C’est fou comme la dissolution a vraiment tout clarifié ! Ce second quinquennat est décidément à nul autre pareil. Le gouvernement Attal n’avait déjà pas duré longtemps, et voilà que Michel Barnier est renversé par une motion de censure trois mois après sa nomination. François Bayrou se retrouve à Matignon, mais la crise n’en finit plus, la vie politique entre dans l’inédit.
Pour qui veut voter Rachida Dati ?
Rachida Dati a repris sa carte aux Républicains, comme l’a indiqué Le Parisien. La ministre de la Justice avait pris soin de prévenir Gabriel Attal avant que l’information ne soit divulguée. « Elle veut voter Wauquiez pour embêter Retailleau », plaisante-t-on dans les rangs de Renaissance. La candidate aux municipales de Paris devrait être présente au meeting de dimanche.
Quand le « citoyen » Bayrou agace
« A titre personnel », « comme citoyen »… François Bayrou a pris l’habitude d’user de cette rhétorique dans ses expressions publiques. Manière pour le Premier ministre de conserver sa liberté de ton sans engager formellement son gouvernement. Las, cette dialectique exaspère le bloc central, qui y voit une simple chimère. Ces précautions oratoires n’empêchent pas les polémiques, comme après la sortie du Béarnais sur la condamnation de Marine Le Pen. « Déjà parler ‘à titre personnel’ quand on est ministre ça ne tient pas, mais le faire quand on est un Premier ministre encore moins », raille un ancien ministre. Un ex-membre du gouvernement Attal ajoute : « Je me demande s’il comprend son rôle sur un plan institutionnel. »
Cet ancien Premier ministre qui a failli défendre Sansal
François Zimeray, l’avocat de Boualem Sansal, entretient avec Bernard Cazeneuve une longue et solide amitié. « C’est un frère », dit de lui l’ancien Premier ministre. Si bien que quand Gallimard cherche en toute hâte un avocat pour défendre l’écrivain franco-algérien arrêté à l’aéroport d’Alger en novembre 2024, Zimeray et Cazeneuve songent à constituer un binôme. Mais dans l’intérêt de Boualem Sansal, l’ancien locataire de Beauvau renonce, craignant que sa présence politise le dossier.
Un revenant à la maison rose
Le chef du pôle de la communication de l’Élysée, sous la présidence de François Hollande, a repris sa carte au Parti socialiste. Gaspard Gantzer a entamé les démarches fin novembre, séduit par les « initiatives de renouvellement du parti » autour de Jérôme Guedj, Philippe Brun, Nicolas Mayer-Rossignol et Karim Bouamrane.
Macron-Attal, le silence glacial
« Puisqu’il ne nous parle plus, on parlera de lui » : dans son discours dimanche, Gabriel Attal, s’il plaidera pour « un changement », rendra hommage à l’action internationale d’Emmanuel Macron. Mais les relations entre les deux ex-têtes de l’exécutif sont au point mort. En novembre, l’ancien Premier ministre avait rendu visite au président pour lui proposer des rendez-vous hebdomadaires : « J’adapterai mon agenda ! » Le chef de l’Etat avait dit trouver l’idée excellente, avant… de ne jamais donner suite.
Au PS, friture sur même ligne
Certains signataires du texte « Le Nouveau Socialisme », porté entre autres par Philippe Brun et Jérôme Guedj, sont agacés. « Boris Vallaud a copié le programme ! », souffle l’un d’entre eux. Au cÅ“ur de la discorde, la paternité de deux mesures : la promesse de création d’une école des cadres et des militants, « l’Académie Léon Blum » pour Vallaud, « l’école de l’engagement » pour les deux autres candidats, ainsi que la création de « service socialiste » – des permanences dans les circonscriptions pour résoudre les problèmes quotidiens des administrés. À ce sujet, Boris Vallaud pourrait les renvoyer au titre de son dernier ouvrage : En permanence, ces vies que je fais mienne (Editions Odile Jacob).
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Publish date : 2025-04-03 14:00:00
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