Close Menu
    Facebook X (Twitter) Instagram
    IntelliNews
    Facebook X (Twitter) Instagram
    IntelliNews
    Home»FRANCE»L’Express»« C’est un mot féminin » : ce qui se cache derrière le concept de « Renaissance » de Marine Le Pen
    L’Express

    « C’est un mot féminin » : ce qui se cache derrière le concept de « Renaissance » de Marine Le Pen

    IntelliNewsBy IntelliNewsoctobre 28, 2026Aucun commentaire5 Mins Read
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    « Il n’y a pas de fatalité, il n’y a pas d’impossibilité, il y a un grand projet fédérateur et ambitieux, il y a une belle aventure humaine et politique à partager, il y a une histoire à écrire, un destin à réaliser. » Au Zénith d’Orléans, dimanche dernier, Marine Le Pen s’époumone d’enthousiasme. La candidate Rassemblement national à l’élection présidentielle lance officiellement sa campagne, devant près de 10 000 militants chauffés à blanc. Et donne le ton des six prochains mois. Pour sa quatrième course à l’Elysée, elle a trouvé un concept qu’elle veut inédit. Celui de la « Renaissance ». Loin de ses déclarations de 2017 où elle fustigeait « les errements d’aujourd’hui, les reculades, la lente glissade vers les abîmes ».

    Aujourd’hui, elle veut parler de l’avenir « pensé et dessiné avec pour objectif le bonheur des personnes ». Cette nouvelle voie serait celle de « l’élévation progressive de tout un pays vers le beau, le vrai, le juste ». Désormais, les porte-parole de sa campagne se succèdent sur les plateaux pour discourir sur le « droit » des Français d’accéder au « beau ». « La Renaissance, c’est savoir puiser dans le passé, mais sans cette nostalgie qui (…) incite à revenir en arrière, appuie Marine Le Pen. Nous ne sommes pas dans le ‘C’était mieux avant’, nous disons : ‘C’était bien avant, ce sera mieux demain.’ » Un pari sur l’enthousiasme, l’optimisme et la promesse de jours meilleurs pour obtenir les 50 % + une voix, nécessaires pour l’emporter au second tour.

    Un parallèle historique

    La recette n’est pas nouvelle. L’idée de « renaissance » a déjà été invoquée par Marine Le Pen par le passé. Dès 2011, lorsqu’elle présente son premier projet comme candidate à la présidentielle, le 19 novembre, à Paris, elle assure : « Rien, en réalité, ne me prédestinait à être ici aujourd’hui devant vous, choisie pour prendre la tête de la grande bataille pour la renaissance de notre pays. » Deux ans plus tard, à l’occasion de son traditionnel discours du 1er mai, elle appelait encore à montrer « la lumière de l’espoir » et « la lumière d’une renaissance de la Nation et du peuple français ».

    Cette fois, c’est Philippe Olivier, son beau-frère et conseiller spécial – également élu au Parlement européen – qui a peaufiné le concept. « La Renaissance, c’est le mot qui décrit la vision qu’on a, précise ce dernier. Ça ne signifie pas la rupture, on ne casse pas. Il n’y a pas de violence, c’est un mot féminin. » L’eurodéputé entend dresser un parallèle entre l’époque contemporaine et la période historique qui a précédé la Renaissance. « Il y a eu la famine, les grandes épidémies, la guerre de 100 ans, puis les châteaux forts ont été remplacés par des grandes fenêtres, détaille-t-il. Aujourd’hui, on n’a plus besoin de se barricader parce qu’on est sécurisés, dans une démarche qui fait confiance à la science. »

    Pas l’unanimité en interne

    Cette nouvelle grille de lecture a été peaufinée depuis le printemps et n’a d’ailleurs pas fait l’unanimité en interne au moment de sa présentation auprès de l’équipe de campagne. « En avril, quand Philippe débarque avec son nouveau délire sur la Renaissance et nous montre son affiche de Marine en mode ‘Jésus revient’, tout le monde s’est regardé avec de grands yeux », raconte un participant, dubitatif quant à la forte influence de Philippe Olivier sur la patronne. L’homme est connu, au RN, pour « avoir mille idées à la minute dont une seule est bonne ». Mais Marine Le Pen, comme toujours, adoube son conseiller.

    Avec cette rhétorique, le RN entend aussi opposer un contre-récit à celui porté par la gauche, notamment la thèse popularisée par l’historien Johann Chapoutot. Dans son ouvrage Les Irresponsables, l’intellectuel proche de la France insoumise établit un parallèle entre les mécanismes politiques qui ont permis la montée du nazisme dans l’Allemagne des années 1930 (il évoque notamment la façon dont les élites politiques et économiques ont contribué à banaliser l’extrême droite par opportunisme) et la période actuelle. A cette comparaison historique, le RN répond par la sienne : la période ne serait pas comparable à l’Allemagne des années 1930, mais à celle qui a précédé la Renaissance en France. « Il y a une grande espérance, une perte de sens et de liens, oui, mais on vient dire que ce n’est qu’une transition à passer », poursuit Philippe Olivier, convaincu.

    Neutraliser le discours zemmouriste

    Façon, aussi, de neutraliser le discours zemmouriste. Tous, en interne, se souviennent de 2022. Et si Eric Zemmour ne représente plus un candidat menaçant, il reste de bon ton de l’assécher le plus rapidement possible. « Lui, il dit que son rêve est de revenir dans les années 1960, continue le conseiller mariniste. Nous, on veut la France de demain en puisant dans les références du passé. Des Français de souche peuvent participer à notre projet, mais aussi des Français de branches. C’est un projet d’ouverture, un projet d’optimisme. » Favoris, pour l’heure, dans cette course à l’Elysée, les frontistes ont le sourire.



    Source link : https://www.lexpress.fr/politique/cest-un-mot-feminin-ce-qui-se-cache-derriere-le-concept-de-renaissance-de-marine-le-pen-KKF46BGEUBDFDKBTCLFIQW4UUA/

    Author : Marylou Magal

    Publish date : 2026-10-28 18:08:00

    Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

    L’Express
    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    IntelliNews

    Related Posts

    Jean-Christophe Notin : « Le 17 octobre, les services secrets ont été aveugles sur les banlieues »

    octobre 28, 2026

    Fin de Parcoursup : et si le vrai problème était la réforme Blanquer du bac ?

    octobre 28, 2026

    Espagne : au moins 30 morts dans une collision entre deux trains à grande vitesse

    octobre 28, 2026
    octobre 2026
    L M M J V S D
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    262728293031  
    « Sep    
    Catégories
    Archives
    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest
    © 2026

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.