont précisément été menées avec des drones à réaction, armés bien entendu.

    Nous devons prendre conscience que les annonces de certains dirigeants mondiaux selon lesquelles la Russie serait prête à une sorte de trêve, consistant à ne pas détruire l’infrastructure énergétique en Ukraine, ne se sont pas concrétisées. Autrement dit, depuis que le président des Etats-Unis a annoncé que la Russie lui avait assuré être prête à respecter une telle trêve partielle conjointement avec l’Ukraine, de nombreuses attaques ont eu lieu, y compris contre l’infrastructure énergétique en Ukraine. Nous devons donc supposer que, malheureusement, cela va se poursuivre, ce qui a aussi, évidemment, des conséquences pour la Pologne, puisque ces attaques visent de plus en plus souvent des installations situées tout près de nos postes-frontières avec l’Ukraine.

    Selon les informations que j’ai évoquées de manière générale, la Russie a opté pour une stratégie en quelque sorte nouvelle de conduite de la guerre. L’objectif de la Russie aujourd’hui est avant tout de détruire, à la plus grande échelle possible, l’économie et la logistique de l’Ukraine. Pour l’instant, de l’Ukraine. On s’attend à des frappes continues, d’une très grande fréquence et d’une très grande intensité, sur les six principales villes ukrainiennes, y compris la destruction d’entrepôts, de produits de toute sorte nécessaires avant tout à la défense du pays, ainsi que — ce dont nous sommes déjà témoins de manière très marquée ces dernières semaines — de l’infrastructure ferroviaire.

    Au cours des quinze dernières semaines, les Russes ont détruit plus de 300 locomotives des chemins de fer ukrainiens. Je n’ai certainement pas besoin de vous expliquer à quel point les lignes et l’infrastructure ferroviaires sont importantes pour l’Ukraine, pour les approvisionnements et, plus généralement, pour sa capacité à se défendre.

    Le plan russe comprend également, selon l’évaluation des services de renseignement, des frappes hybrides de drones et de missiles contre les Etats qui soutiennent l’Ukraine, y compris la Pologne. Ces possibilités étaient évoquées depuis longtemps déjà. Aujourd’hui, ces informations sont très cohérentes et, malheureusement, convaincantes. La Russie s’en tiendra très probablement à cette stratégie dont nous avons été témoins, et même victimes, il y a un an lors de la nuit des drones (NDLR. l’incursion de drones russes dans l’espace aérien polonais en septembre 2025).

    Autrement dit, ces frappes potentielles auront un caractère, entre guillemets, « accidentel », de manière à paralyser, ou du moins à affaiblir, la volonté des Etats de l’Otan d’appliquer les dispositions prévues par l’Otan en cas d’agression contre l’un des pays membres. Pour le dire simplement, il existe un risque réel que des drones ou d’autres types de projectiles pénètrent sur le territoire d’un ou de plusieurs États de l’Otan du flanc est, et y causent même des destructions. Et le récit officiel sera qu’il s’agit d’un accident et qu’il n’y a aucune raison pour que quiconque envisage une quelconque réponse de l’Otan.

    L’objectif — et cela découle aussi de l’analyse de ce que les Russes ont fait jusqu’ici — est également d’affaiblir de manière générale l’intégrité de l’Otan et surtout de prouver, et nous en avons déjà été témoins, que l’article 5 est plus théorique que pratique. C’est-à-dire que personne ne voudra mourir pour la Lettonie ou pour la Lituanie, puisqu’on aura affaire à des incidents et non à une déclaration de guerre.

    Ces frappes accidentelles peuvent se répéter et deviendront, dans l’esprit des Russes, une illustration de plus en plus criante de l’impuissance de l’Otan. Cela deviendra possible — et c’est aussi une opération que les Russes préparent avec précision — lorsque des changements politiques dans certains Etats européens donneront le pouvoir, ou du moins une voix qui porte, à ceux qui, de plus en plus souvent, sous les nobles slogans de la paix, du pacifisme et des sacrifices inutiles, appelleront à la paix, ou à la capitulation complète de l’Ukraine.

    Les informations que nous avons reçues sur le déroulement des consultations ou des discussions américano-russes à différents niveaux sont assez claires : la Russie n’est prête à aucune discussion sérieuse sur une trêve, un cessez-le-feu, sans même parler de paix, sans une capitulation de facto de l’Ukraine.

    Je ne veux pas énumérer ici les conditions qui ont été évoquées, celles que les Russes ont présentées lors de ces discussions, mais il suffit de dire que, du point de vue de l’Ukraine comme de tout autre Etat indépendant, elles seraient perçues comme des provocations et seraient absolument inacceptables. Accepter ces conditions signifierait également un accroissement de la menace directe pour les Etats européens qui bordent aujourd’hui l’Ukraine, et donc aussi pour la Pologne.

    Et personne n’a de doute — j’ai reçu cette information moi aussi, et elle est sans ambiguïté quelles que soient les sources — que les Russes ne sont intéressés par aucune discussion sérieuse au moins jusqu’à la fin de l’hiver, car ils sont convaincus — nous ne savons évidemment pas si cela a le moindre rapport avec la réalité — que l’hiver sera tragiquement critique pour l’Ukraine pour diverses raisons, avant tout en raison du blocage des approvisionnements vers l’Ukraine. J’ai parlé de ces attaques.

    Pour l’instant, ce sont, disons, des incidents. Nous en avons été témoins en Moldavie, en Roumanie, maintenant en Pologne. Mais le dessein russe, selon ces analyses, est de détruire, du côté ukrainien — et, par le biais d’incidents, peut-être aussi du côté polonais ou moldave — les passages routiers et ferroviaires, dans notre cas ceux entre l’Ukraine et la Pologne.

    Cela signifiera par exemple qu’en cas de destruction de l’infrastructure énergétique de l’Ukraine — vous vous souvenez que l’hiver dernier, la plupart des villes ukrainiennes étaient privées d’électricité, et la Pologne était alors l’un des principaux pays à apporter de l’aide, c’est-à-dire des générateurs et du carburant — notre action ne pourra pas être menée, car il n’y aura plus de postes-frontières en état de fonctionner ni de possibilité logistique de la mener.

    Je ne parle même pas du fonctionnement de l’économie ukrainienne. Selon les informations ukrainiennes, rien qu’en août, les pertes sur les seules recettes fiscales dépassent 300 millions de dollars, ce qui est pour l’Ukraine un coup particulièrement douloureux. Cela résulte des attaques et des destructions visant cette infrastructure industrielle. Comme vous le savez, cela concerne aussi des usines polonaises en Ukraine. Deux d’entre elles ont été attaquées, l’une assez sérieusement détruite.

    La nouvelle stratégie russe, et surtout ses nouvelles capacités techniques, c’est-à-dire les drones à réaction, signifient aussi des pertes bien plus lourdes du côté ukrainien. Nos partenaires ukrainiens m’ont informé que, ces derniers temps, ils dénombraient 27 000 tués et blessés par mois. Ce sont évidemment, malheureusement, des records au sens le plus triste du terme dans cette guerre. Si cette tendance se maintient, l’hiver en Ukraine pourrait effectivement prendre un tour catastrophique.

    Conscients que ces menaces vont se concentrer de plus en plus près de la frontière polonaise, conscients que ces incidents, ces violations accidentelles de l’espace aérien, vont pour l’instant très probablement se concentrer à proximité des postes-frontières, nous avons pris des décisions. Avant tout, nous renforçons l’infrastructure de protection destinée à la Garde-frontière, utilisée par la Garde-frontière et le personnel des postes-frontières.

    Les soldats de deux régiments du génie, le 4e et le 18e, accomplissent des missions grâce auxquelles les postes et l’infrastructure proches de la frontière polono-ukrainienne seront renforcés. Pour l’instant, nous avons réalisé 23 abris Hesco Bastion sur les 28 prévus. Ce sont des abris en quelque sorte mobiles, des installations modernes. Ce n’est évidemment pas le confort d’un hôtel, mais ce sont des abris qui protégeront les gardes-frontières, les douaniers, le personnel des postes-frontières et les personnes se trouvant à proximité des postes-frontières en cas d’attaque ou d’incident de notre côté. Ces abris sont en cours de réalisation à Dorohusk, Zosin, Budomierz, Korczowa, Medyka et Krościenko. Nous avons également déployé un système de défense antiaérienne sur six postes-frontières et complété nos capacités par un poste de commandement supplémentaire et une station radar.

    Les troupes du génie maintiennent des forces et des moyens pour appuyer les groupes d’évacuation, de recherche et de reconnaissance à Chełm, Hrubieszów, Zamość, Jarosław et Przemyśl. Et nous gardons en réserve les forces et les moyens du 16e bataillon de réparation d’aérodromes, en cas d’attaque qui pourrait dévaster une piste d’aéroport ou des voies ferrées à un poste-frontière. Nous voulons être prêts à réparer immédiatement, afin que personne n’ait de doute, en particulier en Russie, sur le fait que leurs attaques n’ont pas d’effet durable.

    Si quelque chose de grave devait arriver, nous voulons être prêts. Je suis certain que les ingénieurs militaires feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que la Pologne soit prête à réparer immédiatement et à rétablir l’usage des infrastructures routières, ferroviaires et, si nécessaire, énergétiques. Le vice-Premier ministre Kosiniak-Kamysz a déjà indiqué que, depuis quelques semaines, nous intensifions aussi notre activité dans les airs — F-16, hélicoptères, Mi-17 et Black Hawk — et que nous renforçons le système de défense aérienne et de réaction rapide.

    J’ai déjà parlé de ce contexte politique qu’est notre coopération avec nos alliés et de l’importance de l’article 5. J’adresse un appel ardent à tous, sans exception, quelle que soit leur couleur politique : que plus jamais ne s’élève en Pologne une seule voix remettant en cause la loyauté de la Pologne envers ses alliés dans la mise en œuvre de l’article 5. C’est très important, car aujourd’hui, en tant que pays frontalier, de facto pays de première ligne, nous aurons plutôt davantage besoin de la loyauté de nos alliés au titre de l’article 5 que le Portugal ou l’Irlande. L’Irlande est neutre — disons plutôt un autre Etat membre de l’Otan [NDLR : Tusk se reprend en direct, l’Irlande n’étant pas membre de l’Alliance.]

    Pourquoi est-ce que j’en parle ? Je veux que tous les Polonais l’entendent. Il n’est pas vrai que tous les responsables politiques en Occident, aux Etats-Unis ou en Europe, réfléchissent à la manière de défendre la Pologne, la Lituanie, la Lettonie ou l’Estonie, que tous rêvent de prouver immédiatement qu’ils sont des alliés de fer et, au titre de l’article 5, de se porter au secours de la Pologne. Loin de là. Vous le savez bien. Et de très nombreux responsables politiques, ainsi que des forces politiques qui gagnent actuellement en force et en influence dans les Etats européens, n’attendent qu’un alibi pour dire : ‘Nous n’allons pas mourir pour la Pologne, nous n’allons pas mourir pour la Lettonie ou la Lituanie’.

    Et pourquoi ? Parce que la Pologne aussi a dit qu’elle ne mourrait pas pour la Lituanie ou la Lettonie. L’article 5, la loyauté entre alliés, la fidélité aux engagements — cela doit devenir notre marque de fabrique. Tous nos alliés doivent savoir que l’on peut toujours compter sur la Pologne, conformément à nos engagements, si nous voulons nous-mêmes pouvoir compter sur eux — et nous le voulons, nous en avons vraiment besoin.

    Nous voulons donc pouvoir compter sur eux, nous avons besoin de la loyauté de nos alliés et de la certitude que, si la Russie avait l’idée de provoquer davantage qu’un incident, nous pourrions réellement compter sur une réaction rapide et efficace de tout le bloc, que nous ne resterions pas seuls. Nous sommes aujourd’hui le 17 septembre. En ce jour, je pense que tout le monde en Pologne comprend particulièrement ce que signifie la solitude lorsque la Russie attaque.

    Un élément de cette nouvelle stratégie russe réside aussi dans de possibles changements politiques dans certains Etats européens. Comme vous le savez, des élections approchent dans différents pays. Les forces que l’on peut qualifier de pro russes ne manquent pas, y compris dans le contexte du conflit avec l’Ukraine.

    Il me semble absolument indispensable que nous tous, quelle que soit notre couleur politique… Je m’adresse ici en particulier à mes collègues de la Konfederacja [NDLR : alliance politique polonaise de droite radicale] : ne participez en aucun cas, volontairement ou non, à la promotion des contenus auxquels les Russes tiennent tant. Monter l’opinion contre l’Union européenne, contre nos alliés et contre les Ukrainiens, c’est tout simplement exécuter la stratégie russe.

    Tout le monde doit enfin le comprendre.

    Nous sommes un Etat qui construit des capacités de défense vraiment sérieuses. C’est l’effort commun de nous tous.

    J’appelle vraiment tout le monde, sans exception, à ne pas mettre en œuvre, involontairement ou intentionnellement, la stratégie russe, qui consiste de facto à affaiblir la volonté de résister aux plans et aux intentions russes et, si nécessaire, aux attaques russes.

    Je veux attirer votre attention sur le fait que notre rôle, le rôle de la Pologne, est particulier. Puisque nous sommes dans le champ de la menace — il ne s’agit pas d’une menace d’invasion, car rien aujourd’hui ne l’indique, je ne suis pas ici pour faire peur à qui que ce soit —, nous devrons passer une épreuve très sérieuse.

    Nous serons certainement la cible de nombreuses provocations et de nombreux incidents plus dangereux que jusqu’à présent, nous devons donc tous réussir cette épreuve : les responsables politiques comme la nation.

    Sur ce sujet, non seulement nous ne pouvons pas nous diviser, nous ne pouvons pas grogner les uns contre les autres, mais nous devons aussi avoir pleinement conscience de ce qui relève de l’intérêt de la République et de ce dont dépend notre sécurité.

    C’est pourquoi j’appellerai chacun d’entre vous, sans exception, partout où il sera question de la sécurité de nos frontières, du ciel au-dessus de la Pologne et de la sécurité de nos foyers à parler d’une seule voix, à prendre des décisions communes, à ne pas hésiter et à montrer que tous, quelles que soient nos opinions politiques, nous sommes des patriotes à l’heure de l’épreuve. La nation nous en demandera vraiment compte, à tous, sans exception. »



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/si-quelque-chose-de-grave-devait-arriver-lintegralite-du-discours-de-donald-tusk-face-aux-nouvelles-D62XRZL3D5H2RCI2NJVIMUQ77A/

    Author : Adam Hsakou

    Publish date : 2026-09-21 15:43:00

    Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

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