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    « Nous sommes une espèce confuse sur la monogamie » : nos comportements décryptés par le grand scientifique Robert Sapolsky

    IntelliNewsBy IntelliNewsnovembre 1, 2026Aucun commentaire16 Mins Read
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    Pourquoi sommes-nous violents ou au contraire prêts à consacrer de notre temps pour une association caritative ? Pourquoi certains d’entre nous sont-ils fidèles, et d’autres se retrouvent-ils à abondamment tromper leur conjoint ? Dans le magistral Comportement (Arpa), Robert Sapolsky explique comment, d’un point de vue biologique, les humains sont à la fois capables du pire comme du meilleur. Biologiste, neuroscientifique et primatologue, ce professeur à l’université Stanford, l’un des plus brillants vulgarisateurs de notre époque, aime mélanger les disciplines. Dans cette somme encensée par la critique anglophone, il part du moment qui précède une action pour remonter le temps et tenter de comprendre ce qui façonne nos comportements : les neurones, les hormones, l’adolescence, l’enfance, les gènes, l’environnement, la culture ou l’évolution sur des milliers d’années.

    Pour L’Express, Robert Sapolsky démonte les mythes sur la testostérone et l’alcool, décrypte le rôle clé du cortex préfrontal qui fait de l’adolescence le moment le plus turbulent de notre vie et minimise le rôle des gènes. Il explique aussi pourquoi les religions amplifient notre nature profonde, et en quoi, sur le plan des relations sexuelles, les humains se situent « pile au milieu » entre les chimpanzés et les gibbons…

    L’Express : La testostérone est souvent associée à la violence. Pourtant, vous soulignez que d’un point de vue biologique, cette hormone « a beaucoup moins à voir avec l’agressivité que la plupart ne le pensent »…

    Robert Sapolsky : Nous avons une vision très simpliste : la testostérone provoquerait l’agressivité. Cela semble logique. Chez une grande majorité des espèces – pas toutes, mais presque –, les mâles sont plus agressifs que les femelles. Ils ont aussi des taux plus élevés de testostérone et d’hormones androgènes apparentées. Pendant la saison des amours, ce taux de testostérone augmente chez les mâles de toutes sortes d’espèces, et l’agressivité croît. On observe aussi des comportements territoriaux autour de la puberté.

    Mais quand on examine attentivement les données, y compris chez les humains, la causalité se fait dans l’autre sens. Ce sont les personnes qui se battent davantage qui voient leur taux de testostérone augmenter. La testostérone ne provoque pas l’agressivité, mais elle peut jouer un rôle de facilitateur. Que vous soyez un humain, un primate ou un rongeur, elle vous rend plus sensible à ce qui peut déclencher des agressions dans votre environnement. En outre, elle vous rend plus disposé à faire ce qu’il faut pour atteindre et conserver votre statut. Le problème n’est donc pas que la testostérone puisse augmenter les niveaux d’agressivité, mais que notre société récompense trop l’agression. Alors que dans un monde où le statut serait attribué à des comportements bienveillants, la testostérone serait l’hormone la plus pro-sociale qui soit.

    De la même façon, la consommation d’alcool ne favorise-t-elle pas la violence ?

    Le fait de dire « j’ai bu » n’est pas une excuse pour être agressif! L’alcool rend les hommes agressifs encore plus agressifs, de la même façon qu’il rend les hommes inhibés encore plus inhibés. L’alcool n’agit pas de la même façon chez tout le monde. Un état d’ébriété provoque par exemple bien des mariages éclair à Las Vegas [rires].

    Statistiquement, les adolescents et les jeunes adultes sont plus susceptibles de tuer comme d’être tués. Pourquoi cette période charnière de notre existence est-elle la plus propice à la violence ?

    C’est à la fin de l’adolescence et au début de l’âge adulte que l’on observe les taux les plus élevés de crimes violents. Les niveaux de testostérone les plus élevés chez les jeunes apparaissent environ deux ou trois ans après le début de la puberté. Ces pics ne sont donc pas simultanés. L’explication est plus d’ordre neurobiologique qu’hormonal, et concerne le cortex préfrontal. Celui n’est pas entièrement développé avant l’âge de 25 ans. L’adolescence et le début de l’âge adulte, c’est également la période où l’on observe les taux les plus élevés de personnes se consacrant corps et âme à une cause. C’est l’étape de la vie où une personne est susceptible d’inventer un style artistique ou une culture totalement nouvelle, parce qu’elle est décomplexée. C’est là où l’on prend le plus de risques, où l’on recherche la nouveauté et où l’on s’associe avec ses pairs, ce qui rend vulnérable, en cas de mauvaises fréquentations, à la toxicomanie, la criminalité ou des mauvaises habitudes de santé. Tout cela à cause d’un cortex frontal immature.

    Comme le disent les criminologues, le meilleur outil de la lutte contre la criminalité, c’est le trentième anniversaire. Passé cet âge, les taux de criminalité s’effondrent, et concernent surtout des criminels « professionnels », socialement isolés. Les bandes de jeunes hommes violents, pour la plupart, se sont calmées, car le cortex frontal fait se demander à ces individus si la violence est vraiment la meilleure façon de mener leur vie.

    Vieillissantes, nos sociétés seront donc de plus en plus pacifiques ?

    Une étude remarquable s’est penchée sur le lien entre l’âge et les crimes violents commis à Chicago, Toronto et Londres. La courbe d’âge est la même dans les trois villes, preuve que les aspects biologiques liés à la maturation du cortex préfrontal sont importants. Mais en se penchant sur les chiffres, on s’aperçoit qu’il y a bien plus de meurtres à Chicago qu’à Toronto et Londres. Lequel de ces deux facteurs est-il le plus important : l’âge de l’individu ou la culture dans laquelle il évolue ? La culture, sans aucun doute.

    Vous pouvez donc trouver tout ce que vous voulez dans une religion

    Vous êtes très critique de la psychanalyse. Mais vous soulignez que le rôle de la mère est un facteur prédictif très important dans la violence potentielle d’un individu…

    On a toujours pensé que la vie commence à la naissance. Mais les influences environnementales sont déjà essentielles durant les neuf mois de grossesse. Nous savons désormais que l’environnement prénatal, les niveaux d’hormones de stress maternel, les taux d’hormones sexuelles maternelles, les taux de nutriments dans le sang ou les taux de substances addictives dans le sang de la mère ont une influence majeure sur la façon dont le cerveau se construit. Prenons l’exemple d’une dépression maternelle prénatale : même si la mère ne sera plus jamais déprimée par la suite, cela augmente le risque de trouble dépressif ou d’anxiété chez son enfant tout au long de sa vie, ainsi que le risque de problèmes liés à la toxicomanie. Nous comprenons les mécanismes biologiques : c’est à ce moment-là que se forme le système dopaminergique. Or le stress prénatal influence le nombre de neurones dopaminergiques qui se développent dans certaines zones clés du cerveau.

    Par ailleurs, une étude du juriste John Donohue, de l’université Stanford, et de l’économiste Steven Levitt, de l’université Chicago, s’est penchée sur les liens entre avortement – dont la légalisation a évolué en fonction des époques et des Etats américains – et le taux de criminalité. Il y a eu aux Etats-Unis une chute massive de la criminalité dans les années 1980 et 1990. Cette étude montre que lorsque l’avortement devient facilement accessible dans une région, les taux de criminalité chez les jeunes adultes diminuent environ vingt ans plus tard. Cette étude a été extrêmement controversée, mais c’est une analyse statistique très convaincante et cela fait parfaitement sens : quel est l’un des meilleurs indicateurs permettant de prédire qu’une personne aura une vie difficile, marquée par de nombreux délits ? Le fait d’être né d’une mère qui ne voulait pas de vous, mais n’a rien pu faire pour l’empêcher. Quelle est la chose la plus élémentaire fournie par une mère ? Savoir qu’elle est heureuse que vous existiez.

    Quelle est l’influence des gènes sur nos comportements ?

    La recherche actuelle explore activement les interactions entre les gènes et l’environnement. L’héritabilité, c’est-à-dire la part de la variation au sein d’une population attribuable à la génétique, est plus élevée dans des milieux socio-économiques aisés que pauvres. L’héritabilité du développement cognitif est par exemple estimée à environ 70 % du QI chez les enfants issus de famille à statut socio-économique élevé, alors qu’elle n’est que de 10 % chez les enfants de milieux très modestes. Autrement dit, si vous êtes pauvre, anxieux et que vous mangez mal, cela n’a pas vraiment d’importance. Si vous possédez un patrimoine génétique exceptionnel, disons en matière d’intelligence, un statut socio-économique faible agit comme un formidable niveleur. De la même façon, l’héritabilité de la consommation d’alcool est plus faible chez les sujets religieux que chez les non-religieux : vos gènes comptent peu si vous vivez dans un environnement religieux qui interdit de boire.

    De mon point de vue, les gènes sont souvent surestimés. Aujourd’hui, on procède à un séquençage génomique massif sur un très grand nombre de personnes afin d’étudier leur influence sur la taille, le poids ou d’autres caractéristiques. On va rassembler des centaines de gènes différents, dont on n’a souvent aucune idée de l’effet qu’ils peuvent avoir, et on va montrer que cet ensemble explique environ 8 % de la variabilité entre individus. Les gènes ne déterminent donc rien. Il s’agit plutôt de tendances, de propensions, de potentiel et de vulnérabilités qui dépendent du contexte. C’est comme si on affirmait qu’une recette dans un livre de cuisine déterminerait quand vous allez préparer tel gâteau. Mais il s’agit juste d’instructions ! D’autres facteurs, notamment sociaux, vont vous pousser à ouvrir ce livre de cuisine à telle page. Et ensuite, la qualité des ingrédients fera la différence.

    L’engouement pour les gènes a débuté avec le séquençage du génome humain. On a investi des milliards de dollars dans un projet scientifique, à l’époque le plus coûteux jamais réalisé dans le domaine des sciences de la vie. On s’est alors dit que ça ne pouvait être que déterminisme. Mais non, ce n’est pas le cas.

    L’un de vos sujets de prédilection est la différence entre une culture individualiste et collective. Au Japon, les enfants jouent à des jeux vidéo plus violents que les enfants américains. Pourtant, le taux d’homicides y est nettement moins élevé…

    Il s’avère qu’au Japon, les enfants ne jouent pas aux jeux vidéo lorsqu’ils sont seuls dans leur chambre à 3 heures du matin, ce qui est un terrain propice aux loups solitaires. Cela se passe dans un cadre bien plus social. De la même façon, l’exposition des enfants japonais à la violence dans les médias augmente moins leur agressivité que celle des enfants américains. Au Japon, il est rare de découvrir que votre adolescent de 16 ans est en ligne la nuit pour acheter des armes à feu…

    Quel est le rôle des religions ? Les adeptes d’une même religion sont moins violents et plus généreux entre eux, mais ils peuvent se montrer plus violents envers d’autres groupes, y compris les bouddhistes…

    Cela met en lumière le paradoxe de l’être humain : nous sommes à la fois l’espèce la plus violente de la planète, tout en étant la plus coopérative, la plus altruiste, la plus compatissante et la plus empathique. Nous sommes capables des deux, parfois chez une même personne, en atteignant des extrêmes dans chaque sens. Et la religion est l’un de ces grands amplificateurs. Elle augmente l’intensité, tout comme le font la testostérone et l’alcool. Pour les personnes qui, à ce stade, ont déjà une propension à adopter un comportement pro-social et empathique, la religion est ce qu’il y a de mieux au monde pour renforcer cela. Mais elle produit l’effet contraire chez les personnes prédisposées dans un sens inverse. C’est tout simplement un amplificateur gigantesque.

    Les religions sont très hétérogènes. Au sein d’une même religion, on peut trouver des conseils contradictoires. Regardez la Bible : dans une phrase, elle vous dit de traiter votre prochain comme vous aimeriez être traité. Et dans une autre, dans l’Ancien Testament, elle justifie l’esclavage, la violence conjugale ou un génocide. Vous pouvez donc trouver tout ce que vous voulez, quelque part caché dans votre religion, qui reflétera votre nature profonde.

    L’agriculture a été la chose la plus stupide que les humains n’aient jamais inventée

    Sur le plan scientifique et historique, la question de savoir si les humains étaient plus violents à l’origine ou s’ils le sont devenus du fait de la constitution de grandes sociétés continue à faire débat. Le psychologue Steven Pinker, professeur à Harvard et auteur de La Part d’ange en nous, défend la thèse d’un déclin de la violence au fil des siècles. A l’inverse, des anthropologues estiment que les guerres se sont surtout multipliées à partir du Néolithique. Qui a raison entre Thomas Hobbes et Jean-Jacques Rousseau ?

    Steven Pinker est un fervent défenseur de l’idée selon laquelle l’agressivité humaine remonte à notre dernier ancêtre commun avec le chimpanzé. Selon lui, les humains sont devenus moins violents au cours des siècles. Pour les siècles récents, il a tout à fait raison. Les humains sont devenus moins violents, même si Pinker manipule un peu les statistiques pour amplifier cette baisse. Il crédite les Lumières de ce succès. Mais là où il a à mon avis tort, c’est pour la Préhistoire. Lorsque l’on examine les preuves archéologiques datant d’avant l’agriculture et la vie sédentaire, il n’y a absolument aucun moyen de faire la distinction entre la violence individuelle et la violence collective. C’est vraiment lorsque les humains sont restés aux mêmes endroits qu’on a commencé à observer une violence organisée. Les chasseurs-cueilleurs avaient toujours la possibilité de se déplacer vers une autre vallée en cas de tensions entre groupes. Ou d’avoir un flux constant de personnes, avec des mariages mixtes, entre différents groupes.

    Le primatologue et anthropologue Richard Wrangham, lui aussi professeur à l’université Harvard, a mis en avant nos similitudes avec les chimpanzés, qui sont violents, pour défendre cette vision d’une violence humaine très ancienne. Mais depuis, nous avons découvert que nous partageons autant d’ADN – environ 99 % du génome, avec les bonobos qu’avec les chimpanzés. Wrangham, c’est tout à son honneur, a nuancé sa thèse, reconnaissant que les facteurs sociaux et culturels étaient plus importants qu’il ne le pensait.

    Les preuves archéologiques, paléontologiques, historiques et génétiques concordent. La majeure partie de l’histoire humaine s’est déroulée au sein de petits groupes nomades de chasseurs-cueilleurs qui ne pratiquaient pas la violence organisée. Cela n’empêchait pas des meurtres pour des raisons individuelles. Le taux d’homicides des chasseurs-cueilleurs est d’ailleurs identique à celui des Occidentaux si on tient compte des différences de taille de population. Cela a été un choc pour moi, car j’ai été élevé dans la tradition anthropologique selon laquelle les chasseurs-cueilleurs étaient pacifiques. Mais cette violence est plus liée à des conflits sexuels qu’à une violence organisée.

    On peut d’ailleurs dire, si on veut être un peu provocateur, que l’agriculture a été la chose la plus stupide que les humains n’aient jamais inventée. La violence, les inégalités ou les maladies infectieuses ont pu se développer parce que les humains dépendaient désormais de cinq ou six cultures au lieu de 300. Du coup, en cas de sécheresse, c’est la famine. A cette époque, on a commencé à voir des humains de plus en plus petits en raison d’un retard de croissance dû à la malnutrition. Il a fallu attendre le XVIIIe siècle pour que les humains rattrapent le niveau des peuples pré-agricoles. Mais l’agriculture permet aussi de conserver des excédents et de libérer de la main-d’œuvre. Des personnes, au lieu d’être agriculteurs, ont ainsi pu devenir soldats. C’est ce qui a permis la constitution d’armées permanentes.

    Selon vous, nous surestimons le rôle de l’empathie. Pourquoi ?

    On considère, notamment chez les progressistes, que l’empathie est un bien moral en soi. Mais je peux me sentir vraiment mal pour des souffrances commises dans le monde, puis retourner à ma partie de golf ou tennis. L’empathie est néfaste si on s’en sert comme excuse pour dire : « J’ai fait preuve d’empathie, j’ai donc fait une bonne action. » On n’a rien fait tant que l’empathie ne se traduit pas par un comportement concret.

    Vous ressentez la douleur de quelqu’un d’autre qui est en difficulté. Qu’est-ce qui permet de prédire si vous allez réellement agir pour l’aider ? Les études nous montrent que ressentir la souffrance d’autrui est douloureux. Nous n’aimons pas ça. Or, une grande partie des gens, face à la souffrance d’autrui, se disent : « Je n’en peux plus. Je dois détourner le regard. C’est trop douloureux ». Il existe un indicateur cognitif et affectif intéressant qui permet de distinguer ceux qui feront preuve de compassion de ceux qui prendront la fuite. Si la personne observe la situation et se dit : « Oh mon Dieu, ce serait tellement terrible si c’était moi », elle va s’enfuir. A l’inverse, si elle se dit « Oh mon Dieu, ça doit être tellement terrible pour cette personne », c’est un indicateur d’une réaction compatissante.

    Il vaut ainsi mieux avoir un certain détachement par rapport à la douleur, et la considérer comme quelque chose qui doit être corrigé, plutôt que d’être submergé par les émotions et préférer s’enfuir.

    Dernière question : sommes-nous fondamentalement monogames ou polygames ?

    En observant des primates, vous pouvez rapidement savoir s’il s’agit d’une espèce dite « en couple » ou une espèce « en tournoi », c’est-à-dire dans lesquels plusieurs mâles et plusieurs femelles s’accouplent librement, sans exclusivité. Mais les humains, à tous les égards – physiologiques, anatomiques, génétiques –, sont à mi-chemin entre les deux. Nous ne sommes pas classiquement monogames ou polygames. Cela explique la nombreuse poésie sur le sujet, tout comme les avocats spécialisés dans le divorce [rires]. Certaines personnes ressemblent plus aux chimpanzés, d’autres plus aux gibbons. Il y a des facteurs prédictifs sous-jacents, comme le système de l’ocytocine chez les humains. Les individus sont dispersés le long d’un spectre. Mais en moyenne, nous nous situons juste là, au milieu. Nous sommes plus violents que les gibbons, mais nos taux d’agressivité individuels sont inférieurs à ceux des chimpanzés.

    Aux Etats-Unis, nous sommes plus rigides sur la question de la monogamie que dans beaucoup de cultures européennes, surtout en France. Nous ne cessons de glorifier la monogamie et la stabilité des relations. On ne peut pas consulter le profil de quelqu’un sans qu’il soit précisé depuis combien de temps il est marié. Alors qu’en même temps, l’actualité qui passionne le plus de monde, c’est quand une célébrité trompe son conjoint.

    La majorité des cultures traditionnelles autorisent la polygynie, mais au sein de ces cultures, la plupart des gens sont socialement monogames. La majorité des hommes monogames seraient probablement polygames s’ils étaient riches et pouvaient acheter plus d’épouses, car la polygamie est en grande partie une question économique. Nous sommes ainsi une espèce totalement confuse, ce qui est à la fois passionnant, mais engendre beaucoup de complications sociales.

    Comportement, par Robert Sapolsky. Traduit de l’anglais (américain) par Eric Loonis. Arpa, 796 p., 28,90 €.



    Source link : https://www.lexpress.fr/sciences-sante/sciences/nous-sommes-une-espece-confuse-sur-la-monogamie-nos-comportements-decryptes-par-le-grand-M6Z3GGEY2ZBAHHLW3XGNEUBJRA/

    Author : Thomas Mahler

    Publish date : 2026-11-01 16:00:00

    Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

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