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    Belgique : le Premier ministre remet sa démission au roi sur fond de blocage budgétaire

    IntelliNewsBy IntelliNewsnovembre 2, 2026Aucun commentaire4 Mins Read
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    Les négociations entre les partis ont duré jusque tard dans la nuit mais elles n’ont pas abouti. Le Premier ministre belge Bart De Wever s’est rendu ce lundi 2 novembre au palais royal pour remettre sa démission au roi Philippe, après l’incapacité de la coalition gouvernementale à trouver un accord sur le budget 2027, malgré plusieurs conseils des ministres restreints (kern), dont le dernier a eu lieu dimanche soir. Le roi a cependant choisi de ne pas prendre de décision dans l’immédiat, ont indiqué dans un communiqué les services du palais royal, exhortant Bart De Wever à trouver un compromis sur le budget.

    Le roi examinera la proposition budgétaire de Bart De Wever, qu’il verra de nouveau vendredi 6 novembre, mais s’entretiendra également avec les dirigeants des autres partis de la coalition à compter de mardi, a précisé le palais.

    Si le roi accepte finalement la démission du Premier ministre, il pourrait demander à d’autres partis de former une coalition ou convoquer de nouvelles élections. « Compte tenu de la grande incertitude géopolitique et des graves difficultés économiques, le pays ne peut se permettre une longue crise politique », écrit le palais dans le communiqué.

    Un désaccord sur les solutions pour maîtriser les finances

    Le gouvernement plaide depuis des mois pour des coupes budgétaires et des hausses d’impôts de 10 milliards d’euros que Bart De Wever, en poste depuis février 2025, juge nécessaires pour maîtriser les finances de l’Etat.

    Au sein de la coalition gouvernementale de cinq partis de centre-droit au pouvoir, le parti nationaliste flamand Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA) de Bart De Wever et le parti libéral francophone Mouvement réformateur (MR) souhaitent surtout réduire les dépenses de santé, tandis que deux autres partenaires de coalition, les socialistes flamands de Vooruit et les centristes francophones du parti Les Engagés, réclament une plus grande contribution des hauts revenus aux efforts budgétaires.

    Le parti chrétien-démocrate du CD&V, pendant flamands des Engagés, vient également compléter le tableau. La coalition est surnommée « Arizona », dans la mesure où les quatre couleurs des partis (jaune, orange, rouge et bleu) la formant rappellent le drapeau de cet Etat américain.

    Le déficit budgétaire et le taux d’endettement en hausse

    En l’absence d’accord, le gouvernement ne pourrait fonctionner qu’avec un budget limité l’année prochaine, ce qui ne lui permettrait que de dépenser un douzième du budget de cette année par mois. « La situation est grave. Les enjeux budgétaires auxquels notre pays est confronté sont trop importants pour se résigner à une impasse, qui ne résoudra rien. Le défi budgétaire ne se résorbera pas par miracle en cas de chute du gouvernement. Au contraire, la situation empirera », estime le parti des Engagés dans un communiqué.

    Selon des données de la Banque nationale de Belgique (BNB), le déficit budgétaire a atteint 5,2 % du PIB en 2025, contre 4,4 % en 2024, tandis que le taux d’endettement a poursuivi sa hausse, s’établissant à 108,1 % du PIB en 2025, contre 104,0 % en 2024. Pour 2026, la BNB prévoit à ce stade un déficit budgétaire de 5,3 % et un ratio d’endettement de 111,3 %, selon des prévisions établies en juin.

    La crise politique belge en cours, qui n’est pas inédite – le même type de blocage avait eu lieu en 2025, avec à la clé une démission écartée par le roi Philippe – coïncide avec une tension accrue sur les marchés financiers, où les taux d’intérêt ont fortement augmenté sur les obligations d’Etat de la Belgique, de la France et d’autres pays européens considérés comme ayant des finances publiques fragiles.

    Jusqu’à présent, le chef du gouvernement a refusé la perspective d’un budget d’urgence qui serait calqué sur le dernier exercice annuel, la pratique dite des « douzièmes provisoires », qu’autorise la loi belge.

    En dépit de cette crise gouvernementale, les travaux parlementaires se poursuivent normalement cette semaine, a indiqué ce lundi le président de la Chambre, Peter De Roover. Comme le relève La Libre, si la situation perdure, il est cependant probable que peu de projets de loi, déposés par le gouvernement, seront présentés à la Chambre. Certains textes, ayant déjà entamé leur parcours parlementaire, peuvent en revanche poursuivre leur examen.



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/belgique-le-premier-ministre-remet-sa-demission-au-roi-sur-fond-de-blocage-budgetaire-2CKK6NB7PJCGVFC5FCXXPHUW2U/

    Author : Par Julien Chabrout avec Reuters

    Publish date : 2026-11-02 15:02:00

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