Catégorie : L’Express

  • « Il ne l’aime pas, et alors ? » Face à Donald Trump, Ursula von der Leyen va devoir opérer un virage

    « Il parait que c’est une négociatrice très dure, voilà une mauvaise nouvelle pour nous ». Ce 20 janvier 2020, en marge du forum de Davos en Suisse, un Donald Trump souriant accueille la nouvelle présidente de la Commission européenne. Mais une fois les portes closes, le rendez-vous se passe très mal. Comme l’ex-commissaire Thierry Breton l’a raconté devant le Parlement européen, le président américain menace de ne pas venir au secours de l’Europe si elle est attaquée. « Vous les Allemands, vous me devez 400 milliards, parce que vous n’avez pas payé pour votre défense », attaque-t-il, lors de ce qui reste son unique face-à-face avec Ursula von der Leyen.

    A ce jour, l’ancienne ministre de la Défense d’Angela Merkel n’a eu qu’un contact, au téléphone, avec le président réélu – début novembre, pour le féliciter —, alors que plusieurs dirigeants européens dont Emmanuel Macron, l’italienne Giorgia Meloni ou le secrétaire général de l’Otan, le néerlandais Mark Rutte, l’ont, eux, déjà rencontré en personne. De l’avis général, cela s’annonce nettement plus compliqué pour elle. « Si Donald Trump appelle, c’est potentiellement négatif ; s’il n’appelle pas, aussi », s’inquiète une source française. Allemande, femme, réputée très proche de Joe Biden et, de surcroît, dirigeante d’une institution que le Républicain exècre, Ursula von der Leyen part avec peu d’atouts dans sa manche. « Trump a été traumatisé par les leçons de morale de la chancelière Angela Merkel, cela a laissé des traces durables », soupire un diplomate européen.

    « Quand Biden a été élu, c’était la fête ! »

    Depuis son arrivée fin 2019 au Berlaymont, le siège de la Commission, la dirigeante chrétienne-démocrate a pourtant donné de nombreux gages d’atlantisme. Trop même, aux yeux de ses détracteurs. « Quand Joe Biden a été élu, c’était la fête ! Il fallait absolument trouver un agenda positif », confie un insider. Son chef de cabinet, l’allemand Björn Seibert, qui a travaillé dans plusieurs universités américaines, s’entendait à merveille avec Jack Sullivan, le Conseiller à la sécurité nationale du président démocrate.

    Ce lien de confiance lui vaudra d’ailleurs d’être informé très précisément sur la marche vers la guerre en Ukraine. « Résultat, quand celle-ci a éclaté, nos services étaient déjà prêts à dégainer les sanctions », se souvient un haut fonctionnaire de la Commission. Mais ce tropisme peut aussi expliquer des réticences à aller au rapport de force avec les Etats-Unis. Quand en 2021, Washington impose des restrictions à l’exportation sur les vaccins contre le Covid, c’est Thierry Breton qui doit monter au front. Et, en août 2022, quand l’administration démocrate dégaine l’Inflation reduction act, le grand programme de subventions qui fait planer une lourde menace sur l’économie européenne, Ursula von der Leyen s’empresse de saluer sa signature sur les réseaux sociaux.

    Alors qu’elle avait parlé de « soulagement » au moment de la victoire de Joe Biden en 2020, elle va donc devoir opérer un délicat virage sur l’aile face à son successeur. « Nos équipes sont en contact. C’est la manière dont cela se passe habituellement, a-t-elle évacué le 29 janvier en répondant à la presse. Tôt ou tard, il y aura sans aucun doute une visite et une intensification des contacts ». Mais pas de fumée blanche pour l’instant et à Bruxelles, certains s’interrogent déjà. « J’ai le sentiment qu’ils parlent avec des gens qui sont certes dans l’équipe de Donald Trump, mais qui n’ont pas véritablement accès au président », soupire un diplomate de haut rang. « Il préfère parler d’Europe avec Orban », persifle un autre de nos interlocuteurs.

    Il devra forcément traiter avec la Commission européenne

    L’ancienne ministre de la Défense d’Angela Merkel demeure cependant incontournable dans les relations entre les deux rives de l’Atlantique. Si Donald Trump veut réduire le déficit commercial avec l’Union européenne, il devra forcément passer par Bruxelles où la Commission gère la politique commerciale des 27. « Il ne l’aime pas, et alors ? Il devra faire avec. Nous, c’est lui que nous n’aimons pas et nous n’avons pas le choix non plus » résume un diplomate. Et si le discours d’Ursula von der Leyen à Davos, au sortir de son absence pour une sévère pneumonie, n’a pas imprimé dans le grand public, il a agréablement surpris dans les cercles d’initiés.  » On s’est dit qu’elle avait enfin vu la lumière ! », souffle-t-on à Paris.

    « Les entreprises européennes aux Etats-Unis emploient 3,5 millions d’Américains. Et un million d’emplois américains supplémentaires dépendent du commerce avec l’Europe », a opportunément glissé la patronne de la Commission, avant d’annoncer vouloir multiplier dans les prochains mois les alliances avec d’autres régions du monde que les Etats-Unis, dont la Chine. « Nous nous montrerons pragmatiques mais nous ne renoncerons pas à nos principes » a-t-elle aussi lancé en direction de Washington. « Un discours volontariste, il faudra que cela soit rapidement suivi d’actions », estime le ministre français des affaires étrangères Jean-Noël Barrot. En tout cas, au 30 janvier, Donald Trump n’avait toujours pas imposé de taxe douanière à l’UE. Même s’il tarde à former le numéro de téléphone de la dirigeante européenne, il a quand même peut-être entendu ses premiers messages.



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/il-ne-laime-pas-et-alors-face-a-donald-trump-ursula-von-der-leyen-va-devoir-operer-un-virage-5SM22Y7PHNHUJBWVNSEISF32IY/

    Author : Isabelle Ory

    Publish date : 2025-01-31 04:45:00

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  • Le parallèle entre la Shoah et Gaza est une abomination, par Abnousse Shalmani

    Les mots flottent, l’Histoire s’efface, l’analogie est une l’idéologie, le savoir s’individualise jusqu’à la bêtise, les mensonges s’habillent de morale, la politique est réduite à une série de « post » sur les réseaux sociaux en passe de devenir des niches confortables où la contradiction est annihilée. Rien de bien nouveau, cher lecteur. Depuis dix ans, peut-être plus, ce sont des constats qui se vérifient, s’intensifient, se généralisent. Et devraient inquiéter davantage que de chercher à éteindre la liberté d’expression au nom d’une morale qui n’a jamais produit que des monstres.

    Les mots flottent, l’Histoire s’efface, l’analogie est une idéologie. Les 80 ans de la libération d’Auschwitz, au lieu d’être source de recueillement, de réflexion et de respect vis-à-vis des 6 millions de juifs assassinés par les nazis, ont été l’occasion d’une analogie ahurissante, d’un parallèle assumé par les petits bras de l’arène médiatique, journalistes partisans, historiens fascinés par le terrorisme, politiques excités par le mal, qui n’ont rien trouvé de mieux que de reprendre l’expression inscrite sur la banderole érigée par le Hamas lors de la remise des otages israéliennes : « nazi sioniste ».

    Et d’entendre se déverser des « analyses » qui expliquent que ce qui se passe à Gaza était un nouvel holocauste, qu’Auschwitz se poursuit à Gaza. Le terme génocide déjà usé jusqu’à la lie avant même qu’Israël ne pénètre à Gaza quelques semaines après les pogroms du 7 octobre et répété comme un anesthésiant à chaque étape de la guerre contre le Hamas ne suffisait pas. Il fallait passer le cap de la Shoah, comparer le retour des Gazaouis dans le Nord aux marches la mort. L’indécence est une honte.

    Savent-ils de quoi le Hamas est le nom ?

    Qui pensent-ils soutenir, ceux qui assument crânement l’analogie ? Savent-ils de quoi le Hamas est le nom ? N’ont-ils jamais pensé qu’ils enfonçaient davantage encore les Palestiniens dans les ténèbres islamistes en refusant la vérité historique ? N’ont-ils jamais ouvert un livre qui raconte les racines nazies des Frères musulmans dont le Hamas est la plus parfaite des incarnations, qui n’a jamais voulu la paix, mais la destruction totale des juifs ? N’ont-ils jamais ouvert l’indispensable essai de Michaël Prazan, La vérité sur le Hamas et « ses idiots utiles » (L’Observatoire), pour se regarder dans le miroir de l’Histoire et lire, de leurs yeux lire, ce que Mohammed Amin al-Husseini, grand mufti de Jérusalem, écrit, fier, dans ses Mémoires : « La condition fondamentale que nous avons posée aux Allemands pour notre coopération était d’avoir les mains libres dans l’éradication de tous les juifs, jusqu’au dernier, en Palestine et dans le monde arable. J’ai demandé à Hitler qu’il me donne son engagement explicite » ? Le Hamas ne parle jamais de paix, toujours de trêve, le seul objectif est et a toujours été la destruction totale des juifs.

    Les mots flottent, l’Histoire s’efface, l’analogie est une idéologie, les idiots utiles ont les mains sales. Des assassins, des terroristes palestiniens, dont certains condamnés à la prison à vie, sont présentés comme des « otages » par une radio publique. La direction réagit (enfin), limoge le journaliste, la gauche qui, depuis Staline, sait garder les mains derrière le dos pourtant éclaboussé du sang des millions de morts du goulag, de la Révolution culturelle, des Khmers rouges, s’offusque, s’étouffe sous une défense devenue centenaire de la violence barbare, du terrorisme comme moyen, de la réécriture historique comme parade, du déni comme riposte, de l’antisionisme comme antisémitisme. Le Parti socialiste s’enfonce davantage encore dans les limbes de l’humanisme en appelant à voter contre la droite, autrement dit pour Louis Boyard, dont la liste à Villeneuve-Saint-Georges inclut un islamiste qui soutient ouvertement le Hamas.

    Les mots flottent, l’Histoire s’efface, l’analogie est une idéologie, Boualem Sansal, après avoir quitté l’hôpital à Alger, retrouve la prison. La gauche LFI s’est abstenue ou a voté contre une résolution du Parlement européen demandant la libération de l’écrivain franco-algérien. Pour l’égérie décomplexée de la gauche, Rima Hassan, fan de la Syrie d’Assad, de l’Algérie militaro-islamisée et du Hamas terroriste, il n’est qu’un Français de papier. Les mots flottent, les cœurs saignent, la mémoire pleure.



    Source link : https://www.lexpress.fr/societe/le-parallele-entre-la-shoah-et-gaza-est-une-abomination-par-abnousse-shalmani-YBIVTADAEZBUTG6FVRNXWZWGEU/

    Author : Abnousse Shalmani

    Publish date : 2025-01-31 11:00:00

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  • Mexique, Canada, Brics… Donald Trump prêt à lancer ses guerres commerciales

    Donald Trump mettra-t-il à exécution sa menace d’imposer le 1er février des droits de douane sur les produits canadiens et mexicains ? La question est ce vendredi dans tous les esprits, alors que les conséquences pourraient être sévères pour les trois pays nord-américains.

    A peine revenu à la Maison-Blanche, le républicain a annoncé qu’il voulait imposer dès le 1er février 25 % de droits de douane sur les produits provenant du Canada et du Mexique, deux pays pourtant théoriquement protégés par l’accord de libre-échange qu’il avait signé durant son premier mandat. « Je vais mettre des droits de douane de 25 % sur le Canada et séparément, de 25 % sur le Mexique. Nous devons vraiment le faire, parce que nous avons de très grands déficits commerciaux avec ces pays », a confirmé jeudi le président américain.

    Celui-ci a par ailleurs affirmé qu’il déciderait dans la nuit s’il exempterait ou non de taxe le pétrole produit dans ces deux pays. La question est loin d’être un détail : selon un rapport du Congrès américain, le Canada et le Mexique comptent pour 71 % des importations de pétrole brut des Etats-Unis, le Canada représentant 60 % à lui seul. Les Etats-Unis sont toutefois eux-mêmes un gros producteur.

    Des droits de douane « à 100 % » pour les Brics ?

    Les produits chinois pourraient également être frappés par des droits de douane de 10 %, menace également Donald Trump, qui a aussi réitéré jeudi ses menaces d’imposer des droits de douane « à 100 % » aux Brics si ce bloc de 10 pays (dont le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) se passe du dollar dans les échanges internationaux.

    « L’idée que les membres des Brics tentent de s’éloigner du dollar, pendant que nous restons les bras croisés, est TERMINEE », a-t-il publié dans un message sur sa plateforme Truth Social. « Nous allons exiger de ces pays de toute évidence hostiles qu’ils s’engagent à ne pas créer une nouvelle monnaie des Brics, ni à soutenir une autre monnaie pour remplacer le puissant dollar américain, ou bien ils seront soumis à des droits de douane à 100 % », a-t-il ajouté, alors que les Brics, qui souhaitent réduire la domination occidentale dans un monde qu’ils conçoivent comme « multipolaire », ont engagé des réflexions pour se passer du dollar, monnaie de référence pour les échanges mondiaux. Ces pays ont notamment envisagé de créer leur propre monnaie commune.

    Inquiétudes

    Les différentes menaces de Donald Trump inquiètent les analystes, alors que l’économie américaine se porte comme un charme, avec une croissance de 2,8 % en 2024 : selon Oxford Economics, si ces droits étaient appliqués, l’économie américaine perdrait 1,2 point de pourcentage de croissance, et pourrait plonger le Mexique dans la récession.

    Pour Wendong Zhang, professeur à l’Université Cornell, si le choc ne sera pas si fort pour les Etats-Unis, il le sera sans aucun doute pour le Canada et le Mexique. « Dans un tel scénario, le Canada et le Mexique peuvent s’attendre à voir leur PIB reculer respectivement de 3,6 % et 2 %, les Etats-Unis de 0,3 % », a-t-il estimé. Pékin aussi « souffrirait d’une escalade de la guerre commerciale existante, mais bénéficierait en même temps (des tensions entre les Etats-Unis), le Mexique et le Canada ».

    La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, s’est montrée plutôt optimiste mercredi, balayant l’idée d’une hausse des taxes : « Nous ne pensons pas que cela arrivera. Mais si c’est le cas, nous avons un plan. » L’inquiétude existe malgré tout, notamment pour le secteur agricole, qui exporte largement vers les Etats-Unis. « Près de 80 % de nos exportations vont vers ce pays et en tout état de cause, tout ce qui pourrait provoquer un choc nous préoccupe », a reconnu mardi auprès de l’AFP Juan Cortina, à la tête du Conseil national de l’agriculture.

    Une arme pour obtenir des concessions

    Pendant la campagne, le candidat républicain avait dit vouloir imposer des droits de douane de 10 % à 20 % sur l’ensemble des produits importés aux Etats-Unis, et même de 60 % à 100 % sur les produits provenant de Chine. L’objectif était alors de compenser financièrement les baisses d’impôts qu’il souhaite appliquer durant son mandat.

    Depuis son élection, le ton a évolué. Plutôt qu’un outil pour combler la baisse des recettes fiscales, les droits de douane sont devenus, comme durant son premier mandat, une arme brandie afin d’imposer des négociations et d’obtenir des concessions. Donald Trump a ainsi expliqué que les droits de douane étaient une réponse à l’incapacité de ses voisins à freiner l’entrée de drogues, en particulier de fentanyl (un opioïde) et de migrants aux Etats-Unis. Son candidat au poste de secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a parlé d’un « acte de politique intérieure » qui vise « simplement à les pousser à fermer leurs frontières », lors de son audition de confirmation au Congrès mardi. « Je sais qu’ils agissent rapidement » a-t-il assuré, au sujet des deux pays. « S’ils font ce qu’il faut, il n’y aura pas de droits de douane ».

    Une situation qui n’est pas sans rappeler les tensions entre Washington et Bogota le week-end dernier, alors que la Colombie avait dans un premier temps refusé l’atterrissage de vols transportant des migrants expulsés. Donald Trump avait alors annoncé des sanctions, dont des droits de douane de 25 % puis 50 %, à laquelle son homologue colombien, Gustavo Petro, avait répliqué, avant que les deux ne s’accordent sur les modalités de retour des personnes concernées et abandonnent leurs menaces.



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/amerique/mexique-canada-brics-donald-trump-pret-a-lancer-ses-guerres-commerciales-WL4T2Q5JRZBCLDLVQLDIWDGIF4/

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    Publish date : 2025-01-31 12:35:00

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  • Un « bunker de l’apocalypse » : en Chine, un centre de commandement militaire géant en construction

    Plusieurs responsables américains, anciens ou actuels, ont déclaré au journal économique Financial Times que la communauté du renseignement surveillait de près un site de construction près de Pékin, en Chine, qui serait le plus grand centre de commandement militaire du monde et dont la taille serait au moins dix fois plus grande que le Pentagone.

    Des bunkers et des souterrains

    Des images satellite, étudiées par les services de renseignement américains et obtenues par le journal, montrent un site de construction d’environ 600 hectares, situé à 30 km au sud-ouest de Pékin, dont la construction aurait commencé mi-2024. Des trous profonds sont visibles, tout comme une centaine de grues. Selon des experts militaires, ils pourraient abriter de grands bunkers blindés destiner à protéger les chefs militaires de l’armée chinoise en cas de guerre, y compris nucléaire.

    L’analyse des images effectuée par un expert à la demande du Financial Times suggère la construction de plusieurs installations souterraines, reliées par de possibles passages souterrains. Bien que la construction du site s’inscrive dans le cadre d’un « réaménagement de plusieurs années de la périphérie ouest de Pékin », et qu’il n’y ait « pas de présence militaire visible sur le site », des panneaux « interdisent de faire voler des drones ou de prendre des photos », écrit encore le journal.

    « Surpasser les États-Unis »

    « S’il est confirmé, ce nouveau bunker de commandement souterrain avancé […] signale l’intention de Pékin de construire non seulement une force conventionnelle de classe mondiale, mais aussi une capacité de guerre nucléaire avancée », a déclaré au journal économique Dennis Wilder, ancien responsable de l’analyse de la Chine pour la CIA. L’ambassade de Chine à Washington a quant à elle affirmé qu’elle n’était « pas au courant des détails » et a ajouté que la Chine était « engagée sur la voie du développement pacifique et d’une politique de défense de nature défensive ».

    D’après un ancien haut responsable des services de renseignement américains, « la taille, l’échelle et les caractéristiques partiellement enterrées de la nouvelle installation suggèrent qu’elle remplacera » l’ancien complexe militaire de l’armée chinoise construit pendant la guerre froide. Un spécialiste de la Chine interrogé par le Financial Times ajoute que les caractéristiques du site montrent la volonté de Xi Jinping de « surpasser les Etats-Unis ». « Cette forteresse n’a qu’un seul but : servir de bunker de l’apocalypse pour une armée chinoise de plus en plus sophistiquée et performante. »



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/asie/un-bunker-de-lapocalypse-en-chine-un-centre-de-commandement-militaire-geant-en-construction-CHPUF6HXNNFMJEXREL2EOPVJEA/

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    Publish date : 2025-01-31 13:59:00

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  • La Russie de Vladimir Poutine s’attaque au projet de « Dôme de fer » de Donald Trump

    Le « Dôme de fer » américain verra-t-il le jour ? Le bouclier anti-missile du président Donald Trump n’est encore qu’à l’état de projet qu’il est déjà fustigé par Moscou, qui y voit un plan « comparable à la guerre des étoiles » soutenu par Ronald Reagan durant la Guerre froide.

    « Nous considérons qu’il s’agit là d’une nouvelle confirmation de l’intention des Etats-Unis de faire de l’espace une arène de confrontation armée et d’y déployer des armes », a dénoncé Maria Zakharova, la porte-parole de la diplomatie russe, lors d’un point-presse. « Souvenez-vous de l »initiative de défense stratégique’ », a-t-elle dit, qualifiant d’ »odieux » ce plan voulu par le président américain Ronald Reagan dans les années 1980.

    Ce projet de défense anti-missile, surnommé « guerre des étoiles » en référence à la célèbre trilogie cinématographique, était destiné à protéger les Etats-Unis contre une potentielle frappe nucléaire stratégique en déployant notamment des moyens en orbite autour de la Terre. Il avait été rendu publique en 1983, en pleine course spatiale et à l’armement entre l’URSS et les Etats-Unis, dans le contexte de la Guerre froide.

    Protéger les Etats-Unis de missiles nucléaires intercontinentaux

    Le plan annoncé mardi par Donald Trump « vise explicitement à dévaloriser les capacités de dissuasion stratégique de la Russie et de la Chine », alliés dénonçant l’hégémonie américaine, a déclaré Maria Zakharova aux journalistes. « En d’autres termes, ces approches américaines ne contribueront pas à réduire les tensions », a-t-elle poursuivi.

    L’expression « Dôme de fer » utilisée par Donald Trump fait référence à un des systèmes de défense d’Israël, qui protège le pays des attaques de missiles, roquettes et drones. Le plan du président américain est cependant plus ambitieux encore, car il s’agirait de protéger aussi les Etats-Unis de missiles nucléaires intercontinentaux ce qui impliquerait donc des moyens militaires en orbite. La Russie est aussi suspectée par ses adversaires occidentaux de vouloir déployer des systèmes d’armement dans l’espace. En mai 2024, les Etats-Unis ont ainsi accusé la Russie de déployer une « arme spatiale » sur la même orbite qu’un satellite américain.



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/la-russie-de-vladimir-poutine-sattaque-au-projet-de-dome-de-fer-de-donald-trump-KDQPASCHSNB53IHISXCKGNBQNQ/

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    Publish date : 2025-01-31 14:41:00

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  • Derrière Donald Trump, l’influence grandissante des catholiques conservateurs à Washington

    Le prochain ambassadeur des Etats-Unis après du Vatican a une particularité inédite : c’est un antipape virulent. Père de 9 enfants, responsable de CatholicVote.org, un groupe pro-Trump, Brian Burch considère François comme un dangereux gauchiste. Il l’attaque sur sa décision de bénir les unions homosexuelles et lui reproche ses « tendances à la vengeance et à la punition » parce qu’il a démis de ses fonctions l’évêque du Texas Joseph Strickland, qui remettait en cause son autorité. Donald Trump justifie ainsi son choix : Brian Burch « m’a bien représenté durant la dernière élection », explique-t-il en ajoutant qu’il l’a aidé à gagner « plus de voix catholiques que n’importe quel président de l’Histoire ».

    « C’est un profil inhabituel pour un ambassadeur, estime Massimo Faggioli, spécialiste de l’histoire de l’Eglise à l’université Villanova (Pennsylvanie). Brian Burch est un activiste, un agitateur, qui a pris ouvertement des positions très critiques et irrévérencieuses envers le souverain pontife. Sa nomination est un affront au Vatican. » Elle reflète l’importance grandissante des catholiques conservateurs dans la vie politique américaine. Certes, la droite religieuse aux Etats-Unis reste dominée par les évangéliques, un courant du protestantisme. Mais depuis des décennies, les catholiques maintiennent une forte influence alors qu’ils ne représentent que 20 % de la population et ont été longtemps vus avec méfiance. Quand John Kennedy s’est présenté à l’élection présidentielle en 1960, ses critiques l’accusaient d’être à la solde du Vatican.

    Le siège de la Conférence épiscopale américaine

    A Washington, ils ont pignon sur rue. Outre la basilique de l’Immaculée-Conception, la plus grande église du pays, on y trouve le siège de la Conférence épiscopale américaine, qui rassemble les prélats des Etats-Unis, plusieurs universités dont Georgetown University, prestigieux campus jésuite, et Heritage Foundation, le très conservateur cercle de réflexion fondé en 1973 par deux catholiques. On doit à ce think tank le Projet 2025, un programme de réformes sur mesure pour l’administration Trump. Enfin, la capitale américaine abrite le très puissant Catholic Information Center, sur K Street, tenu par l’Opus Dei, organisation intégriste très bien introduite dans les milieux politiques.

    Les catholiques sont également nombreux dans les allées du pouvoir. Ils représentent un quart du congrès et cinq des neuf juges de la Cour suprême. Un sixième, Neil Gorsuch, s’est converti au protestantisme. Grâce à eux, la plus haute instance judiciaire a éliminé le droit constitutionnel à l’avortement en 2022. Une énorme victoire pour les catholiques qui ont mené une croisade contre l’IVG bien avant que les protestants n’en fassent leur cheval de bataille dans les années 1970.

    Ces dernières années, le courant fondamentaliste, dont le seul objectif est de revenir à avant Vatican II, a pris une influence croissante au sein du Parti républicain. Il est aussi bien représenté dans l’entourage de Donald Trump, issu pour sa part d’une famille presbytérienne, notamment par Steve Bannon et Kellyanne Conway, deux proches. Le président a nommé au moins une dizaine de catholiques dans son administration : à la tête des Affaires étrangères, de la Santé, de l’Education, des Transports, du Travail… Le directeur de la CIA et l’ambassadrice à l’ONU le sont également, de même, bien sûr, que J.D. Vance, le vice-président, un converti récent. Quant à Pete Hegseth, chargé du Pentagone, bien qu’évangélique, il arbore un tatouage « Deus Vult » (« Dieu le veut »), la devise des croisés, cri de ralliement des nationalistes blancs.

    « Les catholiques conservateurs sont organisés, très bien financés, et diffusent leurs vues par toutes sortes de publications, d’applis de prières ainsi qu’un réseau d’universités, d’écoles… », poursuit le Pr Faggioli. Et ils emploient des techniques sophistiquées. CatholicVote, le groupe de Brian Burch, a utilisé en 2020 des données de géolocalisation par le biais des téléphones portables pour identifier les électeurs qui se rendaient à la messe et les cibler pour les faire voter républicain. Il exploite aussi activement les réseaux sociaux et diffuse une lettre d’information quotidienne à destination de plus de 300 000 personnes. Avec succès. Donald Trump a remporté 59 % des voix catholiques, selon les sondages à la sortie des urnes, soit 20 points de plus que Kamala Harris. En 2020, ils avaient voté à 52 % pour Joe Biden.

    Mais le pouvoir des milieux traditionalistes repose surtout sur une constellation de groupes financés par de gros bailleurs de fonds dans la plus totale opacité. Il y a Legatus (lancé par le fondateur multimillionnaire de Domino’s Pizza) et l’Acton Institute, tous deux partisans d’un libéralisme économique pur et dur ; The Knights of Columbus, une association caritative qui subventionne des médias religieux et des séminaires contre le mariage gay… « C’est un phénomène assez spécifique aux Etats-Unis, dû au fait que dans la politique américaine, il existe beaucoup d’organisations basées sur le bénévolat et de vastes quantités d’argent », explique Richard Wood, président de l’Institut des études catholiques à University of Southern California. « Ce qui est nouveau, ajoute-t-il, c’est une stratégie délibérée de refaçonner l’Eglise et le gouvernement autour de priorités libertariennes en poussant par exemple à des baisses d’impôts pour les riches. » Selon lui, ces groupes ont profité de « la perte d’autorité de la Conférence des évêques américains », engluée entre autres dans de multiples scandales sexuels.

    La fine fleur des catholiques conservateurs

    L’un des plus actifs est le Napa Institute, fondé par Timothy Busch, un avocat, patron d’un vignoble et d’un groupe hôtelier. Tous les étés, dans la Napa Valley, il organise dans l’un de ses palaces une conférence qui rassemble, entre dégustations de vins et repas gastronomiques, la fine fleur des catholiques conservateurs – tous très fortunés à en juger par le prix du ticket d’entrée. Il a accueilli plusieurs ecclésiastiques peu en odeur de sainteté à Rome, dont l’évêque Joseph Strickland, qui a clamé que le pape François « sapait » la foi et a participé à une manifestation de trumpistes en 2020 pour faire invalider le résultat du scrutin. Il a fini par être révoqué. En mars 2017, le Napa Institute a parrainé un séminaire dans l’hôtel Trump à Washington, où se sont retrouvés des membres du clergé, des élus, un juge à la Cour suprême… Et si, dans son allocution, Timothy Busch a reconnu que les politiques du président à l’égard des migrants n’étaient pas exactement en phase avec les principes de l’Eglise, il s’est empressé d’ajouter que « cette administration représente la liberté. La personnalité du président n’est peut-être pas à notre goût, mais il se peut que ce soit le seul capable de changer le gouvernement et le statu quo. »

    Et de faire avancer leur cause. Un gros succès de ces réseaux traditionalistes est dû à Leonard Leo, l’une de leurs figures les plus puissantes. Ce petit-fils d’immigré italien aux manières feutrées est très lié, comme Timothy Busch, à l’Opus Dei. Il a longtemps été l’un des dirigeants de la Federalist Society, une organisation de juristes de droite. C’est à lui en grande partie à lui que l’on doit les nominations de trois juges ultra-conservateurs à la Cour suprême (dont deux catholiques) et des dizaines d’autres dans les cours fédérales. Aujourd’hui, il est au cœur d’une nébuleuse d’organisations qui financent en coulisses toutes sortes de causes politiques, avec l’appui plus ou moins officieux de certains prélats. A tel point que l’an dernier, le pape a critiqué « l’attitude réactionnaire très forte » aux Etats-Unis. « Au lieu de vivre par la doctrine […], ils vivent par l’idéologie. »

    Ces dernières années a émergé au sein du Parti républicain un nouveau courant dont est proche J.D. Vance, qui prône un catholicisme plus « social ». Il dénonce l’économie de marché et le rejet de l’interventionnisme étatique – deux piliers de l’orthodoxie du Parti – qui ont aggravé les inégalités. Il milite pour une politique centrée sur la famille et les travailleurs par le biais d’un renforcement des syndicats et de crédits d’impôts pour encourager par exemple les couples à avoir des enfants et des crèches abordables. Pendant la campagne, J.D. Vance est venu soutenir des ouvriers de l’automobile en grève dans l’Ohio. L’objectif avoué de ce courant est de prendre la tête des institutions, notamment des universités, pour remplacer les « élites » et mettre en place sa vision du « bien commun ». Le modèle, c’est Viktor Orban, le Premier ministre hongrois. Il a pris des « décisions intelligentes », comme des subventions aux futurs parents et le contrôle des universités, a déclaré le vice-président. En 2021, il avait dit dans une interview : « Nous devons vraiment être prêts à tout quand il s’agit d’exercer le pouvoir. »

    Des vues qui coïncident en partie avec le populisme trumpiste. Le président s’est dit favorable à une expansion « significative » des crédits d’impôts pour les familles et a évoqué l’idée de fécondations in vitro gratuites. « Son programme a plus à voir avec le conservatisme que la doctrine de l’Eglise, mais il séduit les catholiques », observe John Gizzi, éditorialiste de la chaîne de droite Newsmax, très introduit dans les milieux traditionalistes. En attendant, la priorité de l’administration semble plutôt de réduire les impôts pour les hauts revenus et d’expulser des millions de sans-papiers. Ce qui risque de provoquer des tensions. Timothy Broglio, le président de la Conférence des évêques, pourtant peu suspect de sympathies à gauche, a qualifié de « profondément troublants », les décrets de Donald Trump sur le traitement des migrants, des réfugiés, de l’aide internationale… Il n’est pas le seul. Le jour de l’investiture, Mariann Budde, l’évêque épiscopalienne de Washington a exhorté le président dans son sermon à avoir de la « compassion » et a rappelé que « la vaste majorité des migrants ne sont pas des hors-la-loi ». Ce que ce dernier n’a pas apprécié.

    Après l’annonce du choix de Brian Burch comme ambassadeur, le pape a aussitôt réagi en nommant l’évêque de San Diego, Robert McElroy, comme archevêque de Washington, l’un des postes les plus importants aux Etats-Unis. « C’est un intellectuel, un penseur qui parle en faveur des immigrés, des droits des gays… Va-t-il émettre des critiques publiques ou œuvrer de manière discrète ? » s’interroge le Pr Faggioli. Pour John Gizzi, la réponse est claire : « Il va créer beaucoup de guerres au sein de l’Eglise. »



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/amerique/derriere-donald-trump-linfluence-grandissante-des-catholiques-conservateurs-a-washington-BR26O3XEX5FLJHQ4AMOGCEAKIE/

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    Publish date : 2025-01-31 14:59:00

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  • Conflit en RDC : le M23 poursuit son offensive sur un nouveau front à l’est

    Après avoir conquis Goma dans l’est de la RDC, le groupe armé antigouvernemental M23 et l’armée rwandaise progressent dans la province voisine du Sud-Kivu, où de jeunes volontaires ont commencé ce vendredi 31 janvier à s’enrôler dans des milices combattant aux côtés de l’armée congolaise en difficulté.

    Dans ce conflit qui dure depuis plus de trois ans, la République démocratique du Congo (RDC) accuse le Rwanda de vouloir piller ses nombreuses richesses naturelles dans la région. Le Rwanda affirme, lui, vouloir éradiquer des groupes armés, notamment créés par d’ex-responsables hutu du génocide en 1994 des Tutsi au Rwanda, qui menacent selon lui sa sécurité. L’est de la RDC est déchiré depuis des décennies par les violences de multiples groupes armés, exacerbées après le génocide de 1994 au Rwanda.

    Un sommet extraordinaire de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) s’est ouvert vendredi dans la capitale zimbabwéenne, Harare, pour trouver « des solutions durables » au conflit. Le président congolais Félix Tshisekedi devait y participer, en visioconférence, mais pas le président rwandais Paul Kagame. La SADC a des troupes déployées dans l’est de la RDC (SAMIDRC), tout comme l’ONU (Monusco), et ces deux forces de maintien de la paix ont payé un lourd tribut cette semaine avec 17 tués.

    Le M23 progresse dans l’est vers Bukavu

    Goma, capitale de la province du Nord-Kivu coincée entre le lac Kivu et la frontière rwandaise, est tombée ces derniers jours au terme d’une offensive éclair, lancée après l’échec mi-décembre d’une tentative angolaise de médiation entre la RDC et le Rwanda. Depuis la chute de la grande cité, le M23 et les troupes rwandaises ont progressé dans la province voisine du Sud-Kivu vers Kavumu. Cette localité abrite un aéroport militaire stratégique et l’armée congolaise y a établi sa principale ligne de défense, à 40 km au nord de la ville de Bukavu et son million d’habitants, selon des sources locales.

    Parallèlement, sur fond de craintes d’un embrasement régional, l’armée ougandaise a annoncé vendredi qu’elle allait « renforcer ses défenses » dans l’est de la RDC. Objectif : « dissuader » et « empêcher les nombreux autres groupes armés » opérant dans la région « d’exploiter la situation, et protéger et sécuriser les intérêts de l’Ouganda ».

    « Prêt à mourir »

    Répondant à l’appel pressant des autorités congolaises, plusieurs centaines de volontaires sont venus s’enregistrer vendredi dans le stade de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, pour aller au front, a constaté un journaliste de l’AFP. « Je suis prêt à mourir pour mon pays », a assuré l’un deux, Juvenal Bahati Muhigirwa Ndagano, avant de rejoindre un bataillon désordonné de futurs miliciens en tenues dépenaillées.

    Dans la capitale, Kinshasa, des dizaines de personnes ont fait don de leur sang, à l’appel du ministère de la Santé, pour les militaires et civils blessés dans la région de Goma, où des combats sporadiques se poursuivent dans la périphérie nord. « Nous ne pouvons pas nous contenter de dire que nous aimons le pays seulement sur les réseaux sociaux, nous devons poser des gestes qui sauvent des vies », a dit à l’AFP Amy Vodu, 30 ans.

    L’eau courante et l’électricité sont revenues dans la plupart des quartiers de Goma, et certains clients sirotent même une bière en terrasse. Quelques dizaines d’habitants de Goma, sous la garde étroite de combattants armés du M23 qui avaient invité la presse, ont brandi vendredi dans les rues des banderoles affirmant « Nous sommes fatigués avec Tshisekedi ».

    700 tués dans les combats à Goma depuis dimanche

    L’ONU a exprimé son inquiétude face aux violences généralisées perpétrées par chaque camp, citant des exécutions sommaires et des cas de violences sexuelles. Les affrontements à Goma ont fait plus de 700 morts et 2 800 blessés, selon les hôpitaux. Ils ont aussi aggravé une crise humanitaire chronique dans une région où, selon l’ONU, plus de 500 000 personnes ont été déplacées depuis début janvier.

    L’offensive sur Goma, cité de plus d’un million d’habitants et presque autant de déplacés, a suscité de nombreux appels internationaux à la fin des combats et au retrait des troupes rwandaises. Le président français Emmanuel Macron s’est entretenu avec ses homologues angolais, ougandais et burundais pour tenter d’arrêter les hostilités, a dit la présidence française vendredi. La Belgique a demandé à l’Union européenne d’envisager des sanctions contre le Rwanda. Londres a menacé jeudi « d’un réexamen de toute l’aide britannique au Rwanda ».

    Félix Tshisekedi a, lui, condamné « le silence » et « l’inaction » de la communauté internationale face à « la barbarie du régime de Kigali », mettant en garde contre « une escalade aux conséquences imprévisibles » dans la région des Grands Lacs.



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/afrique/conflit-en-rdc-le-m23-poursuit-son-offensive-sur-un-nouveau-front-a-lest-FZHSQPPGWFGHLPR6YUMEYTCRGI/

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    Publish date : 2025-01-31 18:37:00

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  • Yannick Jadot candidat à la mairie de Paris : dans les coulisses de la réunion de crise des Verts

    Puisqu’on est entre nous… Jeudi 30 janvier, Yannick Jadot, lors d’une visioconférence, fait acte de contrition auprès des adhérents EELV. Ces derniers s’étaient émus de découvrir sa candidature à la mairie de Paris par voie de presse, il y a dix jours. Il a donc voulu s’adresser à eux pour leur détailler le « couac » : il pensait que son interview dans Le Parisien sortirait le 21 janvier plutôt que le 20, et comptait bien entendu prévenir les militants en amont.

    Cet avant-dernier jour de janvier, il reste 24 heures avant le dépôt des candidatures à la primaire des écologistes pour les municipales de Paris, il est temps que Yannick Jadot s’explique. Partisan de l’annulation, au profit d’une union immédiate des autres prétendants derrière lui, il tente devant les militants un ultime plaidoyer. C’est la visioconférence de la dernière chance. Le tchat est ouvert et ça tombe bien car les écolos, un brin indignés par la démarche du sénateur, débordent de questions. Après de multiples critiques dans la presse, dont L’Express s’est d’ailleurs fait l’écho, il est enfin temps de laver son linge sale en famille. Ou presque : l’adresse électronique de la réunion est en libre accès sur le site Internet du prétendant à l’Hôtel de Ville. Erreur ou acte manqué ? « Des journalistes sont présents », s’inquiète une organisatrice dans la boucle WhatsApp du camp Jadot. Puisqu’on vous dit qu’on est entre nous !

    « Quelqu’un qui ne fait pas totalement flipper »

    Ce jeudi soir, « Yannick » n’est pas seul. Sur l’écran, Marine Tondelier, emmitouflée dans son écharpe depuis une gare, s’apprête elle aussi à plaider la cause de l’ancien candidat à l’élection présidentielle. La secrétaire nationale des écolos, soutien du sénateur à l’instar du reste de la direction d’EELV, est ravie. « On n’a jamais autant parlé des écologistes aux municipales que depuis ce pavé dans la mare. Et je préfère ça plutôt que l’on soit inaudible. »

    La patronne de la maison verte, qui précise ne jamais avoir été « jadotiste » – elle était d’ailleurs tout le contraire, directrice de campagne d’Eric Piolle, actuel maire de Grenoble et concurrent de Yannick Jadot à la primaire de 2021 – justifie ce soudain engouement pour le sénateur de Paris. « Je comprends les inquiétudes des uns et des autres. Mais la candidature de Yannick bouscule le jeu. En un article de presse, on a mis la droite en PLS et semé un énorme trouble au PS. » Tout en ironisant sur les élucubrations parfois entendues au pays des Verts : « J’ai entendu que certains pensaient que je laisserais la mairie à Jadot en échange de ma candidature en 2027 : on n’a pas de pacte secret, je ne me rase pas le matin en pensant à la présidentielle ! D’ailleurs, on me reproche tout l’inverse… » Puis d’ajouter : « Là, on a quelqu’un qui ne fait pas totalement flipper – les concurrents écolos en lice apprécieront – et qui n’est pas associé à la gestion d’Hidalgo. » Et, enfin, de tirer sa révérence : « En tout cas, je vous aime tous et ceux qui ne m’aiment pas je les aime quand même ! » (Sic)

    Le tchat se remplit de questions. « Bonjour, mais en quoi votre candidature serait meilleure que les autres ? Juste la notoriété nationale ? Avons-nous de nouveaux sondages pour appuyer cela ? Les exemples passés ne sont pas probants… », questionne, vachard, un militant. Yannick Jadot, lui, continue de distribuer la parole – et de recevoir quelques taquets en retour. Y compris de ses soutiens historiques. « Je suis jadotiste et si tu m’avais dit ça il y a 6 mois, j’aurais fait ta campagne, souffle l’un d’eux. Mais on a énormément bossé sur la motion de cadrage et c’est gênant de faire comme si ça n’existait pas. C’est mal connaître le militant parisien de croire que ça se passera bien en arrivant d’en haut d’un coup et au dernier moment. » Les soutiens à sa candidature sortent les rames : « Il a les compétences pour diriger cette ville, pour qu’on ne soit plus les supplétifs des socialistes ! », s’enflamme le conseiller régional francilien Jean-Luc Dumesnil.

    Sauf que quelques candidats à la primaire ont également envoyé leur lieutenant dans cet entre-soi numérique pour porter leur voix. C’est le cas de Fatoumata Koné qui, par le biais d’un conseiller de Paris, tente de renvoyer Jadot dans les cordes. « Le symbole Fatou est beaucoup plus puissant que le symbole Jadot », dit-il. Et d’ajouter, concrètement : « J’ai l’impression que, dans le spectre de la gauche, tu te situes plutôt dans la social-démocratie plutôt que la gauche. Je crains que tu n’ouvres un boulevard à LFI dans certains arrondissements. » Yannick Jadot, flegmatique, encaisse.

    « Pas de drame »

    Les uns et les autres le somment de participer à la primaire. Lui s’y refuse : « Je ne veux pas ajouter de la division à la division. » Et relativise : « Il n’y a pas de drame, je ne mets pas là-dedans d’amour-propre ou la conquête d’un trophée. Je ne demande pas de changer les règles mais d’en changer l’esprit. N’utilisons pas entre nous de mauvais arguments de procédure, c’est le moment de changer le jeu à gauche et de prendre le leadership pour gagner cette ville, c’est ça le sujet. Notre intuition c’est que c’est avec le chemin que nous proposons qu’on y arrivera. Sinon, tant pis, bonne chance. » Bonne chance à qui ?



    Source link : https://www.lexpress.fr/politique/eelv/yannick-jadot-candidat-a-la-mairie-de-paris-dans-les-coulisses-de-la-reunion-de-crise-des-verts-SOJPXIK4SFALPB2EJFBFCC7OEE/

    Author : Mattias Corrasco

    Publish date : 2025-01-31 16:00:00

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  • Ventes de livres : deux prix Goncourt au sommet du classement


    Après Jean-Christophe Grangé et son diptyque (Sans soleil, Albin Michel), Haruki Murakami et son livre, fleuve lui aussi (La Cité aux murs incertains, Belfond), Jean Echenoz (Bristol, Minuit), Michael Connelly (À qui sait attendre, Calmann-Lévy), Camille Laurens (Ta promesse, Gallimard) et Vanessa Springora (Patronyme, Grasset), voici, en cette semaine du 20 au 26 janvier, cinq nouveaux entrants. Dont deux appartenant à la rentrée littéraire à proprement parler, les prix Goncourt Pierre Lemaitre et Leïla Slimani, deux auteurs en lesquels leurs maisons d’édition respectives croient dur comme fer (et à juste raison) eu égard à leur premier tirage : 250 000 exemplaires pour Un avenir radieux (Calmann-Lévy) et 180 000 exemplaires pour le troisième tome de la trilogie Le Pays des autres, J’emporterai le feu (Gallimard). Auréolés par le succès de leurs opus précédents, remarqués par la presse et plébiscités par les lecteurs, ils ne sont pas près de quitter notre classement des meilleures ventes (pour l’heure, ils occupent les première et deuxième marches du podium).

    Puis viennent ces dames de la romance, dark ou romantasy, désormais parties prenantes permanentes de nos palmarès. Avec la 3e place pour le 3e tome de sa série Kiara, Diamant écorché par le sang (t. III) (L’Archipel), Hazel Diaz continue sa marche triomphale entamée en mai 2024. A la 11e place surgit une habituée, l’Américaine et reine de la romantasy (qui mêle donc romance et fantasy), Rebecca Yarros, avec Onyx Storm, The Empyrean tome III (Hachette UK), un roman, en langue anglaise (sa version française ne paraîtra qu’en juin chez Hugo Roman), fait exceptionnel qui démontre le nombre de fans dans l’Hexagone pour la dame. Et au 17e rang, une petite nouvelle, Nanou Ad, avec Leonid Petrov (t. I). Le prince des enfers. Publiée par Eden édition, une collection de City éditions, cette dark romance traite d’un grand mafieux américain tyrannique qui n’hésite pas à utiliser sa fille pour parvenir à ses fins…

    3840 palmares

    Ca bouge aussi du côté du palmarès des essais qui voit apparaître quatre nouveaux ouvrages. Au premier titre, celui des journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Les Juges et l’assassin (Flammarion), 2e meilleure vente, qui révèlent une investigation menée par trois juges sur la gestion française du Covid. Pendant cinq ans, ces magistrats ont rassemblé un million de documents secrets, convoqué des centaines de personnes, mis en cause trois ministres. Le deuxième essai (à la 8e place celui-ci) est celui du philosophe André Comte-Sponville, (qui a fait la Une de L’Express et nous livre une grande leçon de sagesse), L’Opportunité de vivre. Ultimes études (PUF). Puis vient celui d’Olivier Babeau, L’Ère de la flemme. Comment nous et nos enfants avons perdu le sens de l’effort. Un ouvrage que son éditeur, Buchet-Chastel, présente ainsi : « Ce livre est un coup de sang contre la transformation de notre rapport à l’effort. Il en analyse les ressorts cachés et les redoutables conséquences. » L’auteur, universitaire, consultant, et cofondateur et directeur du think tank l’Institut Sapiens, n’en est pas à son premier coup de sang, il avait publié, en 2023, La Tyrannie du divertissement



    Source link : https://www.lexpress.fr/culture/livre/ventes-de-livres-deux-prix-goncourt-au-sommet-du-classement-VZSBNBRXPZCLRNM734GIFYTGMA/

    Author : Marianne Payot

    Publish date : 2025-01-31 16:30:00

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  • Surtaxe des entreprises : la réponse sèche de Bernard Arnault à Michel-Edouard Leclerc

    Deux grands patrons s’affrontent par micros interposés : « je n’ai bien entendu jamais dit que nous allions délocaliser le groupe LVMH », a déclaré son PDG Bernard Arnault ce vendredi 31 janvier sur le réseau social X, après avoir été accusé par Michel-Edouard Leclerc de faire « un chantage ». »C’est précisément parce que j’aime la France et que je souhaite que notre pays continue à rester compétitif que j’ai tenu à alerter sur des mesures qui me paraissent en tous points contre-productives », ajoute Bernard Arnault, faisant référence à la surtaxe d’impôt sur les sociétés prévue dans le projet de budget pour 2025. Mardi, en marge de la présentation des résultats annuels de LVMH, il avait dénoncé cette surtaxe – censée viser les grandes sociétés et rapporter 8 milliards d’euros à l’Etat – comme étant une « taxe du Made in France » qui « pousse à la délocalisation ». »Ce que j’ai dit, c’est que les mesures fiscales envisagées sont une incitation à la délocalisation, puisqu’elles taxent le Made in France mais pas les entreprises françaises délocalisées », insiste-t-il sur X, rappelant que LVMH emploie directement et indirectement près de 200 000 personnes en France, étant ce faisant « le premier recruteur privé de France ».Vendredi matin, le président du comité stratégique des centres E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, avait évoqué « un chantage » : « ce n’est pas forcément positivement impactant d’avoir un des hommes les plus riches de France qui dit : ‘si ça ne le fait pas, je quitte le pays’ », ajoutant qu’aucun patron des magasins E.Leclerc ne ferait « un chantage comme ça ». »Je lui conseille de vendre dans ses supermarchés davantage de produits français »Cinglant, Bernard Arnault lui a répondu sur X : « Quant à Monsieur Leclerc, puisqu’il semble vouloir défendre les PME françaises, je lui conseille de vendre dans ses supermarchés davantage de produits français et d’arrêter de pressurer les fournisseurs français, au risque de les mettre en difficulté, en cherchant à obtenir d’eux des prix toujours plus bas. » »Qu’il montre de cette façon son patriotisme, plutôt qu’en critiquant un groupe qui fait rayonner la France dans le monde avec ses artisans et ses fournisseurs, en les aidant à se développer dans notre pays », a lancé le milliardaire, qui dirige le numéro un mondial du luxe.



    Source link : https://www.lexpress.fr/economie/surtaxe-des-entreprises-la-reponse-seche-de-bernard-arnault-a-michel-edouard-leclerc-YL6Q6DDIRFDGNLRM7LSWXRLLKI/

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    Publish date : 2025-01-31 15:28:00

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  • VIDÉO. Cinq ans après le Brexit, l’économie du Royaume-Uni s’est-elle effondrée ?

    Il y a cinq ans jour pour jour, le 31 janvier 2020, le Royaume-Uni quittait officiellement l’Union européenne. Après une période de transition de onze mois, les accords de libre-échange et de libre circulation ont pris fin le 31 janvier 2021. Depuis, les relations avec l’Europe se sont affaiblies, mais l’économie britannique a-t-elle vraiment été impactée ?Dans cette vidéo, L’Express s’est intéressé à trois indicateurs : le commerce, l’investissement des entreprises au Royaume-Uni et l’emploi. Et même si le naufrage de l’économie britannique n’a pas eu lieu, le Brexit a tout de même eu des effets négatifs. On vous explique.



    Source link : https://www.lexpress.fr/economie/video-cinq-ans-apres-le-brexit-leconomie-du-royaume-uni-sest-elle-effondree-A4KLTGBHC5C3TL3AMSQLRIXW5E/

    Author : Loredane Binet

    Publish date : 2025-01-31 14:14:00

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  • Budget 2025 : le gouvernement Bayrou « salue le résultat positif » de la commission mixte paritaire

    La commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept députés et sept sénateurs est parvenue, ce vendredi 31 janvier, à un compromis sur le budget de l’Etat pour 2025. Ce texte commun, validé à l’initiative de la coalition gouvernementale majoritaire au sein de cette CMP, doit être soumis à l’Assemblée lundi, avec l’utilisation probable du 49.3 par le Premier ministre François Bayrou, qui peut toujours l’amender jusqu’à la dernière minute.Les infos à retenir⇒ Députés et sénateurs s’accordent sur une version commune du budget de l’Etat⇒ Aide médicale d’Etat : accord sur une baisse de 111 millions d’euros des crédits⇒ La ministre des Comptes publics « salue le résultat positif » de la CMPDéputés et sénateurs s’accordent sur une version commune du budget de l’EtatLa version sortie de la CMP est très proche des arbitrages des deux chefs de file de la coalition gouvernementale pour ces discussions, le sénateur Jean-François Husson (LR) et le député David Amiel (Renaissance), peu de concessions ayant été arrachées par le PS. Elle doit, comme prévu, permettre de contenir le déficit budgétaire à 5,4 %, selon Renaissance.Les travaux de ce conclave, qui avaient commencé jeudi matin, se sont déroulés sans anicroche, le camp gouvernemental, majoritaire, votant sans coup férir les propositions de rédaction de Jean-François Husson et David Amiel.Le budget ayant été rejeté à l’automne par l’Assemblée nationale, la CMP a confirmé en grande partie la copie adoptée le 23 janvier au Sénat, une version globalement assez fidèle aux propositions initiales de l’ancien Premier ministre Michel Barnier, reprises par François Bayrou. Surtout sur le volet dédié aux recettes. Y figurent donc des mesures annoncées à l’automne, comme l’effort temporaire sur l’impôt sur le revenu des ménages les plus aisés (2 milliards d’euros espérés) et la « contribution exceptionnelle » sur les bénéfices des grandes entreprises (8 milliards). Cet effort a été limité à la seule année 2025, contre 2026 dans la « mouture Barnier ».Aide médicale d’Etat : accord sur une baisse de 111 millions d’euros des créditsRare pomme de discorde entre la droite et les macronistes, la question de l’Aide médicale d’Etat. Se sont ainsi affrontées deux propositions, celle de Jean-François Husson et des sénateurs (-200 millions d’euros sur 1,3 milliard), et celle de David Amiel (-111 millions d’euros, soit le maintien des crédits de 2024), selon des sources parlementaires. C’est in fine celle-ci qui a été adoptée.Les socialistes, qui réclamaient le maintien des crédits à hauteur de ce que proposait la version initiale du projet de loi, à 1,3 milliard, ont voté l’amendement de David Amiel faute de pouvoir faire adopter le leur, et de crainte que la version du Sénat ne s’impose. Surtout, les critères d’accès à l’AME n’ont pas été modifiés comme le souhaitaient la droite et le RN, et comme le redoutait le PS.Le détail des coupes budgétairesOutre l’AME, le gouvernement Bayrou a fait inscrire de nombreux coups de rabot dans le budget de plusieurs ministères. Aide publique au développement, écologie, culture, agriculture, recherche et enseignement supérieur… Les coupes se chiffrent à plusieurs centaines de millions d’euros à chaque fois, malgré quelques gestes sur la prévention des catastrophes naturelles, le Fonds vert ou le budget des outre-mer, revalorisé pour répondre notamment à la reconstruction de Mayotte.L’effort financier demandé aux collectivités locales, lui, a été stabilisé depuis plusieurs semaines sur la version du Sénat, soit environ 2,2 milliards d’euros demandés aux territoires. Avec, pour les départements, la possibilité de relever le plafond des frais de notaires (DMTO) de 0,5 point, sauf pour les primo-accédants. Pour les régions, la possibilité de prélever sur les entreprises un « versement mobilité » jusqu’à 0,2 %, voté au Sénat, a vu son taux ramené à 0,15 %.Le gouvernement a par ailleurs renoncé à étendre à trois le nombre de jours de carence en cas d’arrêt maladie des agents de la fonction publique, mais le taux d’indemnisation a été ramené à 90 % au lieu de 100 %.Le budget de l’Etat est « pire que le budget Barnier », fustige Eric CoquerelL’accord trouvé par les parlementaires en commission mixte paritaire accouche d’un projet de budget de l’Etat pour 2025 qui sera « pire que le budget Barnier », a dénoncé le président Insoumis de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel. « Les recettes baissent de 6,2 milliards d’euros par rapport au budget Barnier » et les coupes budgétaires « augmentent de 6,4 milliards d’euros » par rapport au projet du précédent Premier ministre, a calculé le député LFI, fustigeant une « cure d’austérité sans précédent » et appelant les oppositions à être « cohérentes » en censurant le gouvernement de François Bayrou.Par rapport au #budget Barnier, « les recettes baissent de 6,2 milliards d’euros » et la baisse des dépenses « augmente de 6,4 milliards d’euros ». Ce qui est le « propre d’un budget austéritaire », estime @ericcoquerel. #DirectAN #CMP pic.twitter.com/XWzV2UhvPT— LCP (@LCP) January 31, 2025La ministre des Comptes publics « salue le résultat positif » de la CMPLa ministre déléguée aux Comptes publics Amélie de Montchalin a salué ce vendredi « le résultat positif de la commission mixte paritaire », en vue de « sortir la France du régime de service minimum ». « Je veux saluer le résultat positif de la commission mixte paritaire », a-t-elle écrit sur X. « Ce budget permettra, je l’espère, de sortir la France du régime de service minimum dans lequel elle est depuis le 1er janvier », a-t-elle ajouté.Je veux saluer le résultat positif de la commission mixte paritaire.

    Députés et sénateurs se sont entendus pour bâtir un budget de compromis dans l’intérêt des Français.

    Ce budget permettra, je l’espère, de sortir la France du régime de service minimum dans lequel elle est…— Amélie de Montchalin (@AdeMontchalin) January 31, 2025Le ministre de l’Economie Eric Lombard a également salué vendredi le compromis de la CMP. « C’est une étape importante pour nous doter d’un budget et permettre à notre pays d’avancer », a-t-il écrit sur X



    Source link : https://www.lexpress.fr/politique/budget-2025-le-gouvernement-bayrou-salue-le-resultat-positif-de-la-commission-mixte-paritaire-OVNM2IFLLJFSRLE6H65VHALAZ4/

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    Publish date : 2025-01-31 13:14:00

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  • Budget 2025 : la commission mixte paritaire parvient à un accord

    Une étape importante a été franchie pour le budget 2025. La commission mixte paritaire réunissant sept députés et sept sénateurs est parvenue, ce vendredi 31 janvier, à un compromis, selon des sources parlementaires. Le texte va désormais devoir être adopté par les deux chambres, avec un probable 49.3 dès lundi à l’Assemblée nationale.La version sortie de la CMP est très proche des arbitrages des deux chefs de file de la coalition gouvernementale pour ces discussions, le sénateur Jean-François Husson (LR) et le député David Amiel, (Renaissance) peu de concessions ayant été arrachées par le PS. Elle doit, comme prévu, permettre de contenir le déficit budgétaire à 5,4 %, selon Renaissance.Cet accord ne faisait guère de doute : le camp gouvernemental est en effet majoritaire en CMP et les deux rapporteurs, le sénateur Jean-François Husson (LR) et le député David Amiel (Renaissance), s’étaient accordés sur l’immense majorité des mesures.Mais ce n’est qu’une étape sur un chemin escarpé pour le Premier ministre François Bayrou. Ce texte commun sera examiné dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale lundi, avec l’usage très probable de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le texte sans vote. Une motion de censure suivra alors sans aucun doute et pourrait être examinée dès mercredi. Le gouvernement peut toujours procéder à d’ultimes arbitrages d’ici lundi et amender le texte, mais le ministre des Finances Éric Lombard a promis dans la matinée sur TF1 que le gouvernement « respecter (ait) le texte qui sortira » de la CMP.Des débats houleux sur l’AMEVendredi, les débats se sont tendus autour de la très sensible question de l’Aide médicale d’Etat (AME), rare pomme de discorde au sein du socle commun. Se sont ainsi affrontées deux propositions, celle de Jean-François Husson et des sénateurs (-200 millions d’euros sur 1,3 milliard), et celle de David Amiel (-111 millions d’euros, soit le maintien des crédits de 2024), selon des sources parlementaires. C’est in fine celle-ci qui a été adoptée.Les socialistes, qui réclamaient le maintien des crédits à hauteur de ce que proposait la version initiale du projet de loi, à 1,3 milliard, ont voté l’amendement de David Amiel faute de pouvoir faire adopter le leur, et de crainte que la version du Sénat ne s’impose. Une modification de certains critères d’accès à l’AME, votée par le Sénat, a également été supprimée avec une union des voix de gauche et des macronistes, contre celles de la droite et du Rassemblement national. « Les critères de l’AME restent inchangés », se sont réjouis les responsables socialistes, saluant « une victoire » dans ces négociations durant lesquelles ils n’ont obtenu que de rares concessions. »Humiliation totale des LR sur le budget et l’immigration ! », a réagi le député RN Jean-Philippe Tanguy sur X, chef de file du RN sur le budget. A l’inverse, les Insoumis ont dénoncé l’attitude du PS. « La Macronie et les soutiens du gouvernement coupent dans l’AME ! C’est l’extrême droite qui gouverne ? La censure s’impose. Aucun élu du NFP ne peut laisser adopter un tel budget », a tweeté Aurélien Le Coq, membre de la CMP.Les socialistes revendiquent néanmoins d’autres « victoires » sur le Fonds vert, l’agence bio, les transports du quotidien et surtout le rétablissement de 4 000 postes d’enseignants, confirmé par la commission. Mais globalement, la CMP s’est limitée à sanctuariser les engagements pris par François Bayrou mi-janvier, refusant toutes les taxes supplémentaires proposées par les socialistes.



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    Publish date : 2025-01-31 12:05:00

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  • EXCLUSIF. La vasque olympique va faire son retour à Paris

    Elle a émerveillé Parisiens et touristes le temps d’un été. Et c’est loin d’être terminé. Selon nos informations, la vasque olympique va faire son retour à Paris, toujours dans la zone des Tuileries. La poétique et aérienne vasque montera dans le ciel chaque été d’ici à 2028, entre le 23 juin (Journée olympique et paralympique) et le 14 septembre (fête nationale du sport). « On boucle le financement », témoigne un acteur du dossier. « Je confirme le projet et la désormais grande probabilité que ça se fasse », glisse un très proche de la maire de Paris Anne Hidalgo.Ce symbole des Jeux olympiques de Paris avait été démonté en septembre, au grand dam des Parisiens. Emmanuel Macron s’était prononcé pour le maintien « le plus longtemps possible » de la vasque, en raison de l’immense engouement populaire qu’elle avait suscité. « Mon souhait c’est qu’on puisse la garder le plus longtemps possible », « en tenant compte des éléments techniques », a-t-il précisé. En août 2024, l’ancienne ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera évoquait une contrainte juridique relative au maintien de l’emblème des Jeux. « Nous voulons préserver un alignement architectural le long des Champs-Elysées, jusqu’à la pyramide du Louvre », glissait-elle à L’Express.Emblème fédérateur de ces Jeux, cette flamme « 100 % électrique » conçue par EDF et dessinée par Mathieu Lehanneur est en réalité un jeu de lumières projeté sur un « nuage d’eau ». Elle rend hommage au premier vol en ballon à gaz gonflé à l’hydrogène, qui a eu lieu en 1783 dans le Jardin des Tuileries. Son succès populaire a été immédiat. Depuis la fin juillet, près de 270 000 personnes ont réservé un billet gratuit pour admirer le ballon illuminé s’élever dans le ciel. Le chiffre promet d’augmenter au fil des années.



    Source link : https://www.lexpress.fr/societe/exclusif-la-vasque-olympique-va-faire-son-retour-a-paris-SD4TIQRW7NG3RMWKH6V7KKMMAM/

    Author : Paul Chaulet

    Publish date : 2025-01-31 11:08:00

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  • Guerre en Ukraine : les soldats nord-coréens retirés du front après de lourdes pertes

    Les soldats nord-coréens, envoyés selon Kiev, Washington et Séoul pour aider les forces russes dans leur invasion de l’Ukraine, semblent s’être retirés de l’un des axes du front dans l’oblast de Koursk en Russie, selon plusieurs médias internationaux. Le New York Times, qui cite des officiels américains et ukrainiens, affirme que les troupes dépêchées par la Corée du Nord « n’ont pas été vues sur le front depuis environ deux semaines ». Le colonel Oleksandr Kindratenko, porte-parole des forces d’opérations spéciales, a confirmé lundi au Kyiv Independent qu’elles semblaient s’être retirées temporairement.Si ni Moscou ni Pyongyang n’ont reconnu que des troupes nord-coréennes avaient été déployées pour combattre les forces ukrainiennes, deux soldats nord-coréens ont été faits prisonniers par l’Ukraine le 11 janvier. Au total, 10 000 soldats auraient été envoyés par la Corée du Nord et déployés à l’automne dernier dans l’oblast de Koursk, en Russie, pour aider l’armée de Vladimir Poutine à contrer l’incursion ukrainienne lancée en août 2024 dans le but de peser dans d’éventuelles négociations de paix.Manque de préparationMais les pertes subies par le contingent et la désorganisation vis-à-vis des forces russes auraient conduit à leur retrait du front. « Les estimations indiquent que le nombre de victimes dans les rangs des forces nord-coréennes a dépassé 3 000, dont environ 300 morts et 2 700 blessés », avait expliqué le 13 janvier le député sud-coréen Lee Seong-kweun à des journalistes, après un briefing du service de renseignement sud-coréen (NIS). Selon des officiels ukrainiens cités par le New York Times, les soldats nord-coréens ont été livrés à eux-mêmes et envoyés à pied avec peu de véhicules. »Les militaires de la Corée du Nord dans la région de Koursk n’ont pas appris à résister à nos drones et à notre artillerie, ont subi des pertes importantes et travaillent maintenant avec les commandants russes et leurs propres officiers pour ‘travailler sur leurs erreurs’ », a déclaré sur Telegram le responsable du Centre de lutte contre la désinformation du Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine, Andreï Kovalenko.Un retrait temporaire avant l’envoi de nouvelles troupes ?Ce retrait des troupes pourrait en revanche n’être que temporaire. « Il est trop tôt pour dire qu’ils ne continueront pas à participer activement à la guerre. Ils vont continuer à être activement impliqués », a ainsi ajouté Andreï Kovalenko. Selon le New York Times, qui s’appuie sur des responsables américains, « il est possible que les Nord-Coréens reviennent après avoir reçu un entraînement supplémentaire ou lorsque les Russes auront trouvé de nouvelles façons de les déployer pour éviter des pertes aussi lourdes ».Sur la chaîne Sky News, un commandant ukrainien interrogé sous couvert d’anonymat a émis plusieurs hypothèses : « Soit ils analysent leurs erreurs, soit ils soignent leurs blessures, soit ils attendent des renforts. On dit que Kim Jong-un envoie plus de Nord-Coréens ici ». Selon le Kyiv Independant, les services de renseignement sud-coréens ont annoncé fin janvier que Pyongyang prévoyait d’envoyer des troupes supplémentaires en Russie pour participer à la guerre.



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/guerre-en-ukraine-les-soldats-nord-coreens-retires-du-front-apres-de-lourdes-pertes-YV3UQ3WOZJFONIPWLN5LBUANV4/

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    Publish date : 2025-01-31 10:45:00

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  • Gaza : Israël confirme avoir reçu une liste d’otages devant être libérés samedi

    Le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, en vigueur depuis fin novembre, tiendra-t-il ? Hier, l’armée israélienne a dit avoir « intercepté » un drone lancé, selon elle, par le mouvement islamiste en direction du territoire israélien. Ce vendredi 31 janvier, Tsahal a indiqué avoir frappé dans la nuit plusieurs cibles du Hezbollah au Liban. L’Etat hébreu affirme toutefois rester « engagé » dans le cessez-le-feu.Une autre trêve, avec le Hamas, a permis hier la libération de trois nouveaux otages israéliens et cinq Thaïlandais, détenus dans la bande de Gaza depuis l’attaque du 7 octobre 2023. En échange, Israël a relâché 110 prisonniers palestiniens. Retardée de quelques heures, la libération des détenus palestiniens a débuté après que le gouvernement israélien a annoncé avoir reçu la « garantie » que les prochaines libérations d’otages captifs à Gaza se feraient « en toute sécurité », alors que celles de ce jeudi ont été marquées par des scènes de chaos.Les infos à retenir⇒ Israël a reçu une liste d’otages devant être libérés samedi⇒ L’armée israélienne frappe plusieurs cibles du Hezbollah au Liban⇒ Donald Trump est sûr que l’Egypte et la Jordanie recevront des Palestiniens déplacésGaza : Israël confirme avoir reçu une liste d’otages devant être libérés samediLe Bureau du Premier ministre israélien a confirmé ce vendredi matin avoir reçu la liste des otages retenus à Gaza et devant être libérés samedi en échange de prisonniers palestiniens détenus en Israël. « Israël a reçu la liste des otages qui doivent être libérés […] demain », samedi, a indiqué un communiqué des services de Benyamin Netanyahou. « Une réponse détaillée sera fournie après examen de la liste et information des familles »Le porte-parole des brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas, Abou Obeida, avait publié un peu plus tôt les noms de trois otages israéliens devant être libérés.L’armée israélienne frappe plusieurs cibles du Hezbollah au LibanL’armée israélienne a annoncé ce vendredi matin avoir frappé dans la nuit plusieurs cibles du mouvement islamiste Hezbollah dans l’est du Liban, malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis fin novembre. « Dans la nuit (jeudi) […], l’armée de l’air israélienne a frappé de multiples cibles terroristes du Hezbollah dans la vallée de la Békaa […] qui présentaient une menace », a indiqué l’armée dans un message sur les réseaux sociaux, affirmant rester « engagée » dans le cessez-le-feu entre Israël et le mouvement libanais.Deux personnes ont été tuées dans l’une de ces frappes, a annoncé vendredi le ministère libanais de la Santé. « Le raid de l’ennemi israélien sur Janta a fait deux morts et dix blessés », a précisé le ministère.Un des sites visés renferme une « infrastructure souterraine, utilisée pour le développement et la fabrication d’armement », a ajouté l’armée israélienne, qui dit avoir également frappé des installations « à la frontière syro-libanaise utilisées par le Hezbollah pour le trafic d’armes à destination du Liban ».Jeudi, l’armée israélienne avait annoncé avoir « intercepté » un drone du Hezbollah, lancé selon elle en direction du territoire israélien. L’armée a dénoncé vendredi une « violation » de l’accord de cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre le 27 novembre entre Israël et le mouvement pro-iranien.La Croix-Rouge Internationale demande plus de sécurité lors de la libération des otagesLe Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a réclamé « une amélioration » de la sécurité et de la dignité lors des opérations de libération des otages détenus dans la bande de Gaza, après des scènes de chaos jeudi. Les conditions dans lesquelles les captifs ont été libérés « soulignent l’importance pour toutes les parties de respecter leurs accords et de veiller à ce que les opérations se déroulent de manière sûre et digne », écrit Mirjana Spoljaric dans un communiqué, saluant le rôle de ses équipes dans ces transferts.Jeudi, la libération d’Arbel Yehud, une civile de 29 ans, et de Gadi Moses, un agriculteur de 80 ans, s’est déroulée au milieu d’une foule bruyante et survoltée. Des images ont montré le regard effrayé d’Arbel Yehud, escortée pendant de longues minutes dans la foule de Palestiniens par une escouade de combattants.This is not a hostage release, it is an exercise in torture.

    First footage of Israel civilian hostage Arbel Yehud absolutely surrounded by Islamist terrorists and thousands of Palestinians in a mob.

    It is absolutely appalling that the Red Cross and any of the other mediators… pic.twitter.com/hqWC6f15Cr— Emily Schrader – אמילי שריידר امیلی شریدر (@emilykschrader) January 30, 2025Le CICR – qui prône une neutralité absolue dans laquelle il puise son efficacité sur des terrains dangereux – a facilité le transfert des otages ainsi que celui des prisonniers palestiniens ce jeudi, comme tous les transferts qui ont précédé. « Le CICR ne contrôle ni le moment de la libération, ni le lieu, ni l’environnement. Les détails et la logistique sont déterminés par les parties elles-mêmes », précise l’organisation basée à Genève.Donald Trump est sûr que l’Egypte et la Jordanie recevront des Palestiniens déplacés »Ils le feront », a assuré Donald Trump jeudi à propos de l’accueil par la Jordanie et l’Egypte de Palestiniens déplacés, même si ces deux pays rejettent ce transfert évoqué par le président américain. « Nous faisons beaucoup pour eux et ils vont le faire », a encore dit le président républicain à la Maison-Blanche à un journaliste qui lui demandait comment il pouvait amener Amman et Le Caire à changer de position, sans donner plus de précisions.Le chef de l’Etat égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le roi Abdallah II de Jordanie ont catégoriquement rejeté mercredi l’idée avancée par Donald Trump de transférer dans leurs pays les Palestiniens de Gaza. « La déportation et le déplacement des Palestiniens de leur terre est une injustice à laquelle nous ne prendrons pas part », a déclaré le premier. Le second a souligné dans un communiqué « la position ferme de la Jordanie sur la nécessité de maintenir les Palestiniens sur leurs terres et de leur permettre d’obtenir leurs droits légitimes, conformément à la solution à deux États ».Liesse à Ramallah à l’arrivée des prisonniers palestiniens libérésAgitant des drapeaux et tirant des coups de feu en l’air, des milliers de Palestiniens en liesse ont accueilli les prisonniers libérés par Israël à Ramallah en Cisjordanie occupée. Pour ce troisième échange d’otages israéliens à Gaza contre des prisonniers palestiniens dans le cadre de l’accord de trêve entre Israël et le Hamas, l’Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas a organisé l’accueil et seuls les drapeaux jaunes du parti Fatah de ce dernier étaient visibles au départ.Mais à l’arrivée des deux bus transportant les prisonniers libérés, les policiers palestiniens ont eu du mal à retenir la foule, selon un correspondant de l’AFP sur place. Des coups de feu ont été tirés en guise de célébration. Plusieurs Palestiniens ont scandé des slogans pro-Hamas et d’autres ont agité le drapeau vert du mouvement islamiste palestinien qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007.Au total, 110 Palestiniens ont été libérés jeudi, selon les autorités israéliennes et palestiniennes.



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    Publish date : 2025-01-31 09:56:00

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  • Crash à Washington : opération récupération pour Donald Trump

    Les deux boîtes noires de l’avion qui s’est écrasé jeudi 30 janvier à Washington, après une collision avec un hélicoptère ayant fait 67 morts, ont été retrouvées dans la soirée par les enquêteurs, qui cherchent à comprendre les causes de la pire catastrophe aérienne aux Etats-Unis depuis qu’un avion de ligne s’était écrasé peu après son décollage à New York en novembre 2001. L’enregistreur vocal du cockpit et l’enregistreur des données de vol de l’appareil vont désormais être analysés par l’Agence américaine de sécurité des transports (NTSB), chargée de déterminer les origines de cet accident. Si les responsables du NTSB ont insisté sur le fait qu’ils ne disposaient « pas d’assez d’éléments » à ce stade pour établir ou exclure des causes, indiquant qu’ils comptent publier un rapport préliminaire « dans les 30 jours », Donald Trump n’a pas tardé à porter ce drame sur le terrain politique, en s’attaquant notamment aux programmes promouvant la diversité au sein de la fonction publique américaine. @lexpress 🛩️ Un avion de ligne et un hélicoptère militaire se sont écrasés dans le fleuve Potomac à Washington. Sur les 60 passagers et 4 membres d’équipage à bord du vol 5342, « au moins 28 corps ont été retrouvés », sans qu’il y ait de survivants pour le moment, annonce le chef des pompiers de la ville. Les dernières informations sont à retrouver sur notre site. #étatsunis #washington #transport #aviation #accident #apprendresurtiktok #tiktokacademie #Sinformersurtiktok #newsattiktok ♬ original sound – L’Express La « diversité » en ligne de mireAlors que les présidents américains endossent généralement le rôle de consolateurs quand l’Amérique est endeuillée, le nouveau président américain a plutôt choisi d’être le procureur en chef du pays. « J’ai donné la priorité à la sécurité. Obama et Biden et les démocrates ont mis la politique en premier », a-t-il attaqué depuis le podium de la Maison-Blanche lors d’un point presse sur le crash, accusant ses prédécesseurs d’avoir fait baisser le niveau d’exigence chez les contrôleurs aériens, pour promouvoir le recrutement de personnes issues de minorités raciales ou sexuelles, ou de personnes handicapées.Il a ainsi de nouveau ciblé les programmes qui promeuvent la diversité au sein de l’administration américaine, et plus spécifiquement du régulateur américain de l’aviation, la FAA. « Ils ont même donné une directive : ‘Trop blanc’. Or nous voulons des gens compétents », a lancé le président républicain, qui a aussi promis une enquête approfondie pour établir les causes de l’accident.Ancien ministre des Transports sous la présidence de Joe Biden, le démocrate Pete Buttigieg a qualifié cette mise en cause d’ »abjecte ». « Alors que les familles sont en deuil, Donald Trump devrait diriger, et non mentir », l’a-t-il exhorté. « Nous avons donné la priorité à la sécurité, réduit les accidents évités de justesse, renforcé le contrôle du trafic aérien et n’avons enregistré aucun décès lié à un accident d’avion commercial sur des millions de vols sous notre responsabilité. Le président Trump supervise désormais l’armée et la FAA. L’une de ses premières mesures a été de licencier et de suspendre certains des membres clés du personnel qui ont contribué à assurer la sécurité de notre ciel », a-t-il ajouté. Despicable. As families grieve, Trump should be leading, not lying. We put safety first, drove down close calls, grew Air Traffic Control, and had zero commercial airline crash fatalities out of millions of flights on our watch.
    President Trump now oversees the military and the…— Pete Buttigieg (@PeteButtigieg) January 30, 2025Pressé de questions pour savoir s’il mettait directement en cause les contrôleurs aériens et les politiques de diversité pour expliquer la catastrophe, Donald Trump a reconnu « ne pas savoir » encore mais ajouté que « ça pourrait être le cas ». Comment est-il arrivé à cette conclusion ? « Parce que j’ai du bon sens et que malheureusement beaucoup de gens n’en ont pas », a lancé le président républicain, qui avait prévenu d’emblée que son administration avait des « opinions et idées très tranchées » sur l’origine de la catastrophe, et pour qui les contrôleurs aériens auraient dû détecter le risque de collision des deux appareils.Refonte de la FAA ?Donald Trump a toutefois aussi pointé la trajectoire « incroyablement mauvaise » de l’hélicoptère. Le président américain a aussi annoncé la nomination d’un nouveau chef par intérim de l’autorité américaine de régulation de l’aviation, la FAA. Le patron de la FAA, Mike Whitaker, avait annoncé en décembre qu’il démissionnerait le 20 janvier, jour de l’investiture de Donald Trump.Cette agence a été critiquée publiquement à plusieurs reprises par Elon Musk, qui lui a reproché d’avoir entravé les activités de son entreprise spatiale SpaceX. L’homme le plus riche du monde, allié de premier plan de Donald Trump, mène désormais une mission de conseil pour réduire la dépense publique.Le sénateur américain du Connecticut, Chris Murphy, a ainsi déploré sur X que « Trump a délibérément plongé la FAA dans le chaos dès son entrée en fonction. Musk a évincé l’administrateur de la FAA, de sorte que l’agence se retrouve sans chef; Trump a renvoyé l’ensemble du conseil consultatif de sécurité. Il a intimidé le personnel pour qu’il accepte des départs. » Trump deliberately plunged the FAA into chaos as soon as he took office. Musk pushed out the FAA Administrator so the agency was leaderless, Trump fired the entire safety advisory board. He bullied staff to accept buyouts.

    Not a surprise the tower was “not normal”. pic.twitter.com/QiEKnndUP8— Chris Murphy 🟧 (@ChrisMurphyCT) January 30, 2025Donald Trump avait signé dès le 21 janvier un décret imposant à la FAA, qui emploie quelque 14 000 contrôleurs aériens, de changer sa politique de recrutement en renonçant à ses objectifs de diversité. Ce texte a été critiqué par des élus démocrates, alors que le secteur du contrôle aérien souffre déjà d’une pénurie de personnel.



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    Publish date : 2025-01-31 07:34:00

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  • Friedrich Merz et l’extrême droite allemande : un pacte fou avec le diable

    Mais où va Friedrich Merz ? Les Allemands se posent ardemment la question depuis que le possible futur chancelier allemand a rompu le cordon sanitaire le 29 janvier en faisant passer une résolution sur la politique migratoire avec l’aide du parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne). « Je ne regarde ni à gauche ni à droite. Je regarde devant moi », s’est-il justifié pour expliquer son revirement.Jamais dans l’histoire du parlementarisme allemand d’après-guerre, un parti démocratique avait sciemment accepté le soutien de l’extrême droite, le jour même où l’assemblée fédérale (Bundestag) rendait hommage aux victimes du nazisme dans l’hémicycle. A la suite de ce séisme politique, plusieurs survivants de l’Holocauste ont décidé de rendre leurs décorations.Pourquoi maintenant ? A trois semaines des élections ? Alors qu’il avait promis de respecter le « consensus démocratique », Friedrich Merz a changé son fusil d’épaule pour freiner l’érosion de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) dans les sondages. « Un coup de poker très risqué », estime Ursula Münch, directrice de l’Académie de science politique de Tutzing.D’autant que la manœuvre ne lui a pas servi pour l’instant. Au contraire, elle a permis à l’AfD de vivre, le 29 janvier, un véritable triomphe à l’assemblée. « Vous avez copié notre programme », l’a tancé Alice Weidel, la présidente de l’AfD, qui a toujours souhaité un gouvernement d’union des droites. « Le soi-disant cordon sanitaire, qui n’est rien d’autre qu’un cartel antidémocratique visant à neutraliser la volonté des électeurs, est mort », a-t-elle ajouté.Merz isoléRisqué, en effet. Merz paraît déjà isolé dans sa tentative de virage populiste. Les églises chrétiennes, mais aussi de grands entrepreneurs, comme le grand patron d’Infineon Jochen Hanebeck, ont condamné son rapprochement avec l’extrême droite. Contrôle hermétique des frontières, déchéance de nationalité, rétention des expulsables et renforcement des pouvoirs de la police… le programme de Merz ressemble désormais à celui de l’extrême droite. « Il s’inscrit dans la lignée de Giorgia Meloni en Italie et de Viktor Orbán en Hongrie », regrette Frank Baasner, codirecteur du Forum pour l’avenir franco-allemand. « Il se prend un peu pour Trump en ce moment », ajoute-t-il.Merz est pourtant profondément européen, comme l’a confirmé son discours de politique étrangère à la fondation Körber à Berlin, le 23 janvier. « Il y a un immense fossé entre ses convictions sur l’Europe et ses prises de position sur l’immigration », poursuit Frank Baasner, qui se veut rassurant sur l’avenir : « Nous sommes en pleine campagne électorale », tempère-t-il.Fronde anti-MerzCe 29 janvier aura néanmoins des conséquences pour le jeu politique en Allemagne. Avec des scores supérieurs à 30 % dans les régions de l’Est du pays, l’AfD est devenu la première force parlementaire dans les territoires de l’ancienne RDA. Les fédérations régionales de la CDU vont désormais se demander pourquoi elles devraient continuer à s’allier avec un parti de gauche pro-Poutine (celui de Sahra Wagenknecht) pour former des alliances minoritaires, tout cela au nom du cordon sanitaire, alors que les conservateurs sont beaucoup plus proches des idées de l’extrême droite.En envoyant ce message (« Unissez-vous à l’AfD ! »), Merz tente de tourner définitivement la page de la « culture de l’accueil » d’Angela Merkel et de revenir aux fondamentaux des années 1990. « A l’époque, les conservateurs étaient encore plus radicaux que l’AfD en matière d’immigration. Ils voulaient même supprimer le droit d’asile », rappelle Ursula Münch. Merz veut créer une rupture avec Merkel, qui est vue comme la cause de tous les problèmes. « Sans elle, l’AfD aurait sans doute beaucoup moins d’électeurs aujourd’hui », pense Ursula Münch.Angela Merkel, qui avait évincé Merz en 2002 des bancs de l’Assemblée, est sortie de son silence en publiant une missive assassine où elle dénonce une « manœuvre tacticienne ». L’ancienne Chancelière avait pourtant promis de garder le silence dans la campagne. « Elle a décidé de prendre la tête d’une fronde anti-Merz », constate Markus Linden, politologue à l’université de Trèves, avant d’ajouter : « Ce n’est pas rien. Son poids politique est encore important ».



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    Author : Christophe Bourdoiseau

    Publish date : 2025-01-31 07:00:00

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  • Comment Gerald Darmanin façonne sa prison anti-narcos : « Et s’ils mettent 100 000 euros sur notre tête ? »

    Il est l’un des visages du narcobanditisme en France : ce 24 janvier, Félix Bingui, chef présumé du clan Yoda, a été mis en examen à Marseille après son extradition depuis le Maroc, où il avait été arrêté en mars 2024. Pour le moment placé en détention provisoire dans un établissement tenu secret, le trentenaire pourrait bien faire partie des « cent plus gros narcotrafiquants de France » à être envoyés prochainement vers une prison unique sur le territoire, spécialisée dans l’accueil de ces profils à haut risque et annoncée par le ministre de la Justice Gérald Darmanin le 13 janvier dernier.Lors d’un déplacement à Agen, dix jours plus tard, le garde des Sceaux précisait que la mise en service de cet établissement aurait lieu « dès le 31 juillet prochain », avec de premiers transferts prévus en mars. Le lieu bénéficiera d’un investissement de 4 millions d’euros, pour permettre « une mise à l’isolement total » des détenus, dans des cellules « inviolables ». Quatre centres de détention déjà existants ont été évoqués : Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), Condé-sur-Sarthe (Orne), Saint-Maur (Indre), ou Arles (Bouches-du-Rhône). Mais pour éviter l’effet « cocotte-minute » tant redouté par le personnel pénitentiaire et assurer la sécurité des agents, de nombreux défis attendent encore Gérald Darmanin. « Cette solution est clairement à double tranchant. Il faudra que le ministre nous donne les moyens de ses ambitions », prévient David Lacroix, secrétaire local FO de la prison de Vendin-le-Vieil. »Tout est à refaire »À commencer par le challenge logistique que représente la création d’un établissement réellement « inviolable » pour les futurs détenus. A la maison centrale de Vendin-le-Vieil, qui accueille déjà les prisonniers les plus dangereux de France – à l’image de Salah Abdeslam ou Rédoine Faïd – et bénéficie à ce titre d’un système de brouilleurs de téléphones et de drones, David Lacroix évoque ainsi une structure « étanche à 90 % ». « Le vrai point de vulnérabilité, c’est l’extérieur, c’est-à-dire les parloirs. Il faudrait investir dans des portiques de détection à ondes millimétriques [POM], mettre le paquet sur l’écoute téléphonique, le renseignement pénitentiaire, les missions de fouilles », développe le surveillant, alors que la loi de 2009 ne permet plus aux agents d’effectuer des fouilles intégrales systématiques des détenus après le parloir. La disposition de la prison serait également à revoir : selon son confrère de l’Ufap-Unsa, qui préfère garder l’anonymat, les détenus ne sont actuellement pas isolés les uns des autres en dehors du quartier d’isolement de l’établissement. « Ils se croisent dans les ateliers, dans les douches, lors des promenades. Tout est à refaire si on veut accueillir des narcotrafiquants totalement isolés les uns des autres d’ici à deux mois », prévient-il.Mêmes inquiétudes à Condé-sur-Sarthe, où la prison est équipée d’un POM et de systèmes de brouillages, mais au sein de laquelle il n’existe « qu’une cour de promenade par coursive qui ne permet pas d’isoler chaque détenu », selon le représentant local FO. Le surveillant évoque également une « sécurisation du domaine pénitentiaire à revoir », alors que le parking du personnel n’est par exemple délimité que par « une simple barrière ». Tandis qu’à Arles, son homologue Thomas Forner ne comprend tout simplement « pas comment Gérald Darmanin a pu citer la prison » comme potentielle candidate à cette structure spécialisée. « Nous avons des cas de livraisons par drones, des lancers de colis, des brouilleurs de téléphone inopérants, des cours de promenades qui communiquent entre elles », lâche-t-il, dépité.Corruption et « coups de pression »Dans toutes les prisons évoquées par Gérald Darmanin, les personnels s’inquiètent surtout de la sécurisation des agents, dans un contexte de sous-effectif chronique : selon les sources syndicales interrogées par L’Express, une quinzaine de surveillants manqueraient déjà à Arles, une trentaine à Saint-Maur, une vingtaine à Condé-sur-Sarthe et à Vendin-le-Vieil. « Forcément, le régime spécifique de détention de ces détenus, et notamment l’isolement total, va provoquer des tensions massives. Il faudra pouvoir gérer ça, et avoir les effectifs adéquats », souligne David Lacroix. Le problème est le même pour les centres qui se verront attribuer les détenus « à haut risque » transférés entre leurs murs pour laisser leurs places aux narco-trafiquants. « Il faudra vider une prison dans d’autres. Et accueillir dix ou vingt profils de Condé ou de Vendin sans en avoir les moyens, c’est tout sauf anodin », tranche Thomas Forner.Pour éviter tout risque de corruption ou de « coups de pression » de la part des réseaux aux moyens financiers illimités, les représentants du personnel réclament une anonymisation totale des agents, via l’assurance de n’être désignés administrativement que par leurs matricules ou par le port de cagoules – une pratique que n’exclut pas le ministre de la Justice, selon les informations de L’Express. « J’ai déjà des collègues qui hésitent à porter plainte quand ils se font insulter ou cracher dessus par peur de représailles. Que se passera-t-il quand ils auront en face d’eux une centaine de profils comme Félix Bingui ? », interroge le représentant FO de Condé-sur-Sarthe.La tuerie d’Incarville (deux agents pénitentiaires assassinés pendant un transfert) et la récente mise à prix sur les réseaux sociaux de la directrice de la prison marseillaise des Beaumettes restent à l’esprit des surveillants. « Si on se retrouve avec 100 personnes capables de mettre 100 000 euros chacune sur notre tête, de faire suivre les surveillants ou leurs familles, qui va vouloir prendre ce risque ? Y aura-t-il des possibilités de mutation, des augmentations de rémunération ? », questionne Thomas Forner. Pour rassurer les surveillants, Gérald Darmanin a notamment évoqué la création de quatre nouvelles sections d’équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS), équivalent du GIGN dans le monde pénitentiaire, présentes en continu dans l’établissement « pilote ». Mais là encore, les professionnels sont sceptiques sur le calendrier. « Où va-t-il les trouver ? Les unités déjà existantes ont des missions localement, et la formation de nouveaux agents prendra plusieurs mois », rappelle Frédéric Chauvet, secrétaire local Ufap-Unsa à Saint-Maur.Alors que le ministre de la Justice envisage d’emprisonner à la fois des personnes condamnées et des prévenus – en attente de jugement définitif ou qui ont fait appel de leur condamnation -, les transferts réguliers entre le centre choisi et les juges de tutelle représentent par ailleurs « un gros problème en termes de sécurité et d’effectifs », souligne Alexandre Bouquet, secrétaire national du Syndicat des directeurs pénitentiaires (SNDP). En l’absence pure et simple de communication de la part de Gérald Darmanin concernant la prise en charge des détenus sur le long terme au sein de cet établissement, l’homme s’interroge également sur le travail d’accompagnement et de réinsertion dont ils pourront bénéficier : « Ces personnes sont vouées à sortir à un moment, après avoir vécu longtemps dans un système très contraignant. Que pourra-t-on alors attendre d’eux ? ». Autant de questions auxquelles Gérald Darmanin devrait répondre dans « les semaines à venir », selon la Chancellerie. La semaine du 3 février, le garde des Sceaux se rendra en Italie afin de visiter une prison similaire, permettant notamment d’isoler les membres de la mafia.



    Source link : https://www.lexpress.fr/societe/justice/comment-gerald-darmanin-faconne-sa-prison-anti-narcos-et-sils-mettent-100-000-euros-sur-notre-tete-TMUAU6OT4ZH3HN6NRYEJOV7PYM/

    Author : Céline Delbecque

    Publish date : 2025-01-31 06:00:00

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  • L’actu à La Loupe : l’influence du président rwandais en RDC

    L’actualité qui a retenu l’attention de La Loupe de la semaine, c’est l’explosion du conflit entre la RDC et le Rwanda. La ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, a été prise par des rebelles soutenus par le voisin rwandais. Des affrontements qui s’inscrivent dans un conflit de plus de 30 ans. Et au cœur des tensions : Paul Kagame, le président du Rwanda. Charlotte Lalanne, journaliste au service Monde de L’Express, spécialiste de l’Afrique, nous détaille cette crise.TROUVEZ TOUS LES EPISODES DE LA LOUPEEcoutez cet épisode et abonnez-vous à La Loupe sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Podcast Addict et Amazon Music.L’équipe : Charlotte Baris (présentation et écriture) Jules Krot (montage et réalisation)Musique et habillage : Emmanuel Herschon/Studio TorrentLogo : Benjamin Chazal – Getty images – FFeller (Sketchfab)Comment écouter un podcast ? Suivez le guide.Charlotte Baris : Depuis plusieurs années, l’est de la République démocratique du Congo est en proie à des affrontements. D’un côté des rebelles du M23, de l’autre l’armée congolaise.Des tensions qui ont atteint un niveau inédit il y a quelques jours. Le M23 est entré dans la ville principale de la région du Kivu. L’armée n’a pas pu tenir Goma, et désormais les rebelles en contrôlent la majeure partie. En sortant de chez eux après les combats, les habitants ont découvert des centaines de cadavres, et beaucoup ont pris la fuite.Pour aller plus loin :RDC : qu’est-ce que le M23, ce groupe armé entré dans la ville de Goma ?RDC : l’ambassade de France attaquée par des manifestants à Kinshasa



    Source link : https://www.lexpress.fr/podcasts/laloupe/lactu-a-la-loupe-linfluence-du-president-rwandais-au-congo-4F4OMOXEENBMNOXTFOARGU2C4Y/

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    Publish date : 2025-01-31 05:00:00

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  • Envoyer 30 000 migrants illégaux à Guantanamo : la dernière annonce choc de Donald Trump

    C’est l’une de ses annonces anti-immigration les plus spectaculaires à ce jour. « Je vais signer aujourd’hui un décret demandant aux ministères de la Défense et de la Sécurité intérieure de préparer un centre pour 30 000 migrants à Guantanamo Bay », a déclaré le président américain Donald Trump mercredi 29 janvier, en ajoutant qu’il s’agirait de « criminels » en situation irrégulière.La Maison-Blanche a ensuite publié le texte, qui n’est pas un « décret » mais un « mémorandum ». Il prévoit de porter à « pleine capacité » un centre de rétention de migrants déjà existant sur la base pour y enfermer « des criminels étrangers présents de manière illégale » sur le territoire américain. Donald Trump a ensuite promulgué la première loi votée depuis son investiture le 20 janvier, un texte anti-immigration prévoyant la détention automatique de personnes en situation irrégulière si elles ont été condamnées ou poursuivies pour certains crimes et délits.Une annonce avait été effectuée un peu plus tôt par la secrétaire américaine à la Sécurité intérieure, Kristi Noem. La prison « est un atout, et nous allons continuer à chercher comment utiliser tous nos atouts pour assurer la sécurité de l’Amérique », avait-elle déclaré.Pendant sa campagne, Donald Trump a constamment dénoncé une « invasion » de migrants, accusés d’ »empoisonner le sang » des Etats-Unis et d’avoir provoqué une vague de criminalité – ce qu’aucune statistique officielle ne démontre. @lexpress 🇺🇸 Quelques jours après son investiture, Donald Trump a lancé une opération massive d’expulsion de migrants clandestins, une promesse de sa campagne. #étatsunis #donaldtrump #immigration #apprendresurtiktok #tiktokacademie #Sinformersurtiktok #newsattiktok ♬ original sound – L’Express Un centre déjà existant, séparé de la prison »Ce que vous ne savez probablement pas c’est qu’il y a déjà là-bas un centre de rétention de migrants, il existe depuis des décennies. Donc nous allons simplement développer ce centre », a précisé Tom Homan, conseiller spécial de Donald Trump sur l’immigration, lors d’un court échange avec la presse.En septembre, le New York Times, ayant obtenu des documents gouvernementaux, avait révélé que la base militaire était en effet utilisée pour incarcérer certains migrants interceptés en mer. Selon le journal américain, « cette infrastructure a été mise en place au milieu des années 2000 pour abriter les Cubains et d’autres personnes de la région qui avaient été interceptés alors qu’ils fuyaient leur pays. L’administration Clinton avait confié ce rôle à Guantanamo dans les années 1990. Il s’agissait d’une opération d’aide humanitaire. » Le journal explique que les migrants, qui étaient au nombre de 37 entre 2020 et 2023, sont placés en détention dans un espace séparé de la prison pour les détenus accusés de terrorisme. Cet ensemble de tentes a actuellement une capacité d’accueil de 120 personnes, loin de 30 000. Et seulement quatre personnes étaient présentes en 2024.Certaines associations dénoncent leur traitement sur place, sur la base de témoignages expliquant que les migrants sont surveillés lorsqu’ils appellent un avocat, et que des rats sont attirés par les conditions d’hygiène déplorables de l’endroit.Un « territoire cubain illégalement occupé »La prison de Guantanamo a été ouverte en 2002, à l’intérieur d’une base militaire américaine située sur l’île de Cuba, dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme » déclarée par l’ex-président George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001. Elle a vu défiler des centaines de prisonniers, dont certains membres d’Al-Qaïda, et a provoqué de vifs débats des Etats-Unis, à cause de ses conditions de détention extrêmes et de son recours à la torture. Les ex-présidents démocrates Joe Biden et Barack Obama ont tous les deux formulé le vœu de fermer la prison, sans jamais y arriver pendant leurs mandats respectifs. »Sous forme d’acte brutal, le nouveau gouvernement américain annonce la détention à la base navale de Guantanamo, située en territoire cubain illégalement occupé, de milliers de migrants qu’il expulse de force », a réagi sur X le président cubain Miguel Diaz-Canel. « La décision du gouvernement américain d’incarcérer des migrants à la base navale de Guantanamo, dans l’enclave où il a créé des centres de torture et de détention illimitée, témoigne d’un mépris pour la condition humaine et le droit international », a réagi pour sa part le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez.Aujourd’hui, il reste 15 prisonniers à Guantanamo. Parmi eux, trois sont éligibles à un transfert, trois autres à un examen de leur dossier en vue d’une potentielle libération, sept ont été inculpés et deux condamnés, selon le ministère de la Défense. Neuf hommes y sont morts en détention, selon un décompte du New York Times. Un détenu a été transféré sur le sol américain pour son procès et purge une condamnation à perpétuité dans une prison fédérale du Kentucky, précise le quotidien américain.



    Source link : https://www.lexpress.fr/monde/amerique/envoyer-30-000-migrants-illegaux-a-guantanamo-la-derniere-annonce-choc-de-donald-trump-ICIA4NZ2WRCNBLVXT3HTH3TLQ4/

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    Publish date : 2025-01-30 06:58:00

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  • Croissance : le PIB français a progressé de 1,1 % en 2024, malgré un recul en fin d’année

    Le produit intérieur brut (PIB) de la France s’est contracté de 0,1 % au quatrième trimestre, subissant le contrecoup des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, a indiqué jeudi 30 janvier l’Insee, mais il a progressé de 1,1 % en 2024, conformément à sa prévision.Entre octobre et décembre, période marquée par la chute du gouvernement Barnier, la croissance économique a été pénalisée par le ralentissement de la consommation des ménages (+ 0,4 % après + 0,6 %), notamment en services, alors que celle-ci avait soutenu la hausse de 0,4 % du PIB observée au troisième trimestre.Les investissements ont reculé de 0,1 %, moins fortement que durant l’été (-0,3 %) : ceux des entreprises sont restés stables tandis que du côté des ménages, ils ont reculé de -0,3 % (après -0,7 %).Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) a progressé de 0,3 point (après + 0,4) au quatrième trimestre. La contribution du commerce extérieur a été négative (-0,2 point après -0,1 au troisième trimestre), les importations ayant rebondi face à des exportations en baisse.Une croissance à 0,9 % prévue en 2025Sur l’ensemble de 2024, la croissance économique française a atteint 1,1 %, comme l’avaient prévu l’Insee et le gouvernement. Elle a été tirée par le commerce extérieur (+ 0,9 point après 0,6) tandis que la demande intérieure finale a ralenti (+ 0,7 point après 0,9).Pour 2025, le gouvernement du Premier ministre François Bayrou a abaissé sa prévision de croissance de 1,1 % à 0,9 %. De son côté, l’Insee table sur une hausse de 0,2 % du PIB aux premier et deuxième trimestres, horizon de ses prévisions.



    Source link : https://www.lexpress.fr/economie/croissance-le-pib-francais-a-progresse-de-11-en-2024-malgre-un-recul-en-fin-dannee-5LZOBEMYSBETJOKCPN7ZPJMUDE/

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    Publish date : 2025-01-30 07:23:00

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  • Gilles Kepel : « Le vote de Rima Hassan interroge sur les relations entre LFI et le régime des généraux algériens »

    De quoi le « rééquilibrage » voulu par Emmanuel Macron dans les relations françaises avec le Maroc et l’Algérie est-il le nom ? Professeur émérite des universités et ancien directeur à l’Ecole Normale supérieure de la chaire Moyen-Orient, Gilles Kepel a analysé dans Le Bouleversement du monde (Plon) les conséquences du 7 octobre sur le monde. Pour L’Express, il revient sur les complexités de la relation franco-algérienne, et analyse les changements d’alliance qui, au Moyen-Orient et au Nord de l’Afrique, bouleversent la région. Entretien.L’Express : Quel regard portez-vous sur le très large vote du Parlement européen (533 voix pour, 24 contre et 48 abstentions) en faveur de la résolution demandant la libération de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal ?Gilles Kepel : Ce vote massif est évidemment une flèche dans le jardin du régime algérien. Ce dernier pensait conserver cette arrestation dans le cadre du contentieux franco-algérien, lequel s’étend désormais à l’ensemble de l’Union européenne. Alger ne peut pas se permettre de nourrir un antagonisme à un tel niveau.Revenons un instant sur le vote contre de l’eurodéputée Rima Hassan, et l’abstention de sa camarade Manon Aubry. Ces gestes interrogent sur les relations entre La France insoumise et le régime des généraux algériens. Il est paradoxal que ceux qui composent un mouvement politique se réclamant du Sud global ne semblent pas désireux de faire la différence entre les autocraties militaires et les sociétés civiles.Interrogé le 24 janvier sur BFMTV, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, a exprimé son désaccord au sujet de cette résolution, évoquant notamment sa propre binationalité – il est franco-algérien. Que pensez-vous de cette position ?D’abord, commençons par une image. Pendant cet entretien, le recteur arborait la rosette d’officier de la Légion d’honneur que lui avait remise personnellement Emmanuel Macron lors d’une cérémonie fastueuse à la Grande Mosquée de Paris. Chems-Eddine Hafiz se trouve embarrassé par la situation actuelle. Toute la politique de normalisation qu’il avait entreprise envers Paris, et dont la symbolique culmine dans la prière pour la France qu’il fait désormais dire par les imams de son obédience le vendredi, le place désormais en porte-à-faux par rapport à la stratégie des secteurs de la sécurité militaire algérienne qui ont décidé du bras de fer avec la France à l’occasion de l’incarcération de Boualem Sansal. A présent, en raison des liens de la GMP avec Alger, le recteur doit donc répondre à des polémiques à l’origine desquelles il n’est pas. Il se trouve contraint d’expliquer le rôle des influenceurs algériens qui conspuent la France sur TikTok, alors même qu’il fait prier pour elle.Il faut probablement voir dans ce grand écart l’expression des conflits à l’intérieur du pouvoir algérien. D’un côté, ceux qui font de la haine de la France une rente mémorielle de base, quitte à encourager des mouvements subversifs sur le territoire français. De l’autre, ceux qui, au contraire, s’efforcent de maintenir une position plus équilibrée, notamment dans le rejet commun d’un extrémisme qui nuit aux deux pays. Les conflits entre les différentes factions qui se partagent la décision politique sont accentués par l’ascendant que prend le voisin marocain sur Alger dans la relation de complémentarité entretenue avec l’Europe.Comment analysez-vous la dégradation de la relation franco-algérienne depuis la fin du mois de juillet ?Il me semble que l’une des raisons principales de la volonté très forte d’Emmanuel Macron d’établir une relation intense avec l’Algérie était liée en réalité à des enjeux de politique intérieure. Il y a dans l’Hexagone une diaspora d’origine algérienne très importante. Une grande partie d’entre elle est intriquée à la société française d’une manière quintessentielle – elle fait partie de nous. Néanmoins, une minorité de sa jeunesse, contrairement à la génération précédente, semble dans une procédure de « désintégration volontaire », depuis le slogan « N’a bou la France » [NDLR : maudits soient les pères de la France, en dialecte] jusqu’aux références idéologiques du mouvement des Indigènes de la République. Sa figure tutélaire Houria Bouteldja est d’origine algérienne, et ils ont préparé le terrain au décolonialisme puis au wokisme. A ce militantisme séparatiste s’est ajouté le legs des terroristes jihadistes d’origine algérienne qui ont sévi dans l’Hexagone, depuis la décennie noire de 1990 jusqu’à Mohammed Merah en 2012 et aux frères Kouachi en 2015. S’adjoint désormais la rupture de certains territoires des banlieues populaires, notamment à Marseille, avec l’Etat et la société, à cause de l’emprise du narcotrafic, dont le principal cartel s’appelle DZ Mafia, DZ renvoyant au sigle al-DjeZaïr [Algérie en arabe]. La symbolique nationaliste étant ici sollicitée comme une manière de légitimer ces comportements et de dénigrer la France.Or, face à cela, il y avait eu une forte volonté, au sommet de l’Etat français, d’approcher Alger pour contribuer à faire passer les messages afin d’atténuer ces problèmes de fracturation identitaires croissants, à recréer du commun entre les deux Etats, les deux sociétés, et les populations issues de l’émigration. Du reste, Emmanuel Macron, lors de son voyage à Alger et Oran en 2022, s’est aussi beaucoup adressé aux jeunes. Or tout ça n’a finalement pas abouti. Le président Abdelmadjid Tebboune a pu lui-même être sensible à ses paroles, mais le système reste basé sur la gestion de deux rentes. La première est gazière, même si les dysfonctionnements de l’Etat inhibent le développement social – et aujourd’hui la politique de puissance régionale. La seconde, mémorielle, fait de l’abomination de la France un socle de légitimité du pouvoir. Cela lui a permis notamment d’écraser le Hirak, le soulèvement de la jeunesse en 2019. Ce processus délétère s’est désormais exacerbé dans la prise en otage de Boualem Sansal, dans le contexte de la reconnaissance par la France de la marocanité du Sahara occidental – perçu depuis Alger comme le viol d’un tabou ainsi qu’un désaveu existentiel par Paris.Cette poussée de fièvre n’est pas venue ex nihilo de la partie algérienne. Elle est manifestement une réaction à la reconnaissance par la France de la marocanité du Sahara occidental.En effet, et le prétexte à l’incarcération de Boualem Sansal, comme Algérien, est d’avoir rappelé dans un titre de presse français que l’Ouest algérien faisait autrefois partie du Maroc : cela a été considéré comme un crime de haute trahison. En dépit des efforts de Paris pour nouer des relations équilibrées avec le Maroc et l’Algérie – les deux principales diasporas nord-africaines de notre pays – le contentieux algéro-marocain semble indépassable. Le rapprochement avec l’Algérie après l’élection d’Emmanuel Macron s’était du reste traduit par une très forte mauvaise humeur marocaine. Puis le monde industriel français a estimé que la dégradation des relations avec le royaume était préjudiciable. Le Maroc est aujourd’hui en plein dynamisme économique. Les entreprises françaises y sont bien implantées. Par ailleurs, il y a une circulation des élites très importante, des relations culturelles profondes. En termes démographiques, l’Algérie aurait 46 millions d’habitants, le Maroc 38 – mais la société civile y est vivante, et cela a induit des pressions sur le pouvoir français lorsque à l’automne 2021, Paris a décidé de restreindre la délivrance de visas en Algérie, au Maroc et en Tunisie pour inciter les autorités à faire des efforts en matière de lutte contre l’immigration illégale en accordant des laissez-passer consulaires à leurs ressortissants expulsés du territoire français – mais qui s’étaient délestés de leurs papiers. En Algérie, cette situation a surtout pénalisé le régime. Mais au Maroc, ce sont les classes moyennes francophiles qui ont été les plus impactées. Aujourd’hui l’équilibre a été retrouvé avec Rabat, mais le contentieux est devenu très lourd du côté algérien. C’est aussi très présent en arrière-plan de l’affaire Sansal.Cela signifie-t-il qu’apaiser les rapports avec le Maroc conduit inévitablement à crisper ceux que nous entretenons avec l’Algérie, et vice versa ?On n’arrive pas à rompre ce cercle vicieux, et c’est regrettable pour le Maghreb comme pour la France et l’Europe. Dans le monde fracturé qu’annonce le retour de Donald Trump au pouvoir, on voit bien quel avantage il y aurait à favoriser les complémentarités entre les deux rives de la Méditerranée occidentale.Comment interprétez-vous un durcissement aussi sévère de l’attitude algérienne ? L’explication est-elle à trouver du côté d’une fragilisation du régime, de son isolement dans la région ?L’Algérie est aujourd’hui effectivement en difficulté, parce qu’elle s’est toujours appuyée sur la Russie, son principal allié depuis l’époque soviétique. Mais Moscou est désormais accaparé par l’Ukraine, et a récemment favorisé des coups d’Etat militaires dans l’Afrique subsaharienne francophone dont les putschistes sont aussi distants de Paris que d’Alger. Sa diplomatie d’influence, qui fut sa grande fierté, est aujourd’hui à la peine. Elle subit un isolement africain, européen, et arabe : en revanche Rabat, grâce aux accords d’Abraham qu’il a signés en 2020 – un traité de paix entre Israël et les Emirats arabes unis, le Bahreïn, le Soudan – bénéficie de technologies militaires très avancées alors que l’Algérie est dépendante de fournitures russes : certaines sont obsolètes et leur exportation est contrainte aujourd’hui par les nécessités de la guerre en Ukraine.Nous évoluons dans une espèce d’univers post-westphalien où ceux-ci remplacent les diplomaties.Gilles KepelLe soutien affiché d’Alger à la cause palestinienne peut-il les faire revenir dans le jeu diplomatique ?Il y a un assez large consensus en Europe aussi pour l’établissement d’un Etat palestinien, sur la base d’une solution à deux Etats. Le soutien d’Alger ne pèse pas d’un poids majeur. Toute la région moyen-orientale est aujourd’hui impactée par les soubresauts de l’attaque du 7 octobre. Le rôle traditionnel des Etats est relativisé par celui des Gafas. Nous évoluons dans une espèce d’univers post-westphalien où ceux-ci remplacent les diplomaties, dans lequel Donald Trump a utilisé son réseau Truth Social et son envoyé spécial, agent immobilier new-yorkais, pour contraindre Netanyahou à négocier pour la libération des otages et le cessez-le-feu. Je ne suis pas sûr qu’Alger dispose de ce type de soft power dans le dossier palestinien : en revanche, la prise en otage d’un écrivain franco-algérien s’inscrit autant dans l’intrication complexe des sociétés en immigration dans l’Hexagone, dans la pression des « influenceurs » francophobes sur TikTok, que dans la relation entre Etats.En mai se tiendra le prochain sommet de la Ligue arabe, auquel participent aussi bien le Maroc que l’Algérie. Pensez-vous qu’un tel événement pourrait être un moment de clarification concernant l’évolution des alliances régionales ?Je ne crois pas que la Ligue soit un acteur majeur. Aujourd’hui, dans le monde arabe, ce sont d’abord les pétromonarchies qui comptent : l’Arabie saoudite, principalement, les Emirats et le Qatar, du fait de leurs immenses ressources financières. Leurs positionnements géopolitiques ne sont pas dictés par un consensus de la Ligue arabe, mais s’inscrivent plutôt dans leurs stratégies d’investissement face à l’Amérique, à la Chine, à l’Union européenne. La question qui va se poser est celle de la capacité de Donald Trump à prolonger la dynamique des accords d’Abraham en incluant l’Arabie saoudite – laquelle met la reconnaissance d’un Etat palestinien comme condition non négociable à sa participation.Vous citiez la pression exercée par Donald Trump sur Benyamin Netanyahou ces dernières semaines. Pensez-vous que ces négociations contribuent à un changement et à un apaisement durable dans la région ?Trump a obtenu de justesse la libération de trois otages israéliens la veille de son investiture. Cela lui a permis de sauver la face et de se présenter comme un faiseur de paix. Mais c’est très en deçà de ce qu’il avait exigé au début en menaçant de l’enfer ceux qui mettraient obstacle à la libération de l’ensemble des otages. On voit là la différence entre effet d’annonce et traduction réelle en politique. Netanyahou, d’un côté, et le Hamas, de l’autre, ont procrastiné car aucun des deux n’a intérêt au processus de paix.Le Hamas, car sa survie est liée à sa capacité à faire traîner les négociations. Netanyahou parce que la fin de la belligérance le renverra devant ses juges – il est poursuivi devant le tribunal de Tel-Aviv pour corruption, fraude et abus de confiance – sans parler du mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale. Il est frappant que le chef d’Etat-major, Herzi Halevi, et Yaron Finkelman, chef du commandement de la région Sud, aient démissionné le lendemain de l’échange des otages contre les prisonniers et du cessez-le-feu. Ils considèrent que l’offensive est achevée à ce stade, et ont présenté leurs excuses à la population pour avoir failli à leur rôle de protection d’Israël, n’ayant pas été capables d’anticiper le 7 octobre. Mais tout le monde sait, dans le pays, que par-delà les haut gradés, le premier responsable de cette impéritie est Netanyahou. Ces démissions sont une manière assez explicite de lui suggérer la voie de la sortie…



    Source link : https://www.lexpress.fr/societe/gilles-kepel-en-algerie-le-pouvoir-fait-de-labomination-de-la-france-un-socle-de-legitimite-6WWAZUCEEJAXVPKT2CJALOMJJU/

    Author : Alexandra Saviana

    Publish date : 2025-01-30 08:16:00

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  • Suède : un homme qui avait brûlé le Coran tué par balles

    Le profanateur de Coran Salwan Momika, qui avait déclenché des manifestations de colère dans des pays musulmans en 2023, a été tué par balles en banlieue de Stockholm, ont indiqué des médias suédois jeudi 30 janvier, la police confirmant un mort par balles mercredi soir.Un tribunal de Stockholm devait rendre son jugement jeudi sur les accusations d’incitation à la haine ethnique portées contre lui. Il a indiqué avoir reporté sa décision au 3 février « suite à la confirmation du décès de Salwan Momika ».La police a expliqué dans un communiqué avoir été appelée pour des tirs par balles mercredi soir dans un immeuble à Sodertalje, en banlieue de Stockholm, où vivait cet Irakien de confession chrétienne. A son arrivée dans l’immeuble, elle a trouvé « un homme touché par balles qui a été emmené à l’hôpital », avant d’indiquer plus tard qu’il était mort et qu’une enquête pour meurtre avait été ouverte. Dans le cadre de cette enquête, « la police a interpellé cinq personnes pendant la nuit. Le parquet les a placées en état d’arrestation », a-t-elle indiqué ensuite sur son site internet.Selon plusieurs médias, Salwan Momika était en direct sur les réseaux sociaux et son meurtre a peut-être été filmé.Tensions avec le Moyen-OrientEn août, Salwan Momika, ainsi que son alter ego Salwan Najem, ont été renvoyés en jugement pour « agitation contre un groupe ethnique » à quatre reprises au cours de l’été 2023. Selon l’acte d’accusation, le duo a profané le Coran, y compris en le brûlant tout en faisant des remarques désobligeantes sur les musulmans – dans un cas à l’extérieur d’une mosquée de Stockholm. Les relations entre la Suède et plusieurs pays du Moyen-Orient se sont détériorées à l’été 2003 en raison des agissements de ces deux hommes. En juillet 2023, des manifestants irakiens ont pris d’assaut l’ambassade de Suède à Bagdad à deux reprises, déclenchant la seconde fois des incendies dans l’enceinte de l’ambassade. En août de la même année, le service de renseignement suédois Sapo a relevé son niveau de menace à quatre sur une échelle de cinq, les incendies du Coran ayant fait du pays une « cible prioritaire ». Le gouvernement suédois a condamné les profanations tout en rappelant que la liberté d’expression et de réunion était protégée par la Constitution. En octobre 2023, un tribunal suédois a reconnu un homme coupable d’incitation à la haine ethnique pour avoir brûlé le Coran en 2020, première condamnation de ce type. Auparavant, la justice estimait qu’un tel geste était protégé par la liberté d’expression mais depuis lors, il peut également être considéré comme une « agitation contre un groupe ethnique ».



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    Publish date : 2025-01-30 10:31:00

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  • Budget 2025 : les doutes du Haut Conseil des finances publiques face à « l’optimisme » de Bercy

    Le projet de budget de l’Etat pour 2025 est bâti sur des hypothèses « un peu optimistes » de croissance et, bien qu’il « amorcerait l’indispensable trajectoire de réduction du déficit », il offre « peu de marges de sécurité », a estimé le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) dans un avis publié mercredi 29 janvier. »Ce PLF (projet de loi de finances, ndlr) amorcerait l’indispensable trajectoire de réduction du déficit mais offre peu de marges de sécurité », estime le Haut Conseil des finances publiques dans cet avis sur le budget de l’Etat et le budget de la Sécurité sociale (PLFSS), publié mercredi. « Celle-ci repose en effet sur des mesures à confirmer dans le cadre du débat parlementaire en cours et dans des textes ultérieurs. »Dans le détail, le Haut Conseil estime que la prévision de croissance du PIB pour 2025 (+ 0,9 %), « supérieure à celle du consensus des économistes (+ 0,7 %), est atteignable mais un peu optimiste au vu des indicateurs conjoncturels les plus récents ». De même, « la prévision d’inflation (+ 1,4 %) paraît un peu élevée au vu des tendances récentes et de l’atonie de la demande », estime le HCFP.Un déficit à 5,4 % du PIB en 2025 ?La prévision de déficit, à 5,4 % du PIB en 2025, « repose aussi sur des hypothèses macroéconomiques un peu optimistes, sur un net ralentissement des dépenses des collectivités locales et une forte maîtrise des dépenses d’assurance-maladie », poursuit l’instance indépendante.Ces hypothèses « doivent être étayées par des mesures plus efficaces que celles qui ont été déployées jusqu’à présent, ainsi que sur une gestion stricte des crédits de l’Etat », demande-t-il. Il note également que « le ratio de dépenses au PIB potentiel ne baisse que de 0,1 point au total ».La porte-parole du gouvernement Sophie Primas a assuré mercredi que des négociations étaient « en cours » entre les députés et sénateurs réunis ce jeudi en commission mixte paritaire (CMP) pour trouver un compromis sur le projet de loi de finances pour 2025.



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    Publish date : 2025-01-30 11:18:00

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