Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…
Un recours nommé Larcher
Pessimiste sur les chances d’un candidat ayant été associé aux deux quinquennats, Yaël Braun-Pivet ne voit, si la situation au début de 2027 reste complexe pour les partis de gouvernement, qu’une solution dans la course à l’Elysée : Gérard Larcher, dont la présidente de l’Assemblée nationale salue « le sens des gens et de l’Etat », « la connaissance du terroir » et le profil de « grand républicain ». Mais le président du Sénat lui répond pour l’heure qu’il est trop âgé (77 ans). Et l’année prochaine ?
Brice Hortefeux, eurodéputé éphémère ?
Un nouveau venu a été remarqué dans les couloirs de Bruxelles : l’ancien ministre sarkozyste Brice Hortefeux. L’élection de Laurent Castillo au Sénat a permis à cet historique de la droite de prendre place sur les bancs du Parlement européen. Mais pour combien de temps ? Son passage, confie-t-il lui-même à ses nouveaux collègues, est peut-être éphémère. Il est en tout cas suspendu à la décision de justice du 30 novembre, sur l’affaire libyenne. Décision qui déterminera aussi l’avenir de Nicolas Sarkozy.
Les Ecologistes jouent aux chaises musicales
Les Ecologistes trancheront leur futur à leur manière, c’est-à-dire d’une drôle de façon. Le 13 décembre prochain, ils décideront de leur avenir présidentiel. La formulation des options sur la table sera elle-même mise au vote en novembre mais, grosso modo, les Verts choisiront soit de soutenir la candidature autonome de Marine Tondelier, soit celles de Raphaël Glucksmann ou de Jean-Luc Mélenchon.
Pour ce référendum, c’est le système de vote préférentiel type « chaises musicales » qui a été préconisé par la direction. « Il y a plusieurs tours : on classe les options, et celle qui arrive en dernière position est éliminée. Puis on recommence, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’une option majoritaire à la fin », explique un écolo pédagogue. Les mauvaises langues du parti murmurent qu’un tel système favoriserait la candidature… de Marine Tondelier.
Laurent Nuñez acculé dans son propre camp
Le président de la République a décidé de maintenir Laurent Nuñez à son poste après les violences urbaines du 17 octobre, dans la longue tradition macronienne dite de la « démission refusée ». Seulement, au sein du gouvernement comme parmi les chefs à plumes de Renaissance, certains n’auraient pas fait le même choix. Dimanche, le chef de l’Etat a eu le plaisir de recevoir un SMS d’un cadre avec ce conseil : il faut que Nuñez parte. « Laurent était à la rue et, en matinale lundi, on aurait dit un petit garçon. Stop à un moment », chuchote un ministre. Pour un autre membre du gouvernement, si le ministre de l’Intérieur n’a pas été excommunié, la messe est dite : « Laurent mange son pain noir en ce moment, mais c’est une histoire de temps, c’est fini, après un coup comme ça, ça va devenir compliqué en termes d’autorité politique. » Avec des amis comme ça…
Le gouvernement et le « pourrissement »
Les violences urbaines du 17 octobre ont couronné des semaines de mobilisation des lycéens. Un ancien pilier du gouvernement, rompu à l’art des négociations sociales, s’étonne de l’attitude de l’exécutif qu’il juge pas assez l’écoute de ces manifestants : « Face à un mouvement lycéen, jouer le pourrissement n’a jamais marché, explique-t-il. Mettre en scène une réponse aux revendications lycéennes n’était pas si compliqué que cela. »
Traîtres et consorts
Ce sont, parmi d’autres, deux témoignages qui retiennent l’attention. Dans le documentaire Trahisons, l’art de rompre en politique, réalisé par Patrick Cohen et Dimitri Queffelec et diffusé le 1er novembre à 21 h 05 sur France 5 et sur france.tv, Nicolas Bazire et Sylvie Brunel prennent la parole. Le premier a été directeur de cabinet d’Edouard Balladur à Matignon et reconnaît qu’il a particulièrement travaillé au corps des personnalités de droite pour les inciter à abandonner Jacques Chirac et à rejoindre son « ami de trente ans » avant la présidentielle fratricide à droite de 1995. La seconde fut l’épouse d’Eric Besson, avant de rompre avec lui lorsque celui-ci, ex-socialiste ayant rejoint Nicolas Sarkozy, devient son ministre chargé de l’Immigration et de l’identité nationale en 2009.
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Author : Par le service politique
Publish date : 2026-10-22 14:30:00
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